May 26

In May, je fais ce qui me play

Category: General, Me & MySelf by AL

Je vais bien. Pas d’inquiétudes.
Je fais juste un break de blog mais ça va.

Les premiers mois de l’année ont été durs. J’ai un peu paniquée. Et puis j’en ai eu marre de paniquer. Je me suis dit que je n’avais plus l’âge et qu’il fallait réagir avec lucidité et pragmatisme.
Donc je me suis organisée.

Contre la récession
J’ai renégocié mon loyer, recommencé à porter les fringues qui étaient tout au fond de mon armoire, limité les déplacements hors de mon île et travaillé sur un sublime CV.

Contre le temps qui passe
Je me suis remise au sport, à la natation plus exactement, histoire de muscler subtilement un corps qui n’a plus 23 ans, mais qui pourrait bientôt passer pour…

Contre les hommes mauvais pour moi
J’ai arrêté de me fier à mon instinct merdique et je fais une pause. J’assume mon indépendance avec bonheur et me fais un plaisir de repousser en douceur chaque mâle qui approche. Pas de mâles, pas de maux, pas de bobos. Ce qui me vaut, évidemment, un succès plutôt agréable à vivre.

Contre la morosité ambiante
Je fais plus la fête. Avec Le Crew, on passe des soirées folles et décadentes. Pleine de mischief… Il y a décidément plein de bons côtés à cette récession, tout est plus intense et plus vif. Et j’aime trop mon Crew.

Contre l’Irlanditude qui me gagne
J’ai investi dans un auto-bronzant progressif (la Gelée de Monoï de Dior)… et pourtant l’auto-bronzant, c’était contre ma religion (qui consiste à colorer abondamment et naturellement au soleil). Mais quand tu habites dans un pays où il ne fait jamais assez chaud pour passer plus de 10 minutes dehors en tee-shirt sans manche, la couleur de ta peau devient vite impossible à assortir avec rien… et là j’en pouvais plus.

Bref, ça va.
A chaque problème, sa solution.
Et on verra bien où tout cela va nous mener…

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Mar 31

Anti-flirt Attitude

Category: General, Trucs de Filles by AL

Challenge : vous devez passer une soirée et une nuit chez un homme pour qui vous ne ressentez plus rien
Lieu : loin de chez vous, territoire inconnu.
Situation particulière : quelques jours auparavant, vous lui avez fait part de votre décision de mettre un point final à l’histoire (à distance) que vous vivez ensembles depuis quelques temps (pas longtemps)
Difficulté supplémentaire : il conteste cette décision
Difficulté additionnelle : vous avez décidé d’être sympa avec lui… vous lui devez bien ça (et  vous ne voulez pas vous retrouver abandonnée dans une station service avec votre sac à dos Nike, en terre inconnue)

Mot d’ordre: subtilité
Stratégie : lui faire comprendre que vous n’êtes pas le moins du monde la femme parfaite qui l’a séduit et qu’il semble avoir idéalisée


Moyens:

  • La veille, faire la fête et se coucher à 6h00 du mat’. Après quelques heures de sommeil, un taux d’alcoolémie toujours positif et un voyage turbulent en avion, vous être sûre d’arriver chez lui ne ressemblant plus du tout à la fille jolie et sexy dont il se souvient. Non, vous avez le teint gris/vert des pires jours, les yeux à peine ouverts, cernés de violet, les cheveux plats et ternes.  En prime : l’odeur du whisky suinte encore par les pores de votre peau.
  • Mettre en avant vos psychoses et diverses phobies. Durant tout le trajet en voiture entre l’aéroport et chez lui, poussez des petits cris et agrippez vous au siège à chaque coup de frein. Profiter de cette entrée en matière pour lui exposer en détail les conséquences handicapantes de votre phobie de la voiture, votre phobie de l’avion, votre phobie du bateau, votre phobie de la moto et votre blocage psychologique sur le vélo. Adieu la belle aventurière sans peurs et sans reproche, vous voilà devenue, en quelques phrases, un gros boulet.
  • Jouer à fond les clichés “girly” et les distiller discrètement dans la conversation tout au long de la soirée : vous détestez purement et simplement le foot / la seule chose qui vous intéresse sur terre, c’est faire du shopping, avec le fric de votre mec si possible / le dimanche, vous aimez aller voir des expos et visiter des musées / vos film cultes sont Bodyguard et Titanic / si vous ratez un épisode de Desperate Housewises, vous pouvez mourir, etc.
  • Ne jamais retoucher son maquillage une seule fois dans la journée. A partir, de 18h30 : résultat assuré. Il assiste en direct à l’apparition de la dure réalité.
  • Faire disparaître votre corps. Au moment de l’apéro, se plaindre du froid et lui empreinter son immense jumper à capuche qui vous arrive au genoux et vous fait ressembler à un enfant de 4 ans. Toute trace de sexytude en vous a désormais disparue, il a un choc. Jouer avec la capuche vous permet également de nuire définitivement à l’apparence de vos cheveux.
  • Faire l’anorexique/la fille au régime. Lorsqu’il vous sert la tartiflette qu’il a mitonnée pendant plusieurs heures pour vous: 1/ne rien dire, s’en servir une cuillère, mettre 35 minutes à tout avaler douloureusement, puis se sentir très mal parce qu’on a trop mangé - 2/faire une grimace pincée à la vue du reblochon fondu, expliquer que plus de 435 calories par repas, vous ne pouvez pas vous permettre, vous servir de la mâche avec du poivre. Adieu la bonne vivante hédoniste qui croque la vie, bienvenu dans l’enfer du trouble alimentaire !
  • L’achever pour de bon. Se sentir complètement épuisée à 23h00. Aller enfiler son gros pyjama bleu informe et ses pantoufles (sans oublier de se démaquiller et d’apparaître luisante de crème). Boire quelques whisky en fumant 10 dernières clopes pour être bien sûre de ronfler. Disparaître sous la couette et s’endormir sur le dos, la bouche ouverte.



Résultat: Imparable.
Le lendemain il vous raccompagne à la gare et vous dit : “J’ai bien réfléchi. T’as raison. Restons amis.

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Mar 23

You gotta watch your back

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Donc je n’ai toujours pas vraiment retrouvé l’inspiration.
Il faut dire que je j’essaye de trouver un plan B en réponse à mon problème du moment : Que faire de ma vie une fois que j’aurai perdu mon job ?

Le plan A, à savoir, “Tomber amoureuse d’un mec qui pourra me soutenir financièrement et moralement le temps que je retrouve un job génial” vient de tomber à l’eau lamentablement. L’amour, c’est mal fait, ne se commande pas, même en temps de crise. Tristes personnages que nous sommes.

Il faut donc que je trouve autre chose et ça prend un peu de mon temps.
Bon, je ne fais pas que ça non plus… Je regarde les séries géniales de HBO (The Wire, entre autres) et je profite de mes amis et de la vie irlandaise, au cas où ça s’arrête bientôt…

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Feb 16

And the winner is…

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Il y a quelques jours, j’ai vu un film, masterpiece du cinéma à message américain, qui a ébranlé toutes mes conceptions de la vie et des rapports humains.
Fine analyse des rapports entre hommes et femmes, tout repose sur postulat audacieux que les femmes sont conditionnées dès leur plus jeune age, par le poids de leur éducation et des codes qu’elles héritent de leur mère (et de leurs congénères en général), à manquer de sens commun lorsqu’il s’agit de comprendre le comportement des hommes.

Qu’apprend-t-on de nouveau dans ce film, susceptible de révolutionner nos manières d’être et de simplifier nos rapports avec les hommes ?
Un fait simple mais imparable. Précieux. Assez grandiose. Le genre de truc qui parait con, mais qui, une fois qu’on a mis des mots dessus, change toute votre vie.

Donc en fait…
Si après un premier rendez-vous, un homme ne vous rappelle pas, malgré le fait qu’il ait pris votre numéro de téléphone :

  • Cela ne signifie pas, comme chaque femme serait donc tentée de le penser, qu’il ait été victime d’un accident grave et qu’il soit actuellement dans le coma et donc dans l’incapacité motrice et intellectuelle de vous joindre.
  • Cela ne signifie pas qu’après un compliqué concours de circonstances, son téléphone ait chuté dans la cuvette des toilettes, anéantissant d’un même coup sa carte SIM et tout espoir qu’il puisse retrouver votre numéro.
  • Cela ne signifie pas qu’il se terre chez lui, incapable de sortir, parler, et de faire quoique ce soit, terrassé par le choc de votre rencontre, réalisant enfin, pour la première fois de sa vie, qu’il vient de trouver l’amour, le vrai.
  • Cela ne signifie pas que votre opérateur, testant une nouvelle technologie ultra-secrète, vous ait déconnecté du réseau mondial, sans que vous puissiez vous en rendre compte un seul instant : la tonalité est bien là, mais personne ne peut vous joindre (mises à part votre mère et votre copine Marie).
  • Cela ne signifie pas que cet homme soit, en réalité, un vampire et qu’afin de protéger votre précieuse vie et de ne pas vous libérer d’un seul coup de 5 litres de sang, il préfère se tenir éloigné de vous, à tout jamais.
  • Cela ne signifie pas que, suite à la susnommée perte de son téléphone, il soit en train de remuer ciel et terre et d’activer tous ses contacts (Ministère de l’Intérieur, Bercy, FBI, Club Sephora) pour vous retrouver et qu’il faut juste être un peu patiente, ça va marcher mais ça prend un peu de temps.
  • Cela ne signifie pas qu’en rentrant chez lui, après cette soirée magique, il ait reçu un pot de fleur sur la tête et qu’il souffre désormais d’une amnésie partielle : il n’a plus aucun souvenirs des 24 dernières heures, il a juste ce sentiment étrange de ne pas se rappeler de quelque chose de fondamental, mais quoi ?
  • Cela ne signifie pas qu’il ait dû quitter le pays de tout urgence pour ce réfugier dans la région la plus reculée du monde, où aucun moyen de communication moderne n’existe, afin d’échapper à la vendetta qui oppose sa famille à la Cosa Nostra.
  • Cela ne signifie pas que, subjugué par votre beauté, votre finesse, votre humour et votre sensibilité, il ne se sente tellement pas à la hauteur qu’il préfère s’effacer de votre vie et vous permettre ainsi de rencontrer l’homme qui vous mérite vraiment.

Non…
Apparemment, si après un premier rendez-vous, un homme ne vous rappelle pas, ça signifie juste qu’il n’est pas intéressé et qu’il n’a pas envie de vous revoir.

Putain… LE choc.


Ce grand film, c’est donc He is not that into you/Ce que pensent les hommes. A ne pas aller voir au cinéma, mais, à la limite, à louer, un vendredi soir de grosse looze quand vous attendez que Machin vous rappelle, en vous demandant si son Yorkshire n’aurait pas, par hasard, bouffer son portable.

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Feb 9

In the Gossip Girl Style

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Gossip Girl here.
You’re one and only source into the scandalous life of the SouthSide’s elite.



Bonjour, bonjour… chers et fidèles amis,

Bienvenus au coeur de l’hiver Dublinois, où le froid et l’humidité engourdissent les corps et échauffent les esprits.

La question est : après l’intensité des derniers mois, les choses s’apaiseront-elles pour nos amis et quels scandales nous réservent encore les semaines à venir ?

- S, officiellement célibataire, tente d’oublier Lonely Boy et la fin pour le moins ambiguë de leur histoire, en fréquentant assidûment le Club W, noyant ses regrets comme d’autres noient leur peine.
- Le Captain gère ses affaires d’une habituelle main de fer, malgré la tempête économique qui souffle sur le SouthSide, mais refuse de prendre le virage dans son couple, risquant ainsi de finir brisé sur les récifs, pour l’instant invisibles à sa vue, de la solitude.
- B commence à perdre patience face à l’absence de réaction de son amoureux à ses avances sexuelles. Mais l’amour est solide et sincère, elle doit donc envisager des solutions alternatives, voire subversives, mettant ainsi à rude épreuve, les “nerfs” de certains de nos amis.
- Lonely Boy déploie une énergie hors du commun à détruire ce qui existait encore entre lui et S, cherchant à oublier le mal-être qui le caractérise dans les bras de créatures mystérieuses.
- J, après avoir sombré dans les abysses du chagrin amoureux sous les coups répétés du Captain, tente de refaire surface. Après avoir tout fait pour sauver la situation, elle réalise désormais qu’il lui reste peu de cartes en mains et que c’est au Captain de dévoiler son jeu. L’angoisse est difficilement supportable.
- Bel Inconnu semble avoir succombé au charme de S, il se consume à distance, ne sachant rien des drames qui se trame dans la scandaleuse vie de la belle, ne se doutant pas encore à quel point il lui sera difficile de dompter un tel animal. D’autres s’y sont casser les dents Bel Inconnu, sois prudent.
- Cutty Boy, le coeur très récemment saccagé par le départ de BB, et l’esprit embrumé par le whisky, a cru pouvoir venir chercher du réconfort dans les bras de S. Celle-ci a réussi de justesse  à ne pas tomber dans le piège de son charme redoutable. Mais rien ne passe inaperçu dans l’univers clos du SouthSide, surtout pas pour Lonely Boy et son réseau de fidèles informateurs. La réaction de celui-ci sera-t-elle mesurée, compte tenu des liens familiaux qui l’unissent à Cutty Boy ? Il semble que S, sans le vouloir, ait mis un terme à ses espoirs de voir leur relation prendre un nouveau cap.
- V tente de laisser sa chance à Secret Boy, notamment par respect pour le rôle que S et B ont joué dans leur rencontre. Mais Secret Boy cache un vrai secret, un de ces secrets qui détruit les meilleures intentions… même celles de V, prête à tout pour trouver l’amour.
- Vus au Club W vendredi soir : J et Le Captain en plein “I love you. Me either”. Cutty Boy décidant qu’il avait son mot à dire dans les plans subversifs de B. S démasquée, faisant un scandale à Lonely Boy, excédé.

Il semble que l’hiver Dublinois soit loin d’être terminé et rien se nous prépare à ce qui peut encore arriver. Les paroles ne s’oublient pas. Les actes restent. Qu’adviendra-t-il de nos amis ? Les sentiments présents et futurs seront-ils plus forts que les erreurs du passé ?

Nobody can say. But I’ll be watching…

You know you love me.
x.o.x.o.
Gossip Girl

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Feb 3

O comme “Oh non, elle l’a dit!”

Category: General, Irish Stew, Me & MySelf by AL

Bon, je n’ai pas du tout tenu mes résolutions de début d’année.
Si, une seule en fait… mais pas celle d’écrire plus régulièrement dans ce blog, comme vous l’avez peut être constaté si vous passez encore par ici de temps en temps.

On dira que c’est la faute à plein de choses : le mois de janvier, les vampires, la récession, le système de santé Irlandais, les hommes qui partent, la neige, les questions métaphysiques, the sex qui est dead… le manque de disponibilité d’esprit quoi, et donc d’inspiration.

Mais quand même, aujourd’hui, j’ai réalisé, lors d’un grand moment de solitude dans ma pratique de l’Anglais, qu’il y a quelque chose dont je n’ai pas parlé dans mon précédent Post, quelque chose qui me pose encore problème : épeler les mots.

Souvent au boulot, au téléphone notamment, je suis amenée à épeler des mots, noms propres, adresses, etc. Le problème n’est pas tant de dire les lettres, ça j’y arrive, mais plutôt que mon interlocuteur les comprenne… quelque chose à voir avec mon accent à priori (Mon accent ? Mais quel  accent ?). Donc parfois on me demande de préciser, du style : D comme Dog ou T comme Tango? (Non, D comme Débouche tes oreilles, connasse !)
Or je suis particulièrement mauvaise à cet exercice d’associer un mot à une lettre. Dans la panique, le premier mot qui me vient à l’esprit, n’est jamais approprié, ni à la situation  (professionnelle donc), ni à l’interlocuteur (Directeur Marketing de Big Company, souvent).

Ça donne donc des trucs assez gênants, où j’entends mon boss s’étouffer derrière moi, du genre:

L comme Led Zeppelin
A comme Abortion
U comme Ugly Betty
R comme Red Wine
E comme Ebriety

D comme Domination
I comme Indiana Jones
S comme Sex
P comme Peni. … euuuuh non, P comme Pub !
L comme Love
A comme Addicted
Y comme… Why !?
S comme Super

Ou encore, en vrac, certains de mes plus beaux souvenirs :
O comme Orgasm
J comme Jameson
F comme Fromage, Frog and French, as you preffer…
M comme Mojito
C comme Cow Boy
H comme Herb
B comme Brad… or Bikini
V comme Vendetta

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Jan 12

Ma langue + ta langue

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Une question que tout le monde me pose quand je suis en France : “Et l’anglais, ça va ? Tu le parles bien ?
Ça fait toujours bizarre quand quelqu’un te demande ça, surtout quand tu vis dans un pays anglophone depuis plus de 2 ans.
Bein oui, quand même. Il faut bien que je parle !
Mais la question n’est pas si bête. Elle revient à se poser la même question que se pose, à un moment donné, chaque expatrié : pourrais-je jamais être aussi à l’aise dans cette langue que dans ma langue maternelle ?

C’est évident qu’au bout de deux ans, tu parles ce qu’on appelle “couramment” la langue du pays dans lequel tu vis, tu travailles, tu as tes amis, tes amants, ta vie.
En gros, ça veut dire que tu comprends tout ce qu’on te dit, téléphone compris, même s’il t’arrive encore de faire répéter certaines phrases. Tu décroches parfois encore de la télé sur certains accents, types “surfeur californien”, “vieillard du Kerry” ou “Aussie Girl en état d’ébriété”.  Tu arrives à dire tout ce que tu veux, certes avec quelques fautes par-ci par-là, certes avec un brin d’accent, mais 96% des gens te comprennent sans aucun problème (le problème, justement, venant des 4% restants, qui viennent régulièrement te pourrir la vie en te faisant répéter 15 fois le même truc).

Voilà, en gros, après deux ans, c’est pas mal. Les conversation sont faciles et plus profondes. Ça demande beaucoup moins d’efforts, c’est moins fatiguant. Tu apprends encore : les subtilités, des prononciations, le vocabulaire familiers, etc. Tu testes des nouveaux mots, tu emploies les mêmes expressions que tout le monde (pas celles des années 80, que t’as apprises ton prof d’anglais de 4ème, trentenaire anti-américaniste fan de Queen, qui se trouvait super cool). Tu te fais plaisir (ce qui n’a pas été vraiment le cas la première année, et pas toujours la deuxième). Et pour répondre à une autre question très popultaire : Oui, tu penses, tu rêves et tu te parles à toi-même en Anglais. Mais pas tout le temps (pas quand tu viens de parler ou d’écrire le Français pendant 2 heures pas exemple), ton cerveau passe de l’un à l’autre selon la situation, à la limite de la schizophrénie parfois.

Et puis au bout d’un certain temps, tu commences à bien connaître les autochtones et ce qui leur fait de l’effet. Et là, tu peux jouer un peu. Jouer avec ton accent, que tu sais particulièrement redoutable : tu peux troubler les hommes et intimider les femmes (un jeu auquel on prend goût). Jouer aussi avec certaines fautes de grammaire qui ont un “charmant” effet, sur des défauts de prononciation, sur des gimmicks ou des mots inventés. Brefs, plein de petits trucs qui te permettent de pimenter chaque conversation ou de faire rire ton interlocuteur.
Bref, parler une autre langue, mais pas comme si c’était la tienne, ça a plein d’avantages.
On t’accorde plus d’attention quand tu parles. Tu peux désamorcer plein de situations (Ouh, j’ai eu peur l’espace d’un instant. J’ai cru que tu m’avais appelé Pussy. J’ai failli te prendre pour un gros macho de merde.). Tu peux changer d’avis et toujours avoir une excuse parfaite en disant que tu n’avais pas compris (ah tu m’avais demandé de te rendre le rapport demain ? Ah bein non,  moi j’ai compris Thursday, pas Tuesday.) ou en accusant les autres de s’être mépris sur tes paroles (Je n’ai JAMAIS dit qu’on ne devait plus coucher ensemble. Non, non, t’as mal compris).

Mais il y a aussi les côtés sombres : dans certaines discussions compliquées, ne pas arriver à faire comprendre exactement ce qu’on voudrait, perdre ses mots quand on perd ses moyens, qu’on est intimidé, manquer de nuances et de poésie, être “mal traité” par les misogynes racistes qui te prennent pour une gourde dès que tu parles avec un accent ou que tu fais une  faute, etc.
Dans les relations amoureuses, la question de la langue est particulièrement prégnante. Exprimer des sentiments, des choses complexes, des concepts, des imprécisions, des implicites, des flous, c’est difficile dans une langue qui n’est pas la tienne. On a l’impression de ne jamais s’être bien fait comprendre et on a l’impression de manquer des trucs venant de l’autre. Et on s’engueule sur des quiproquos, on se prend la tête sur les sms, on ne saisit pas toujours les sous-entendus, on n’arrive jamais au bout des conversations, on se fait des fausses joies ou des drames inutiles. Bref, tout devient un peu plus compliqué, un peu plus incertain.

Je me rappelle quand j’hésitais encore à venir m’installer en Irlande, tout le monde en France, me disait  “Oh, mais c’est facile d’apprendre une langue. Il suffit d’aller s’installer dans le pays et au bout de quelques mois, c’est bon. Ça vient tout seul !”.
Je n’irai pas jusque là. C’est une vision un peu simpliste des choses, comme si la connaissance d’une langue flottait naturellement dans l’air d’un pays et qu’elle venait toute seule s’incruster dans votre cerveau. Non, ça ne vient pas “tout seul”, mais ça finit par venir (avec un peu de travail et beaucoup de pratique… et certains sont plus doués que d’autres, ce qui n’est pas mon cas à la base).

Il n’empêche que c’est un plaisir infini de maîtriser une autre langue, dont je n’avais jamais soupçonné l’intensité. On finit donc par oublier les moments de galère et de ridicule.

Bref, c’est une grande expérience, qui vous apprend l’humilité, la patience, la persévérance et le doute. C’est une expérience qui change aussi pour toujours le regard que vous portez sur toute personne qui ne vit pas dans son pays de naissance, devant parler quotidiennement une langue différente de celle qu’il a apprise originellement, une langue différente de celle de ses parents.

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Jan 5

Résolument 2009

Category: General, Me & MySelf by AL

Et bien voilà… après un mois de décembre über-festif à Dublin (c’est pour ça que je n’ai pas pu écrire… je n’ai jamais été vraiment en état), un super Noël en famille chez mes parents et quelques jours de rêve à Lyon pour le Nouvel An, nous voici en 2009.
Une année qu’évidemment, je vous souhaite bonne et prospère, autant que possible, en tous cas.
J’avoue que moi, j’entame cette année avec beaucoup d’incertitudes, étant donné que les risques que je perde mon job, à un moment donné, sont relativement élevés. 2009 a donc de grandes chances d’être pleine moments chiants.
Dans ces conditions, j’ai décidé de ne prendre aucune bonne résolution de type restrictif, genre “je fumerai moins”, “je ne mangerai plus de frites dégoulinante d’huile”, “je laisserai respirer ma peau plus souvent“, et autres poncifs hautement déprimants. Non. L’année va être suffisamment chiante pour que je ne me la gâche moi-même.

Voici donc mes résolutions pour 2009:

  • Je sortirai plus, au moins 3 ou 4 fois par semaine.
  • Les 3 seuls sports que je pratiquerai seront : la marche en faisant du shopping, la perte de contrôle hystérique sur Dance Floor et le sexe.
  • Je boirai plus de whisky et j’arrêterai d’arrêter la bière.
  • Je n’achèterai que des fringues de créateurs.
  • Je dépenserai encore plus d’argent sur iTunes.
  • Je ferai une donation au magazine/journal qui révélera le nom du père de la fille de Rachida Dati… parce que moi, ça m’intéresse de savoir (et que je suis pour la liberté de la presse).
  • Je ne fumerai jamais moins de 12 cigarettes par jour.
  • Je payerai des billets d’avion exclusivement pour des destinations inconnues (et je laisserai mes amis venir me voir à Dublin).
  • J’écrirai plus de trucs stupides, sans intérêt et avec plus de fautes d’orthographe dans ce blog.
  • Je ne mangerai jamais 5 fruits et légumes par jour, mais plus de pâtes et de charcuterie.
  • Je ne lirai que des bouquins érotiques.
  • J’ignorerai totalement mes problèmes d’engagement et je n’essayerai pas le moins du monde de les régler.
  • J’arrêterai d’être sympa et j’exigerai le départ immédiat du chien qui vit actuellement à la maison (le chien de mon coloc), même si ça signifie pour lui “Exécution par Injection Létale”.
  • En plus des français, je lirai aussi les magazines de gossip anglais, rien que pour le plaisir de voir 5 fois la même photo d’Obama torse-nu.
  • J’assumerai totalement le fait de n’avoir aucun intérêt pour les enfants, sauf auprès des mecs beaux qui veulent en avoir et à qui je mentirai sans aucune dignité.
  • Je ferai plus de drames, surtout pour des petits trucs sans importances.
  • Je passerai toutes mes soirée libres à regarder des séries pour ado, sur Internet exclusivement.
  • Je continuerai à choisir les mecs uniquement sur des critères physiques, même s’ils sont chiants/stupides/pauvres/glandos/malades mentaux/handicapés de l’engagement.
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Dec 1

Mon téléphone, les bus de Dublin et les fantômes du passé

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J’ai été victime d’un vol assez singulier ce week-end.
Ça s’est passé tard dans la nuit de vendredi, dans un bar où j’ai laissé mon sac sans surveillance quelques instants. Erreur fatale me direz-vous ? Certes, mais ici c’est assez fréquent parce que c’est plutôt sûr normalement… donc on prend de mauvaises habitudes.

Mais mon voleur était un être civilisé. Au lieu de prendre mon sac et de disparaître avec, il l’a juste fouillé et s’est servi, sélectionnant seulement certains items.
Ce qui me donne quelques indices, relativement troublants, sur sa personnalité et sa situation :
- Il n’y connaît rien en nouvelles technologies. Il a en effet subtilisé mon téléphone portable, modèle antédiluvien, qui ne fait même pas de photos, et qui partait en miette depuis un bon moment déjà.
- Il avait soif et souhaitait laisser un pourboire au barman. Il a en effet lessivé intégralement le contenu de mon porte-monnaie soit environ 24,50 euros dont plein de centimes. Sa malchance étant que j’avais encore plus soif que lui ce soir là et que je venais de payer une tournée de double whisky, me délestant moi-même de l’essentiel de ma fortune du jour.
- Il ne prend pas le tram, mon ticket hebdomadaire (représentant pourtant une certaine somme) étant la seule chose qu’il ait laissé dans mon porte-monnaie. J’en déduis donc que c’est un utilisateur du fameux réseau de bus dublinois, horrible fatalité qui, à elle seule, peut justifier d’en arriver à voler un vieux portable moche et des centimes pour finir de se bourrer la gueule le vendredi soir, après une semaine de galère immonde à attendre le “bus qui n’arrive jamais” dans un froid polaire.
- C’est un fumeur et il était dans la merde ce soir là, c’est à dire qu’il n’avait pas de briquet.  Situation particulièrement chiante pour un fumeur, surtout quand tu ne veux pas passer pour un gros lourd sans aucune créativité dans les zones fumeurs. Il a effet pris toutes mes cigarettes et mes deux briquets Bic. Ça, ça m’a fait moins rire, parce que c’est qui la grosse lourde qui devait demander du feu à tout le monde après ?
- Il n’est pas bouddhiste et il n’aime pas la nature. Il m’a en effet laissé mon amulette thaïlandaise et mon coquillage porte-bonheur. OUF !!!
- Ce n’est pas un vrai méchant. Il n’a pas pris mes cartes de crédit, mes papiers et mes clefs.
- C’est un myope qui  ne s’assume pas. Il n’a pas voulu de mes lunettes, et comme il a pris mon téléphone, on se doute pourtant bien qu’il a des problèmes de vue.


Bref, j’ai quand même échappé au pire, même si passer mon samedi à envoyer des emails à tous les gens dont j’ai l’adresse, pour leur redemander leur numéro de téléphone, est une épreuve dont je me serais bien passée.
Mais le plus triste, c’est quand même tous les gens dont je n’avais QUE le numéro de portable (et qui avait le mien) : tous ces beaux mecs, aventures d’un soir, histoires de vacances, brèves romances, tous ces gens qui ont traversé ma vie brièvement dont il est désormais sûr que je n’aurai jamais plus de nouvelles (même pas un petit “Bonne année !” une fois par an). C’est comme tout recommencer à zéro, être privé pour toujours du retour des “fantômes du passé”, perdre une part d’imprévu.
C’est nul, quoi…
Même si pour être tout à fait honnête, je suis bien contente que certaines personnes n’ait plus mon numéro. Tout n’est jamais QUE négatif.

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Nov 26

“Anti Recession-Mood” Playlist

En ce moment, je n’ai aucune inspiration pour écrire autre chose que des trucs tristes, alors je m’abstiens.
Je pense que je souffre du syndrome de la récession.
J’ai le moral hyper fluctuant, je m’inquiète pour l’avenir, je me sens seule et vulnérable. J’ai juste envie de faire la fête, comme une folle, de passer du temps avec les gens que j’aime et de tout oublier.
Bon… j’ai de la chance, je vis dans la ville idéale pour ça et Noël, avec son lot de “Chritmas Parties” et son traditionnel rassemblement familial, arrive. Ouf !

En attendant et entre temps, j’écoute de la musique et en ce moment j’écoute à peu près toujours la même Playlist (qui ne varie que légèrement).
C’est une playlist sans thème particulier, sans logique apparente, juste une suite de chansons que je trouve belles, dans leurs genres bien différents et qui me font du bien. J’en déduis donc qu’elles conviennent à mon “Recession Mood”, voire plutôt, qu’elles participent à la lutte contre cette étrange mélancolie qui a tendance à nous envahir plus souvent que de raison ces derniers temps.

La voici donc (j’ai essayé de trouver chaque titre sur Deezer mais ils n’y sont pas tous. C’est bien dommage car certaines parmi les plus belles sont manquantes, mais on les trouve sur iTunes et sûrement ailleurs) :


“Anti Recession-Mood” Playlist

  1. Breakfast in Bed - Dusty Springfield (écouter)
  2. Dans la Merco Benz - Benjamin Biolay
  3. Around the Bend - The Asteroids Galaxy Tour
  4. No More Trouble - Bob Marley (écouter)
  5. Dead Man - Nitin Sawhney (écouter)
  6. Cannabis - Serge Gainsbourg (écouter)
  7. Psychotic Girl - The Black Keys (écouter)
  8. Sabali - Amadou & Mariam (écouter)
  9. Who’s Gonna Save my Soul - Gnarls Barkley
  10. William Blood - Grace Jones
  11. Ready for the Floor - Hot Chip
  12. Amsterdam - David Bowie (la version anglaise de la chanson de Brel, un pur bijou, qui vaut  vraiment ces 99c)
  13. Walk this Way - Sheliyah
  14. La Mauvaise Réputation - Sandra Nkaké (écouter)
  15. Nantes - Beirut (écouter)
  16. Here’s To You (Acoustique) - Stéphane Pompougnac with Linda Lee Hopkins
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