Le vendredi c’est permis !
Argument imparable qui me permet d’honorer ma tradition du vendredi !
Voici donc un peu de musique !
Et je vais vous remettre du Patrice !
Des extraits de l’album Live “Raw & Uncut“… qui est vraiment sorti cette semaine !
Ok, Ok ! Ce sera la dernière fois… Après je vous mets autre chose.
D’abord, Today, la même que je vous avais mise la semaine dernière… mais la version Live est super (pas trop de bruits de foule en plus… juste un peu au début). Là, on entend bien la différence entre les deux (contrairement à certain…) et ça justifie qu’on paye 30€, qu’on reste trois heures debout et qu’on partage notre oxygène avec 10000 personnes.
Et ensuite Don’t Cry. Parce qu’elle est vraiment jolie cette chanson et qu’il vous la faut !
Où je dis "nous" mais où je parle de moi

Demain je pars à la campagne… à Aiguebelette en Savoie.
J’ai une bonne raison.
Je vais y passer le week-end chez un de mes plus vieux copains, Vincent, que j’ai connu dans mes premières années de fac, c’est-à-dire il y a plus de 10 ans…
Et oui, le temps passe… Il file même… dramatiquement.
Et c’est bien ça le problème, cette impression de ne rien contrôler…
Se réveiller un matin et se dire que 10 ans sont passés.
Et qu’est ce qu’on en a fait de ces années ?
Plein de choses, certes.
Mais quoi de vraiment constructif ?
Un diplôme. Une expérience professionnelle. Des liens forts avec certaines des personnes qui ont croisées notre chemin. Des expériences, plus au moins heureuses, plus au moins douloureuses.
La vie nous a éprouvé, nous a appris, nous a changé.
Qu’est ce qu’on voulait il y a 10 ans, qu’est ce qu’on espérait à cette époque ? Comment on s’imaginait 10 ans après ?
Peut-être pas comme ça. Certainement pas, même. Parce qu’on était jeunes, naïfs peut-être, plein d’espoirs en tout cas et surtout bourrés d’idées toutes faites sur la vie et ce qu’il fallait en faire.
Est-ce qu’on regrette ce qu’on a fait de ces années ?
Non pas vraiment. Il y a toujours des choses qu’on regrette mais quand on met tout dans la balance, finalement on referait certainement les mêmes choses, à peu près. Parce que chacun de nos choix, chacune de nos expériences, chacune de nos rencontres nous a conduit là où on est maintenant. Et surtout nous a fait tel que nous sommes aujourd’hui.
Et ça on ne voudrait pas le changer.
On est plus sûr, plus confiant, plus clairvoyant, plus consistant. On sait ce qu’on aime, ce qu’on n’aime pas. On sait nos limites. On sait ce qu’on est, à défaut de savoir ce qu’on voudrait être. Et c’est déjà pas mal.
Mais, est-ce qu’on a perdu quelque chose ?
Oui, je crois. Des illusions, beaucoup. Des certitudes, aussi. Des espérances, un peu.
La vie nous a rendu plus durs, plus résistants. Mais plus fragiles aussi. Parce qu’une fêlure est apparue au fond de nous. Quelque chose s’est cassée un peu plus à chaque épreuve, à chaque rupture, à chaque désillusion. Le côté obscur de notre personnalité a gagné du terrain. L’étincelle dans nos yeux brille moins fort. Le rire est moins spontané. Le cœur moins léger.
Mais c’est peut-être la subtile alliance de cette force solide et de cette fragilité extrême qui constitue notre plus grand trésor. Ce qui nous permettra d’arriver à construire, à vivre, à trouver la paix… Et qui nous prouve que ces dix années n’ont pas été perdues… au contraire.
C’est donc comme ça que je vais retrouver mon pote Vincent, après plusieurs années sans s’être vus.
Différente.
Avec mes richesses et mes failles. Mes envies et mes questions.
Et lui, que sera-t-il devenu ?
J’ai quelques indices.
Je sais qu’il vit au milieu de rien, dans un hameau en Savoie (mais ça, il l’a toujours voulu).
Je sais qu’il vit avec sa copine depuis plusieurs années (mais il y a toujours eu une femme dans son ombre).
Je sais qu’il est Papa depuis le mois de juillet…
Cela fait beaucoup de différences entre nous, moi qui suis plutôt (très) urbaine, incapable de garder un homme et très loin de la maternité.
Mais finalement on a toujours été très différents.
Et c’est une des choses qui a créé ce lien fort et étrange entre nous. Une sorte d’attirance (rien de sexuel dans ce que je dis) naturelle pour ce qui est l’opposé de vous. Une curiosité. Un besoin.
Mais il y a avait toutes ces choses qu’on aimait faire ensemble : discuter pas mal, rigoler beaucoup, passer des soirées nocives pour la santé, aller à des concerts de reggae, etc. Toutes ces choses qu’on avait en commun…
Est-ce qu’on va retrouver ce truc qui faisait qu’on aimait passer du temps ensemble ?
Est-ce qu’on aura encore des choses à partager ?
Est-ce que ce lien existe toujours ?
En fait c’est ce qui me tracasse depuis le début de la semaine…
La peur de ce que la vie a fait de nous.
La peur qu’elle ait cassé ou changé ce qui nous rassemblait.
La peur qu’elle nous éprouve, une fois de plus.
Je ne sais pas…
On verra bien.
Je vous vois sourire !
Non ! Ce n’est pas d’aller passer un week-end à la campagne, au milieu de rien, qui m’angoisse.
Bon, un peu c’est vrai… Mais 2 jours, j’arriverai à survivre.
Et non ! Ce n’est pas de me retrouver seule avec deux couples et leurs fils respectifs (parce que j’y vais avec un autre couple d’amis et leur progéniture) qui me terrorise.
Bon, un peu c’est vrai… Mais 2 jours, j’arriverai à survivre.