Archive for November, 2006
Ah Ah Ah !!!
Une petite pub qui me fait bien rire !
A regarder jusqu’à la fin évidemment (et il n’y a pas vraiment besoin de comprendre l’anglais parfaitement pour rire quand même)…
Ben ouais, de temps en temps, on est cruelles nous les femmes…
Shopping obligatoire !!! (et vite)
Les 3 mois de soleil et de douceur que nous venons d’avoir on été trompeurs…
On s’est fait avoir.
On a légèrement perdu la notion du temps. Il faut dire qu’il file, ce salaud.
Parce que non, nous ne sommes plus fin septembre !
Réveillons-nous, le compte à rebours est lancé.
C’est bientôt Noël !!!
Horreur et damnation… Il va falloir s’impliquer très concrètement dans la traditionnelle et épuisante quête du cadeau idéal et immédiatement.
Tout occupé à mes petites affaires personnelles, mon cerveau avait occulté cette réalité.
La prise de conscience fut rude.
Ça c’est passé tout à l’heure, quand profitant de la douceur quasi estivale, je flânais innocemment dans les rues de Lyon.
J’ai alors décidé, avant de quitter le pays, de faire un dernier pèlerinage dans un mes lieux favoris : le Printemps.
J’adore cet endroit !!! Mais c’est limite pervers comme amour. Je sors toujours traumatisée de ce magasin, déchirée entre une insidieuse culpabilité à propos de tout ce que j’ai acheté et une frustration intense concernant tout ce que je me suis retenue d’acheter. Mais bon… c’est pas grave, un peu de masochisme une fois de temps en temps…
Le coeur vaillant, j’entame donc mon petit tour habituel (l’angoisse au ventre, quand même, en me demandant si j’allais trouver quelque chose d’équivalent à Dublin) : craquage au rayon sacs, investissement au rayon parapluies (le mien vient de rendre l’âme une semaine avant l’Irlande, c’est ballot quand même… D’ailleurs, Sandra, j’ai suivi tes conseils…), essayages exaltés au rayon ceintures dorées, bouleversement au rayon écharpes et foulards, frénésie au rayon bijouterie, arrêt obligatoire au rayon Clarins, prospection anti-cerne dans toute la cosmétique, recherches actives au rayon fringues (je voulais une robe en laine… c’était déjà la mode quand j’étais petite, ça me rappelle des souvenirs…), petit arrêt à la lingerie, au cas où, et là… j’arrive au fameux coin «événements saisonniers» et c’est le choc !!!
Je me retrouve en pleine magie de Noël !!!!
Des boules, des guirlandes, des trucs dorés, roses fuchsia, oranges, des plumes, des étoiles, des cadeaux partout !
Et oui, Noël c’est dans 26 jours très exactement (oui, j’aime bien compter les jours en ce moments).
Ça fait un peu peur, je sais. Parce que ça nous laisse en tout et pour tout 4 samedi et 3 dimanche (heureusement, il y a les ouvertures spéciales !).
C’est là que j’ai réalisé qu’il fallait tout de suite que j’arrête mon shopping perso. Tanpis pour la robe en laine… De toute façon, j’ai l’air débile là dedans, c’est joli seulement si tu fais 1,72… Moi, je mesure 1,60.
La priorité est désormais ailleurs.
Il va falloir faire du shopping pour trouver des cadeaux !
Mais en fait, j’adore ça, moi.
Non seulement, tu es obligée de faire du shopping (ce qui, tout le reste de l’année, n’est malheureusement presque jamais le cas).
Mais en plus, ce n’est pas pour toi ! Donc, c’est vachement moins culpabilisant (ben quoi, j’ai dépensé 587€ ! C’est pas pour moi !!! Faut bien que je fasse des cadeaux aux gens que j’aime… Mais t’es vraiment radin toi !!!!).
Tu peux fureter partout, aller dans tous les magasins que, en général, tu évites pour danger trop important de claquage astronomique, t’as enfin le droit de craquer sur plein de petites choses magnifiques et hyper tendances mais complètement inutiles et aux prix carrément disproportionnés !
Le bonheur !!
Et après, tu rentres chez toi surexcitée avec 15 sacs (tu te la pètes Pretty Woman et t’es trop heureuse) et tu t’amuses à faire des petits paquets cadeaux en pensant à ce que tu vas dire à la personne concernée pour justifier de lui offrir un tel cadeau !
Ah la la !!! La magie de Noël !!!!
Bon le problème c’est que pour moi, cette année risque d’être un peu moins magique…
J’ai pas de sous et je vais devoir trouver des cadeaux Made in Irlande (Et oui, c’est de la vrai laine de mouton !!!! C’est vrai que ça gratte un peu, mais bon, la mode grunge revient !!! Avec un bon vieux jean troué, c’est hyper tendance le pull tricoté mains !).
J - 5

Et oui, pour moi, c’est la dernière ligne droite avant le départ…
Evidemment, j’ai encore quelques détails à régler, et surtout, je dois faire mes valises. Ce qui ne va pas être une partie de plaisir parce qu’il va falloir réussir le pari fou de faire tenir tout ce que je veux emmener dans 2 sacs… ça frise l’impossible ! La prise de tête va être intense !
C’est très bizarre ce que je ressens en ce moment.
Des sentiments contradictoires s’opposent en moi constamment.
A la fois je suis très excitée et très heureuse de partir. Forcément.
J’ai besoin de changer d’air, de voir autre chose, d’élargir mon horizon.
J’ai profondément envie d’une rupture, d’une nouvelle voie, d’une autre expérience.
J’ai des choses à me prouver à moi-même, des réponses à trouver, des envies à assouvir.
Ce départ est une évidence.
Pour une fois, je n’ai pas vraiment de doutes quand au bien fondé de ma décision.
Mais d’un autre côté, je ne peux m’empêcher de ressentir une intense mélancolie à l’idée de quitter tout ce qui a été ma vie pendant des années.
Cette ville que j’aime tant, qui représente mes racines, mon origine, mon point d’ancrage dans la vie.
Cet appartement que j’ai aménagé à mon image, comme un cocon où je me sens bien, protégée, à l’abri.
Cet engagement associatif dans lequel j’ai investit beaucoup de force, de coeur et de conviction.
Ces amitiés, qui ce sont bâties au fil des années, dans la joie et dans la peine et qui sont ma plus grande richesse et ma plus grande force.
C’est dur de quitter tout ça…
Autumn Sound
Je profite d’avoir encore mon ordi pour vous mettre un peu de musique.
Avec le portable, ce sera peut-être moins simple étant donné que je n’ai pas le même logiciel… Mais bon, il me restera une semaine pour apprendre à maitriser l’autre et honorer ma tradition du vendredi. Avec un peu de chance, ça devrait aller…
La seule chanson qui serait cohérente avec ce que je vis depuis quelques jours serait “Pas le temps” de Faf Larage.
Elle me trotte souvent dans la tête en ce moment… Faut dire que je passe mon Toeic demain et c’est un peu l’angoisse (j’ai perdu des heures précieuses à résoudre mes problèmes informatiques).
Mais bon, je n’ai pas cette chanson et je préfère vous faire écouter deux belles voix d’hommes.
Voici donc deux très jolies chansons, un peu mélancoliques, de saison quoi…
Million Faces de Paolo Nutini (alors lui, il est trop, il faut vraiment acheter l’album !!!).
Mad World de Gary Jules
Là où je pense clairement au suicide
Je ne suis pas à l’abri d’un désastre informatique dans les jours qui viennent.
Une sourde inquiétude m’étreint.
Je n’arrive plus à penser à autre chose.
Des heures et des heures de travail réduites à néant ?
Je m’explique.
En vue de mon départ, ça fait trois jours que j’essaye de transférer mon disque dur sur l’ordi portable que je vais emmener avec moi au pays des moutons à têtes noires : connexion Internet, réinstallation des logiciels, faisage de place sur le disque du portable, transfert des documents… et l’opération la plus hasardeuse : transfert de ma bibliothèque iTunes d’un ordi à l’autre (il doit y avoir un truc, mais j’ai pas compris… J’ai donc tenté une méthode personnelle dont je ne suis pas très sûre… C’est en train de se faire, j’attends de voir !).
Et il y a déjà des bugs incompréhensibles sur l’ordi portable avec les documents que j’ai exportés. Vont-ils être à jamais inutilisables ???!!!!
L’informatique, c’est vraiment chiant de chez chiant quelque fois !
Pourtant, s’il y a bien quelque chose qui est devenu absolument nécessaire à nos vies, c’est notre ordinateur !
On ne pourrait plus trop s’en passer. On s’en sert au boulot évidemment. Mais on s’en sert aussi pour nos photos, notre Ipod, nos mails, nos billets d’avion, etc. On vient même de découvrir que grâce à notre ordi, on pouvait faire du shoping et dépenser plein de sous ! Et on l’utilise aussi pour chercher des infos sur des thèmes hyper passionnants (la météo des plages de Lamu, l’intérêt d’utiliser un nettoyant visage aux effets exfoliants, la recette du Mojito, la date du prochain concert de Patrice dans un rayon de moins de 300km…) ou pour savoir ce que pensent plein de gens sur plein de choses.
Donc, notre ordi on l’aime !
Mais parfois l’amour vire à la haine…
On a toujours de grands moments de désespoir et d’incompréhension lorsque, pour une raison absolument hors de portée de notre intelligence, il refuse de faire ce qu’on lui demande, décide subrepticement d’échapper à tout contrôle ou commence à faire le mort.
Et je suis en train de traverser un de ces moments cauchemardesques.
Je me demande quel est exactement le problème ?
Pourquoi ça ne marche pas et pourquoi je n’arrive pas à comprendre pourquoi ça ne marche pas ?
Ça doit venir de moi, c’est clair.
Un problème physiologique ?
Le cerveau féminin ne serait-il pas compatible avec la logique informatique ?
Oui, il y a des choses qu’on ne comprend pas en informatique… Des trucs qui dépassent notre entendement et qui ne présentent aucun intérêt à nos yeux… Comme si notre cerveau n’était pas organisé de la bonne manière pour comprendre et s’intéresser à l’informatique.
Bon, c’est normal, ça a été conçu par des hommes, me direz-vous.
Oui, et même avant Mars et Vénus, on avait compris que nos cerveaux ne fonctionnaient pas tout à fait de la même manière…
Mais bon, j’y crois pas trop à ça, on devrait bien pouvoir s’en sortir, quand même !
Un déficit générationnel ?
Oui ! Nous ne sommes pas nées avec une souris dans une main et un joystick dans l’autre.
Presque trentenaires, nous sommes d’un temps, que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, le temps où Windows n’existait pas !
Quand en primaire, on nous a emmenés, pour la première fois, voir un ordinateur, il était énorme, il y avait juste un fond noir et il fallait taper des codes pour accéder à des programmes… Et fallait voir la gueule des logiciels !
On a commencé en jouant à Pong et à Batman (version préhistoire). Ensuite notre passage dans l’univers du jeu vidéo à consisté à posséder une Nintendo DS au collège, donc à faire sauter Mario Bross sur des champignons et à se passionner pour Tétris.
Etudiants, on a commencé à maîtriser certains logiciels (World) et surtout, on s’est pris Internet dans la gueule ! La bulle, l’euphorie de vivre un moment historique, la découverte, les mails, les sites, les forums… C’était génial !
Tout à coup, on avait une nouvelle raison de s’intéresser aux ordi !
On a donc commencé à avoir notre ordi à la maison (pour taper nos dossiers pour l’Ecole) et nos premières connexions Internet à 56ko.
Nos débuts professionnels ont en fait correspondu à nos vrais débuts informatiques. C’est là qu’on a appris à maîtriser les logiciels (je n’oublierai jamais mes heures de galère sur PowerPoint, Acces, Photoshop, QuarkXpress, Indesign, etc), à gérer les crises de nerfs de tous nos collègues à chaque coupure de courant (ce qui nous a appris à maîtriser le Ctrl-S) et, ayant gagné la qualité de « moins nulle en informatique de toute la boîte », à faire un peu de maintenance (“Fais Reset ! Ça marche pas ? Débranche !!!!”).
C’est là évidemment qu’on a aussi commencé à devenir accros au Net… lentement, progressivement…
Après on a appris à gérer les interfaces administrateurs des sites… Une autre paire de manche, parce que là, quand ça bug, ça bug…
Enfin bref… ça n’a pas été facile, quoi ! On a tout appris dans la douleur…
Un problème d’éducation, aussi ?
Sans aucun doute.
Et encore, moi j’ai eu de la chance ! Avec ma copine Laure, on a fait option « informatique » au lycée.
Un grand souvenir !
Ça se passait 3 fois par semaine, de 13h à 14h, juste après la cantine, à l’heure où tous les gens cools du lycée se réunissaient sous le châtaigner à côté du terrain de foot. Nous, on passait 1 heures avec un vieux prof de math soudainement propulsé prof d’informatique (parce qu’il devait avoir un ordi chez lui) et 10 geeks de l’époque (c’était encore une espèce rare donc très bizarre pour nous).
On était sensé faire un programme informatique (genre créer un démineur !!!).
Nous, on a vite compris qu’on n’y comprendrait jamais rien… Mais on a aussi compris l’avantage que nous conférait notre sexe dans cet univers masculin… On a donc joué au démineur pendant 2 ans alors que les mecs faisaient notre programme et que le prof préférait qu’on joue plutôt qu’on lui pose des questions dont on était incapables de comprendre les réponses.
A part ça, on n’a jamais eu l’occasion de parler d’informatique à l’école.
Le grand vide.
Bref, je ne sais pas exactement où se situe mon problème, mais c’est la merde !!!!!
Voilà où on en arrive…
Au bord de la crise de nerf.
Là, je ne comprends plus rien à ce qui ce passe.
Evidemment l’exportation de ma bibliothèque iTunes a échouée lamentablement (enfin ça a fonctionné, mais j’ai un horrible grésillement quand j’écoute un morceau avec iTunes alors que ça marche quand je l’écoute avec Windows Media Player), j’arrive plus à me connecter sur Internet, mes fichiers ne s’ouvrent pas directement avec les logiciels alors qu’ils sont installés sur l’ordi…
Une catastrophe totale, un échec cuisant.
Et moi qui me croyais pas trop nulle en ordi…
J’hésite entre me mettre à pleurer lamentablement ou fracasser l’ordi à coup de savates.
Et c’est là que je regrette amèrement de ne pas avoir épousé un des geeks du lycée…
Family Business
Et oui, j’ai des parents qui aiment à surfer sur la tendance…
Ils ont donc décidé de blogger et de nous faire partager leurs nombreux voyages et leur savoir encyclopédique sur tout un tas de sujets passionants et utiles pour briller en société (Ben oui, je suis peut être blonde mais je sais ce que c’est moi, monsieur, le Buluo Fujia !).
Si vous voulez tout savoir sur les rites sexuels des minorités du sud-ouest de la Chine ou sur la stylistique Khmère, c’est donc ici qu’il faut aller !
Un grand pas pour la femme, un grand pas pour l’humanité
Peut-être vous étonnez-vous de ne m’avoir pas encore vu aborder LA nouvelle extraordinaire des ces derniers jours, le sujet brûlant, le séisme qui vient d’ébranler toute la condition féminine en France…
Pour la première fois depuis que la France existe, soit environ 2000 ans pour être gentille, une femme a une chance d’accéder aux plus hautes fonctions de l’Etat.
La nouvelle est tombée vendredi… Mais j’ai eu besoin d’un peu de temps pour intégrer ce fait pour le moins EXTRA-ordinaire.
Ségolène Royal sera donc la candidate socialiste aux élections présidentielles.
J’ai encore du mal à le croire.
On m’aurait dit, il y a un an, qu’une femme se verrait confier cette charge, je ne l’aurai jamais cru. J’aurai répondu, avec le cynisme inévitable qui caractérise chaque femme consciente de sa condition « Mais oui, c’est ça… Et moi, on dira que j’aurai le même salaire que mon collègue, qu’on me proposera le poste de Directrice de la Comm en même temps que lui et que je pourrais envisager sereinement d’avoir un enfant sans me retrouver au poste clé de l’organisation des cocktails du vendredi soir. ».
Et il y a encore quelques mois, j’étais sûre qu’elle allait se faire rétamer par les fameux « dinosaures » du parti. Remarque, ça aurait été le cas si l’investiture n’avait pas été soumise au vote populaire…
Quand j’ai vu que le débat se situait au niveau des escarpins qu’elle avait choisi pour aller au Chili, j’ai pensé que ça allait être sanglant, limite bas de gamme. Comme d’hab, quoi.
Mais voilà, elle est maligne la dame et elle les a eu à leur propre jeu « Et toi, t’as pas l’air con avec ton costume Smalto quand tu vas rencontrer les pêcheurs du Larzac (ouais je sais, il n’y a pas de pécheur dans le Larzac, mais je m’en fous.) ? Si j’étais un homme, personne n’aurait osé ce genre de remarque stupidissime. ».
Effectivement.
Et si je m’enthousiasme, c’est en dehors de toute conviction politique.
Là n’est pas le sujet.
C’est juste que l’investiture de Ségolène Royal, pour nous les femmes, ça change beaucoup de choses.
C’est un symbole fort.
Ça voudrait dire que oui, nous sommes capables d’assumer les mêmes fonctions que les hommes, ça voudrait dire que oui, concernant l’utilisation de notre cerveau, nous pouvons prétendre aux mêmes postes, ça voudrait dire que oui, nous sommes égales.
Nous aurions les mêmes droits que les hommes.
C’est carrément dingue !
C’est comme une énorme bouffée d’oxygène…
Ça nous ouvre soudainement des portes, des possibilités, des éventualités auxquelles il était difficile de croire.
Oui, je suis une femme et je t’emmerde… Moi aussi je peux être Présidente de la République, si je veux !
Quant à l’argument massue que nous opposent tous les phallocrates qui s’ignorent, avec leur meilleur air de démocrate effarouché (et qu’on n’a pas fini d’entendre) : « Mais tu vas quand même pas voter pour une femme, juste parce que c’est une femme ! »… je m’en contrefous.
Et pourquoi pas ?
Pourquoi je ne voterais pas pour une femme juste parce que c’est une femme ?
On a bien mis des hommes au pouvoir pendant des siècles, juste parce que c’était des hommes…
Je ne dis pas que je le ferai.
Mais je trouve ça bien légitime.
J’estime que j’en ai le droit et que personne n’a rien à y redire.
Belle et zen

Bon… Je vais encore me faire foutre de ma gueule par les deux quelques mecs qui lisent ce blog, mais tanpis…
Il faut que j’aborde un autre sujet capital à notre survie en milieu urbain : l’anti-cerne.
Au cas où un cerveau masculin ne puisse intégrer cette réalité évidente, quelques explications :
L’anti-cerne, c’est le truc qu’on applique entre la couche de fond de teint et la couche de poudre, sous nos yeux, pour cacher nos cernes et avoir l’air fraîches, jeunes et détendues !
Et oui, grâce à lui, on arrive à cacher à la face du monde les abus et les vicissitudes de notre vie privée : nuit de sexe torride, cuite des grands soirs, crises d’angoisse, MeilleureCop’s en plein chagrin d’amour qui vous appelle à 1h30 du mat’, élevage d’un bébé de 1 mois qu’on a caché à son chef pour ne pas être placardisée, etc.
L’anti-cerne à un autre avantage : il permet d’éviter les horribles phrases du matin, celles qui te gâchent la journée en 10 secondes, qui te donnent envie de lacérer la tronche du gros con qui vient de la prononcer et qui te poussent à t’enfermer dans ton bureau toute la matinée jusqu’à ce que la vue d’un autre être humain redevienne supportable :
« Oulala ! T’as l’air fatigué toi ce matin ! Faudrait peut-être faire quelque chose… Prends des vacances ou fais une cure d’eau de choux bouillis ! C’est pas possible, ça. Remarque, je t’admire, parce que moi, avec une tête pareille, j’ose même pas sortir de chez moi… »
« Et ben dis donc, t’as vraiment une sale gueule aujourd’hui ! Pourtant, on n’est pas lundi ! Faut dormir la nuit, hein !? Tu fais peur ! »
« Qu’est-ce qui t’arrive, t’es malade ? T’as tes règles ? Ah, Ah, Ah ! »
C’est ça connard/pétasse, tu l’as vu ta gueule à toi !
Mais le problème, c’est que c’est vrai…
Au moindre soucis insomnisant, cauchemar traumatisant, voisin bruyant, douleur réveillant, abus inconvenant, bébé hurlant… on se lève le matin avec deux espèces de valoches marons-bleues-noires sous les yeux.
C’est moche, ça craint et ça se voit vachement : on ressemble à un cocker dépressif de 70 ans sous trithérapie.
En plus, ça nous rend dingue parce qu’effectivement, c’est chiant de sortir dans la rue avec une tête comme ça. Mais comme la cagoule intégrale, ça détruit le volume de nos cheveux et que la burka à grille, ce n’est ni dans notre religion, ni dans nos valeurs féministes… On n’a pas bien le choix.
Du coup on se sent moche, on est énervée, on devient méchante et désagréable…
Et je vous rappelle que nous sommes sensé être belles, détendues et souriantes, quelque soit la situation… Si, si, notre grand-maman nous le répète depuis qu’on est toute petite !
Heureusement, l’industrie du cosmétique a bien compris ce problème fondamental et a inventé l’anti-cerne !
Chaque marque y va désormais de sa formule ultra perfectionnée, usant de technologies révolutionnaires. Il y a même des molécules qui captent la lumière qui arrive sous ton œil et la réfléchissent, créant ainsi un effet d’optique qui rend tes cernes invisibles …
Mais oui bien sûr !
Même dans James Bond, ils n’ont pas encore osé la crème qui rend invisible la couche supérieure de ta peau.
Ouais, ouais, on nous prend pour des connes… On le sait bien…
Pourtant, on n’a pas pu s’empêcher de tester cet effet captant-réfléchissant-invisibilisant : on a toutes passé des heures devant notre glace, ruinant notre mini-échantillon racketté à la vendeuse de Sephora, à scruter nos cernes avec angoisse, attendant qu’elles disparaissent subitement de notre vue…
Parce que, même si on sait que c’est con, et qu’un anti-cerne à 18€ ne peut pas contenir une technologie digne de la CIA, on espère toujours secrètement…
Mais, même si on décide de garder les pieds sur terre et d’arrêter de croire tout et n’importe quoi, c’est vachement difficile de trouver l’anti-cerne de nos rêves.
Il y a un choix énorme.
Et c’est bien là mon problème.
Il faut que je m’en rachète un…
Ça fait trois mois que je gratte les dernières particules du mien… Mais là, il est mort. Et je n’ai pas trop les moyens d’en tester 50.
Je voulais donc savoir si vous aviez des conseils à me donner à ce sujet, si vous en avez un qui comble vos attentes et dont vous êtes satisfaites ou si vous connaissez l’anti-cerne culte à l’efficacité redoutable.
Attendant vos recommandations avec impatience, je m’en vais appliquer sous mes yeux une décoction de concombres guatémaltèques sodiumisés au placenta de chèvres autistes… Il parait que le principe actif de cette formule secrète aspire et digère les particules noires qui forment tes cernes…
Musique pour vendredi pluvieux
Un de mes chouchous…
De la musique bien tranquille, à écouter bien au chaud à la maison…
Moi, ça me rappelle les vacances et tous ces moments où j’ai essayé désespérément d’apprendre à jouer du djembe, avec un pauvre balinais au bord de la crise de nerf, incapable de comprendre un tel non-sens du rythme…
Jack Johnson - Sexy Plexi
Try Again
Parfois, je me demande vraiment comment j’arrive à toujours tomber sur des mecs… bizarres.
C’est toujours la même histoire : un bien joli emballage… qui cache un problème gravissime.
Et c’est toujours pour moi…
Tu mets 99 mecs « normaux » dans une pièce et un modèle défectueux caché dans le tas… Et bien moi, je vais forcément tomber sur LE mec à problèmes…
Je pense que j’ai d’ailleurs eu droit à presque toute la palette des vices cachés :
L’infidèle chronique
« Aaaaaah ! T’es marié !!!!? Mais c’est pas grave… Tu t’en fous… »
L’accro au boulot
« Ok, ok ! Donc tu montes ta boîte et selon ton Business Plan, t’en as plus que pour 10 ans de travail acharné… Non, c’est vrai que se voir chaque premier vendredi du mois, de 23h à 1h00, c’est largement suffisant ! ».
Le phobique de l’engagement
« Euh, non, t’énerves pas… Si je t’ai appelé 2 fois hier, c’est pas parce que je veux me marier avec toi et avoir 3 enfants… C’est juste parce que j’avais oublié mes clefs dans ton appart. »
L’homme des cavernes
« Ah ! Ton rêve à toi c’est de vivre avec 500€ par mois dans une ferme en Ardèche ! Ouais, c’est sûr, des vaches, des poules, un potager… et on n’a besoin de rien de plus. »
Le traumatisé profond
« Ah bon, ta mère te battait, ton père t’a abandonné et ton oncle te violait… Oui, je comprends mieux ces crises de violence incontrolables… »
Le pervers sexuel
« Toi, ton trip c’est les boîtes échangistes et les expériences à quatre… Heu, non, non, j’ai jamais essayé… ».
L’ado attardé
« Ah, t’habites encore chez tes parents à 31 ans !!! … C’est plus pratique… Au moins tu peux jouer à la console tranquille ! Et c’est économique… Ben oui… c’est sûr ! »
Le macho rétrograde
« Toi tu veux une femme qui ne travaille pas, qui fasse la cuisine et qui élève tes gosses… Comme ta mère… Ouais, c’est vrai, y en a qui disent que c’est mieux… »
L’alcoolique toxicomane
« Oui, je crois que boire deux bouteilles de rouge et une bouteille de vodka par jour… ça s’appelle de l’alcoolisme… Et les 15 pétards dans la journée, plus les 6 lignes de coke le soir, c’est de la toxicomanie… Oui, selon les critères officiels, il me semble bien… »
Le Toy-boy débile mental
« Ben non ! Si tu mets pas une pastille dans le lave-vaisselle, ça lave pas. Ça mouille, mais c’est tout. Non, non, la pastille c’est pas un complot du gouvernement américain pour entartrer mes canalisations… C’est juste du détergent. C’est un principe actif. Ça élimine la graisse et les tâches. »
L’instable en fuite
« Ah, demain tu pars à Lamu pour 6 mois. Et après tu vas traverser la Papouasie Orientale à dos d’âne pour les vacances. Et ensuite tu voudrais t’installer quelques mois à Beringovski en Sibérie ? »
Je me demande toujours si c’est moi qui les attire ou si en fait, je les cherche.
Grande question…