Archive for December, 2006
Ballade à Dun Laoghaire
Ce pays a un charme fou.
Il y a une certaine magie dans les paysages, notamment parce qu’ici, la lumière est toujours magnifique, envoûtante…
Voici quelques images du petit port de Dun Laoghaire, juste à côté de chez nous !
Alors d’abord, non, ça ne se prononce pas comme ça s’écrit, c’est bien tout le problème en Irlande, quasiment tous les noms de lieux, de familles et surtout les prénoms (souvent d’origine gaélique), ne se prononcent absolument pas comme ils s’écrivent… Ici, il faut dire (je vous tente une traduction phonétique en français) “Deun Lairi”.
Effectivement, il n’y a aucune logique, ce qui ne vous permet jamais de trouver spontanément la bonne prononciation et ce qui peut vous conduire à des quiproquos hallucinant, pour peu que vous vous perdiez ou que vous ayiez décidé de joindre quelqu’un dont vous avez seulement lu le prénom.
Heureusement, les irlandais sont complètement charmants, gentils, souriants et hyper polis… les choses finissent donc toujours par s’arranger…
Bref, voici donc quelques images de ce charmant endroit, un dimanche, en fin d’après-midi.

Moi, grisée par l’air marin et l’atmosphère, toute particulière, qui règne ici.

Les ferrys venant d’Angleterre arrivent ici…

Et oui, il y a des gens qui vont se baigner !!

Une tentative de photo d’art… Vous aprécierez la symbolique forte…

La mer…

Les fins observateurs auront remarqué une mouette sur un rocher, au soleil couché…
Irish Music ?
Non… ce sera pour plus tard.
Juste un peu de son reggae-folk, une bien jolie chanson qui chauffe le coeur, par un charmand jeune homme, né aux Bermudes et élevé à travers les Caraïbes sur le bateau de ses parents un peu hippies.
Voici donc un extrait du dernier album, One Tree, qu’à mon avis vous devriez vous procurer.
Mishka - One Tree
Lyonnais, lyonnaise !
Je vous envie… effroyablement.
Demain c’est le 8 décembre et je vais rater ça.

Et le cœur d’un lyonnais saigne quand il ne peut assister à la féerie de la fête des lumières, le cœur du lyonnais saigne aussi quand l’OL perd, mais heureusement c’est rare… On est les plus forts !
Un peu d’histoire pour les non lyonnais :
Le 8 décembre, Fête des Lumières, est le premier événement lyonnais en termes de notoriété et de fréquentation. Reconnu comme un événement unique en Europe, il attire depuis 5 ans plus de 3 millions de visiteurs chaque année.
Cette fête s’appuie sur la tradition du 8 décembre, qui marque l’hiver lyonnais depuis 1852. Chaque année, à cette date et dès la nuit tombée, les Lyonnais alignent spontanément sur leurs fenêtres et balcons des milliers de lumignons, commémorant ainsi une anecdote mystique que je m’en vais vous conter.
Un beau matin de décembre 1852, les lyonnais se réveillèrent fébriles, une sourde excitation chevillée au corps, un peu comme les jours où l’OL joue contre le PSV Eindhoven en Ligue des Champions.
C’était un grand jour, un jour pas comme les autres : le jour de l’inauguration de la toute nouvelle statue de la Vierge sur Fourvière ! Un truc énorme à l’époque, un peu comme si on devait inaugurer le fameux nouveau stade de l’OL.
Or une catastrophe avait déjà été vécue 3 mois auparavant, lorsque cette même inauguration avait dû être subitement annulée, pour de sombres raisons que l’histoire n’a pas voulu retenir (très certainement un complot lancé par le gouvernement américain afin de déstabiliser toute l’économie de la soie française).
La journée passe, le moment tant attendu approche, chacun se prépare à cet événement fabuleux dans une ambiance agitée…
Mais patatra ! Tout à coup c’est le drame !
Un orage d’une violence inouïe éclate brutalement, plongeant la ville dans le chaos et l’horreur, et surtout dans le noir, menaçant donc le bon déroulement de la cérémonie.
Une panique générale s’empare alors de la ville : Ah non, non, non !!! C’est pas possible, il faut inaugurer cette statue !!! C’est bien connu, le lyonnais refuse de vivre la même déception deux fois de suite (quand l’OL a été éliminé de la Ligue des Champions et de la Coupe de France dans la même semaine la saison dernière, on a tous faillit mourir).
Et c’est là que c’est produit le miracle : refusant avec un entêtement absolu cette horrible fatalité, tous les lyonnais ont illuminès spontanément leurs fenêtres et sont sortit dans la rue, histoire de bien montrer à leur voisin (dès fois que) que eux, participaient activement à la vie de la communauté.
Une espèce de grande fête populaire fut alors improvisée et l’inauguration eut finalement lieu dans une ambiance potache et si conviviale qu’on décida de remettre ça chaque année.
Fabuleux quand même, cette histoire !
Et le plus fort, c’est qu’on a même un témoignage : « Tout à coup, apparaissaient à quelques fenêtres inconnues des lignes de feu… La ville s’était embrasée en un instant. Bientôt, il ne restait plus, sur la vaste étendue des quais, des rues, des passages ignorés et des cours invisibles, aucune fenêtre obscure. Les petits marchands illuminaient leurs baraques, leurs voitures et jusqu’aux bordures des trottoirs…(…) A huit heures, la population entière était dans la rue, circulant, paisible, joyeuse et attendrie. Les étrangers n’en revenaient pas de leur surprise, et les Lyonnais, tout emplis qu’ils étaient de cette fête improvisée, se demandaient comment, en un instant, une population de trois cent mille âmes avait pu être saisie de la même pensée».
Depuis 1999, le 8 décembre est même devenu un festival, étendu sur 4 jours (du 7 au 10 décembre cette année) associant la tradition aux dernières évolutions technologiques liées à la lumière et offrant dans toute la ville des scénographies et des spectacles lumière hallucinant.
Donc voilà, je suis bien désolée de manquer ça…
ça a l’air génial en plus cette année !
Profitez en bien !!!
Autocongratulations
J’ai un peu (beaucoup) hésité à le faire… et puis finalement, j’ai du mal à résister… Je suis comme ça de toute façon, j’ai toujours besoin de partager mes malheurs et mes bonheurs avec tout le monde !
Et là, un peu d’autosatisfaction ne me fera pas de mal, donc je me lance.
J’ai eu 840 points à mon TOEIC !!!!!!!!!
Et je suis trop heureuse !
Parce que même si je n’ai pas atteint mon objectif de 900 points, c’est un score plus qu’honorable qui me propulse au niveau « opérationnel supérieur » (pas très loin, malheureusement, du niveau ultime que je visais : « Maîtrise professionnelle internationale »).
Donc voilà… je suis assez fière de moi en fait.
Ça fait du bien… ça rebooste un peu l’estime et la confiance.
C’était un petit challenge perso que je m’étais fixé et ça me rassure un peu pour le deuxième challenge perso à réaliser impérativement : trouver un boulot ici assez rapidement.
Et alors cerise sur le gâteau, ma petite satisfaction limite mesquine mais trop jouissive : j’ai eu le meilleur score de tout ceux qui l’on passé en même temps que moi !!!
Aaaaaahhhhhhhhhhhh !!!!
Trop fort !!!!!!!!!!!!!!!
Sensations inédites
Une petite pub assez marrante qui a la mérite de rappeler que les capotes, ça peut être bien !!!!!!!!!
Mais bon, comme ça serait dommage de trop le dire quand même (dès fois que ça sauve des vies), cette pub n’a été diffusé qu’une fois.
Un collector donc…
Je voulais juste mettre la vidéo au départ mais finalement, c’est l’occasion d’aborder un sujet que je maîtrise… Les capotes.
Parce que finalement, il est loin le temps où il n’existait qu’un seul et même modèle, un peu tristounet…
Maintenant, c’est la fête et les occasions de varier les plaisirs sont désormais multiples.
Plus d’excuses bidons (ça me serre, je sens rien, c’est trop grand, c’est trop petit, c’est trop cher, c’est trop moche, ça pue, …), maintenant, il en existe à tous les goûts, de toutes les tailles (XL, XS, XXS et normales évidemment. Attention surévaluer la taille de son sexe peut entraîner des accidents aux conséquences graves. Soyez raisonnables messieurs, la taille classique convient à la majorité des hommes.), de toutes les formes, de toutes les couleurs, avec plein de textures hallucinantes (nervurées, rainurées, perlées, ultra fines…), provoquant des effets fous (chauffant, stimulant, retardant…), etc.
On peut les acheter à peu près partout, même chez les marchands de tabac maintenant (à 1€ les 5)… Elle est loin l’époque où, si la pharmacienne du village était une copine de votre mère, toute sexualité vous était interdite. Et pour les gros timides, vous pouvez les commander directement sur Internet, notamment sur ce site qui est génial, parce que vous pouvez trouver tous les modèles existants (donc c’est super pratique même si vous n’êtes pas timide) et il y a même des promos et sûrement des soldes, trop fort !
Gros progrès également dans les lubrifiants (à utiliser pour limiter les craquages de capotes en cas de rapports sexuels un peu longs… Oui, vous savez messieurs, les jours où vous êtes en forme ou vachement inspirés… Mais si, ça arrive !), qui deviennent eux aussi, des optimisateurs de plaisir (gel fraîcheur effet frissons, gel chauffant, gel excitant…), voir des jeux rigolos (lubrifiants comestible à la Pina Colada, à la pêche, à la menthe verte).
Donc voilà de quoi s’éclater pendant des mois !
Encore faut il savoir les utiliser correctement, ce qui apparemment n’est pas le cas de tout le monde.
J’ai subi une expérience traumatisante, récemment.
A l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida, j’ai participé à des opérations de prévention avec AIDES. Dans le cadre d’actions assez globales (permettant d’aborder de manières différentes plein de sujets différents), j’avais la charge d’un « Espace Capotes », un atelier pratique en fait. J’ai donc passé deux jours à faire enfiler des capotes sur des godes à des gens (des jeunes surtout) pour voir comment ils s’y prenaient, leur expliquer la bonne méthode et leur permettre de s’entraîner un peu (notamment les filles). On avait en effet cru remarquer certaines lacunes techniques…
Effectivement j’ai tout vu !!!!!!!! Surtout très peu de gens faire ça correctement, s’exposant ainsi à des risques énormes de craquage (voire d’explosion) de capote.
Complètement hallucinant ! J’ai eu du mal à m’en remettre.
A mon époque, on nous avait bien expliqué, bien montré, on savait faire…
Maintenant, c’est le drame. J’ai vu des jeunes (et une bonne partie en age d’avoir ou ayant des relations sexuelles) enfiler ça comme des chaussettes, en utilisant exclusivement les ongles, sans jamais, pratiquement, pincer le réservoir afin de chasser l’air…
Donc, n’oubliez pas de bien pincer le réservoir, de dérouler la capote avec la longueur des doigts, d’en prendre une autre si vous avez commencé par la mettre à l’envers (on ne l’a retourne pas, on la jette), et d’ajoutez un petit peu de lubrifiant !
Allez… et profitez bien de vos achats sur Condozone ! Tentez vous une soirée “préservatif à anneau + gel effet frisson”, “Capote à la Benzocaïne + gel chauffant” ou “Double effet perlé/rainuré + gel comestible à la cerise”.
Premier contact
Avant de commencer une recherche active de boulot… j’avoue m’être accordé un petit day off pour me familiariser à mon nouvel environnement…
Réveillées par un soleil radieux, nous sommes donc partis, Claire et moi, dans un trek urbain, à la découverte de la capitale du pays où les parapluies ont une durée de vie hyper courte.
Nous avions même emmené 2 appareils photos afin qu’un accident de batteries ne m’empêche pas de vous montrer quelques images. Malheureusement, le temps à brusquement changé et j’ai pensé que les photos allaient tout à coup paraître moins glamour…
En effet, après un ciel grisâtre, puis noirâtre, la pluie et le vent ont fait un retour fracassant.
C’est marrant Dublin, en quelques heures, on peut vivre toutes les options météorologiques possibles et imaginables (voire inimaginables). L’essentiel est donc de ne pas trop se prendre la tête avec son apparence physique… parce que conserver une coiffure à peu près normale frise l’impossible.
Imaginez la tête que vous auriez si vous vous placiez sous un brumisateur, puis devant un ventilateur surpuissant, puis sous une cascade d’eau, puis dans l’œil d’un cyclone…
Pas très flatteur le résultat. En fait on dirait même que vous sortez d’une cure de sommeil suivi d’un internement en chambre capitonnée où on vous a empêché d’approcher une brosse à cheveux pendant 3 mois (dès fois que vous auriez décidé de l’avaler ou de vous taillader les veines avec les petits pics).
Bref, difficile de garder un semblant de classe à la française, même si rivaliser avec les irlandaises, en terme de bon goût vestimentaire, n’est pas très difficile.
Mais bon, comme je m’en fous un peu de mes cheveux pour l’instant (quand je vais travailler, évidemment, ça risque de me poser plus de problèmes logistiques), et qu’on s’habitue assez vite finalement à ce temps, j’ai profité pleinement de la visite de Dublin.
Et on a tout visité à fond !
Magnifique !
Ça y est, j’ai vu et repéré tous les lieux primordiaux et absolument nécessaires à connaître : Top Shop, Warehouse, Avoca, Brown Thomas, BT2, Pepe Jeans, Urban Outfitters, Arnott, Clarks, Oasis, Coast, Debenhams…
Je sens que je vais aimer ce pays…
Premier billet made in Irlande
Je suis bien arrivée et je n’ai même pas eu de problèmes avec mes bagages… J’avais seulement 30 kilos… Pfou ! Si j’avais su…
J’habite donc dans le sud de Dublin, à Black Rock, à 10 minutes en RER (qui s’appelle ici le DART) du centre, au bord de la mer… Et il y a vraiment quelque chose de magique à habiter en face de l’eau, quelque chose d’apaisant…
L’appart est super agréable et j’ai une petite chambre bien sympathique mais il va falloir que je m’organise vachement intelligemment pour ranger mes 30 kilos… J’avoue que je ne me suis pas encore lancée dans cette entreprise qui s’annonce compliquée, voire impossible.
Pour ma première soirée, le sort a décidé de me mettre directement dans l’ambiance : pluie torrentielle et vent déchaîné… Même les parapluies géants de golf ont du mal a résister à de tels assauts et il faut surtout une force herculéenne pour arriver à les tenir et à ne pas s’envoler avec… Plus besoin de faire de la musculation, je pense qu’on obtient vite des bras d’acier.
Soirée bien agréable dans le quartier de Temple Bar et plongée directe dans l’univers de la nuit irlandaise. Plein de gens partout qui n’ont pas l’air de prêter la moindre attention à l’espèce de tempête qui se déchaîne, ils sont en chemise ou en petits shorts ultra court… Moi, avec mes deux vestes, mes deux écharpes et mon manteau, je détonais un peu dans le paysage. Des pubs tous les 2 mètres. Des filles écroulées au milieu de la rue, dans d’immenses flaques d’eau, agonisant d’alcool, des pints et des pints de bière. Bref… c’est marrant.
Il y a un truc par contre qui est encore bizarre pour moi, c’est les bars non fumeurs… ça me parait surréaliste… Et surtout, mon corps a pour l’instant beaucoup de mal à supporter le sevrage nicotinique, parce que finalement, tu ne sors pas toutes les 5 minutes affronter le blizzard pour fumer une clope… tu renonces huit fois sur dix…
Enfin… je pense que dans quelques jours, ça ira mieux (j’espère !!!!)… Mais là, c’est un peu dur…
Le départ
Et voilà…
Cette fois c’est bon, je pars dans quelques heures…
Je viens de boucler mes valises.
Non sans de grandes difficultés, évidemment. D’ailleurs, je ne suis pas à l’abri d’une explosion de sac pour cause de trop plein évident ou d’une surtaxe de 235€ pour excédent de kilos visible à l’œil nu.
J’ai dû renoncer à emmener quelques trucs que j’avais pourtant jugés forts utiles comme mon « repousse mauvais esprits » balinais et mon maillot de bain par exemple… Tanpis, je ne me baignerai pas pendant tout le mois de décembre ou je serai dans l’obligation d’investir (c’est con, ça !) et j’espère que les mauvais esprits irlandais ne m’attaqueront pas tout de suite (j’ai quand même pris 2 Ganesh au cas où…).
Je vais également devoir utiliser la technique de la superposition et porter 2 tee-shirts, 1 pull, 1 polaire et mon gros manteau d’hiver sur moi, prenant ainsi le risque certain de m’évanouir de chaleur à l’aéroport… Mais bon, je n’ai pas vraiment le choix…
J’ai profité avec délectation de mon immense lit hyper confortable et de ma douche king size une dernière fois… et j’ai fumé 45 clopes bien au chaud, chez moi, avant de me taper l’horreur de la cigarette sous la pluie en grelottant de froid pendant des mois.
Je me suis pesée pour pouvoir établir des comparaisons fiables et pouvoir réagir hyper rapidement à la prise de poids quasi-certaine qui me guète pour cause de diminution forcée de ma consommation de tabac, d’alimentation anglo-saxonne et d’une compensation obligatoire engendrée par la perte de mes repères.
J’ai dit «A bientôt !» à tout le monde, pour éviter des “au revoir” trop difficiles éludant le fait que je ne sais finalement pas si je vais revenir un jour… à moins bien sûr, que mon lit et ma douche ne me manque trop.
Je profiterai de l’attente à l’aéroport pour passer quelques coups de téléphone et envoyer des sms.
J’essaye de ne pas trop penser à certains trucs et de plutôt me concentrer sur la joie de mes retrouvailles avec Claire (qui va m’héberger pour l’instant) et sur ma première bière Irlandaise de ce soir…
Voilà…
La boucle est bouclée.
Mais ne vous inquiétez pas !
J’ai bien l’intention de vous raconter mes aventures au pays de la laine pure laine dans ce blog…
C’est d’ailleurs notamment pour ça que je prends le risque de me battre avec l’hôtesse si elle découvre que mon bagage à mains (c’est-à-dire mon ordinateur et tout ce qui va avec) pèse largement plus de 6 kilos.
Et donc…
Juste une chanson triste parce que tout ça, ça me fout vraiment les boules…
Peter Von Poehl - Story of the Impossible
Sainte Sida
Et oui, aujourd’hui c’est la grande messe du sida.
Le jour où tout le monde (et notamment les médias) va vaguement en parler, histoire de se soulager la conscience et de taire le sujet pendant les 364 autres jours de l’année.
Je ne vous dirai donc pas que le nombre de personnes vivant dans le monde avec le virus du sida (VIH) ne cesse d’augmenter.
Je ne vous dirai donc pas qu’en 2006, 39,5 millions de personnes sont infectées par le VIH et que 3 millions en sont mortes dans l’indifférence générale.
Je ne vous dirai pas que le sida ravage des pays entiers, dévastant les forces vitales et l’économie de nombreux pays en développement.
Je ne vous dirai pas que l’immense majorité des personnes atteintes n’ont pas accès aux traitements, essentiellement pour des raisons économiques.
Je ne vous dirai pas qu’en France, environ 6 700 personnes ont découvert leur séropositivité en 2005 (ce qui représente une nette augmentation) et que les rapports hétérosexuels représentent la moitié de ces nouveaux diagnostics.
Je ne vous dirai pas que les personnes séropositives en France subissent, plus que jamais, l’exclusion, le rejet et la solitude.
Je ne vous dirai pas que le relâchement de la prévention dans notre pays est une dangereuse réalité et que les connaissances, notamment des jeunes générations, sont nullissimes.
Je ne vous dirai pas que nous serons responsables de ce drame, aux yeux de l’histoire, parce que nous savions mais que nous n’avons rien fait.
Je ne vous le dirai pas parce qu’aujourd’hui, vous avez une chance de l’entendre.
Profitez en, ça va être furtif.
Mais je vais continuer à vous en parler tout au long de l’année dans ma rubrique Safer Sex.
Et je vous dirai juste que, s’il vous vient l’envie d’agir, faire un don en ligne est aussi simple que d’acheter un mascara sur sephora.com ou un disque dur chez cdiscount et que ça se passe ici.
Chiffres : ONUSIDA, INVS (Institut National de Vieille Sanitaire)