Archive for January, 2007

La fin d’une époque

January 31st, 2007 | Category: General

MAJ (1er fev 2007) : Aaaahhhh j’apprend avec soulagement que les bars et les restaurants ont un sursis jusqu’au 1er janvier 2008 !

Ouf ! Je me suis inquiétée pour rien (oui, il faut que j’arrête de “survoler” les titres…), ça nous laisse donc encore largement le temps d’en profiter (mais il FAUT en profiter parce que ça va faire mal)…

Et c’est cool parce que je rentre bientôt passer quelques jours en France !






En survolant les titres de la presse française ce matin, il m’a semblé comprendre qu’aujourd’hui, c’était le dernier jour.

Le dernier jour où l’on a le droit de fumer une cigarette dans un bar ou un restaurant en France.



Chaque non fumeur vit donc cette journée comme la fin, tant attendue, d’un long calvaire.

Et chaque fumeur ne peut s’empêcher de ressentir une sourde tristesse, voire les prémisses de cette mélancolie profonde qui nous envahira à chaque fois qu’on repensera à cette époque bénie, cette époque merveilleuse où l’on pouvait fumer en buvant son petit café noir, en finissant son verre de vin ou en dégustant son mojito.

Et oui, que de souvenirs, que de moments passés à refaire le monde une clope à la mains dans l’ambiance chaude et conviviale du bar du coin.



Mais voilà, c’est fini.

Cette époque est désormais révolue.

Dans 30 ans (si notre cancer du poumon ne nous a pas tué avant évidemment, ce qui n’est pas gagné), on pourra dire à nos petits enfants : « Et oui, moi j’ai connu l’époque où on pouvait fumer des cigarettes presque partout ! ». S’ils savent encore ce que c’est, ils hallucineront complètement, comme le jour où mon arrière-grand-mère m’a dit qu’elle avait connu l’époque où le téléphone n’existait pas. J’ai eu un choc, j’ai cru qu’elle mentait et qu’elle me faisait une blague (Mais oui, c’est ça ! Et les voitures, ça n’existait pas non plus, peut-être, hein ? Prends moi pour une con-con, va, je te dirais rien !).

Et oui, c’était une époque de dingue le 20ème siècle et le début des années 2000 ! Complètement fou ! On avait des libertés carrément inimaginables ! On pouvait même boire de l’alcool comme on voulait et manger des trucs dégoulinants de graisse et remplis de sucre en public… Carrément freestyle !





Moi, j’ai même poussé le masochisme jusqu’à venir m’installer dans l’un des rares pays d’Europe a avoir déjà une réglementation aussi stricte, me privant ainsi des derniers mois de bonheur du fumeur français.



Et effectivement, le premier soir, j’ai fait une fixation… Le pub non fumeur, j’ai trouvé ça carrément nul, horrible, pourri… Je pense que j’ai saoulé tout le monde avec mes discours de fumeuse complètement égoïste… Et je n’ai pensé qu’à ça toute la soirée… Pathétique.



Mais en fait, je me suis habituée très vite, beaucoup plus vite que je ne l’aurai imaginé.

Tu renonces.

Ton cerveau renonces, peut être parce qu’au fond de toi tu savais depuis longtemps que c’était inévitable car normal.

Parce qu’il faut bien être honnête (et c’est dur… La mauvaise fois du fumeur étant proportionnelle à son niveau d’addiction, elle peut atteindre des niveaux étonnants) : fumer, ce n’est pas comme boire, ce n’est pas vraiment personnel. En fait, tu en fais profiter toutes les personnes qui sont autour de toi, qu’elles le veuillent ou non.

Il fallait bien qu’un jour quelqu’un s’en plaigne…

Donc voilà, tu t’habitues à ne plus fumer dans les bars… Et tu changes tes habitudes : maintenant tu fumes dans la rue, en marchant (chose que tu évitais de faire jusque là parce que on t’a toujours dit que c’était vulgaire), tu sors fumer une clope devant la porte, etc.

Bref, tu t’organises.





Au bout de 2 mois à ce régime, j’arrive même à trouver des aspects positifs :

- Tu fumes moins. C’est incontestable.

Fini les soirées où tu vidais un paquet de clopes sans t’en rendre compte ! Les chiffres deviennent beaucoup plus raisonnables (t’arrives même à compter en fait, c’est ça qui est fort). Donc, tu économises quelques piécettes que tu peux donc allègrement claquer en une 3°, une 4° puis une 5° tournée (oui t’as tendance à boire plus pour compenser le manque de nicotine). Tu réinvestis également cet argent dans les barres chocolatés, bonbons, gâteaux et mini-paquets de chips… Bref tu deviens un alcoolique obèse mais tu fumes vachement moins (ouais, j’exagère… tu vois la mauvaise fois…).

- Tu ne culpabilises plus.

Fini cet horrible sentiment d’être un meurtrier en puissance, en plein génocide, à chaque fois que t’allumes une clope. Non, maintenant tu n’assassines que toi-même et comme tu t’en fous, tout va bien !

- Tu fais parti d’une tribu.

Un lien puissant se crée désormais avec les autres fumeurs. Quand tu te croisent dans la rue (oui parce que maintenant, la rue est devenue un de tes rares espaces de liberté) ou que tu te retrouves devant le pub ou le resto, la complicité est très forte, immédiate. En un seul regard, tu te dis plein de choses : tu fais partie de la même famille, tu vis les mêmes trucs, tu connais les même frustrations, les mêmes bonheurs furtifs, les mêmes galères, tu te comprends quoi…

- Tu prends ton pied.

Fini la cigarette mécanique que t’allumes sans t’en rendre compte et que tu fumes sans t’en apercevoir. Maintenant, tu apprécies vachement chaque cigarette. Tu kiffes, t’es heureux, c’est bon… Tu retrouves même parfois tes sensations du début, quand la nicotine te fait un peu tourner la tête… ça c’est cool ! Et alors tu frises littéralement l’orgasme quand tu vas chez un fumeur et que tu peux carrément fumer à l’intérieur !!! Ça c’est le pied total, le truc mortel, le paradis…





Voilà… c’est pas mal tout ça…

Faut pas trop réfléchir en fait.

Et dans les moments difficiles où tu donnerais ton bras gauche pour pouvoir fumer une clope en sirotant cette petite bière au coin de ce joli feu dans ce merveilleux pub, et bien il faut essayer de penser aux non fumeurs.

Maintenant, ils sont heureux. C’est à leur tour d’apprécier au maximum leurs moments dans les bars et les restos.



Oui, c’est la fin d’une époque…


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Même les Irlandais !

January 30th, 2007 | Category: Irish Stew

Et oui, je suis un peu déçue

Je ne pensais pas.

Je ne pensais pas qu’au pays merveilleux de la Guinness, on avait besoin de ça pour vendre de la Guinness…











Effectivement, je n’avais pas eu l’impression qu’ils aient vraiment besoin de faire de la pub chez Guinness.



Notamment parce qu’ils ont un indice de notoriété qui doit frôler les 100% (d’ailleurs, ils n’ont même pas besoin de mettre le logo sur l’affiche pour que tout le monde, ici, reconnaisse immédiatement sa pinte adorée remplie (ou pas) de leur “or noir” à eux) ! On imagine mal un Irlandais ne connaissant pas (Oooh ! What is this strange black beer ?!?!).



Notamment parce qu’ils en boivent déjà énormément. Et notamment parce qu’on ne peut boire de la vraie Guinness qu’en Irlande.

Celles que vous trouvez ailleurs ne sont que des variantes. En effet, la Guinness est une bière un peu particulière qui ne supporte pas bien de voyager… Quand elle voyage, elle se transforme (et oui…elle aussi). Il faut donc changer sa composition dès qu’elle doit prendre l’avion (si, si, c’est vrai). Ce n’est donc jamais totalement la même qu’on trouve ailleurs.

Et en plus, pour avoir une vraie Guinness pression, il faut être équipé d’une tireuse spéciale à azote (et non pas à dioxyde de carbone comme pour les autres bières)… Donc, en gros, il n’y en a qu’ici des tireuses spéciales !



Mais malgré tout, il semble falloir montrer un corps de femme pour vendre de la Guinness !

Bon, mais je trouve cette pub quand même vraiment marrante dans son ironie. Et puis, je ne vais pas faire ma féministe hystérique, je ne suis pas d’humeur… En plus dans notre salon, on a une affiche Guinness avec un beau surfer en mini shorty dessus !





Le truc qui tue pour briller en société (certes dans une discussion d’alcoolique) :

Je viens de l’apprendre et jamais de ma vie je n’avais fait le rapprochement (je suis vraiment con-con parfois) : c’est l’entreprise Guinness (basée à Dublin donc) qui est à l’origine du Livre Guinness des Records.

Et oui !!! C’est fou, hein ?

D’après Wikipédia :

Le Livre Guinness des records est un livre de référence, publié une fois par an et recensant des records naturels et humains. Édité dans 37 langues en 2006, c’est le livre le plus vendu après la Bible et le Coran, avec un tirage de 100 millions d’exemplaires.

La première édition date de 1955, commandée par la brasserie Guinness après un débat dans un pub concernant l’espèce d’oiseau la plus rapide que l’on chassait. On s’est en effet rendu compte qu’aucun livre de référence ne répondait à cette question. Il a été compilé par les jumeaux Rose et Norris McWhirter, athlètes et journalistes reconnus qui, à cette époque, avaient une agence de recherche de faits.



Oui… j’ai l’impression que dans ce pays, les débats dans les pubs sont à l’origine de beaucoup de choses…


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Une vie à vendre

January 29th, 2007 | Category: General

On dit toujours qu’on peut tout acheter (et tout vendre) sur Ebay.

Et bien, c’est vrai.

Dernièrement on pouvait même acheter une nouvelle vie

La vie d’un jeune australien de 24 ans : Nicael.



L’offre était intéressante, car très complète.

Le gagnant des enchères (7500 dollars) est donc désormais propriétaire d’un nouveau nom, d’un numéro de téléphone, de toutes les affaires de notre jeune vendeur (vêtements, CDs, surf, photos d’enfances, etc.) et de son style de vie (très social, sportif, avec un petit boulot de livreur de fruit au mois de mars, etc.).

Il hérite également de sa famille, de tous ses amis (15 amis proches et environs 170 connaissances), de ses amours potentiels (8 en ce moment), de ses 2 ennemis et des tensions avec son ex après une douloureuse séparation.

L’offre comprenait également une formation complète concernant ses compétences (surf, skate, etc.), 4 semaines de training intensif (l’histoire et les anecdotes de sa vie, 6 blagues, sa coupe de cheveux et ses piercing, etc) et deux mois d’assistance téléphonique.



Bref, c’était bien rigolo et ça ouvre de nouvelles perspectives (Bon aller, puisque c’est ça, je vends ma vie !!!).



Bon apparemment un reportage est en cours de tournage sur cette histoire plutôt hallucinante et notre jeune ami souhaite partir en voyage autour du monde pendant que sa vie est occupée par quelqu’un d’autre. Il cherche d’ailleurs des gens prêts à l’héberger et à réaliser certains de ses rêves (comme se marier à Las Vegas avec une jeune femme qu’il vient juste de rencontrer).


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La classe américaine

January 27th, 2007 | Category: General







Le petit franchouillard fier de l’être qui sommeille en chacun de nous ne peut s’empêcher de ressentir régulièrement des bouffées d’anti-américanisme primaire (voire bas de gamme).



Pourtant, même avec la plus grande mauvaise fois du monde, on ne peut pas nier qu’il est des domaines dans lesquels les américains excellent, frôlant même la perfection parfois.

Et une des choses qu’ils savent le mieux faire au monde, ce sont les séries.



Même avec une volonté de fer, une idéologie anti-télé extrémiste ou un agenda ultrabooké, on a tous succombé, un jour ou l’autre, à l’attrait extraordinaire d’une de leurs séries.

Et si on est vraiment honnête, on peut même avouer que ça nous est arrivé souvent.

La liste commence à être longue : Davy Crockett, Zorro, La petite maison dans la prairie, Chips, La croisière s’amuse, Côte Ouest, Starsky et Hutch, Rick Hunter, Madame est servie, Deux flics à Miami, La quatrième dimension, Docteur Quinn, V, Berverly Hills, Friends, X-Files, Buffy, Ally McBeal, Urgence, Alias, 24, Charmed, Sex & the City, Nip/Tuck, CSI (Les Experts), FBI Portés disparus, Lost, Prison Break, Desperate Housewives et Grey’s Anatomy.



Et parfois, on fait plus que succomber… On devient totalement accro.



Tous les symptômes sont là :

1- Il est carrément impossible et absolument inenvisageable de rater un épisode (Heuuuu… Non, non, je ne suis pas disponible jeudi soir, je vais dîner chez mon oncle… Mais on peut se voir vendredi si tu veux ? Ah tu pars pour 3 semaines en Tanzanie ! Ben, non je ne peux vraiment pas annuler mon oncle, il déprime un peu en ce moment… Tu sais, la famille, c’est important, il faut savoir se soutenir dans la vie ! Ben, c’est pas grave, tu vas revenir de toute façon, non ? A dans 3 semaines, alors, bye !!!!).



2- Tu ne réponds plus ni à l’interphone, ni au au téléphone pendant tout l’épisode même si ça hurle frénétiquement dix fois de suite (Ben non, je sais pas ce qu’il s’est passé !!! ça n’a pas sonné. Je crois que c’est mon téléphone, il déconne de temps en temps… Faut que je le change ! Oui, je sais j’ai la poisse moi avec les téléphones, déjà celui d’avant il faisait ça…).



3- Tu pousses des grands cris d’horreur et tu te roules dans ton canapé en enfouissant ta tête sous les coussins pour simuler un suicide imminent à chaque fin d’épisode, incapable de supporter un tel suspens.



4- Tu en parles pendant toute la semaine avec tes copines à moitié au bord de l’hystérie ou des larmes selon la tendance des derniers événements (Ah la la, tu crois que Meredith elle va choisir le beau vétérinaire magnifique ou le McDreamy de nos rêves à nous aussi ??? Ah non ! Moi je préfère le véto, Derek il l’a trop faite souffrir tu te rends compte ? Oui, mais elle l’aiiiiiiiiiiiiiiiiime ! Oui, mais elle va souffrir encore !!!! Oui mais elle l’aime, et quand on aime, on aime… on peut pas lutter !!!!!!! Oui, mais le petit véto tout mignon il va trop souffrir lui aussi, dèjà que sa femme, elle est morte !!!!!!! Et ben, tanpis pour lui… pour une fois que c’est Eux qui souffrent !! Oui, t’as raison… et tu crois que Izzie elle va ressortir avec Alex ? Ben, je sais pas, je crois qu’il l’aime lui, mais elle, elle s’en fout, elle est trop triste à cause de David ! Oh oui, c’est vraiment horrrrrrible !!!! …).



5- Tu est folle amoureuse d’au moins un des héros de la série (Jack, Sawyer et Sayid, Mike Delfino, Michael Scofield, Derek, Alex et Mark… même Grissom des Experts, il te plaît bien avec son charme bourru et sa barbe rassurante).

T’en rêves la nuit, tu pleures quand t’apprends qu’ils sont mariés ou gay ! Bon maintenant t’as arrêté de coller des posters dans ta chambre mais tu vas régulièrement taper leur nom dans Google Images et il y a toujours l’autocollant de la tête de Mac Gyver collé sur ton radio-réveil depuis 15 ans, en souvenir de cet amour passionnel.



6- Comme tu supportais plus d’attendre 1 ans que ta chaîne nationale se décide enfin à diffuser la saison suivante, tu t’es mis à télécharger chaque épisode. Tu connais le programme télé américain par cœur et dès le lendemain de la diffusion, 8h00, tu lances le téléchargement…en même temps que 5 millions d’autres personnes sur terre donc tu regardes avec horreur les ko défiler à une vitesse ridiculement lente.





Enfin bref, c’est grave, les américains avec leurs séries arrivent à te faire faire des trucs de dingues !



Et ça ne s’arrête jamais !

Récemment, avec ma couz-coloc on est tombé accro de leur dernier gros carton : Heroes (bon apparemment ça va passer cet été en France, mais je vous conseille de faire comme tout le monde… Un petit résumé ici, et le site).

Alors ça, c’est carrément génial, impossible de ne pas aimer.

La rumeur a enflé à travers le monde. Nous, on a été prévenues en décembre, par une copine qui revenait de chez un copain au Japon… Enfin bref, une histoire compliquée. On a trouvé le premier épisode ! On a adoré dès les premières minutes. Carrément addictif ! Il y avait déjà 8 épisodes, le lendemain, on en a regardé 5 d’affilés (ouais on a un peu failli devenir folle ce soir là. On a fait des rêves tout bizarres…).

Forcément, maintenant, on en est réduite à attendre chaque semaine pour connaître la suite, et c’est carrément atroce



Bref, ça devient dur pour nos nerfs toutes ces séries !



Et qu’est ce que j’apprends ?!!!!?

Je lis ici qu’il y aurait une autre série tout aussi géniale à voir absolument : Dexter !



Mais ils veulent nous tuer ou quoi ces américains !?!?

Ils veulent qu’on meure de stress, qu’on soit emprisonnés pour utilisation abusive de bande passante, qu’on finisse bel et bien par s’étouffer un jour sous notre coussin !!!



Aaah mais je sais…

C’est un complot !

Un complot fomenté par le gouvernement américain pour empêcher Arte de dépasser les 300 000 spectateurs quotidiens, donc déstabiliser à jamais toute l’industrie du film court et, par une implacable réaction en chaîne conduire à l’extinction des producteurs indépendants de fromage de brebis vierges du haut Cantal !!!!!!!!!!!


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Irish Spleen

January 26th, 2007 | Category: My Ipod is happy !

Dublin est vraiment une ville attachante et pleine de charme !



Mal connue et sous-estimée à mon avis…

Mais la ville se développe depuis peu.



Il faut dire que les Irlandais reviennent de loin : la misère, la famine, l’occupation jusqu’en 1921, la guerre civil, etc.

Ils ont morflé plus que beaucoup d’autres peuples européens.

Et malgré une économie désormais florissante et une euphorie certaine, le cœur de chaque Irlandais reste marqué d’un brin de mélancolie, voire d’une authentique souffrance (moins flagrante, certes, après la 3ème pinte).



Damien Rice, une autre des grandes stars irlandaises internationales, en est la parfaite illustration…

De très belles chansons… Mais si tu écoutes l’album en entier, tu courres le risque de te jeter par la fenêtre ou de te taillader les veines à la pince à épiler… C’est légèrement dépressif.

Donc, il faut y aller mollo, juste une petite chanson de temps en temps (à moins bien sûr que vous simuliez la disparition d’un être cher au boulot afin d’obtenir vos 3 jours de congé deuil).



Damien Rice - 9 Crimes





Bon, et puis comme je veux pas trop vous déprimer quand même (après mes élucubrations d’hier… ça va finir par faire beaucoup), je vous en mets une autre un peu plus “guillerette” (et un peu girl’s power… parce que nous on aime ça).



Damien Rice - Woman like a Man





Et l’honnête homme ira ici, s’il aime (les autres savent se débrouiller).


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Le grand vertige

January 25th, 2007 | Category: Me & MySelf

Ah la la… J’ai du mal en ce moment…

Depuis quelques jours je suis en pleine crise d’angoisse



Je me suis laissée envahir par un stress profond et je n’arrive absolument pas à retrouver un minimum de paix intérieure…

Je me suis rarement sentie aussi mal à l’aise avec moi-même.

Je n’arrive pas à me concentrer, je n’arrive pas à fixer mon attention, je n’arrive pas à me calmer.

J’arrive même plus à écrire quoique ce soit de sensé dans ce blog et me voilà à nouveau en train de faire part de mes états d’âme parce que je n’arrive pas à penser à autre chose.

Ça m’énerve, mais ça m’énerve… Je me hais dans ces moments là.

Putain !!!!!!!!!



Mais alors qu’est ce qui ne va pas, cette fois, me direz vous ?



Et bien je flippe.

Je flippe à mort en fait.

Je me fais peur.

Ma vie me fait peur.

J’ai peur et j’arrive même plus à assumer mes choix.

Je doute.

Je me demande, encore et encore, si j’ai pris les bons chemins…

Est-ce que j’ai fait les bonnes études ?

Est-ce que j’ai choisi les bons boulots ?

Est-ce que j’ai dépensé mon argent de la bonne manière ?



J’ai l’impression d’avoir toujours tout fait en suivant exclusivement mon instinct ou mes envies du moment. Sans jamais vraiment réfléchir, sans vision, sans projet.



Faire telles études parce que je trouvais ça marrant, choisir un boulot en suivant mon cœur, tout plaquer et tout recommencer à zéro, re-tout plaquer et re-tout recommencer (mais en dessous de zéro cette fois), claquer tout mon fric en voyages, privilégier uniquement ma liberté et refuser le moindre compromis…

Alors c’est sûr que j’ai été à fond dans mes délires, jusqu’au bout de mes trips, mais est-ce que c’est vraiment comme ça qu’on mène sa vie ?

Est-ce que les désirs et les envies doivent passer avant tout ?

Est-ce que finalement, ce ne sont pas les gens qui ont fait les choix raisonnables et logiques qui sont toujours gagnants ?



Putain ! Quand je pense à ce que j’ai répondu à mon banquier le jour où il m’a conseillé d’ouvrir un PEL !

Une folle furieuse !



Ouais, je sais… C’est grave d’arriver à se mettre dans des états pareils…

Et surtout ça ne sert à rien.

A rien du tout.

C’est con, c’est nul, archi-nul, totalement nul, nul de chez nul, super nul, giga nul, plus nul que nul…



Bon aller, faut que je me calme…

Ça va bien se passer. Tout va bien se passer.


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Un peu de douceur…

January 22nd, 2007 | Category: Hors d'Atteinte

… dans ce monde de brutes…



C’est nécessaire de temps en temps.



Et quand je parle de monde de brutes, je parle surtout de monde brutal, en référence au temps qu’il fait ici aujourd’hui.

Certes un joli soleil brille… Mais c’est normal, les nuages ne peuvent pas vraiment rester en place, ils sont propulsés par un vent déchaîné.

La tempête fait rage, toute sortie se transforme en lutte pour sauver ta vie et il y a des vagues énormes juste en face de la maison…



C’est beau mais ça fait peur… et surtout ça vous donne envie d’être ailleurs… loin très loin…

En Amérique du sud, en Polynésie ou en Jamaïque par exemple !



Mais ce rêve peut devenir réalité !

Si, si !!!

Grâce à Jack Johnson et ses potes qui nous offrent un nouveau film de surf, “A Brokedown Melody“.

Encore une petite merveille !

L’idéal pour échapper quelques instants à la réalité en rêvant d’une autre vie, sous d’autres cieux…



De très belles images, du beau surf, des paysages magnifiques, des surfers qu’on adore (Kelly Slater, Rob Machado, Gerry Lopez, CJ Obgood, the Malloys, etc.), de la bonne musique… Tout ce qu’il faut pour transformer un petit DVD en grand plaisir !

Je vous conseil donc de le voir absolument (on peut l’acheter sur Surfsession par exemple… moi j’ai déjà commandé chez eux, c’est nikel).



Voici quelques images, juste pour le plaisir.



A Brokedown Melody - Trailer









Et si comme moi, vous devenez fan des productions de Jack Johnson & Co (Thicker than Water est un de mes films préférés), aller donc faire un petit tour sur leur site, ici.





Et merci à Jérémy pour ses très bons conseils !


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Apocalypto ??!!!?!!!!

January 21st, 2007 | Category: General

Bouhhhh ! Quelle horreur !

Hier soir, j’ai vécu une expérience traumatisante.

Je suis allée voir Apocalypto, le dernier film de Mel Gibson.





Si vous avez une passion toute particulière pour les cœurs arrachés, les têtes découpés, les corps écrabouillés ou transpercés, les massacres, les charniers, les morts lentes et ultraviolentes et surtout, le sang qui gicle partout, encore et encore. Courrez voir ce film !!!

Vous allez adorer.



Moi, je croyais aller voir un film d’action, plus ou moins historique, avec une belle morale sur le déclin des civilisations, etc.

Et bien, ce n’est pas tout à fait ça…



C’est gore de la première à la dernière minute.

Ça ne s’arrête jamais !

Au bout d’un moment, t’en peux plus ! Et à en croire les réactions de la salle, t’es pas la seule (même les mecs ont du mal).

Pourtant, j’adore les films d’action et la violence ne me perturbe pas trop, en général.

Mais là, en 2 heures, t’as ton quotta annuel d’atrocités pures.

Moi, c’est simple, au bout d’un moment, j’ai commencé à fermer les yeux toutes les 5 minutes. Au troisième sacrifice humain d’affilés, je me suis dis que c’était bon, j’avais compris la méthode et la souffrance, c’était plus la peine que je regarde. J’ai aussi raté le mec qui se fait bouffer la tête par un jaguar pendant 3 minutes…



Soit, les décors sont beaux, la reconstitution de la civilisation Maya plus ou moins fidèle (apparemment il y a contreverse)… Mais après ce film, je pense que tu apprécies différemment la visite des pyramides au Mexique (Ah oui… Merveilleux ces jolis escaliers que les têtes découpées au couteau-silex dévalaient !).

Soit, les costumes et les maquillages sont bluffant. Mais à quoi bon passer 5 heures à maquiller un mec pour qu’en deux minutes son cerveau lui gicle sur la gueule ?



Bref… tout est gâché par cette profusion d’hémoglobine et d’images traumatisantes. On peut même dire que le film se résume essentiellement à ça.

A la fin, t’en viens quasi à trouver pas plus mal que les espagnols aient génocidé tout le monde. C’est quand même grave…



Donc, si malgré mes avertissements, vous décidez quand même d’aller tester votre résistance à l’horreur, veillez à être à jeun… dés fois qu’à la 103ème mort immonde, votre dîner ne fasse pas une remontée spectaculaire !


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Comme un vendredi… un peu gris

January 19th, 2007 | Category: My Ipod is happy !

J’ai pas grand chose à dire aujourd’hui, juste envie d’écouter un peu de musique…





Donc ça c’est une chanson que j’adore :



So Called - You are never Alone





Et ça c’est un truc nouveau, que je viens d’entendre et que je trouve bon.

Il y a même un site, plutôt joli, ici (et non, je ne participe pas au concour, c’est juste que j’ai vraiment aimé la chanson).



Just Jack - Writer’s Block


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L’entretien au téléphone

January 17th, 2007 | Category: General

Même après plusieurs, c’est à chaque fois une épreuve épuisante pour vos nerfs.



Et ça commence toujours par une belle illustration de la loi de Murphy.

C’est toujours au seul moment où vous n’êtes pas du tout disponible pour répondre à votre téléphone d’une manière sensée qu’il se met à sonner.





Donc, ce matin là, vous avez décidé de vous accorder une pause bien méritée dans votre quête d’une vie meilleure et vous émergez de votre lit, sans honte, à 9h30.

A 9h32, votre mobile se met à hurler en vous vrillant le cerveau.

A moitié dans le coma, vous confondez l’indicatif irlandais (en 01) avec l’indicatif parisien (l’absence, pourtant révélatrice, du 0033 ne vous a absolument pas sautée aux yeux), vous croyez donc que c’est votre grand-mère, qui a toujours eu, de toute façon, la fâcheuse habitude de vous appelez trop tôt le matin… Et c’est avec une voix caverneuse de fumeuse pas du matin que vous bredouillez un “Allo” bien à la française.



Et là, c’est le drame

Il vous faut quelques secondes pour réaliser que non seulement, ce n’est pas du tout votre grand-maman qui vous parle, mais que, en plus, votre interlocuteur vous parle en anglais

Ces précieuses secondes perdues vous ont donc mis dans l’incapacité d’identifier qui c’était et de quelle agence ou de quelle entreprise il vous appelait…

La décharge d’adrénaline que vous venez de vous prendre vous a juste permis de saisir un « Anelooori » (qui est votre prénom prononcé à l’irlandaise)… C’est donc bien avec vous que cet homme souhaite communiquer.

Merde, c’est pas une erreur de numéro !!!



Vous avez juste eu le temps de confirmer votre identité que votre interlocuteur se lance dans un monologue sans fin où, grâce à vos grandes capacités de déduction, vous arrivez à comprendre qu’il vous parle de l’annonce à laquelle vous avez répondu et du job correspondant.

Par contre vous n’avez évidemment pas réussi à saisir le moindre détail supplémentaire et il vous est impossible de faire le rapprochement avec aucune des 126 annonces auxquelles vous avez répondu ces derniers jours… Le fait est que, en plus, vous vous êtes bêtement laissé déconcentrer par un moment d’auto flagellation intérieure (Mais pourquoi j’ai choisi mon téléphone sur son look plutôt que sur ces qualités techniques !!! Il est joli mais il a un son vraiment pourri… Même en français, c’est horrible !!! Mais quelle con-con je fais !!!).

Rassemblant toutes vos capacités intellectuelles, vous tentez de vous remettre dans la conversation pile à temps pour comprendre qu’il souhaite vous rencontrer vendredi.

Là, pensant la fin de votre calvaire proche, vous reprenez de la vigueur et arrivez, avec un certain brio, à fixer un rendez-vous, utilisant la veille technique du « Pouvez-vous me renvoyez toutes les informations par mail ? » pour dissimuler le fait que vous n’avez toujours pas saisi son nom et encore moins l’adresse qu’il vient de vous donner.



Mais l’homme a décidé de vous torturer

Il se lance donc dans une série de questions.

C’est là que vous réalisez avec horreur qu’il s’agit d’un poste de vente (ce qui n’est pas vraiment votre domaine de prédilection) et qu’il faut être parfaitement fluent in English. Quand il vous demande si vous vous sentez capable d’assurer un tel poste en anglais, vous vous entendez lui répondre avec d’énormissimes fautes gigantesques que, évidemment, vous êtes totalement capable de comprendre et de vous faire comprendre par n’importe quel interlocuteur (occultant le fait que depuis 10 minutes, vous lui avez fait répéter au moins deux fois des phrases auxquelles vous n’aviez rien compris du tout).



Bref, vous réussissez toutefois à baragouiner des réponses plus ou moins minables à chacune de ces questions, vous arrivez à comprendre qu’il veut que vous ameniez des modèles de documents que vous avez réalisés (ça tombe bien, vous n’en avez aucun avec vous) et que lors de l’entretien, vous lui expliquiez votre processus de vente (ça tombe bien, vous n’en avez pas, vous ne l’avez jamais fait).

Mais bon, vous dites oui, oui, oui. Il sera toujours temps de s’organiser, la seule chose que vous voulez pour l’instant c’est mettre fin à ce supplice.



Quand vous raccrochez enfin, vous êtes au bord de la syncope, tremblotante et complètement honteuse d’avoir été si mauvaise ! Et il vous faut environ 30 minutes pour vous en remettre.



Vos chances d’être prise pour ce poste frôle le néant absolu. Et après cette conversation, vous savez que vous partez avec un gros handicap…



Mais bon… vous avez besoin de vous entraîner aux entretiens donc ça sera parfait…

Et puis comme ce n’est pas vraiment le job de vos rêves, vous n’avez rien à perdre et vous serez plus zen !

Il ne vous reste plus qu’à vous inventer un process de vente et à chercher dans votre disque dur des vieilles brochures que vous avez faites…



Un bon programme pour occuper les 8 heures que vous avez décidé de consacrer à votre quête.

Ben oui, parce qu’après avoir répondu à toutes les annonces de la ville et commencé un harcèlement en règle de toutes les agences… Il faut bien trouver une autre occupation !


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