Jan 10

Papillomavirus Humain : Attention danger !

Category: Safer Sex by AL

Changeons un peu de sujet, pour aborder quelque chose de plus « grave »… C’est moins marrant mais c’est important !



Le Papillomavirus Humain, couramment surnommée PHV, peut nous pourrir la vie, à nous les filles.

Et si je vous en parle, ce n’est pas juste pour mon plaisir (Non, non, je n’ai pas de passion particulière pour les virus sexuellement transmissibles !), mais parce qu’une sourde inquiétude m’étreint…

Depuis un certain temps, j’entends beaucoup parler de cette petite bestiole.

Un nombre significatif de mes copines ou des copines de mes copines ont choppé ce truc. Ça signifie que statistiquement, nos risques d’y passer ne sont pas négligeables. Nous nous devons donc d’être un minimum informées à ce sujet.



Et justement, de l’information à propos de ce papillomavirus, on en manque un peu.

On connaît vaguement son nom (AH oui ! Le Papillon virus ?!!), mais on ne sait plus trop comment il s’attrape, comment on s’en rend compte et si c’est grave. C’est le genre de trucs auquel on a tendance à s’intéresser quand il est déjà trop tard



Réparons donc cette erreur !



Je ne vais rentrer dans une explication très scientifique, mais voici juste quelques basiques à connaître, et vous pourrez en parler avec votre gynéco la prochaine fois que vous aurez le grand bonheur de le voir…



Donc :



- Il existe plein de papillomavirus différents dont certains donnent des infections génitales. Ceux-ci sont sexuellement transmissibles (c’est l’Infection Sexuellement Transmissible la plus fréquente sur la planète).



- Le risque de faire un jour une infection à PHV est de 80 à 85% chez les personnes sexuellement actives.

Chez la femme, le pic de prévalence (nombre de cas dans une population donnée) se situe entre 20 et 24 ans (donc une période critique où le multipartenariat, qui augmente évidemment les risques de contamination, est fréquent).



- Le virus infecte la paroi génitale par contact direct muqueuse/muqueuse (ou même peau/muqueuses).



- Le préservatif diminue significativement les risques de contamination mais ne l’annule pas complètement (on peut être infecté juste lors de contacts génitaux sans rapports sexuels).



- La période d’incubation est très variable (3 semaines à plusieurs mois en général).



- 80% des infections sont asymptomatiques (donc on ne s’en rend pas compte) mais guérissent sans traitement.



- Le problème, et c’est là que ça se gâte, ce sont les autres ! Elles peuvent dégénérer en cancer du col de l’utérus (au bout de 15 ans en moyenne) si elles ne sont pas traitées. Le PHV serait responsable de 80 à 100% des cancers du col (et inversement, le risque de cancer chez la femme non infectée est quasiment nul).



Ce petit virus peut donc avoir de graves conséquences, et étant donné sa prévalence, mieux vaut s’en méfier.

Il est donc impératif de se faire dépister.

Pour nous, les femmes, la meilleure façon de dépister une infection à papillomavirus est le frottis du col utérin. C’est une des raisons pour lesquelles il est très important d’aller régulièrement chez son gynéco faire des frottis (une fois pas an).



- Si des lésions sont découvertes, le traitement consiste à tenter de les détruire, au laser par exemple.





Voilà… Les deux mots à retenir sont donc encore une fois prévention (préservatifs) et dépistage (frottis)…



Si vous voulez des infos bien plus scientifiques et plus complètes, vous pouvez par exemple aller , ou .


2 Comments so far

  1. marylou January 10th, 2007 7:47 pm

    y a pas un petit foutage de gueule là, poulette…faites ce que je dis pas ce que je fais!!!!

  2. AL January 10th, 2007 8:55 pm

    Aaahhh, dis pas des choses comme ça !

    Y a des gens qui vont croire n’importe quoi en te lisant !