Archive for April, 2007
En vrac again
- Je viens de me prendre un billet d’avion pour faire un bref aller-retour à Lyon le week-end prochain, ce qui aura le quadruple avantage de me permettre : de voter, de voir quelques personnes, de régler certains détails administratifs et de récupérer quelques affaires en vue d’un déménagement imminent, du moins je l’espère.
- Effectivement, la recherche d’un logement en collocation occupe une grande partie de mon temps libre et de mon esprit. J’ai déjà largement abusé de l’hospitalité qu’on a eu l’immense bonté de m’offrir ici… Il faut donc que je laisse un peu de champ libre à mes hôtes dès que possible. Or ce n’est pas si facile de trouver, c’est même assez horrible, même quand on a revu ses critères à la baisse et son loyer maximum à la hausse… Dur, dur. Une nouvelle épreuve à surmonter, une nouvelle étape à franchir et comme d’hab’, la vie a décidé que j’allais en chier… Mais c’est pas grave, ça va finir par le faire, j’essaye juste de calmer mes nerfs et d’éviter de sombrer dans la déprime…
- Oui, il m’arrive en ce moment de me sentir un peu seule au monde. C’est bizarre parce que je suis rarement seule mais je me sens souvent seule. C’est peut-être l’effet “printemps”…
- Le printemps, parlons-en. Il semble s’être installé ici aussi, depuis un bon moment déjà d’ailleurs. Les Irlandais sont tous en petite tenue, ils vont à la plage et ils se baignent. Pour eux, s’est quasiment l’été… Sauf que moi, je n’ai à priori pas la même notion de l’été qu’eux et je n’arrive toujours pas à sortir sans une écharpe et deux vestes. J’ai toujours froid et c’est chiant. Quand je pense à toutes mes magnifiques fringues d’été que j’adore et que je ne vais certainement pas pouvoir mettre (ou très peu), ça me fout les boules. En tous cas, les Irlandais sont carrément impressionnants au niveau de leur résistance au froid. Je pense que le poil roux est thermolactyl, c’est la seule explication plausible…
- Je traverse toujours une petite crise de l’écriture dans ce blog, comme vous avez pu le constater. Certainement en rapport avec ce vague à l’âme qui a du mal à me quitter ainsi que mes petits problèmes de logements et la culpabilité du squatteur qui va avec. Mais bon, on va dire que ça ne va pas durer. On va tout faire pour…
L’amour à la Française
Changement dans la sélection musicale du vendredi… et oui, une fois n’est pas coutume, aujourd’hui, un peu de musique française.
D’habitude c’est pas trop mon truc la musique française… mais quand j’ai entendu cette chansonnette, j’ai tout de suite aimé…
Peut-être parce que la France me manque un peu de temps en temps…
Peut-être parce que l’amour me manque un peu de temps en temps…
Ou peut-être aussi parce que je me dis qu’un jour, à force de vivre ici, je vais me mettre à parler Français comme ça…
Les Fatals Picards - L’Amour à la Française
La PLquoi ?
Très souvent, quand j’explique ce que fait l’entreprise qui m’emploie désormais, c’est à dire concevoir et produire du matériel de PLV, je lis une grande incompréhension dans le regard de mes interlocuteurs. Et tout le monde me répond à peu près systématiquement : “Aaaaaaaahh … Bein, c’est bien ça” et le sujet se clos immédiatement, la conversation embrayant sur toute autre chose, genre la chaleur étouffante qu’il fait en ce moment à Dublin (18°C)…
Donc c’est chiant. Ça m’énerve (Bein non, connard, il fait pas une chaleur étouffante…).
Je vous propose donc un petit brief, très court-pas chiant, pour que vous puissiez vaguement savoir de quoi il s’agit et à quoi ça sert. Comme ça vous pourrez même me poser des questions fines et pertinentes, si un jour le sujet vient dans la conversation (ou que vous avez envie de me faire plaisir)…
La PLV ou Publicité sur le lieu de Vente correspond à l’ensemble des moyens de communication mis en œuvre par les entreprises pour promouvoir leurs produits sur le lieu de vente (plus globalement, on parle même maintenant plutôt de CLV ou CPV, pour Communication sur le point de vente).
La PLV regroupe donc tout le matériel publicitaire présent sur le lieu de vente, c’est à dire dans les magasins, boutiques, hypermarché, etc. Par exemple, ce sont les présentoirs, affichettes, stands, stop-rayons, totems, signalétique, etc.
L’objectif de la PLV est de pousser le produit vers le consommateur (marketing push) par une mise en évidence efficace et donc (forcément) d’en augmenter les ventes. Dernier maillon de communication entre le produit et le consommateur, sa présence peut être décisive dans l’acte d’achat. Elle est souvent un puissant accélérateur de vente. Il faut en dire que, dans 50% des cas, la décision d’achat se fait sur le lieu de vente, l’enjeu est donc énorme.
Plus précisément, le matériel de PLV peut-être utilisé pour :
- Asseoir l’image de marque d’un produit et signaler sa présence dans le magasin,
- apporter de l’information aux consommateurs sur le produit,
- annoncer et permettre le fonctionnement d’une promotion,
- créer à l’intérieur du magasin, autour d’un produit, un univers affirmant son positionnement,
- annoncer toutes sortes d’opérations commerciales,
- apporter un message complémentaire saisonnier et promotionnel à la communication institutionnelle,
- déstocker un produit,
- mettre le produit en évidence dans le linéaire,
- provoquer l’achat d’impulsion.
Bis repetita ?
Depuis hier, une nervosité certaine m’étreint. J’ai l’estomac serré, l’esprit préoccupé. Ça me réveille le matin, ça m’empêche de dormir le soir, je suis inquiète. Tout ça parce que le souvenir d’un autre dimanche d’avril restera toujours dans nos mémoires… Le dimanche de l’horreur, le week-end de la honte, le jour où le pire est devenu possible…
Et comme depuis, chaque élection en France a eu un résultat reflétant d’une certaine irrationalité collective, on est quand même en droit d’être inquiets. Pour ne pas l’être, il faudrait être persuadé que les français savent tirer des leçons du passé… Or, rien n’est moins sûr.
Et le pire dans tout ça, il faut bien l’avouer… C’est que je ne vais pas voter ! En décembre, au moment où il aurait fallu m’inscrire à l’ambassade pour voter ici, je n’étais pas sûre d’être encore en Irlande au printemps. En février, quand je suis rentrée en France, au moment où j’aurais pu faire une procuration, je n’étais pas sûre d’être encore en Irlande au printemps. Ryanair et Aer Lingus se contrefoutant des élections françaises, il m’est impossible de rentrer, étant donné ma situation financière et l’impossibilité de poser des jours de vacances. Donc voilà, je me retrouve comme une con-con, condamnée à n’être qu’une spectatrice impuissante… Et c’est très dur.
Bon je vais quand même accompagner ma couz-coloc à l’ambassade tout à l’heure pour avoir l’impression de participer un minimum, et comme on a le câble depuis une semaine, je vais même pouvoir regarder les résultats en direct sur TV5 pour leur grande émission spéciale expatriés… La classe. Ou la grande trouille plutôt, encore pire qu’une finale de coupe du monde…
Mais c’est vrai que, quoi qu’il arrive, il y aura quand même eu une bonne nouvelle en ce dimanche 22 avril, l’OL est champion de France pour la 6ème fois consécutive… J’aurai au moins un truc pour me la péter demain au boulot…
Etat de Grâce
C’est un peu ce que j’ai vécu cette semaine au boulot. Un truc assez magnifique. La jouissance professionnelle. Le pied total.
Déjà parce que mon niveau d’anglais a fait un bon assez phénoménal et me permet désormais de me faire plaisir, vraiment plaisir.
En plus parce que je suis en train de tomber amoureuse de mon job. J’adore et je n’en reviens encore pas de la chance que j’ai eu… Comme quoi, ça aura pris du temps, mais j’ai décroché un truc plutôt idéal.
Ensuite parce qu’une grande histoire est en train de commencer entre Albert, mon chef, et moi. On s’entend super bien, on rigole vachement, on trip ensemble. Il faut dire que c’est un personnage vraiment attachant et relativement flamboyant.
Et surtout parce qu’on a vécu une semaine folle et magique en terme de business. Je n’avais jamais connu ça, n’ayant jamais bossé pour des entreprises qui génèrent de l’argent… Or c’est un truc vraiment jouissif. Remporter un budget, signer un gros contrat, compter les zéros que ça va rapporter…C’est trop bon, ce plaisir, cette excitation et cette fierté que tu ressens… Kiffant.
En plus j’ai fait un petit coup de maître cette semaine, du coup ma côte est au maximum, je suis devenue « leur petit trésor » et Albert a même décrété que je lui portais bonheur et que j’attirais les commandes… Ah, ah, ah ! Evidemment, c’est un peu exagéré mais bon, je ne le contredis surtout pas et je profite à fond, espérant que ça continue comme ça.
Ah, ça fait du bien… Y a pas à dire, s’éclater dans son boulot, c’est quand même le pied !
Comme une envie de secouer frénétiquement la tête ?
Et bien ce premier morceau est pour vous !
Maxïmo Park - Our Velocity
Et celui là, c’est pour bouger tout le reste du corps en s’imaginant dans une grosse décapotable, longeant les plages californiennes, le son à fond…
TechN9ne - Imma Tell
Chacun cherche son chat
Un petit peu dur de trouver le temps et l’énergie d’écrire ici en ces jours-ci.
J’ai un peu trop la tête dans le guidon pour arriver à prendre un minimum de recul et arriver à écrire quelque chose de correct.
J’ai un peu trop le cerveau en ébullition (à cause d’une surchauffe quotidienne au boulot) pour arriver à penser et à parler de sujets divers et passionnants.
Et j’ai un peu trop de trucs qui me torture l’esprit pour arriver à aborder d’autres thèmes que moi-même (ou la recherche d’un appart, ma grande angoisse du moment). Or ce n’est pas toujours hyper constructif et hyper intéressant donc je préfère m’abstenir pour l’instant.
Sachant que ça risque de ne pas durer, ma propension à partager mes problèmes cons ou à parler de trucs pas passionnants étant quand même, somme toute, énorme.
Jolie musique pour joli vendredi
Voilà… Pas grand chose à ajouter, la chanson se suffit à elle-même…
The Congos - Fisherman
T’as du coca, t’as des mentos….
Et bien tu peux t’éclater et faire de l’art…
Comme ces deux jeunes hommes qui font des trucs assez fous, à voir ici.
Comme quoi, grâce au net, on peut avoir des activités assez dingues dans la vie. Si on t’avait dit, il y a 15 ans, que tu pourrais passer ta vie à jeter des mentos dans du coca et en vivre, tu l’aurais cru ?
Oui, la limite, n’est toujours que celle de notre imagination.
Tout ça pour dire qu’il a bien raison Steve quand il nous dit “Stay hungry, stay foolish“.
Du beau temps, du renoncement et des autruches
Un beau week-end vient de se terminer pour moi…
Déjà parce que c’était un week-end de quatre jours (rarissime ici), aussi parce qu’il a fait un temps splendide à Dublin (peu fréquent) et surtout parce que ma petite famille était venue me rendre visite. Et ça fait du bien un peu de visite !
On a arpenté la ville de long en large… D’ailleurs, je commence à maîtriser pas trop mal Dublin. Bon, il faut dire que ce n’est pas immense, c’est plutôt comme Lyon que comme Paris. Je commence à connaître quelques faits historiques, quelques anecdotes, quelques restos et quelques pubs sympas… Dans peu de temps, je serai un guide parfait. Avis aux amateurs !
Et surtout, je commence à me sentir vraiment bien dans cette ville. Moins paumée, moins “étrangère” qu’avant. Je commence à comprendre, à saisir, à ressentir l’âme de l’endroit et des différents quartiers. Je commence à me sentir à l’aise, un peu chez moi, moins “fake” qu’avant. Petit à petit, un monde est en train de se recréer autour de moi…
Pourtant, j’ai quand même du mal à gérer la séparation avec la France, Lyon et mon ancienne vie. Maintenant que les choses ici sont devenues bien réelles pour moi et qu’elles vont forcément s’installer dans une certaine durée, le moment est venu de tirer un trait sur ma vie d’avant.
Il est temps de passer à autre chose, de faire le deuil… Et c’est là que ça se corse… Parce qu’autant je suis heureuse d’être ici et déjà plutôt passionnée par mon boulot, autant une morne douleur m’envahit quand il s’agit de penser à commencer à liquider ma vie en France. J’ai, comme qui dirait, le cul entre deux chaises et… du mal à bouger. Mais pourtant il va falloir, il va falloir “couper le cordon” et renoncer définitivement à certaines choses. Et très concrètement, il va falloir vider mon appart, annuler et suspendre bon nombre de trucs, dégager ma voiture, démissionner de Aides, régler ma situation administrative, etc…
Bouuuhh. Quelle horreur ! Tout à coup, ça prend une tournure bien définitive tout ça, exactement le genre de tournure que je déteste. Oui, comme si le retour en arrière n’était plus possible. Mais l’ai-t-il vraiment ?
Bon…
Je crois que je vais encore adopter la technique de l’autruche pour un certain temps. Ne pas y penser, ne pas y penser, ne pas y penser… Je pourrais aussi adopter, pour ce soir, la méthode irlandaise. Boire, boire, boire…