Archive for May, 2007

La vie à trois

May 30th, 2007 | Category: La vie à Trois

La vie en colocation, c’est plutôt bien.

Plus facile que je ne le pensais, en tout cas pour l’instant.



Il faut dire que j’ai plutôt de la chance avec mes colocs…

Et puis vivre avec deux mecs qui ne sont pas le tien, c’est assez facile, pour peu que :

- Tu ne te préoccupes pas trop de la survie du lave-vaisselle… Parce que la pauvre machine galère un peu à laver des assiettes, des couverts et des plats encore tout collés de nourriture.

- Ta sensibilité anti-bactérienne ne soit pas trop heurtée par la vision d’une bouteille de lait ouverte qui traîne pendant deux jours hors du réfrigérateur (avant de finalement réintégrer la place qui aurait toujours dû être la sienne) ou par des bottes de chantier trempant dans levier qui viennent de subir un grand lavage avec tu-ne-préfères-pas-savoir quelle éponge.

- Tu apprécies de regarder chaque événement sportif diffusé par la télé irlandaise (et c’est énorme) : foot, rugby, football gaélique, hurling, championnat de billard, formule 1, etc. Voire même quelques soaps anglais qui font passer « Sous le soleil » pour une œuvre majeure de la télévision moderne.

- Tu aimes répondre à des questions fondamentales du genre « Quand une fille couche plus d’une fois avec un mec, est-ce que ça peut ne vouloir rien dire pour elle ? », « Quand elle dit qu’elle ne sais pas si elle m’aime encore, est-ce que c’est vraiment possible ? », « Tu crois que le tour en hélicoptère au dessus de Barcelone ça va l’impressionner ou la faire flipper ? ».

- Tu ne crains pas de sombrer dans l’alcoolisme. Tiens j’ai ramené une bouteille d’un super petit vin espagnol/italien/chilien/australien/sud africain/américain ! Ah cool, et moi j’ai ramené une bouteille de Bordeaux/Beaujolais/Bourgogne/Côte du Rhône ! Et il y a aussi le régulier : Oh, et si on allait au pub boire quelques pints ? Très dangereux, lui. Parce qu’apparemment, en France, on n’a pas vraiment la même notion du « quelques » que les Irlandais.

- Tu puisses résister à l’odeur quotidienne du bacon grillé sur un lit de chedar à 18h30 quand tu rentres du boulot ou à 23h30 quand tu vas te coucher, sans te jeter immédiatement sur le premier truc mangeable qui te passe sous la main.

- Ça ne te dérange pas de vivre provisoirement avec un chien parce que la maison de l’ex-femme de ton coloc vient de cramer et que, pour l’instant, elle préfère que ce soit lui qui s’occupe de leur progéniture canine.

- Tu décides de prendre intégralement en charge le ménage de la salle de bain.



Bein oui parce que justement, comme aucun d’eux n’est ton mec, tu ne peux jamais piquer une crise d’hystérie et leur balancer la bouteille de lait, l’assiette dégueulasse et les bottes de chantier à la gueule, leur dire que franchement le hurling, tu préfères encore mourir écartelée sur une place publique que de regarder ça plus de 3 minutes ou te mettre à hurler que son ex-femme tu t’en tapes profondément et que c’est le chien ou toi.

Non, tu ne peux pas.

Donc tu apprends. Tu apprends à accepter l’autre et sa vie, voire sa manière de vivre. Tu apprends à devenir un peu plus cool, un peu plus tolérante.



Bon et puis j’avoue que c’est pas franchement difficile en fait…

Et bien sûr, je n’ai pas parlé de toutes les bonnes choses : les oranges qu’on me presse le matin pour mon petits dej’, les soirées Lost tous ensemble, les barbecues, les feux dans la cheminée, les take-away chinois qu’on me ramène, les fous rires à cause du tour en hélicoptères, les conseils pour le boulot, les pints offertes, les « si tu veux je te dépose en voiture », les imprévus, etc.

Je n’ai pas non plus parlé du fait que j’ai annexé la salle de bain d’une manière prodigieuse, que je fais brûler allègrement ma bougie parfumée dans le salon (la même que ma couz-ex-coloc m’avait demandé de dégager immédiatement de ma chambre pour cause d’odeur canelle-orange pas supportable), que de temps à autre je branche mon iPod à fond sur la chaîne, que je fais fuir tout le monde du salon le mardi soir quand je regarde la redif de Grey’s Anatomy, qu’à priori ils vont bientôt se prendre un Bouddha, voire un Ganesh, voire les deux en plein milieu du salon et que je commence à bien l’aimer, finalement, ce putain de chien.


2 comments

Presque parfait

May 23rd, 2007 | Category: La vie à Trois

Bon, comme vous pouvez vous en douter, le wifi fonctionne toujours aussi mal à la maison. J’ai donc un peu de mal à actualiser mon blog (et à mettre de la musique, soit dit en passant). En plus, au boulot, je n’ai pas vraiment le temps d’utiliser Internet à des fins exclusivement personnelles. Et j’emploie quand même une partie non négligeable de mon temps libre à socialiser avec mes colocs afin de faire connaissance… J’essaye évidemment de me montrer sous mon meilleur jour (donc j’évite de rester enfermer des heures dans ma chambre avec mon ordi), toujours souriante, rigolote et agréable… Ça m’épuise complètement d’ailleurs, j’en peux plus… J’y passe une énergie phénoménale. Et le fait que je ne communique quasiment plus qu’en anglais n’arrange rien… Je commence à perdre en fraîcheur… Et le mot est faible, pour être tout à fait honnête, je devrais plutôt dire que maintenant, j’ai une tête de morte-vivante…





Enfin bref, on s’en fout… En fait, je voulais juste dire que malgré mes petits problèmes de connections Internet, je tenais à vous donner des nouvelles de mes expériences culinaires.

Bein oui parce que mine de rien, vous avez été nombreux, encore une fois, à me soutenir dans ce petit challenge… Et comme ce n’est pas fini (parce que, je vous le répète, cette petite plaisanterie va se répéter toutes les 3 semaines), n’hésitez pas à m’envoyer vos recettes, mais complètes si possible (le « Tu devrais faire un boeuf aux carottes !» ne m’est malheureusement pas d’une grande utilité, j’ai besoin de plus de détails…).



Donc après plusieurs jours de prise de tête, de réception d’idées recette sans recette ou de recette « super facile » pas du tout « super facile », j’ai craqué et investit 6€ dans un café Internet pour fureter dans la rubrique « Débutants » de marmiton.org.



Et ça n’a pas été facile de trouver quelque chose.

Et si ça n’a pas été facile, c’est parce que j’élimine directement toute les recettes qui :

- Nécessite des ustensiles ou du matériel trop élaboré (batteur à œufs, râpe à fromage, rouleau à pâtisserie, passoire à maille métallique garnie d’un linge humide, etc.). Je n’ai pas, je ne sais pas utiliser ou ça m’ennuie d’avance.

- Contiennent des ingrédients tout bizarres, comme : noix de veau, anses de porc, choux des Carpates, terikassimi, maïzena, piment d’Espelette, fève en cosse… Maisqu’estcequec’est ???!!? Je n’en ai pas la moindre idée. Et alors essayer de trouver ça ici et d’expliquer à je ne sais qui, ce que je cherche, ça non. Pas la force…

- Contiennent des mots barbares et incompréhensibles du genre, faire blanchir les oignons (Hein ??? Mais ils sont déjà blanc mes oignons !), chemisez le moule (mais oui bien sûr, et quoi d’autre ?), étancher les cacahuète (é-tan-cher-les-ca-ca-huè-tes ???), leur faire jeter le jus -aux calamars- (Mais qu’est ce qu’elle dit, elle ??!!!), etc..



Mais j’ai finalement trouvé la recette parfaite : poulet à la moutarde, à l’estragon et aux champignons. Classée dans le top 10 des recettes « Très facile », quasiment inratable (même moi, je maîtrise la cuisson des blancs de poulet), peu calorique et un peu sophistiqué, grâce à l’estragon…

Bon, la recette « Très facile » m’a quand même demandé 1h30 d’efforts intenses, une concentration extrême, sans un instant de répit et à 100% des mes capacités intellectuelles… Mais j’y suis arrivée et non sans un certain brio.

Je n’ai même pas eu besoin de feindre la satisfaction totale au moment de servir mon plat… J’étais réellement extasiée par le résultat. Et c’était vraiment très très bon. Mon coloc a adoré, je crois que je l’ai assez épaté, en tout cas j’ai fait honneur à ma réputation de française. Et le comble du comble : il m’a même dit que ça ce voyait que j’aimais cuisiner. Ah, ah, ah. Trop fort.

Mais c’est vrai que j’y ai pris un certain plaisir… Il faut peut être juste que j’apprenne à me décontracter quand je cuisine, c’est pas le concours de la magistrature que je passe…

Donc voilà, avec une petite salade tomate-mozarella en entrée et une tarte à la rhubarbe (achetée, il est vrai, mais je ne pouvais pas tout faire d’un coup), un petit vin blanc et une grosse fierté pour moi, c’était une super repas et une super soirée.



Tout était parfait.



Enfin presque.

Mon autre coloc avait jeté l’éponge et il était en train de dîner à 18h30 quand je suis rentrée, toute guillerette, pour me mettre aux fourneaux.

Le lâche !!!

Bon apparemment, ce n’est pas vraiment de ma faute. Il se nourrit exclusivement de pommes de terre et de burgers (au moins on connaît le menu de la semaine prochaine). Et quand j’ai essayé de lui dire que poulet-riz, c’était pas si différent, il n’a rien voulu entendre et d’abord, il aime pas le riz.

Bon… Oui, il est un peu immature comme dit Justin.

Donc, je n’ai pas insisté, je ne me suis pas laissé abattre… Et puis, finalement, j’ai réussi à l’avoir avec ma tarte à la rhubarbe. Ah, Ah !





Ah oui, et si vous voulez la recette (une valeur sure), c’est .


1 comment

Le lundi, c’est ravioli ?

May 17th, 2007 | Category: La vie à Trois

J’ai un nouveau défi à relever et ce n’est pas gagné d’avance…

Justin, mon coloc, a décidé de réactiver “la tradition du lundi” depuis mon arrivée, à savoir : le lundi (parce que sinon, le lundi, c’est pourri), on dîne tous ensemble, et chaque semaine, à tour de rôle, c’est l’un d’entre nous qui est responsable du repas.

Evidemment, quand je suis rentrée, lundi, et que je l’ai découvert aux fourneaux, une jolie table dressée et une bonne odeur fleurant dans toute la maison, j’ai trouvé ça génial.

Mais maintenant que c’est mon tour lundi prochain, c’est légèrement l’angoisse.



Et j’ai carrément la pression.

D’abord parce que Justin, en fin cuisinier, a mis la barre relativement haute, avec un repas complet (entendez donc, entrée + plat + dessert), raffiné et sain.

Ensuite parce que ma nationalité fait obligatoirement de moi, dans l’esprit des Irlandais, un fin cordon bleu, qui a appris à cuisiner dès son plus jeune âge, à la maison et à l’école (oui, ils sont persuadés qu’on a des cours de cuisines, va savoir d’où peut bien leur venir cette idée saugrenue).

Et enfin, j’avoue, parce que j’ai un peu menti lors de ma première visite à la maison… J’ai pensé que ça m’aiderai à passer pour la colocataire idéale et j’ai donc dis que je cuisinais plutôt bien (avec un petit air modeste) et que j’adorais ça…

Oui, je sais, c’est mal de mentir, mais j’ai remarqué que parfois, jouer sur les stéréotypes, ça aidait vachement (Mais bien sûr, mon fabuleux accent français va nous faire tomber les clients comme s’il en pleuvait !).



Mais la réalité est bien triste.

Je joue dans la catégorie “Piètre Cuisinière”. En fait, j’ai à peu près deux spécialités. Une espèce de salade de pommes de terre aux œufs, avec une sauce de ma création, dont je ne suis pas sûre qu’elle puisse être appréciée par d’autres que moi, surtout par des Irlandais, vu la quantité de moutarde (française) qu’elle contient. Et mon riz-poulet-crème cuit au wok, une valeur sûre, certes, au niveau des ingrédients, mais pas très raffiné, que j’évite donc de faire quand je suis plus que toute seule.



De plus, je souffre d’un handicap certain : je suis totalement dépourvue de créativité culinaire.

En gros, quand j’ai créé ma salade de pomme de terre et sa sauce légendaire, j’en ai mangé tous les deux jours pendant trois mois après. Même chose quand j’ai eu mon wok et que m’est venu l’idée folle d’y faire revenir du riz avec des morceaux de poulet et de la crème. Oui, c’est comme si mon cerveau bloquait dès qu’il s’agit de cuisiner.

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je hais profondément les supermarchés : je me retrouve toujours à errer comme une âme en peine au milieu des rayons sans jamais savoir quoi acheter… Et je finis toujours avec des trucs complètement dépareillés qui permettent rarement de faire un vrai repas. Donc avec de la tapenade, du brie, de la sauce soja, du sucre roux, du Bourgogne blanc aligoté, des cookies triple chocolat, de la mayonnaise, du gingembre confit et de la purée de marrons, tu fais… euh… Rien.



Et donc, pour lundi soir, les seules idées qui me sont venues pour l’instant sont : salade tomates-mozarella et quiche lorraine… WAOU !! Trop forte la fille !

Oui.

C’est la cata.



Je voulais aller vadrouiller sur marmiton.org pour trouver l’inspiration, mais vu l’état de la connexion internet, ça va pas être possible.

Il me reste aussi la bonne vieille solution d’appeler ma mère à la rescousse, pour une petite recette facile-et-qui-en-jette, et ça risque bien de se terminer comme ça…

A moins que je tente la technique du “noyage de poisson” en lançant une sorte de repas à thème du genre : “Le goût des chips, ou trente façons d’assaisonner une pomme de terre séchée“, “Mixe-moi, I’m famous ou Soup-party à la découverte de mélanges inédits de légumes moulinés“, “Sushis versus Nems versus Samousas, ou le choc des civilisations” ou enfin le sublime “Diet is for Tomorrow“, uniquement à base de mini sandwichs à tout, cacahuètes, noix diverses et fruits secs. Le repas à thème ayant l’avantage certain de n’être constitué que de choses que tu peux acheter déjà toutes faites…



Oui, oui, j’hésite, j’hésite. Et plus j’y pense moins j’ai d’idées.

Ah lala ! Ça sent les spaghettis carbonara à plein nez tout ça… Le tout étant peut-être juste que j’utilise la méthode de ma grand-mère : servir le truc le plus banal du monde en prenant un air extasiée et hyper satisfaite de moi-même. L’essentiel n’étant toujours t-il pas dans la manière de présenter les choses ?



Non ?!!

Bon alors, peut-être que mon autre grand-mère (celle dont apparemment je n’ai pas choppé le gène du génie culinaire) pourrait m’envoyer une petite recette (Mamie, si tu lis, aide-moi !!!!!!!!!).

Et si l’un d’entre vous à une idée, je prends !


6 comments

Just a fucking nightmare !

May 15th, 2007 | Category: General

C’est à peu près ce que je pense du résultat de nos élections, surtout quand je vois ce qui se passe une semaine après… De loin, c’est pas super beau à voir. C’est un peu la honte.



Et les Irlandais partagent cet avis. Mais sur une autre élection. Notre politique intérieure, ils s’en contrefoutent totalement et on les comprend, ils ont d’autres problèmes à régler et une autre honte à assumer.

Celle d’avoir terminés derniers au mythique concours de l’Eurovision.

Et pour eux, ce n’est pas rien. Ce peuple de grands musiciens et chanteurs, peut en effet se vanter d’être le pays qui a le plus souvent gagné l’Eurovision, six fois en tout.

Mais là, catastrophe ! Dernier des derniers, avec 5 petits malheureux points octroyés par je ne sais quel pays… Ce serait tout de la faute du nouveau système de vote qui les désavantagerait totalement, favorisant des votes de complaisance régionale. D’ailleurs, selon eux, il est quasiment impossible désormais qu’un pays n’appartenant pas à l’ancien bloc de l’Est gagne. Ils sont trop nombreux, on ne peut pas rivaliser ! On va dire que la même mésaventure atroce est arrivée à la France cette année, puisque nous sommes nous-même dans le trio perdant.



Mais alors ce qui a fait encore plus mal que mal aux Irlandais, c’est que, contrairement à la tradition (de repentance, je présume), l’Angleterre ne leur a même pas accordé l’ombre d’un minuscule point. Et ça, ça les a achevés. Fucking English ! Can you believe it ?! Oh my god ! This is just a fucking nightmare !


No comments

Home, sweet home

May 13th, 2007 | Category: La vie à Trois

Vous ne pouvez pas savoir comme je me sens bien dans ma nouvelle maison et dans mon nouveau quartier. J’ai vraiment eu une chance incroyable. C’est dingue. Comme quoi, la vie vous rend toujours, à un moment donné, ce qu’elle vous a pris à un autre.

J’adore la maison, elle est absolument agréable à vivre, idéalement située et mes colocs… assez géniaux. La vie avec eux est facile, sans prise de tête et je me suis immédiatement sentie à l’aise, adoptée.



Les présentations s’imposent.



La maison (je voulais attendre le soleil pour prendre des photos, mais je n’ai pas pu… J’étais trop impatiente de vous la montrer) :





























Mes colocs :



Justin, le propriétaire de la maison. La quarantaine. Chef d’une entreprise de rénovation. Il fait pas mal de business dans l’immobilier, achète, retape et revend des maisons à Dublin. Divorcé. Deux fils. Un mec adorable, une espèce de loup solitaire, impressionnant et doux à la fois… un peu nounours en somme, quoique je ne me risquerais pas à le faire sortir de ses gonds. Bon vivant. Travailleur acharné. Ce qui, en plus de son mariage, lui a coûté quelques sérieux ennuis cardiaques. Donc maintenant, plus de cigarettes, poisson et legumes à chaque repas (enfin presque), jogging trois fois par semaine (à 23h00, parce que par contre, il n’a pas l’air de travailler moins) et un peu moins de vins…

Signe particulier : N’est pas gay contrairement à ce que j’avais pensé au début.



Robin. La trentaine approchant (mais un peu moins vite que moi). Originaire du Kerry (sud ouest de l’Irlande) donc un débit et un accent… intéressant. Spécialiste du développement des entreprises Internet qui vendent du voyage, donc peut voyager dans le monde entier sans jamais payer l’hôtel, même au fin fond du Brésil. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait l’année dernière pendant 6 mois (les jeunes Irlandais le font tous). Un grand type dégingandé, pas super beau et hyper sensible. Il vient de traverser une grosse crise depuis qu’il s’est fait larguer comme une chaussette à Noël dernier par le premier grand amour de sa vie. Une Espagnole que depuis il appelle tous les jours sans exception et qui ne lui a jamais répondu sauf mercredi dernier, “le plus beau jour de sa vie”. Depuis c’est le bonheur et il part bientôt à Madrid pour la voir, comme il ne paye pas le très bel hôtel qu’il s’est trouvé là bas, c’est pratique tu comprends.

Signe particulier : Est bourré au bout de deux pints. Le premier Irlandais que je rencontre qui ne tient pas l’alcool.



Voilà…

Le petit “plus” de la maison : on peut fumer à l’intérieur (mais bon, j’essaye de ne pas trop en abuser pour ne pas perdre les bonnes habitudes).

Le petit “moins” : un wifi qui fonctionne super mal (d’ou mon silence des derniers jours) et qui va demander une nouvelle organisation. Oui… j’attends un peu avant de me lancer dans une révolution de l’Internet à la maison… Je ne voudrais pas passer pour une chiante.


6 comments

Le truc du flacon

May 10th, 2007 | Category: General

Me voilà dans ma nouvelle maison. Heureuse.

Mon arrivée s’est super bien passée et je sens que je vais me sentir bien ici.

Je me sens déjà bien d’ailleurs, en fait.



J’étais un peu angoissée quand même, j’avoue, par la perspective de la collocation. Ça ne m’était jamais arrivé, en tout cas pas avec des inconnus. Et, à presque 30 ans, ça m’apparaissait même, dans un sens, comme une certaine forme de régression. Régression par rapport à une sorte d’idéal de vie que j’ai pu avoir quand j’étais plus jeune. C’est sûr qu’à 20 ans, quand vaguement je pensais à ce que pourrait être ma vie dix ans plus tard, ce n’est pas vraiment ça que j’imaginais. C’est clair.

J’avais en tête des schémas plus traditionnels.

Mais après tout. Tant pis. Voire tant mieux.

Même si mon chemin n’aura pas été celui que j’aurai pu imaginer, il aura eu l’avantage d’être riche en expériences diverses et en voilà une nouvelle.

Et finalement, plus le temps passe, moins j’ai l’impression de perdre mon temps.



Waou, et pile au moment où j’écris ça, le soleil fait soudainement sa première apparition de la journée, avec l’arc-en-ciel absolument dément qui va avec. Si c’est pas un signe ça ?

Ça veut dire : « Mais oui, t’as pas perdu ton temps ! Mais oui ça va être bien ! C’est pas grave si t’as presque 30 ans, que t’es pas maquée et que tu vis en colloc ! ».

Qu’importe le flacon, tant qu’on à l’ivresse.


2 comments

La phrase qui pourrait vous tuer

May 05th, 2007 | Category: Irish Stew

Je rentre en France demain. Et je suis toute contente même si c’est seulement pour 24 heures. Il faut dire que je rêve d’une entrecôte grillée aux échalotes depuis des semaines… Grands bonheurs en perspective.



Par contre, il y a certaines phrases que j’espère vraiment ne pas entendre, au risque de me mettre à frapper violemment mon interlocuteur. Du genre :

- Oulala ! Bein t’es toute blanche, y pas de soleil dans ton pays ?

- Pfffff ! J’en peux vraiment plus. Il fait 28°C depuis un mois, c’est ho-ri-ble. Il fait vraiment trop chaud. On n’a même pas eu de printemps, c’est trop triste.

- Euuuhh ???!! Il y a un problème avec les esthéticiennes à Dublin ?

- C’est vraiment la folie ici les prix en ce moment. Tout a augmenté ! Tu ne devineras jamais combien on paye pour un café maintenant.

- Aaah …, c’est sympa ce petit haut. Très, euuhh, …, intéressante la mode irlandaise.

- Oh, t’as grossi ! C’est joli, ça te va bien !

- Bein, pourquoi t’as pris ton manteau ?

- Aaaahh, vous avez de la chance vous en Irlande, vous avez des gros salaires…

- Alors, ils sont beaux les Irlandais ?

- Tu vas te marier avec un Irlandais, du coup ?

- Wa-ou ! Je suis trop heureux que Sarko ait gagné. Au moins lui, il va faire quelque chose de concret pour la France.

- Bon mais tu t’en fous de toute façon du résultat des élections, tu ne vis plus ici…



Les réponses que je pourrais faire étant, dans l’ordre : Si, mais sous trois couches de fringues, c’est plus dur de bronzer – Nous, si – Non, mais comme il n’y en a que trois, les délais d’attente sont assez longs – Non, c’est toi qui ne devinera jamais combien il coûte à Dublin – C’est Mango connasse, il n’y a PAS de mode irlandaise – Oui c’est ça, redis le et je te fous un coup de boule - L’habitude, sûrement – Ouais, et des gros loyers aussi – Si t’aimes le roux, oui – Dans la mesure où avoir des enfants roux est mon pire cauchemar, j’aimerai mieux éviter - … (bug dans mon cerveau) – En fait non, j’aimerai bien ne pas devoir me priver d’entrecôtes aux échalotes tout ma vie.

J’aimerai mieux éviter.



Vous voilà donc prévenus si vous me croisez.


3 comments

Femme au bord de la crise de nerf ?

May 04th, 2007 | Category: My Ipod is happy !

Une sélection musicale du vendredi très féminine, histoire de faire un peu de propagande. Du doux et du plus trash, à l’image des sentiments qui se bousculent souvent en nous.



Commençons par le trash, avec une chanson qui illustre assez bien les boules que je me suis prise aujourd’hui quand j’ai découvert les résultats des derniers sondages concernant les élections en France. 45%-55%. C’est pas juste du clivage gauche/droite. Ça pue un peu le machisme rampant, assaisonné d’un brin de “vieillerie”.



Yelle - Je veux te voir



Et finissons par la douceur, avec une deuxième chanson en forme de question. Une bonne question d’ailleurs. Parce que vraiment, parfois, on se demande.



Vanessa Paradis - Que Fait La Vie ?


2 comments

Réfléchir avant d’agir

May 04th, 2007 | Category: General

Si vous avez un peu de temps ce soir et demain, aller faire un tour par ici.


No comments

Tourner une page

May 03rd, 2007 | Category: General

Dublin, le 29 avril 2007







Chers amis,



C’est avec beaucoup d’émotion que, par cette lettre, je vous annonce ma démission de AIDES et la fin de mon volontariat.



Comme vous le savez, la vie m’a conduite vers d’autres cieux, en l’occurrence ceux de l’Irlande et de ses verts paysages. Les opportunités professionnelles que j’ai trouvée ici m’empêchent d’envisager un retour à court terme et je vais poser mes valises un petit moment dans cette contrée attachante.



Je ne vous cache pas que ce départ de AIDES me coûte beaucoup. C’est avec une grande tristesse que je dois mettre fin à cet engagement qui fut une partie de ma vie pendant plus de six années.



D’abord parce que justement, cet engagement auprès des personnes séropositives et dans la prévention du VIH était profond, fort et sincère.



Ensuite parce que j’ai vécu, pendant toutes ces années à AIDES, une aventure humaine extraordinaire, au fil des rencontres, des événements et des amitiés qui se sont tissées. Tous ces souvenirs, toutes ces personnes, tous ces échanges, je ne les oublierai jamais. Ils m’ont aidé à grandir, à avancer, à devenir en partie la personne que je suis aujourd’hui, plus riche de tellement de choses, plus forte, plus consciente.



Et enfin, ne l’oublions pas, parce que AIDES a été ma première expérience professionnelle et que j’ai eu la chance d’y côtoyer des gens qui m’ont beaucoup appris et auprès desquels j’ai pris beaucoup de plaisir à venir travailler chaque jour.



Je tenais donc à vous remercier tous, de tout mon cœur, pour tout ce que vous m’avez donné, pour tous ces moments partagés…

Ils sont pour moi infiniment précieux, à jamais dans ma mémoire et vous, à jamais dans mon cœur.



Mon combat dans la lutte contre le sida ne s’achève pas pour autant. Il sera toujours en moi. Et toujours, je m’efforcerai de porter la parole des personnes séropositives, de transmettre les messages de préventions et de soutenir la lutte contre le sida par les moyens qui seront à ma disposition.



Je souhaite et j’espère que nos chemins se recroiseront.



Avec toute mon amitié et toute mon affection,



Anne-Laure







Et en plus, j’ai reçu en réponse un très très belle lettre qui a fait saigner mon petit coeur fragile…


No comments

Next Page »