Home, sweet home
Vous ne pouvez pas savoir comme je me sens bien dans ma nouvelle maison et dans mon nouveau quartier. J’ai vraiment eu une chance incroyable. C’est dingue. Comme quoi, la vie vous rend toujours, à un moment donné, ce qu’elle vous a pris à un autre.
J’adore la maison, elle est absolument agréable à vivre, idéalement située et mes colocs… assez géniaux. La vie avec eux est facile, sans prise de tête et je me suis immédiatement sentie à l’aise, adoptée.
Les présentations s’imposent.
La maison (je voulais attendre le soleil pour prendre des photos, mais je n’ai pas pu… J’étais trop impatiente de vous la montrer) :






Mes colocs :
Justin, le propriétaire de la maison. La quarantaine. Chef d’une entreprise de rénovation. Il fait pas mal de business dans l’immobilier, achète, retape et revend des maisons à Dublin. Divorcé. Deux fils. Un mec adorable, une espèce de loup solitaire, impressionnant et doux à la fois… un peu nounours en somme, quoique je ne me risquerais pas à le faire sortir de ses gonds. Bon vivant. Travailleur acharné. Ce qui, en plus de son mariage, lui a coûté quelques sérieux ennuis cardiaques. Donc maintenant, plus de cigarettes, poisson et legumes à chaque repas (enfin presque), jogging trois fois par semaine (à 23h00, parce que par contre, il n’a pas l’air de travailler moins) et un peu moins de vins…
Signe particulier : N’est pas gay contrairement à ce que j’avais pensé au début.
Robin. La trentaine approchant (mais un peu moins vite que moi). Originaire du Kerry (sud ouest de l’Irlande) donc un débit et un accent… intéressant. Spécialiste du développement des entreprises Internet qui vendent du voyage, donc peut voyager dans le monde entier sans jamais payer l’hôtel, même au fin fond du Brésil. C’est d’ailleurs ce qu’il a fait l’année dernière pendant 6 mois (les jeunes Irlandais le font tous). Un grand type dégingandé, pas super beau et hyper sensible. Il vient de traverser une grosse crise depuis qu’il s’est fait larguer comme une chaussette à Noël dernier par le premier grand amour de sa vie. Une Espagnole que depuis il appelle tous les jours sans exception et qui ne lui a jamais répondu sauf mercredi dernier, “le plus beau jour de sa vie”. Depuis c’est le bonheur et il part bientôt à Madrid pour la voir, comme il ne paye pas le très bel hôtel qu’il s’est trouvé là bas, c’est pratique tu comprends.
Signe particulier : Est bourré au bout de deux pints. Le premier Irlandais que je rencontre qui ne tient pas l’alcool.
Voilà…
Le petit “plus” de la maison : on peut fumer à l’intérieur (mais bon, j’essaye de ne pas trop en abuser pour ne pas perdre les bonnes habitudes).
Le petit “moins” : un wifi qui fonctionne super mal (d’ou mon silence des derniers jours) et qui va demander une nouvelle organisation. Oui… j’attends un peu avant de me lancer dans une révolution de l’Internet à la maison… Je ne voudrais pas passer pour une chiante.