La quiche loraine, son cœur brisé et le début d’une quête
Deux drames ont secoués notre petite maison hier.
Deux drames malheureusement prévisibles.
Deux drames d’une gravité qu’on pourrait considérer équivalente, selon le point de vue qu’on décide d’adopter.
Un drame culinaire
Ce qui devait arriver, arriva.
Je me suis lancée hier soir dans la confection d’une quiche loraine (conformément à la tradition du lundi dans ma maison, c’était à moi de cuisiner). Une quiche loraine ! Quelle extravagance, me direz-vous ? Oui et c’est surtout qu’après mon plat chinois complètement foiré d’il y a deux semaines, j’avais décidé, pleine d’humilité, de revenir aux basiques. Et autant on peut facilement se trouver des excuses à rater un plat chinois, autant planter une quiche loraine, ça fait mal.
Et je l’ai fait : erreur fatale dans le choix de la pate, quiche toute noire-carbonisée dessus et toute molle-pas cuite à l’intérieur… L’HOR-REUR. J’ai donc sincérement faillit pleurer en voyant le résultat et en repensant à toutes mes copines me disant “Trop cool la quiche loraine, totalement inratable et toujours assez impressionnant”. Et pour être impressionné, mon coloc a été relativement impressionné. Je crois que j’ai même été percée à jour : il a découvert que je n’étais pas du tout un cordon bleu…
Donc, quand il s’est poliment écrié que c’était “bon” et, au moins, vachement “healthy”, je n’ai pas osé l’achever en lui revelant la teneur des quatres ingrédients principaux. Evidemment que la crème, l’emmental, les oeufs et les lardons c’est vachement “healthy” !!!
Un drame amoureux
Ce qui devait arriver, arriva.
L’ex-copine de mon colocataire Robin l’a appelé dimanche soir pour lui dire qu’elle avait rencontré un autre mec et qu’elle ne voulais plus jamais le voir. Résultat : la dépression rampante dont il souffrait depuis des mois a pris un tournant radical. Il a donc tout planté hier, boulot et maison, et est rentré chez ses parents dans un état, à mon avis, proche de l’hospitalisation d’urgence. Assez glauque à vivre en direct.
Presque pire que la quiche loraine, je vous l’accorde.
Enfin ça dépend…
Ça dépend du point de vue qu’on décide d’adopter.
Donc voila, on cherche un nouveau coloc maintenant…