Oct 29

Balade à Amsterdam #2

Category: Hors d'Atteinte by AL

Mais Amsterdam, c’est avant tout une atmosphère.

Quelque chose qui flotte dans l’air.

Quelque chose d’étonnant pour une ville d’Europe.

Du cool.

C’est peut-être parce que le fameux pragmatisme hollandais a affranchi le pays de certains des interdits qui pèsent lourds dans nos sociétés.

Le sexe et les drogues douces décomplexés rejoignent l’alcool dans le monde des “autorisés” et il règne ici une ambiance hédoniste des plus agréables à vivre.





Amsterdam Chill out



Qu’il fait bon glander dans cette ville.

On la croirait faite pour ça parfois. Organisée juste pour qu’on s’y sente bien et surtout, qu’on prenne le temps de s’y sentir bien.



Il y a tous ces endroits au bord des canaux où chacun peut choisir sont mode de “petits plaisirs” personnel.



A la roots, façon hippie, allongés sur des tapis au bord de l’eau par exemple.







Ou plus chic, comme au Café de Jaren, une terrasse assez magique pour petit-dej inoubliable…





(Photo : www.amsterdam.info)







Il y a les cafés bruns…









Alors que la plupart des touristes se jettent dans les coffeeshops, ils passent à côté de l’institution n°1 aux Pays-Bas : les cafés bruns (brown cafés) et leur bière non moins brunes. Ils tiennent leur nom de la couleur nicotinique qui imprègne les murs.

Les Néerlandais de tous âges se retrouvent dans cette ambiance marron pour boire leur bière forte et délicieuse, ainsi que pour fumer un maximum de cigarettes (Oui, le “Smoker Ban” n’est pas encore d’actualité ici. Merci mon Dieu !). La déco est souvent faite de bric et de broc. Les lumières sont chaudes, comprenez “jaune”, l’atmosphère est intimiste et chaleureuse. Tout un aspect de la culture néerlandaise y est visible : solidarité, proximité, simplicité, hédonisme. On se croirait presque dans la cale d’un bateau en train de voguer.

Et les Hollandais sont de grands brasseurs, comme leurs voisins belges et allemands, le choix est donc au rendez-vous.











Amsterdam Transgressif



Libéraux, les hollandais ont accepté la nature humaine et ses penchants, même les plus tabous (pour faire des affaires bien sûr… le pragmatisme, toujours le pragmatisme…).





Le sexe dans le quartier rouge



Chaque port a son quartier où les marins venaient dépenser leur solde en sexe et en alcool.

Amsterdam a l’un des plus connus au monde, le « Walletjes » (les petits murs), célèbre sous le nom de Red Light District ou Quartier rouge.







Le quartier abrite de nombreux sex-shops, maisons closes, théâtres et cinémas. Il se serre pour l’essentiel autour de l’Oude Kerk, la plus ancienne église d’Amsterdam.





(de jour)



Ici, les prostituées sont en vitrine et proposent leur charme aux passants. Une petite lumière rouge affiche leur disponibilité. Ceci n’est pas une nouveauté. Déjà au 17 et 18ème siècles, les femmes abandonnées pendant des mois par leurs marins de maris se baladaient dans les rues avec une petite lumière rouge indiquant qu’elles vendaient leurs charmes contre les quelques pièces qui leur manquaient tant. On dit aussi qu’elle s’affichait dans devant leurs fenêtres, d’où la “tradition” des vitrines.





(Photo : www.amsterdam.info)



C’est évidemment un peu perturbant, notamment pour nous les femmes. On y va pour jeter un œil (voyeur ? Pas sûr… Pas dans la mentalité d’ici, semble-t-il.), se faire une opinion, et parce que c’est plutôt joli finalement toute ces lumières rouge la nuit…

Mais on ne s’y sent pas très à l’aise et on y reste peu de temps.

Ça a le mérite en tout cas d’interroger notre rapport au sexe et à la prostitution ainsi que nos convictions quand à sa légalisation.

Personnellement, ça m’a moins choquée que je n’aurais pu le croire. Ça m’a moins choquée que les dizaines de camionnettes sordides dans certains quartiers sordides de Lyon et ça m’a moins choquée que certaines rues de Bangkok.

Ici les filles semblent plus en sécurité, leurs conditions de travail plus “convenables” et le regard porté sur elles infiniment plus tolérant.

Mais bon, ça reste de la prostitution…





(Petit monument pour le respect des travailleuses du sexe, juste devant l’église Oude Kerk. Et ça dit : Belle - Respect Sexworkers all over the world.).







Les drogues douces dans les Coffeeshops



Les Coffeeshops en Hollande sont autorisés à vendre de petites quantités de cannabis, et sont strictement taxés et règlementés par l’Etat.





(Photo : www.amsterdam.info)



Il y a 5 règles d’or (loi adoptée par le parlement en 1996 - mais la dépénalisation date des années 60-70) :

- Pas de drogues dures

- Pas de publicité

- Respect de l’ordre public

- Interdiction de vendre aux mineurs

- Pas plus de 5 g vendus par transaction et par personne



Les licences ne sont plus renouvelées en cas de fermeture, la municipalité voulant réduire le nombre de coffee shops au moins de moitié.

La culture, la vente et la consommation de cannabis sont toujours interdites par la loi, et tout détenteur et consommateur de cannabis risque en théorie une amende et une mise en garde à vue. L’Union européenne tente de freiner cette législation permissive, l’importation de drogue provenant des Pays-Bas causant un réel souci aux pays limitrophes. La légalisation pure et simple du cannabis n’est donc pas à l’ordre du jour.



C’est cette règlementation tolérante, qui dans les années 60 ramène Amsterdam au premier plan de l’actualité et en fait une ville de prédilection pour la génération hippie.







Dans la plupart des coffeeshops se trouvent un bar, proposant des boissons non alcoolisées, et un petit comptoir discret où se tient le vendeur de cannabis.

Chaque coffeeshop offre sa propre sélection d’herbe et de haschisch (il y a même un concour chaque année récompensant le meilleur). On peut en choisir la variété et la quantité sur un menu.

Attention, les avertissements des guides ne sont pas à prendre à la légère. Les variétés qu’on trouve ici sont plus (voire beaucoup plus) fortes que celles qu’on trouve usuellement sous nos latitudes. Il faut donc un peu d’humilité, sinon on ne retrouve pas son hôtel en sortant (surtout le premier soir !).





(Photo : www.amsterdam.info)





Les coffee shops abondent à Amsterdam, et présentent une large palette de styles et d’ambiances. Certains offrent une ambiance détendue, avec de la musique relaxante, d’autres une atmosphère plus psychédélique et rock’n’roll, voire techno à fond.









C’est donc sans hypocrisie que j’avoue y être allée. Et ce serait bien dommage à mon avis de manquer ça, même si on n’est pas un fumeur d’herbe. Mais ici, elle est vraiment bonne.

Et puis pourquoi en Thaïlande on devrait bouffer des cafards grillés, en Chine des scorpions en brochette et en Angleterre de la Gelly verte fluo, pour la découverte culturelle et l’ouverture sur le monde et ici passer à côté de ce joli petit pétard d’herbe cultivée avec amour et talent ? Hein pourquoi ? Et oui, aucune raison valable.

Et puis, en vous rappelant vos premiers joints, fumés en cachette, dans le noir, voire le froid, vous ressentez ici un grand sentiment de liberté… Rare…

Donc je vous conseille notamment le De Dampkring (29 Handboogstraat) pour son décors délirant et son ambiance authentique de petit coffeeshop de quartier. En plus, il y a Brad Pitt, George Clooney et Matt Damon qui y sont venus (pour tourner une scène de Ocean Twelve) et c’est un sentiment assez grisant de s’asseoir au même endroit que Brad, je vous jure (surtout que ça ne m’était jamais arrivé avant)…



Il faut aussi ajouter les “smart shop“, notamment spécialisés dans la vente de champignons hallucinogènes et autres substances détonantes. Mais je n’y suis pas allée, je ne peux pas vous en dire plus, en tout cas, c’est marrant à voir.











Voilà… que vous dire de plus… A part d’aller vous faire votre propre opinion sur tout ça, dès que possible.





Et pour finir, mes conseils pratiques pour un week-end à Amsterdam :

- Rembrandplein est un quartier idéal où loger (bien que peut-être pas le meilleur marché mais au diable l’avarice !). Central pour rayonner partout à pied, pleins de restos, bars et boîtes pour sortir le soir, desservi par le Tram qui arrive de la gare centrale (là où on arrive en prenant le train depuis l’aéroport).

- Prenez la carte I Amsterdam qu’on achète à l’office du tourisme (celui de la gare centrale par exemple). Elle vous donne droit à tous les transports en commun, les entrées dans les musées, une ballade en bateau sur les canaux, etc. pendant 24, 48 ou 72 heures (50 euros pour 3 jours par exemple… et on les rentabilise).





Source d’informations pour écrire ce billet : http://www.amsterdam.info/fr et http://www.vanupied.com/amsterdam.htm


1 Comment so far

  1. Fiold July 11th, 2010 8:10 pm

    Merci beaucoup pour ce petit article bien détaille et nous en apprenons enormement malgres quelque copier coller vu sur quelque site. peace

Leave a comment