Archive for October, 2007
Duplicité
Dove nous gratifie d’une nouvelle pub militante pour la beauté naturelle des femmes et l’estime de soi.
Ces bienfaiteurs de la cause des femmes ont commencé, l’année dernière, par nous montrer à quel point les photos de pubs n’avaient rien de naturel avec leur fameux spot “Evolution“.
Ils n’utilisent désormais plus que des filles « normales », nous en somme, pour vanter les mérites de leurs produits. Et il y en a pour tout le monde : la petite grosse vraiment grassouillette, la grande maigre toute plate, la fille pas trop grosse mais toute flasque, la fille avec un gros cul et pas de seins, etc. Un vrai plaisir des yeux !
Et dans leur dernière œuvre de Marketing viral, il nous alerte sur la dangerosité extrême de l’industrie de la beauté, et nous invite à tenter de protéger nos enfants.
Rien à dire. Ils ont raison.
Merci Dove.
Heureusement qu’il y a des marques éthiques !
Sauf que Dove, c’est quand même Unilever.
Et Unilever c’est quand même un peu l’industrie de la beauté aussi.
Et dans ce spot pour une de leur autre marque bien connue :
N’est-ce pas des milliers de filles super minces avec des seins énormes qu’on voit courir partout ?
Si bien et si triste à la fois
Ça pourrait résumer ce week-end de trois jours que je viens de passer avec ma famille…
Si bien parce que ma famille me manquait et que j’aime tant passer du temps avec eux…
Si bien parce qu’on a fêté mon anniv tous ensemble, bu plein de champagne, rigolé, mangé exclusivement des trucs supers bons… et qu’ils se sont tous unis pour m’offrir le cadeau de mes rêves…
Si triste, parce que perdre cette demi-finale de coupe du monde de Rugby, de cette manière (sans manière), contre les Anglais, c’est dur… Et il est passé où le French Flair (m’ont demandé les Irlandais) ? Le French Quoi ??!
Si triste, parce que c’est toujours dur de se séparer après avoir passé un si bon week-end…
Le mystère de l’homme et du lave-vaisselle
Comme vous le savez, j’ai la chance de vivre en collocation.
Et non pas avec un, mais avec deux hommes.
Bonheur incommensurable ou plaie hors du commun ? Va savoir…
La seule chose que je peux dire, c’est que c’est intéressant. D’un point de vue scientifique, tu apprends beaucoup sur le fonctionnement de cette espèce singulière dans son lieu de vie, sa maison, sa caverne à lui.
La première chose que j’ai appris fût : concernant la gestion quotidienne de sa caverne, l’homme ne fait jamais ce qu’il a dit qu’il allait faire…
Ou en tout cas, pas tout de suite.
Deux mois après, tu attends toujours les vis pour installer le nouveau meuble dans salle de bain (Si tu veux, je vais les acheter, dis moi juste quel modèle je dois prendre… Non, non, j’y vais demain, cette fois, c’est sûr !). Après trois jours sans câble, il n’a toujours pas appelé l’opérateur pour savoir d’où venait le problème, alors qu’il a insisté pour s’occuper personnellement de cette mission, on se demande bien pourquoi (Euuh, il y a Grey’s Anatomy demain, et c’est sur une chaîne cablée, on fait comment ???). Et c’est sans parler du fameux resto qu’il doit te faire découvrir lundi prochain depuis 34 semaines (t’as compté, t’as de la mémoire, toi…).
Bref, c’est assez chiant. Mais une fois que tu le sais, c’est plus simple à gérer (Non, non ! C’est bon, je m’occupe d’acheter le papier toilette !).
Mais en fait, il y a un truc beaucoup plus chiant…
Un truc totalement insupportable qui révèle toutes tes pulsions meurtrières : sa manière de remplir le lave-vaisselle.
Alors ça… ça tient du mystère le plus intégral.
Parce que quand même, il n’est pas complètement con, “self-made man” chef d’entreprise ou auditeur interne bardé de diplômes… On pourrait croire que remplir un lave-vaisselle de manière logique, intelligente et optimale pourrait être à sa portée, lui qui dirige 60 personnes ou qui audite les comptes de quelques unes des plus grandes entreprises du monde.
Et bien non !
Commencer par remplir le lave-vaisselle par le fond, mettre les verres à pieds dans l’emplacement prévu, les assiettes les une à la suite des autres, les bols en haut dans les petits crans, les casseroles intelligemment, etc… ça, il ne peut pas.
A chaque fois que tu ouvres ce putain de lave-vaisselle, tu as l’impression qu’il a été rempli par un enfant de 2 ans et demi, voire par un débile profond aveugle…
Donc, cette pauvre machine tourne fréquemment deux fois par jour à moitié vide mais sans aucun espace utilisable. Donc tu imagines bien la dépense d’énergie et d’eau inutile…
Et la Planète, elle meuuuuuuuurt !!!!!!!!!!!!!!
Mais comment un tel manque de sens pratique est-il humainement possible ?
Parce que nous les femmes, malgré ce soi-disant déficit dans notre représentation dans l’espace qui nous rendrait incapable de faire un créneau, on arrive à visualiser comment mettre une casserole au dessus d’une autre pour gagner de la place. Et comme je crois en l’égalité des sexes, je pense que le cerveau masculin est capable de la même prouesse (et nous de faire des créneaux, bien sûr).
Serait-ce alors un problème d’éducation ? Nos mères nous auraient-elles mieux appris, à nous qu’à nos frères, comment remplir un lave-vaisselle ?
Ou serait-ce juste qu’ils n’en ont profondément rien à foutre ?
Mais alors, comment leur faire comprendre que c’est important ?
Péter les plombs subitement ? Vider le lave-vaisselle en leur jetant tout son contenu à la gueule. Hurler comme une folle furieuse qu’on a jamais vu des gens aussi irresponsables et inadaptés à la vie en société. Et finir allongée sur le carrelage en sanglotant que Non, on ne veut pas que la planète elle meurt à cause de nous, que les africains ils meurent de soif avant de mourir du sida et que nos enfants soient tués par un tsunami à Palavas-les-Flots…
Tenter la méthode calme et rationnelle et essayer de les avoir sur leur terrain ? Organiser une présentation un soir, PowerPoint à l’appui avec des photos et des schémas détaillant étape par étape comment remplir correctement un lave-vaisselle. Aborder le manque de productivité et les pertes sèches engendrées par une telle organisation. Leur laisser un mémo auquel se référer un cas de doute, transformer ton numéro de portable en Help Line pour les urgences et organiser des séances de training intensif.
Je crains malheureusement que la première méthode soit la plus efficace… S’il ne me font pas interner juste après, ça devrait suffisamment les traumatiser pour qu’ils intériorisent bien le concept…
Si j’étais…


Un joli site qui flirt avec l’actualité pour nous faire réfléchir un peu, une jolie et triste Marseillaise, une grande cause… Un peu de votre temps ?
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Et bein, ça y est… Je suis une grande !
7 commentsUn week-end presque comme les autre
C’est mon dernier week-end où je n’ai pas encore trente ans…
J’ai essayé d’en profiter, de faire des trucs que j’aime bien…
Faire du shopping de manière irréfléchie
J’ai trouvé une petite tenue à porter demain soir pour fêter mon anniv… Vraiment petite. Encore une fringue que je vais porter hyper souvent, je le sens bien. Parce qu’à part à la plage, sur une île du pacifique, bronzée à mort et mince comme une anorexique toxico, ça le fait moyen… Il faudrait peut être que je me rappelle à moi-même plus souvent que j’habite en Irlande, pas aux Palaos. Comme quoi, même avec des années et des millions d’heures d’expérience, le shopping reste une science approximative. Mais bon, c’est pas grave, demain je serai quand même hyper contente d’être toute nue belle au resto… Et puis l’événement valait bien un petit investissement, même pas rentable.
Boire trop
Ça c’était hier soir, lors d’une soirée Rugby au Pub évidemment. Une soirée un peu folle forcément… Mais aujourd’hui, j’essaye de calmer le jeu parce que je me sens un peu malade (ouais, j’ai plus 20 ans et là, je m’en rends particulièrement compte). Et puis demain une dure journée m’attend parce que je vais au resto avec mes potes le soir et ça m’étonnerait bien que mon boss ne m’emmène pas déjeuner quelque part…
Passer de bons moments avec ma couz
… à discuter de tout et de rien au soleil dans un parc ou au Sushi Bar… Ça c’est trop cool… Parler du boulot qui est dur parfois, de Britney la pauvre quelle horreur, de Michalac qui est trop beau et trop fort, du régime du Professeur Dugland, de la vie, etc. Tout ça en voyant défiler des milliers de petits sushi trop jolis… Le pied.
Fumer des clopes avachie sur le canap en écoutant de la musique
Alors que normalement je devrais passer l’aspi. Ouais mais tu comprends, je suis un peu malade aujourd’hui, je le ferai demain… Et puis, je vais avoir trente ans. C’est pas si facile, ça m’angoisse un peu… Voilà, ça forcément c’est toujours agréable… Et puis, j’ai pas vraiment médité sur grand-chose, j’ai trop mal à la tête et j’ai un sushi en travers de l’estomac… J’ai juste un peu pensé à tous mes amis que j’aurai bien aimé voir demain, je me suis demandé qui allait m’appeler, si j’allais avoir des jolis cadeaux, etc.
Ouais, rien de bien extraordinaire, rien de bien fou, rien de bien créatif… Juste des trucs simples que j’aime… Un peu comme chaque week-end en fait. Sauf qu’aujourd’hui, je me sens un peu triste…
L’homme poilu qui fait briller le soleil !?
J’ai un petit problème technique donc ce vendredi sera seulement ovalien… Pas de musique ce soir. Mais j’espère régler ça au plus vite.
Et comment parler rugby aujourd’hui, sans évoquer les All Blacks ?
Cette fois ça y est, l’heure de la confrontation a sonnée ! Cela va donc être à notre tour de nous prendre leur Haka dans la gueule…
Et à voir tourner la pub Adidas sans arrêt, on ne peut que se rendre à l’évidence : elle est terrifiante cette chansonnette ! Et la choré aussi. A vous glacer le sang…
Aller… juste pour se faire peur…
Donc forcément, moi j’imaginais des paroles carrément sanglantes, du genre :
Et toi ! Regarde moi bien !
Regarde moi bien, j’ai dit !
On va te TU-ER !
N’essaye même pas de croire que tu vas survivre ! T’es déjà mort en fait !
On va mettre toute notre force ! Toute notre puissance du tigre !
On va écraser ta tête !
Arracher tes oreilles !
Disloquer tes genoux !
Casser tes deux bras !
Broyer ta cage thoracique !
Piler tes coudes !
Parce qu’on est les plus forts ! On a la puissance du tigre !
Et on saute très haut !!!!!!
Et puis en fait, ce n’est pas vraiment ça…
Traduction :
Ouais, ça perd un peu de son charme… Même Dan Carter, il a l’air un peu con tout d’un coup à s’exciter sur une histoire d’homme poilu qui va chercher le soleil pour le faire briller…
Les pubs de Dublin # Introduction
Bon aller, comme promis, parlons des Pubs dublinois… Parce qu’objectivement, si vous venez passer quelques jours dans la capitale du pays où la bière coule à flots (à très gros flots), les Pubs constituent l’une des attractions principales. En tout cas, l’une des plus sympathiques…
En arrivant à Dublin, on est évidemment toujours surpris par leur nombre, énorme. Mais aussi par leur taille, gigantesque en général. Si tu trouves un Pub petit, c’est que tu n’as pas vu la 2ème salle, puis la 3ème, puis l’étage, la cave et la cour… C’est souvent impressionnant, d’autant que l’extérieur est rarement révélateur de ce qui t’attend à l’intérieur.
Il faut dire que depuis une quinzaine d’années, de très grosses sommes d’argent ont été investies dans les pubs… On dira que l’offre s’est adaptée à la demande… Les Irlandais sont jeunes, ils ont de l’argent et le dépensent sans compter à coup de tournées générales. De plus, des masses de touristes débarquent chaque week-end à la recherche de sensations Guinessoises, les Américains « back to the roots », les Anglais cherchant de la bière moins chère, les Espagnols et les italiens à la recherche de fraicheur (c’est la seule explication que j’ai trouvé), les Français assoiffés de culture, etc.
On pourrait grossièrement classer les pubs en trois catégories : les pubs « traditionnels », les pubs « Trendy » et les pubs de quartier.
Les pub traditionnels, comme leur nom l’indique, sont comme on les imagine, dans la « pure tradition » irlandaise : avec du bois partout, un bar gigantesque alignant des dizaines de tireuses à bière, des centaines de bouteilles derrière, du vert et du rouge foncé sur les murs, des recoins partout, etc. C’est le pub irlandais par excellence, souvent touristique mais à ne pas manquer.
Les pubs « Trendy » sont les pubs modernes, les récents : « Concept bars » aux décors thématiques hallucinants, « dépouillés Zen » ou « Modern Irish » (le pub traditionnel relooké 21ème siècle) . On y croise la jeunesse dorée de Dublin, les jeunes actifs qui gagent du fric, des belles blondes en mini robes et des vieux beaux en Porsche, c’est un peu « Posh », un peu « People », mais ça vaut le détour.
Les pubs de quartier, c’est un peu le pub traditionnel mais sans les touristes. Il est souvent moins joli, mais vraiment authentique, dans le genre authentique un peu crado. C’est celui qu’on trouve à chaque coin de rue, dans tous les quartiers, partout. Ce serait un peu notre PMU à nous, avec ses habitués et ses piliers de comptoirs. Tout le monde s’y connaît, tout le monde s’y retrouve, le mardi soir, le mercredi soir, le jeudi soir, le vendredi soir, le samedi soir, le dimanche, etc. Il y a de la vieille moquette, de la tapisserie défraîchie, des photos de stars locales du foot ou du rugby aux murs, un match de Hurling à la télé, des vieux accoudés au bars et des grosses irlandaises habillées en Jogging rose… L’odeur de la bière macérée, imprégnée jusque dans les sièges, se mélange à celle de la graisse rance du Fish & Chips et ça sent même la clope (C’est bizarre je croyais que ça faisait plusieurs années qu’on ne fumait plus dans les pubs en Irlande ? Oui, oui, on ne fume plus… Jamais. Presque jamais…). Il faut y aller, c’est l’Irlande, dans toute sa réalité…
Et oui, vous n’allez pas vraiment avoir le temps de vous ennuyer à Dublin, ça fait beaucoup de choses à découvrir.
L’avantage, c’est que vous pouvez aller au Pub sans honte à partir de 17h00 le soir, voire 13h00 le samedi et le dimanche… Ça vous laisse donc pas mal de temps pour vous imprégner de la culture irlandaise…
Plein de questions, pas de réponses
Waou. Dans une semaine très exactement c’est mon anniversaire et j’aurais 30 ans.
A chaque fois que j’y pense, j’ai une espèce de vertige, une crise de panique. Comme quand tu découvres que t’es à découvert de 827€ depuis 5 jours ou quand tu t’aperçois que t’as signé un Bon à Tirer pour 10 000 affiches avec une énorme erreur dans la date. Le grand plongeon… L’impression d’étouffer… Le corps qui ne répond plus… La sensation horrible de perdre pied.
Et ça m’énerve prodigieusement de réagir comme ça.
C’est pas comme si c’était une surprise. Ça fait quand même un certain temps que je sais que je vais avoir 30 ans un jour et ça fait quasiment un an que je me prépare psychologiquement. Je pensais que j’étais prête. Je voulais passer ce cap dans la sérénité, éviter d’être une caricature de trentenaire fébrile, Bridget Jones de bas étages, qui se tape une crise d’angoisse… Mais cette crise serait-elle une fatalité, un passage obligé ? Personne ne pourrait-il y échapper ? Et pourquoi ? Qu’est ce qu’il y a de si terrible dans le fait d’avoir 30 ans ? Qu’est ce qui nous fait flipper à ce point ?
Parce que si on y réfléchit objectivement, 30 ans, ce n’est pas vieux.
Et je ne me sens pas vieille. Et je n’ai pas l’air vieille. Je suis plutôt bien conservée. On me demande même encore ma carte d’identité parfois, pour acheter de l’alcool ou pour entrer dans certaines boîtes. Et ce n’est pas seulement parce que je vais faire mes courses en Sweet Roxy ou que je me perche rarement sur 15cm de stilletos pour sortir (non, non !).
Avoir 30 ans serait-il une sorte d’étape psychologique ? Le temps d’un bilan ? Un moment où, événement oblige, chiffre rond, décennie, tu t’arrêtes et tu regardes derrière, puis devant ? Qu’est ce que j’ai fais ? Qu’est ce que je n’ai pas fait ? Qu’est ce que j’ai ? Qu’est ce que je vais faire ? Qu’est ce que je veux faire ? Et comment y arriver dans le temps qui m’est imparti ?
Et le fait se poser ce genre de questions, plus ou moins salutaires, plus ou moins nocives, ne t’amène-t-il pas immanquablement à faire des comparaisons ? A comparer ton petit bilan personnel à une sorte de norme établie ?
Et soudain tu découvres que tu n’es pas dans les clous, pas dans les bonnes cases, plus dans les statistiques ? Pas le bon boulot, pas le bon salaire, pas le bon mec, pas le bon nombre d’enfants, pas le bon Plan Epargne Logement, pas le bon Plan Retraite, pas le bon mode de vie, pas le bon régime alimentaire, pas le bon téléphone portable, pas le bon gommage-exfoliant pour le corps ? N’y a-t-il pas toujours un truc qui merde et qui te fait flipper voire même culpabiliser ? T’as pas tout bon et même si ce que t’as, c’est pas mal, ce ne serait pas suffisant ? Tu serais quand même obligé de flipper ? Ou alors de développer une force mentale hors du commun, une confiance à toute épreuve, une philosophie de la vie inébranlable ? Faire taire les doutes, exorciser les démons, génocider la peur ? Assumer tout, toujours, sans états d’âme ? Ou juste se bourrer la gueule pour arrêter de penser à toutes ces conneries ? Ou juste essayer d’être toi-même, de suivre ton cœur et continuer à chanter ?
Ouais, je sais pas…
Je m’égare un peu…
Je cois que le mieux pour ma santé mentale, c’est que ce putain de 8 octobre arrive rapidement et qu’on oublie tout ça…