Archive for November, 2007

In Love, etc.

November 27th, 2007 | Category: General

Il est si beau, si magique, si leger, si impressionant, si efficace…

Je l’aime deja comme une folle…

On a fait notre premier voyage ensemble pour rentrer de Madrid, c’etait genial…

Il s’est meme connecte a Internet tout seul comme un grand…

Il est en train de reinstaller tout mon iTunes avec beaucoup de professionalisme…

Le Macbook de mon coeur !



Le seul probleme c’est moi

Je ne suis pas encore la reine du Mac, et je pose des questions profondement debiles a Brotha…

Mais je progresse, lentement certes, mais je progresse…

Un jour peut etre, je saurais comment faire les accents et les characteres francais (oui, j’ai un clavier Qwerty pour rigoler encore plus) ou j’aurais un logiciel de traitement de texte…

Je saurais aussi certainement comment on remplace le clic droit afin de corriger mes fautes d’orthographe…

En attendant vous allez devoir vous contenter de ca…


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Olé !

November 22nd, 2007 | Category: My Ipod is happy !

Triple motif de bonheur ce soir !



Je suis en week-end ! Et je pars demain matin à Madrid rendre visite à ma sista et à son chéri… Oui, elle a choisi une expatriation plus ensoleillée que moi. Il faut dire que ma pratique de l’espagnol se limite à « Una cerveza por favor ! » et « Vamos a la playa ! ». Pas de quoi construire une grande carrière en gros…



J’aurais mon nouvel ordi ce week-end ! Je dis donc adieu à mon vieux PC (non sans un petit pincement au cœur, quand même) et je rentre dans le monde merveilleux d’Apple avec le MacBook de mes rêves… Bon, si vous ne me voyez pas réapparaître lundi, c’est que j’aurais eu un problème pour me reconnecter à Internet bien sûr. Grosse angoisse…



Ils ont ouvert un magasin Quiksilver et Roxy à Dublin ! Juste au moment où j’essayais de décrocher des fringues de Jeun’s… Les vaches !



Bon allez, pour fêter tout ça, ma chanson préférée d’un groupe espagnol que j’adore…





Jarabe de Palo - La Flaca




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Pense aux Kurdes…

November 20th, 2007 | Category: General

Un puissant vent de révolte souffle en moi !

Je travaille dans un milieu d’hommes, avec des hommes, pour des hommes et je vis avec des hommes. Et croyez moi bien, ça rendrait la plus con-con d’entre nous, féministe au dernier degré…



Je n’en peu plus des petits connards boursoufflés d’arrogance parce qu’ils ont un job minable qui leur permet à peine de passer une commande et qui se sentent le droit de te parler pire qu’à leur chien, juste parce que tu ne t’appelles pas Gérard (ou Sean en l’occurrence) !

Je n’en peux plus de mes colocs qui me disent avec condescendance, « Elles nous font chier ces féministes ! A l’heure actuelle, ça sert à quoi ? C’est comme tous les intégristes, c’est dangereux ! ». Ah oui, c’est vrai, et elles ont tué combien de personnes les féministes intégristes ? Une ? Connard de phallocrate ignorant, va !!! Retourne bouffer chez ta mère ! Vas violer ta femme ! Personne te dira rien de toutes façons !





Bon… pour essayer de ne pas basculer du mauvais côté de la Force, j’essaye de penser à l’adage plein de bon sens de mon film culte de la semaine : “Quand t’as de la peine, pense aux Kurdes, aux Tchétchènes… Tes problèmes, à coté, c’est de la crème“.



(Bien que je ne pense pas que les problèmes des femmes soient de la crème, même à côté de ceux des Tchétchènes.)


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Comment font-elles ?

November 19th, 2007 | Category: Trucs de Filles

En ce lundi matin, à peine remise d’un week-end fort sympathique mais fort alcoolisé, j’enfilais donc ma tenue de super Marketing & Operations Manager pour une journée forte en action, rebondissements, petites joies et grosses prises de tête, tentant d’être brillante, efficace, dynamique, souriante, voire drôle même parfois.

Pas terrible mon état à la sortie. La tension est palpable…



Tout juste rentrée à la maison, j’enfilais ma tenue de combat afin d’affronter le froid, le vent et la pluie pour aller faire des courses, à pied bien sûr (pour sauver la planète) au supermarché. Quinze minutes de marche dans l’adversité, chaleur étouffante à l’arrivée (la tenue de combat n’étant pas adaptée à l’intérieur du supermarché), errements dans les rayons pour trouver tout ce qu’il me faut (ils ne rangent pas tout comme nous ici, j’ai mis trois mois à trouver les cotons-tiges au rayon bébé par exemple), queue énorme et pathétique avec tout le monde qui fait sa tronche du lundi, retour non moins pathétique face au vent portant 15 kilos au bout de chaque bras.

Bref… la tension monte, monte, monte…



De retour, finalement, à la maison, j’enfilais cette fois ma tenue d’ingénieur spécialisé en tout, pour tenter de comprendre l’odeur nauséabonde qui a envahit toute la baraque… Après enquête et diverses expériences de confirmation, il s’avère que cela vient du charbon que mon coloc fait cramer dans la cheminée… Le même utilisé dans les locomotive au 19ème siècle !! S’en suit un évident débat quant à la nocivité et à la dangerosité d’une telle pratique ! Déjà que j’avais mal au bide, en plus maintenant j’ai mal à la tête !!!

La tension est à son summum, l’explosion devient envisageable…



Après une petite pause clope (salvatrice), j’enfile alors ma tenue de cuisinière en apprentissage, et me lance dans la préparation d’un Poulet Coco sans recette (enfin disons que la recette est dans ma tête, d’après les souvenirs de ce que m’a dit ma copine Eléonore, lors d’une soirée, il y a deux semaines…). Or comme la cuisine, c’est un peu ma honte personnelle, mon échec flagrant, je me donne à fond pour tenter de réussir. Et même si je suis toujours déçue, j’essaye de ne pas le montrer (par pure stratégie, déformation professionnelle, “ne jamais critiquer le produit, toujours paraître extasiée”) et ce n’est pas facile. Une vague de découragement intense m’envahit d’ailleurs avant même d’avoir goutté, à la simple vue de ces ridicules morceaux de poulets flottant sans grâce dans le lait de coco. Il va en falloir de l’énergie pour s’extasier devant ça !

Maintenant, c’est au-delà de la tension et de l’explosion, on flirte avec l’épuisement total, proche du renoncement…



Mais il me reste à peine quelques minutes pour enfiler ma tenue de maîtresse de maison hypersociable, à la fois douce et rigolote, pleine d’esprit et déconneuse, attentionnée, charmante, jolie, etc. Tout ça en Anglais dans le texte bien sûr. Et n’oublions pas qu’en plus, je dois faire passer mon projet de décoration de la maison pour Noël.

L’alcool est mon dernier espoir pour arriver à gérer ça… J’ai juste envie de m’enfuir dans la nuit, même s’il fait hyper froid…





Et tout à coup, je me suis imaginée ce qu’aurait pu être ma journée si j’avais dû, en plus de tout ça, enfiler ma tenue de super maman des temps modernes et pour finir ma tenue de femme fatale amante parfaite

Et là, j’ai eu très envie de pleurer…


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Freaky Friday

November 16th, 2007 | Category: My Ipod is happy !

Je ne vais pas vous parler de ma semaine, je n’en ai pas la force…

D’ailleurs je vais me faire un petit dodo juste maintenant avant de partir pour une folle soirée “Foie gras/Porto/Carbonade/Bière Belge” avec mes copines



Juste un petit peu de musique comme chaque vendredi.

C’est d’ailleurs aujourd’hui que vous découvrez ce que j’essaye normalement de cacher. L’épuisement ferait-il disparaître les barrières de l’autocensure.

J’aime la Folk, la nouvelle notamment, ou Freak Folk comme ils disent (ça fait mieux apparemment).





Devendra Banhart - I Feel Just Like A Child





Alela Diane - The Pirates Gospel






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My Facebook is poor

November 14th, 2007 | Category: Me & MySelf

Il y a quelques temps, je me suis créée un profil sur Facebook, le réseau social.

Tout ça parce que mon coloc m’a dit qu’il avait retrouvé plein d’amis du collège et du lycée comme ça. Je devais me sentir un peu seule ce jour là…

Bref, je n’ai retrouvé personne évidemment… Apparemment ce genre de sites n’est pas hyper fréquenté par les gens de mon âge… J’y ai donc 5 “Amis” : mon frère, une des mes cousines, un de mes cousins, mon coloc et une copine (quand même !). Une grosse honte donc, quand tu vois le nombre moyen d’amis des autres…

En plus j’ai du mal à trouver ça génial, disons pour être gentille, que je n’ai pas dû comprendre toute le potentiel de la chose…



Mais il y a quand même des trucs marrants, les groupes par exemple.

Tu peux en effet faire parti de groupes de gens qui partagent les mêmes passions, haines, opinions, délires, etc. Le but, j’imagine, étant d’interagir avec eux sur votre point commun, de se faire de nouveaux amis ou juste de s’amuser en se mettant dans un groupe un peu fou.


Un soir d’ennui profond, j’ai tenté de parcourir un peu tout ça et j’ai même rejoint le groupe “Lyon, city of my heart“. Oui, c’est quasiment pathétique mais le texte de présentation m’a fait rire, ça disait des trucs du genre “You are a Lyonnais when you know : That there is absolutely nothing worth knowing south of Perrache, except for the best Steak Tartare in town, Where are all the Ninkasi, and what’s their best beer, That Fourvière is not all about the Basilique, et que ses nuits sont énormes!, etc.”



Et il y a d’autres groupes que je pourrais rejoindre comme :

- Si ce groupe atteint 6 milliards de personnes, tout le monde sera dedans.

- Kelly Slater is THE man.

- Fédération Française de l’Apéritif.

- I don’t care how comfortable Crocs are, you look like a Dumbass.

- OUI, J’AIME MON IPOD !

- No, I don’t care if I die at 12am, I refuse to pass on your chain letter.

- Qu’il est parfois dur d’avoir un physique ravageur !

- Brad Pitt is my kind of man.

- Je ne dis jamais “desfois, je vais au coiffeur”

- Actually, I find it hilarious Paris Hilton is going to jail.

- Je préfère Sébastien Chabal à Nicolas Sarkozy.

- Qu’est ce qu’ils sont chiants ces non-fumeurs !!!

- Le vélib n’est qu’une pale copie du Velov de Lyon.

- Si vraiment il insiste, j’accepte de coucher avec George Clooney.



Mais bon, j’attends de n’avoir rien d’autre à faire…


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I am the Spirit of Christmas

November 12th, 2007 | Category: La vie à Trois

Alala, ici c’est déjà Noël

Il y a des décos et des lumières partout dans les rues. Chaque magasin a fait sa petite mise en scène, plus ou moins extravagante, plus ou moins traditionnelle mais toujours hallucinante. Ça croule de boules, de guirlandes, de branches de sapin, de petites lumières qui clignotent et ça sent bon la pomme de pin. C’est parfois too much mais ça a l’avantage d’adoucir la douleur de la nuit qui tombe à 17h00. Du moins jusqu’à se qu’on atteigne l’overdose, un de ces jours prochains…



Mais pour l’instant ça donne juste envie de se passer un petit Last Christmas (le trésor musical kitch de George Michael) dans son iPod et d’investir des centaines d’euros dans une super déco pour la maison.

Et j’ai plein d’idées pour ça !!!

J’ai envie de faire une thématique de couleurs Rose fushia, Rouge vermeille, Taupe glacée et Marron chaud (oui, ça va bien ensemble en fait… même si c’est pas immédiat, surtout écrit).



J’ai donc commencé à vaguement aborder le sujet avec mes colocs. Mon but étant de les impliquer financièrement tout en gardant le contrôle total de l’aspect créatif… Il va falloir que je sois un peu finaude. Surtout qu’il faut quand même qu’il y en ait un qui m’accompagne faire les courses pour porter le sapin blanc clignotant que j’ai repéré…



Mais j’ai un début de stratégie

Demain je leur cuisine un poulet coco (merci Eléonore pour la recette) et je leur expose mon projet avec un air illuminé, un ton surexcité et une extrême conviction de la beauté finale du truc, exemple à l’appui (oui, j’ai commencé à acheter des petites choses en fait, j’ai pas réussi à me retenir…), peut être un dessin même, tiens.

Normalement, il ne devrait pas oser me couper dans mon délire. Bon, et je compte évidemment sur leur désintérêt total pour le sujet pour me laisser carte blanche. (C’est l’avantage des hommes parfois, ils préfèrent payer plutôt que de s’impliquer concrètement).



Le seul truc c’est que j’ai fait une petite étude du coût global de mes idées et c’est là que se trouve le risque majeur d’échec.

Sont-il prêt à investir un minimum de 100€ chacun ?

Même pour me faire plaisir…

Pas sûr.

J’ai quand même préparé quelques arguments du style « Ce serait quand même dommage de faire les choses à moitié ! C’est une conception un peu étriquée de la vie, non ? » ou « Ah bein, c’est le prix de la qualité ça messieurs ! C’est comme les voitures, on n’a pas une Rolls pour le prix d’une 205. Sinon, ça se saurait… » ou encore « Mais qu’est ce que t’as aujourd’hui pour 100€ ? Rien ! Tout est cher ! Mais je suis d’accord, pour compenser, on pourrait essayer d’économiser sur le papier toilette ! ».



On verra… de toutes façons, qui ne tente rien…

Tiens et je pourrais aussi acheter une bouteille de Rhum pour aller avec le Poulet Coco demain, ça aiderait peut-être.

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Interdiction dans l’Eire*

November 11th, 2007 | Category: Irish Stew

Hier soir, j’étais à une soirée Féministe-Anarchiste.

Je vous passe les détails du choix de la tenue adéquate pour ce genre de réjouissance (Non, je ne vais pas mettre ce tee-shirt rose… Même s’il y a écrit “Lady’s Power” dessus…).

Bon, ce n’est pas que je sois devenue anarchiste dans la semaine, hein… D’ailleurs c’était de l’anarchisme à l’irlandaise, plutôt gentillet. Moi je me disais, Waou, Ni dieux, ni maîtres, on va peut-être pouvoir fumer ici (oui je suis bassement terre-à-terre parfois). Mais non ! Le Smoker Ban est bien respecté, même chez les anarchistes…

Non, c’est plutôt que ça se passait dans un endroit un peu fou, le Seomra Spraoi, un Centre Social alternatif où ont lieu toutes sortes d’activités et d’événements et qui sert de lieu de réunions et de travail à diverses associations et groupes (dont celui des Féministes Anarchistes). Pour moi, c’était plutôt l’occasion d’entrer en contact, via ma copine Anne, avec une autre cause qui me tient à cœur : le droit des femmes et notamment celui, fondateur, de disposer de leur corps.



Parce qu’il est un sujet, vous l’aurez peut-être remarqué, que je n’ai encore jamais abordé en parlant de l’Irlande, en presque un an de vie dans ce pays. Me serais-je moi-même laissée museler par la force du tabou qui règne ici ?

C’est le thème qu’on n’aborde pas, la discussion qu’on n’entame pas, le mot qu’on ne prononce pas.

D’ailleurs je crois que c’est une des premières choses qu’on m’a dite en arrivant ici quand j’en ai parlé avec des français « Attention à ce que tu dis en présence d’Irlandais, sois prudente, ils n’aiment pas trop en discuter… ».

Et ce sujet, c’est l’avortement.





L’Irlande possède en effet une des législations les plus dures d’Europe en matière d’Interruption Volontaire de Grossesse, avec la Pologne qui est revenue en arrière en 1997, l’interdisant à nouveau, Malte et Chypre (le Portugal, lui, a adopté en mars 2007 un projet de loi légalisant l’avortement jusqu’à la dixième semaine de grossesse, suite à un référendum).



L’avortement reste interdit en Irlande, au principe du «droit égal à la vie de la femme et de l’enfant à naître» (aux termes d’une loi datant de 1861). Il est autorisé dans le seul cas où la vie de la mère est en danger.

Lors d’un référendum organisé en 1993, 67 % des Irlandais ont rejeté la légalisation de l’avortement. Lors de ce référendum, ils ont toutefois reconnu le droit de pratiquer une IVG à l’étranger sans être passible de poursuites.

Depuis un jugement de la Cour suprême, en 1992, une exception avait pourtant été consentie (suite à l’histoire horrible d’une jeune fille de 17 ans violée par un membre de sa famille) dans le cas où l’aboutissement de la grossesse entrainerait, pour la mère, un risque de suicide. Sans le dire explicitement, une dérogation était ainsi ouverte en faveur des femmes enceintes à la suite d’un viol ou même d’un inceste.

En 2002, Bertie Ahern, le Premier Ministre du pays (il l’est encore aujourd’hui), convoque les électeurs, pour un nouveau référendum visant à réviser cet amendement et à écarter le risque de suicide comme motif légitimant l’avortement. Les Irlandais rejetterons de justesse cette proposition, à quelques voix.



La situation n’en demeure pas moins qu’une majorité d’Irlandais ne souhaitent toujours pas revenir sur l’interdiction de l’avortement. Sauf à l’extrême gauche, tout le monde s’accorde là-dessus. Le traité de Maastricht garantit d’ailleurs, par un protocole, la dérogation irlandaise. Cette exception culturelle reste une énigme. Le formidable décollage économique des années 1990 du «Tigre celtique» s’est pourtant accompagné d’un mouvement de libéralisation d’une société conservatrice, bridée par l’obscurantisme religieux. En 1993, les rapports homosexuels sont décriminalisés et la majorité sexuelle est fixée à 17 ans, comme pour les hétérosexuels. En 1995, un référendum autorise de justesse (50,5% des voix) le divorce. Les contraceptifs eux sont légaux depuis 1979, les préservatifs depuis 1992 et la pilule du lendemain depuis 2001.

Mais on refuse toujours aux femmes un droit primaire, celui d’avoir le contrôle absolu de leur corps, de leur grossesse et de leur fertilité.



Citons Margaret Sanger, militante américaine de la cause des femmes et créatrice de ce qui deviendra le Planning Familial en 1942 aux Etats-Unis. « Aucune femme ne peut être considérée comme libre si elle ne possède pas et ne contrôle pas son corps. Aucune femme ne peut être considérée comme libre si elle ne peut choisir, en toute conscience, si elle veut, ou non, être mère ».



Concrètement, une telle législation, envoie chaque jour 17 irlandaises se faire avorter en Angleterre, ayant réussies à trouver les 1200€ moyens nécessaires au voyage et aux frais médicaux.

Concrètement, une telle législation, c’est aussi ces adolescentes que vous croisez au supermarché, dans certains quartiers, tenant un bébé sous le bras, avec cet air absent qui fait froid dans le dos.



On a toute été en contact, direct ou indirect, avec l’avortement.

On sait la difficulté et la douleur d’un tel acte, dans un pays comme la France où les conditions de l’intervention sont bonnes, où les tabous sont moins forts et où les mouvements anti-avortement sont passibles de poursuites judiciaires (même si tout n’est pas parfait, même en France, évidemment).

Imaginez le traumatisme vécu ici par les femmes, obligées d’entamer un voyage vers un lieu inconnu, dans la solitude et la clandestinité la plus totale. Car si vous avez le droit d’aller avorter à l’étranger, vous avez tout intérêt à ce que personne ne le sache. La terreur d’être découverte est immense et le secret devra être gardé toute une vie. La parole est impossible, “interdite”. L’expérience déjà douloureuse de l’avortement prend donc souvent des allures de drame personnel, dont il est difficile voire impossible de sortir indemne (si tant est que ce soit possible bien sûr, même quand la législation est plus favorable).



Voilà donc dressé un bref tableau de la situation irlandaise.

M’intéresser de plus prêt à tout ça m’a profondément choquée et révoltée (surtout que je vous ai passé pas mal de détails sordides, notamment sur les agissements des groupes anti-avortement et religieux).

Je réfléchis donc sérieusement à m’impliquer plus concrètement.






  • Titre outrageusement piqué à un article de L’Express daté du 7 mars 2002 sur le référendum de 2002.


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Expirer – Inspirer – Expirer – Inspirer - …

November 09th, 2007 | Category: My Ipod is happy !

Colère et frustration de ne pouvoir l’exprimer à sa hauteur ont été les maîtres mots de ma semaine.

Entre le boulot, où j’ai dû essayer d’être une Manager qui ne frappe pas ses hommes et la maison où j’ai dû me retenir de hurler toute la semaine devant le spectacle désolant de la baraque transformée en champ de bataille par mon coloc malade (donc interdit de sorties)…



Bref, mes nerfs ont été à rude épreuve, ça m’a épuisée d’ailleurs.

Je crois que ma mère à raison, il faut vraiment que je mette au yoga sinon il va arriver un incident grave un jour…



En attendant, tentons la musicothérapie…





M.I.A. - Paper Planes




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L’écharpe longue en question

November 07th, 2007 | Category: Trucs de Filles

Ce soir, un petit « Trucs de Filles », sur un sujet brûlant d’actualité et qui me préoccupe beaucoup ces derniers jours.



Un peu victime de la mode parfois, je n’ai en effet pas résisté cet automne à m’acheter une longue écharpe en laine. Elle mesure environ 3 mètres si on compte les franges. Pour ajouter à la discrétion qui la caractérise de fait, je l’ai choisie d’un flamboyant bleu canard.



J’avoue que j’étais très fière de moi, un peu comme il y a deux ans, quand je me suis achetée des lunettes Mouche.

Mais là, il s’est passé à peine une journée avant que je commence à avoir des doutes quant au bien fondé de cet investissement.

Oui, les lunettes mouche je les ai quand même portées presque 2 mois avant de réaliser que ça ne mettait pas extrêmement bien en valeur la forme de mon visage…

Mais l’écharpe longue, ce n’est pas moche. Ça, non.

Bien entendu, tu ne peux faire qu’un tour autour de ton cou (deux à la rigueur), sinon, étant donné le volume que représente 3m enroulés, on dirait que tu te ballades avec un pneu autour de la tête. Pas franchement sexy.

Mais avec un seul tour, c’est parfait et tu as donc deux grand morceaux de presque 1,50m chacun qui pendent derrière ton dos. Avec une veste cintrée, ça affine la silhouette, c’est assez classe, bref le résultat est plutôt joli.



Mais le problème n’est pas esthétique, il est pratique.



Imagine.

Tu marches dans la rue, essayant comme à ton habitude d’avoir une démarche classe, dynamique et un brin sexy. Epaules en arrière, tête droite, regard loin devant, les pieds suivant une sorte de ligne imaginaire, le bassin ondulant légèrement à la cadence du morceau qui passe dans ton iPod. Bref le résultat n’est pas trop mal. Tu vois le regard des hommes sur toi. Tu te la pètes à mort. Tu es la plus belle, la plus classe, la plus intelligente, la plus fabuleuse de la terre, en plus t’es trop à la mode, c’est quand même génial la vie ! Et tout à coup

Une forte pression dans ton cou stoppe net ton élan. Sous la force du choc tout ton corps se plie en arrière. Et pour tenter de rétablir l’équilibre une de tes jambes, dans un réflexe désespéré, se lève en l’air. Sans oublier l’ignoble grimace, yeux révulsés, qui défigure soudainement tes traits, quelque chose entre la surprise et l’horreur… Tu te retrouves finalement à tituber en arrière pour retrouver une position verticale et surtout, fait majeur, pour reprendre ta respiration qui a été violemment coupée.



Putain, t’as failli t’étrangler toute seule en pleine rue !

Sans parler de la grande honte que tu viens de te prendre devant la quarantaine de personnes dont un super beau mec, témoins de la scène !

Et tout ça parce que l’un des pans de ton écharpe s’est accroché au guidon d’un vélo garé contre un lampadaire !



Quand la scène se reproduit trois fois dans la même journée, on peut dire que ta vigilance s’accroît significativement. Chaque vélo, crochet, poignée de porte, moindre petit truc qui dépasse devient ton ennemi intime.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y a en beaucoup dans la rue et les magasins. Beaucoup plus que tu ne l’aurais jamais imaginé.

Sans parler du scénario catastrophe auquel tu ne peux t’empêcher de penser, genre ton écharpe qui s’accroche au rétro d’une voiture en marche ou qui se coince dans les portes du tram quand tu sors… Et tu te vois déjà traînée sur des kilomètres accrochée par le cou, ton corps sanguinolant se déchiquetant peu à peu, devant le regard tétanisé d’horreur des passants impuissants.



Bouhhhh ! Quand l’accessoire de mode se transforme en danger mortel, ça fait peur.



Bref, t’es moins détendue quand tu marches dans la rue.

Adieu la démarche conquérante et le regard plein de confiance !

Tu n’es plus qu’une petite chose craintive et paranoïaque.

Et tu ne peux pas vraiment enlever ton écharpe et la tenir à la main négligemment, histoire de “souffler” quelques instants malgré le froid. Non ! Parce qu’avec ses 3m de long et ses 50cm de large, elle prend de la place ! On dirait que tu te trimballes avec ton oreiller (bleu canard, soit) sous le bras…



Oui, le moindre petit saut au magasin du coin peut vite se transformer en cauchemar.



Je vais donc m’acheter une deuxième écharpe, plus courte, pour les jours ou je veux faire passer la sécurité et le confort psychologique avant le style…

Mais comme ce n’est quand même pas tous les jours, j’ai élaboré une sorte de technique : quand je passe proche d’une quelconque aspérité ou que je traverse une rue (histoire aussi d’éviter qu’une bourrasque de vent ne rabatte l’écharpe sur mon visage, me rendant provisoirement aveugle dans un moment stratégique), je la tiens fermement, un pan dans chaque main, l’air de rien quand même…

Ce n’est pas très pratique certe, mais c’est plus sûr.





Mais il faut tout de même nuancer tout ça.

Oui, l’écharpe longue a un avantage énorme et unique !

Ne soyons pas que négative.

Elle peut, paradoxe fou, te permettre de sauver une vie.



Imagine.

Tu rentres du Pub avec ta meilleure copine un samedi soir à 3h du mat. Un peu fatiguées, un peu imbibées de bière, vous marchez en rigolant bêtement, le regard dans le vague, sans vraiment prêter attention à ce qui vous entoure. Et tout à coup…

Elle chute lourdement dans un trou béant de 3 mètres creusé au milieu du trottoir. Les travaux des canalisations de la ville de Dublin ! Avec l’humidité ambiante, la terre n’est qu’une sorte de boue qui glisse sous ses doigts quand elle essaye de remonter en escaladant. Que faire ? Tu ne connais toujours pas le numéro d’urgence de la Guarda. Ni celui des pompiers. Ni celui de l’ambulance. Vas-tu laisser ta copine croupir dans ce trou, mourant de froid avant que les premiers secours ne s’organisent ?

Jamais !! Dans un éclair de génie, tu penses à ton écharpe ! Elle mesure exactement 3 mètres, tu vas donc pouvoir t’en servir comme d’une corde pour hisser ta copine hors du trou. Ouf ! Sauvée.



Donc voilà, l’achat d’une écharpe longue est quand même à considérer sérieusement. Comme pour tout, il y a du pour et du contre. A voir selon vos priorités.



Bon… si vous craquez, soyez quand même prudentes.


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