Dec 3
Comme une évidence
Hier, je fêtais mes “1 an” en Irlande.
Enfin disons plutôt que je les ai fêtés samedi soir et qu’hier je n’étais plus qu’une loque moribonde sur mon canapé.
Mais l’événement méritais d’être célébré correctement, à l’Irlandaise même…
L’heure d’un premier bilan a désormais sonnée.
Que dire exactement de cette année ?
Juste tout simplement, peut-être, que ça aura été une année comme on voudrais en avoir souvent.
Riche, exaltante, un peu folle, éprouvante, parfois dure. Mais une année durant laquelle j’aurais appris beaucoup, sur la vie et sur moi-même.
Et pourtant je n’oublierai jamais ce que j’ai ressenti, il y a un an, à Satolas, le jour où j’ai quitté la France.
Mais la difficulté à quitter son pays, sa culture, sa ville, sa maison, sa famille, ses amis, ses repères aura été compensée par la découverte d’un nouveau pays, d’une nouvelle culture, d’une nouvelle ville, d’une nouvelle maison, d’une nouvelle famille, de nouveaux amis et de nouveaux repères. Et même si parfois, à la faveur de la nuit, la mélancolie s’installe et la nostalgie flirte avec la tristesse, je ne peux pas oublier ce que j’ai trouvé ici.
- Des gens qui m’ont offert leur confiance et leur amitié, des gens qui m’ont accueillie et aidée de façon déraisonnable.
- Un boulot intéressant où le mérite est récompensé par l’argent et de réelles perspectives d’évolution.
- Une ville vivante et vibrante, jeune et en pleine mutation, où les gens ont le sens de la fête et les moyens qui vont avec.
- Une vie facile dans une ville facile à vivre, avec ce que l’éloignement apporte de détachement face à certains événements.
- Une langue dans laquelle je commence à me sentir plus à l’aise, même si je pressens en moi un léger côté “Jane Birkin“, avec un don exceptionnel à caser une énorme faute de grammaire dans chaque phrase et cet accent fabuleux dont la rudesse augmente proportionnellement à mon taux d’alcoolémie.
- Une jolie maison avec toujours des gens à l’intérieur.
- Une grande résistance aux intempéries et aux conditions climatiques extrêmes.
- Une capacité inimaginée à boire de grandes quantités de bière.
Bref, même si tout n’est pas idyllique, ce bilan laisse peu de place aux doutes et aux remises en question.
Pas de suspens : je reste.
Encore pour un moment…
On en reparlera l’année prochaine.
1 Comment so far
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1 an ça file, mais c’était une année bien remplie.
bisous français.