Archive for January, 2008
Petit manuel de propreté
… à l’usage des hommes qui vivent avec des femmes.
Même si vous n’êtes pas ultra maniaque, la vie quotidienne avec des hommes a souvent de quoi vous laisser sidérée d’horreur, voire au bord du vomissement, dés qu’il s’agit de l‘entretien de leur habitat régulier.
Les Irlandais semblent être des spécimen spécialement spéciaux en ce domaine. Ce serait un peu la faute de leur maman, la mummy irlandaise étant une exacte réplique, version “pomme de terre”, de la mama italienne. Donc en gros, en terme d’entretien ménager et de rangement, Le Fils n’en a jamais foutu une de toute sa vie.
En plus de cette inexpérience handicapante, et d’une fainéantise dans ce domaine qui a autant de limites que l’infini, l’homme semble aussi avoir une tolérance inouïe à la saleté et au bordel.
Ces trois éléments réunis peuvent donc rapidement transformer votre vie en enfer, pour peu que votre mère à vous, féministe et progressiste, vous ait inculquée le principe du “partage des taches” et ne vous ait pas élevée comme une future boniche.
Voici donc quelques règles de bases, à l’usage des hommes qui cohabitent avec des femmes, afin d’éviter que cette charmante expérience ne se transforme en guerre de tranchés (tout ceci est inspiré uniquement de faits réels, vécus par moi-même ou par mes copines) :
- Il est d’usage de tirer la chasse d’eau après avoir utilisé les toilettes, voire de nettoyer la cuvette et toute autre partie de la pièce (sol compris) que vous auriez dégueulassés par inadvertance. Il est aussi charmant (mais ça c’est carrément la cerise sur la gâteau) de rabaisser la lunette au cas où le prochain utilisateur soit une femme. Ceci lui évitera en effet (n’ayant pas pris la peine de vérifier - pauvre folle) de s’effondrer lourdement au moment où elle s’assoit, de se fracturer un doigts en tentant de se rattraper au lavabo et de finir parterre, à moitié nue, coincée entre le mur et la cuvette, le nez dans la brosse à chiotte.
- La règle “une éponge, un usage” ne peut pas être transgressée et est absolument non négociable, même au nom de la saine prolifération de vos défenses immunitaires. L’éponge de la vaisselle ne doit servir QUE pour la vaisselle. Chaussures, bottes de motos, casques de chantier, outils de jardinage ou tout autre objet ayant été en contact avec un caniveau doit être nettoyé avec une éponge différente. Il en est de même pour l’éponge des chiottes : elle reste l’éponge des chiottes et ne peut aucunement devenir soudain l’éponge de la vaisselle. En cas d’erreur d’inattention, il est primordial de prévenir les autres utilisateurs et de transformer l’éponge de la vaisselle en éponge à chaussures (si vous tenez vraiment à nettoyer vos chaussures à l’éponge). La règle s’applique également aux torchons et autres brosses.
- Il faut mouiller la serpillière avant usage. C’est comme ça que ça marche. Il est même recommandé d’ajouter un produit nettoyant à l’eau. Et quand l’eau est noire, la changer avant d’entamer le nettoyage d’une autre surface. Un vrai gentleman aurait même tendance à rincer la dite serpillière à l’eau claire après utilisation.
- Ceci compris, il est également essentiel d’intégrer le fait qu’une serpillière s’utilise exclusivement pour le lavage des sols. Toujours pour les mêmes raisons d’hygiène de base, elle ne peut en aucun cas servir à nettoyer l’intérieur du réfrigérateur et les vitres (ça ce n’est pas seulement de l’hygiène, c’est aussi du bon sens évident).
- Il existe d’ailleurs un produit spécial pour nettoyer les surfaces vitrée et autres miroirs, communément appelé “produit à vitres” (facile à mémoriser). Le Cif a en effet tendance à laisser de grandes traces blanches et à transformer la surface vitrée en surface opaque. L’autre utilisatrice du miroir par exemple, devra en effet passer 25 minutes à frotter comme une folle furieuse (hyper furieuse) le dit objet avec du “produit à vitres” pour avoir une chance d’arriver à se voir à nouveau dedans.
- Plus globalement, il existe un produit dédié à chaque usage. C’est toujours écrit sur la bouteille et même généralement illustré par un dessin. Quand il y a écrit “sol”, avec un dessin de sol et de serpillière, c’est un produit réservé au nettoyage du sol. Il pourrait s’avérer aussi contre-productif de l’utiliser pour nettoyer la vaisselle.Tout ceci reposant sur une science exacte, développée depuis des dizaines d’années par des escouades de chercheurs et d’ingénieurs.
- Le produit nommé “Liquide nettoyant pour les mains” que vous trouvez généralement près de l’évier de la cuisine n’est pas là par hasard. 100% des spécialistes mondiaux s’accordent en effet à dire qu’il est plus sain de se laver les mains avant de toucher un aliment ou après avoir manipuler des détritus. Son utilisation est donc plus que recommandée. Il en est de même pour celui stratégiquement placé sur le lavabo des toilettes.
- Il n’est pas utile de débrancher son cerveau au moment où l’on ouvre la porte du lave-vaisselle. Au contraire, son usage est largement requis. Pensez à Tétris. Le principe de base est le même : il suffit d’encastrer des objets de formes différentes les uns dans les autres en tentant de laisser le moins d’espaces vides possible. Normalement, vous performez bien Tétris, il n’y a pas de raisons que le lave-vaisselle vous résiste.
- La phrase “Tiens on devrait vider ce placard plein de merdes (toutes ces saloperies que tu gardes, défiant ainsi toutes les lois de la logique humaine) et tout jeter à la poubelle” ne signifie pas “Tiens on devrait faire un énorme tas de merdes juste devant le placard qui nous empêcherait de circuler dans toute la pièce et d’atteindre la sortie”. Non, quand on disait “jeter à la poubelle”, cela impliquait l’utilisation de sacs poubelles facilement transportables hors de la maison.
- Concernant l’utilisation de la poubelle de la cuisine, il n’est pas recommandé de la remplir à rabord, puis d’utiliser toutes les forces de son corps pour tasser un grand coup, gagner 20 cm et continuer à la remplir. Ceci a pour effet de ne laisser aucun centimètre de sac plastique disponible et de rendre sa fermeture impossible. Ceci pourrait aussi la rendre trop lourde ou faire exploser le sac directement. Non, il suffit de changer le sac quand il commence à être plein. Les sacs poubelle, c’est comme les éponges, ce n’est pas très cher, pas la peine de mégoter (et le fait de devoir en utiliser deux au lieu d’un parce que le premier aura implosé au milieu du salon au moment où vous tentez de l’évacuer, ne constitue pas une économie protectrice de la nature).
- Préparer une salade tomates mozarrella ne nécessite pas de saccager une cuisine. “Faire la cuisine” est un concept global qui implique le rangement de tout ustensile ou ingrédient utilisés et le nettoyage de toute surface ravagée. Attention, boîtes et bouteilles vides ne doivent pas être remises au réfrigérateur mais jetées directement à la poubelle. Il en est de même pour le bac à glaçon, il doit être rempli d’eau avant d’être replacé au congélateur, sinon aucun glaçon ne pourra se créer. Ceci suivant le principe physique de l’eau qui solidifie à basse température. Avec l’air, on n’obtient pas le même résultat.
- Le principe de “concept global” s’applique aussi au bricolage. Quand vous percez des trous dans le mur pour fixer les enceintes du système 5.1 de votre Home Cinéma, il est classe de passer un coup d’aspirateur à la fin et de ne pas laisser 5 tas de gravas et poussières également répartis dans la pièce.
- Quand vos lasagnes Marks & Spencer implosent dans le four à micro-ondes recouvrant chaque millimètre carré de sauce tomate, il est préférable de récurer immédiatement (et pas avec l’éponge des toilettes ni la serpillière, bien entendu). La sauce tomate mélangée à des morceaux de viande hachées a tendance à se transformer en une matière dure et absolument indésincrustable après 3 mois et 1067 chauffages à 300 degrés. Il en ai de même pour toute assiette et tasse sales : nul besoin de la laisser pourrir à l’air libre dans votre chambre pendant 2 semaines avant de la mettre au lave-vaisselle. En terme de nettoyage et de lutte contre la purulence bactérienne, le plus tôt est toujours le mieux.
- Quand vous utilisez un savon qui n’est pas le votre pour vous laver sous la douche, n’hésitez pas à désincruster les poils que vous laissez dessus après usage… c’est plus discret. De manière générale et même si c’est moins écologique, il est conseillé d’utiliser un gel douche qui permettra d’éviter ce genre de visions d’horreur aux autres utilisateurs de la salle de bain. Il est d’ailleurs urbain de tenter de faire disparaître tout poil ou cheveux des surfaces céramiques en utilisant le “rinçage à l’eau” avant de quitter la pièce, que ce soit pour la douche, la baignoire ou le lavabo.
- Ayant certainement dû vous-même constater votre incapacité inouïe à prendre une douche sans transformer toute la salle de bain en pataugeoire, il est important de réaliser que, en plus d’être franchement dangereux pour l’utilisateur suivant qui pourrait glisser et se fracasser le crâne sur la baignoire, c’est franchement détestable d’entrer dans un endroit où aucun centimètre carré de sol n’est sec. C’est là qu’une serpillière peut trouver toute son utilité, voire le tapis de bain si vous n’avez pas d’autre choix.
Voilà pour l’essentiel. Concernant les détails, on est vachement tolérante.
Red Alert on Blue Monday
J’ai lu aujourd’hui sur le site du Daily Express (journal anglais) que ce lundi de la dernière semaine complète de janvier était le jour le plus déprimant de l’année : c’est le Blue Monday. Un jour au taux de suicides record. A peu près pour les raisons que j’avais invoquées dans mon précédent Post.
Apparemment, c’était mieux de ne pas le savoir. Sinon vous seriez concentrés uniquement sur les choses négatives de votre journée et vous auriez eu un lundi particulièrement pire que d’habitude.
J’avoue que je suis assez fière de moi car, même en l’ayant su en milieu de journée, j’ai réussi à ne pas me laisser envahir par le blues du Blue Monday.
J’ai juste failli, quand allant faire quelques courses professionnelles à Woodies (le Leroy Merlin local), j’ai décidé d’investir dans un pèse-personne. Ceci afin de faciliter l’application de ma résolution No 2 (Ton poids idéal tu retrouveras et plus jamais tu n’en bougeras - même si de faim, mourir tu dois).
Méfiante de nature, j’ai décidé de tester la chose au milieu du rayon “accessoires de salle de bain”. Mauvaise idée. Il est évident que ce douloureux moment de solitude ne doit avoir lieu que dans ta salle de bain, dans une maison vide, pour que personne n’entende ton cri dément et ne rapplique en courant, croyant qu’un grave accident vient d’arriver. Non, non, t’inquiète pas Monsieur, les brosses à chiotte ne se sont pas effondrées sur moi, j’ai juste eu une mini attaque cardiaque, mais ça va mieux. Oui, oui, je l’achète la “petite boite blanche pour le poids” sur laquelle je suis perchée… Pas de problèmes !
Oui, après plus d’un an ici, il faut que j’arrête d’accuser le “changement de vie” d’être responsable de ma prise de poids, ou les tailles anglaises de ne correspondre à rien de logique. Non. Il est temps d’agir, de passer au stade Rouge du plan Vigie-Kilos. Et je ne vois qu’une seule solution : doubler ma consommation de tabac !
Je commence ce soir.
A part ça, tout va bien (je précise parce que mon précédent Post m’a valu quelques coups de téléphones inquiets):
- J’ai passé une super soirée avec mes cops samedi soir, qui aurait même pu se terminer par un tour de kayak…
- La prochaine s’annonce “legendary” parce qu’on va fêter les “4 ans” de Anne en Irlande.
- Mon bureau et mon Show Room fraîchement repeints sont magnifiques.
- Avec Choice Ireland on prépare un chouette truc pour le 8 mars (la journée des Femmes).
- Je pars à Düsseldorf fin février avec mon Boss pour le plus grand salon européen de PLV, shop design, Visual Merchandising, etc. Et même qu’on va dormir dans un hôtel 4 étoiles.
- Le gros bug qui m’empêche de mettre de la musique et des vidéos dans ce blog a très certainement une solution et devrait très bientôt n’être qu’un mauvais souvenir (oui, je viens d’utiliser un “très bientôt” irlandais, en fait je n’en ai pas la moindre idée. Hihihi…).
Janvier, les radis noirs et le concours de samedi soir
Le mois de janvier serait-il le mois le plus chiant de l’année ?
Ça y ressemble bien.
- Tu n’as plus de sous, à cause des effets dévastateurs et cumulés de Noël, des soldes et d’une gestion plus que douteuse de ton bonus de fin d’année.
- Tu es sensée être en cure Détox pour éliminer l’excès du trio mortel des fêtes de fins d’année : graisse + sucre + alcool. Et franchement, la viande blanche au citron, la soupe aux flocons d’orge, les radis noirs et le thé vert, c’est carrément déprimant, voire dégueulasse, voire les deux… même en photo.
- Au bout de 15 jours, tu sais déjà que ces fameuses résolutions que tu a prises, sous l’effet de l‘alcool bien sûr, ne sont que vaste fumisterie. C’est d’ailleurs pour ça que d’habitude tu n’en prends pas. Mais là, coup de folie ! Résultat, deux sur dix sont vaguement réalisables, si tu as beaucoup de chance. Et ça te rappelle juste que tu es un être vil et faible, sans aucune volonté, ni parole.
- Les photos de Noël que ton tonton t’a gentiment envoyées ont eu leur petit effet habituel : catastrophique. Te voir si blanche et si graisseuse sous les sunlights du sapin te donne juste envie d’hiberner jusqu’au mois de juin.
- En faisant le compte de tous les week-end et les voyages que tu t’étais promise de faire l’année dernière, tu t’es aperçue qu’il te fallait 63 jours de vacances et 11758 euros. Ce qui, même en jouant avec les jours fériés ou en vendant la totalité de tes biens terrestres, semble plus qu’improbable.
- En relisant tes objectifs 2008 au boulot, un grand vertige t’as soudain obligé à aller te cacher au fond de la réserve à fournitures pour pleurer. Ceux qui ne croient pas à la Magie de Noël sont des cons. Quoi d’autre aurait pu te faire accepter une chose pareil, avec le sourire en plus ? Des mesures immédiates sont donc nécessaires. Mais lesquelles ? Renoncer à prendre 63 jours de vacances est la seule qui te vienne pour l’instant à l’esprit.
- Et c’est sans parler de la météo bien sûr, qui te rappelle chaque matin que, encore une fois, tu as manqué de tout sens commun pendant les soldes, puisque rien de ce que tu as acheté n’es actuellement mettable.
- Tes copines, qui elles, ont décidé de mettre leurs résolutions en application afin de construire leur avenir, refusent de faire un concours de “qui tiendra le plus longtemps en buvant du rhum” samedi soir, une idée pourtant brillante qui semblait pouvoir nettement remonter le niveau d’intérêt de ce mois de janvier.
Heureusement le mois de février arrive à grands pas !
Il est bien connu qu’il est vachement mieux… En plus il a 29 jours cette année. Super.
Les Français, ces gens simples
Conversation réelle entendue dans la navette entre le centre de Lyon et l’aéroport, en décembre (nos deux protagonistes ont une cinquantaine bien sonnée et un style secrétaire de direction bon teint) :
Martine : - Ah vendredi dernier, j’étais au resto avec tous mes collègues, pour le départ en retraite de Jean-Michel, le comptable, tu sais je t’en avais parlé…
Annick : - Aah oui ! Et c’était sympa ?
Martine : - Oh bein oui… Le resto était bon en plus… Mais c’était un resto non-fumeur. Ils sont devenus non-fumeur avant la loi, ils ont pris de l’avance quoi…
Annick : - C’est plutôt bien non ? Tu ne fumes pas de toutes façons ?
Martine : - Oui je fume pas, mais c’était nul en fait !
Annick : - Bein pourquoi ??
Martine : - Bein parce que tous les fumeurs ils ont passés leur temps dehors ! Et je sais pas si t’as remarqué, mais tous les gens marrants, c’est des fumeurs !
Annick : - Ah oui ! ça c’est bien vrai tiens, je suis tout à fait d’accord !
Martine : - Et nous, on était là comme des cons à table… On s’est fait chier comme des rats morts !!!!!
Annick : - aaaaahhhh….
Martine : - Bein ouais ! Non mais c’est vraiment des conneries cette loi ! Tu vas voir qu’on va devoir se mettre à fumer maintenant pour moins se faire chier dans les soirées !!!
Annick : - Oui c’est sûr. Bon dans un sens, tu peux quand même sortir dehors avec les fumeurs même si tu ne fumes pas…
Martine : - Ah oui, t’as raison ! Tiens, j’y avais pas pensé… Bon mais ça n’empêche, c’est quand même la merde cette loi… On va se faire chier, on va se faire vraiment chier, et c’est moi qui te le dit !
Qui a dit que les Français n’étaient jamais contents ?
On croit rêver parfois…
Surtout qu’il m’a semblé, lors de mon séjour en France, que les fumeurs avaient eu la vie très dure ces derniers temps au pays joyeux des gens heureux. Le non fumeur, revêche, sentant enfin son heure venir s’est laissé allé, assistant au désarrois des “méchants assassins égoïstes” avec une jouissance mesquine et quasi malsaine.
Mais c’est de bonne guerre dira-t-on.
Les lieux festifs sans cigarette, c’est possible, c’est même plutôt pas mal dans un sens et on s’habitue plus vite qu’on ne l’aurai cru. Les Irlandais ont coutume de dire “Si on l’a fait, tout le monde peut le faire”. Même les Français donc…
Mais les non-fumeurs vont continuer à se plaindre, comme Martine, parce que qui dit bars/restos/clubs/boîtes non-fumeurs, dit :
- Plus d’odeur de cigarette. Mais parfois, et spécialement dans les lieux où des centaines de jeunes gens bougent leur corps pendant des heures de manière frénétique au son d’un Sound Sytem hystérique, le mélange lourd d’odeurs corporelles qui en résulte vous fait vraiment regretter la gitane de tante Magalie. Vraiment…
- La terrasse n’est plus une terrasse mais une zone fumeur. Le non-fumeur ne supportait plus l’odeur de la cigarette à l’intérieur, bientôt il ne la supportera plus à l’extérieur non plus. Et quand les beaux jours vont revenir et qu’il voudra savourer son Carpaccio-Frites au soleil, il va faire la tronche… Parce que le fumeur, lui, après des mois debout sous la pluie ou collé à un brasero, il ne va pas se priver de la fumer sa petite cigarette, affalé sur son siège, en buvant son rosé (il va en fumer 10 même, pour fêter ça).
- Une bonne échappatoire. Et la zone fumeur créa “le coup de la cigarette” ou “la cigarette diplomatique”. ça c’est celle que tu vas fumer quand tu commences à t’emmerder grave à l’intérieur, que la conversation “quel remède quand ton gosse fait ses dents” te donne des envies de meurtres en série ou que tu es proche de baffer l’un de tes interlocuteurs lors d’une discussion sur Sarkosy. Tu peux en effet t’éclipser quelques minutes pour te changer les idées, sans être obligée de rentrer carrément chez toi. Et soit tu te fais de nouveaux amis plus marrants (et moins fachos) dehors, soit tu t’es enfuie avec une autre copine fumeuse et vous pouvez dire plein de saloperies sur Jenny, la femme parfaite, qui vous tape sur le système depuis une heure. Tu peux aussi échapper facilement à John et Paul, les gros lourds de service qui vous gluent depuis un quart d’heure, et les laisser gentiment avec tes copines non fumeuses, qui elles, n’ont pas le choix… Ouais, quelques fois, elles ont la haine tes copines non fumeuses… Hi, hi, hi.
- Une zone fumeur ambiancée. La connivence se crée rapidement entre les membres d’une minorité rejetée. Le contact est facile, on se rencontre, on rigole, c’est pas mal…
Banksy est exquis
Un petit peu d’art dans ce blog ne ferait de mal à personne.
Et s’il y a une forme d’art que j’affectionne tout particulièrement, c’est bien le graffiti-art.
Cela me vient sans doute de l’époque, où dans une autre vie professionnelle, j’organisais des événements “Cultures Urbaines” pour les jeunes, à grand coup de performances graff, vidéo mix et autre concerts “musiques actuelles”.
J’ai toujours considéré le graff comme une forme d’art à part entière, l’une des formes d’expression artistiques des plus abouties même, puisqu’elle s’affranchit des barrières du lieu pour s’afficher aux yeux de tous, gratuitement.
Trop longtemps banni au rang d’acte de délinquance, le graffiti-art trouve petit à petit ses lettres de noblesse, grâce à ses icônes emblématiques, graffiti-artistes de renom, tel que l’anglais Banksy.
Mêlant travail au pochoir et graffiti, il commence sa carrière à la fin des années 80 sur les murs de Bristol, sa ville d’origine.
Son oeuvre prolifique (et souvent éphémère) apparaît depuis sur les murs de nombreuses villes à travers le monde. Son message est souvent politique et satirique. Il y dénonce la guerre, la société de consommation, les médias, etc, de manière crue, poétique ou humoristique, selon…
Longtemps poursuivi par la police, son identité reste toujours relativement mystérieuse, bien qu’une photo de lui à visage découvert circule désormais sur le web (mais est-ce bien lui ?).
Toujours est-il qu’il est aujourd’hui un artiste reconnu : ces oeuvres ne sont plus systématiquement recouvertes et font plutôt l’objet de circuits touristiques (dans les rues de Londres par exemple), ses graffs sur les murs israéliens ont fait le tour du monde, il s’expose de temps en temps, il existe de biens jolis livres regroupant ses oeuvres les plus marquantes et ses toiles s’arrachent à prix d’or (en avril 2007, son oeuvre Space Girl and Bird s’est vendue pour 576 000 euros).
Cet homme, sa vie, son oeuvre et ses coups d’éclats (comme la mise en circulation dernièrement, dans les bacs de disquaires londoniens, de copies modifiées de l’album de Paris Hilton) étant relativement passionnant, je vous recommande d’aller vous documentez par vous même. Mon petit résumé faisant pâle figure…
Voici quelques unes de ces œuvres, différents thèmes, différents sujet, différents lieux…














Femmes des années 2000
Que je vous raconte quand même un peu mon nouvel an car il m’a laissé quelque peu perplexe.
Je l’ai passé ici, à Dublin, avec deux de mes copines, venues me rendre visite pour 4 jours de festivités à l’irlandaise. Tout s’est bien passé, on s’est bien amusé, c’était super… Ce qui m’a laissé perplexe, c’est la similitude de nos vies à toutes les trois et le certain mystère qui en découle.
- On a le même âge, entre 28 et 30.
- On est jolies, voire très jolies (là, je ne parle pas de moi, quand même…).
- On a toutes les trois des professions plutôt CSP+ (psychologue renommée, pharmacienne à succès ou Marketing Manager) et des niveaux d’éducation supérieurs (sauf moi qui prend des allures de pauvresse avec le Bac+3 qui désespère tant mon père… mais on dira que c’est une sorte d‘accident…).
- On gagne suffisamment d’argent pour se payer des apparts (bon pas moi, mais j’y travaille), des vacances à l’autre bout du monde et des coupes de cheveux à 200 euros.
- On a des belles fringues, des beaux sacs, du beau maquillage et de belles épilations des sourcils (et de tout le corps d’ailleurs).
- On est intéressantes, pleine d’esprit, rigolotes, on bouge joliment notre corps quand la musique est bonne et on ne rechigne jamais devant une nouvelle tournée de mojitos.
Bon j’arrête avant de paraitre légèrement prétentieuse, mais en gros voilà à peu près le tableau…
Mais on a aussi un dernier point commun : une vie sentimentale merde.
Comment résumer ? En quelques mots : grandes histoires ratées qui laissent des traces, romances avortés, multitudes d’histoires sans lendemain, ramenages hasardeux sous l’effet de l’alcool, etc. Plein de tocards, plein de fantômes dans le placard, plein de souvenirs plus ou moins douloureux.
Résultat : tout pour plaire mais toujours célibataires.
Et on est loin d’être les seules.
Quel est le problème ? Quel est notre problème ?
Pourquoi on n’arrive pas à trouver des hommes qui nous conviennent ou quand on les trouve, ça ne marche jamais ?
Est-ce qu’on fait peur aux hommes ?
Ça, je n’y crois pas l‘espace d’une seconde. Du haut de mes 1,60m, je n’ai jamais impressionnée personne… Ce serait avoir une bien basse image des hommes que de penser ça.
Est-ce un problème d’éducation ?
Nos soixante-huitards de parents nous ont certes appris à rêver nos vies et à vivre nos rêves, le plaisir et le bonheur comme but ultime et à être des femmes libres, mais ça passait aussi par une vie de couple harmonieuse et épanouissante, voire par plusieurs vies de couple si nécessaire. Et puis ma soeur (qui est sans doute la personne au monde qui a eu l’éducation la plus identique à la mienne) va se marier cette année, donc…
Est-ce qu’on cherche l’impossible ?
Je ne crois pas, on est quand même réalistes. Les histoires de princes charmants, on n’y croit plus depuis une vingtaine d’année (on a vu Shreck en plus).
Oui, c’est bien mystérieux tout ça.
La vrai question ne serait-elle pas : Qu’est ce qu’on veut ?
Et cette question ne contiendrait-elle pas la réponse à ce passionnant problème ?
Qu’est ce qu’on veut ? Et bien justement, on ne sais pas très bien ce qu’on veut.
Ah si ! On veut tout.
On veut avoir plus de temps mais on ne veut pas vivre sans nos super jobs passionnants qui ne nous en laissent que peu.
On veut vivre l’aventure de la vie à deux mais on ne veut pas sacrifier grand chose de nos vies actuelles.
On veut avoir des enfants, mais l’idée d’être coincée à la maison à s’occuper d’un chiard hurlant nous donne juste des envies de trompes ligaturées.
On veut des histoires d’amour un peu folles mais on ne veut plus souffrir.
On veut des grandes maisons au bord de la mer mais on ne veut pas faire le ménage.
Et cette maison, on veut l’acheter à deux mais on ne veut pas, à ce prix là, laisser tomber nos vacances dans le pacifique.
On veut s’engager mais on veut rester libres.
On veut entrer dans la norme mais on veut vivre d’absolu.
Ouais, ça ressemble à un problème sans solution.
Il y en a qui disent qu’un jour tu rencontres quelqu’un qui te fait oublier tout ça. Espérons qu’ils ont raison, même si ça ressemble un peu trop à une vision “prince-charmantesque” pour être vrai…
8 commentsNew year, new blog
Les esprits super vifs et ultra observateurs auront sans doute remarqués les quelques changements dans le graphisme de ce blog…
Brotha/Webmaster ayant décidé de tenter de m’éviter les heures de fureur noire et de cris hystériques dues à l’invasion trop fréquente de mes commentaires par des milliers de spams, tentant de nous fourguer des pilules bleues, des élongation du pénis et autres parties de Black Jack en ligne.
Mon blog a donc migré sur une autre plate-forme.
C’est plus joli, maintenant les catégories sont sur le côté et plus en haut, il faut cliquer sur le nom du blog pour revenir à l’accueil général, on peut vraiment voir toutes les archives, etc. C’est pas mal quoi…
Bon il y a encore des trucs à arranger dans la mise en page (genre le titre tout moche juste sur l’oeil du Bouddha) mais j’espère que ce sera bientôt terminé, du moins si Brotha/Webmaster nous accorde quelques minutes d’attention.
Le seul vrai problème pour l’instant, c’est que l’interface Administrateur est 10 fois plus compliquée qu’avant et j’ai du mal… Bon apparemment il y a plein de nouvelles fonctionnalités que je pourrais peut être exploiter un jour, si j’arrive déjà à comprendre comment on saute des lignes dans ce bordel de merde à deux balles.
1 commentRésolument résolue

Des fleurs dans nos cœurs et la paix dans le monde.
Voici mon vœu pour cette année à venir que je vous souhaite évidemment plus belle que jamais.
Apres 10 jours de vacances qui m’ont parus comme un seul grand repas très arrosé, j’ai décidée, une fois n’est pas coutume, de prendre quelques résolutions.
Mes 10 commandements de l’année seront donc :
1- Heureuse tu seras (le plus souvent possible).
2- Ton poids idéal tu retrouveras et plus jamais tu n’en bougeras (même si de faim,mourir tu dois).
3- Moins tu boiras et moins tu fumeras (et mieux tu te porteras).
4- Avec tes collocs, gentille tu seras (même si pour cela, Maitre Zen, devenir tu dois).
5- Plus jamais uniquement sur des critères physiques, les hommes tu choisiras (intelligents et stables ils seront).
6- 50 euros chaque mois tu économiseras (et ta retraite ainsi tu assureras).
7- Par plus personne, emmerder tu ne te laisseras (vérité qui blesse, injures et coups tu utiliseras).
8- Dans les causes qui te tiennent à cœur, plus tu t’investiras, (l’éducation des petites filles à travers le monde, le sauvetage urgent de la planète et la lutte contre la fermeture des Coffeeshops à Amsterdam).
9- Une ligne de téléphone à la maison, installer tu feras (et tes copines plus souvent tu appelleras).
10- Heureuse tu seras (le plus souvent possible).
L’image est une oeuvre de Banksy.
1 comment
