Archive for July, 2008
La présence rassurante d’un homme
Souvent, mes copines me demandent “Mais pourquoi as-tu choisi de vivre en collocation avec des hommes, puisqu’ils ne savent pas remplir un lave-vaisselle ?”.
Or la raison de ce choix audacieux est simple, presque évidente : c’est une question de sécurité.
Et oui, je trouve ça immensément rassurant de vivre avec un homme, voire deux.
Par exemple, quand on regarde tranquillement la télévision, le voir bondir sur ses pieds, tel un diable éjecté de sa boite, au moindre craquement ou petit bruit suspect, c’est vachement rassurant. Tel un héro des temps anciens, il adopte la position du Ninja, chaque sens en éveil, prêt à livrer un combat à mort, pour aller explorer la maison de fond en comble, à la recherche du pauvre fou qui selon lui s’est introduit dans notre caverne sacrée. Le voir se cacher dans l’escalier, avec sa crosse de hurling, tendant un piège fatal à l’intrus et guettant le moindre nouveau craquement révélateur, c’est vachement rassurant. Et ce n’est qu’une fois la certitude acquise que tout danger est définitivement écarté, qu’il reviendra s’asseoir pour savourer le repos du guerrier. Jusqu’au prochain craquement bien sûr… Il est toujours en alerte et le vrai guerrier ne se repose jamais tout à fait.
Par exemple, quand il découvre qu’une bête potentiellement dangereuse, telle une araignée, a vicieusement envahit sa salle de bain, sa réaction est immédiate. N’écoutant que son courage, il s’élance en courant à travers la maison afin d’aller se saisir de son arme funeste : l’aspirateur. Oui, il ne peut laisser aucune chance à son adversaire. A grand ennemi, grand moyen ! Le voir ainsi armé du manche télescopique de l’aspirateur, prendre d’assaut la salle de bain, tel un chevalier allant livrer son dernier combat, c’est rassurant. Et quand il pousse un grand cri rageur, pour se donner du courage, en mettant la dite machine en marche et en fracassant la tête aspirante sur le carrelage afin d’exterminer la bête, vous savez que rien ne peut vraiment vous arriver de mal dans cette maison.
Par exemple, quand une panne de courant plonge toute la maison dans le noir à 2h00 du mat’ un lundi soir, c’est vachement rassurant quand il vient tambouriner à votre porte en hurlant “T’inquiète pas, surtout !!!! C’est une coupure de courant. Je m’en occupe !”. Là, bravant l’obscurité tel le lynx, il gravit l’escalier et entreprend de bouger tous les meubles de la cuisine afin de créer un astucieux système lui permettant d’atteindre le boîtier électrique. Le deviner dans l’obscurité, et à travers vos yeux collés par le sommeil, accroché au mur comme Spiderman pour découvrir, fin technicien, que c’est un fait une panne de secteur, c’est vachement rassurant. Mais ce n’est par pour autant qu’il décide de renoncer. De son devoir de protection envers vous, il s’acquittera. A cœur vaillant rien d’impossible ! Il se lance donc à corps perdu dans la recherche de bougies, au risque de se briser le cou sur un objet invisible à chaque pas, sans jamais s’arrêter de parler très fort, afin de maintenir avec vous un contact rassurant. C’est donc complètement soulagée que vous allez vous rendormir, avec une bougie, “au cas où vous en auriez besoin.”
Par exemple, quand quelqu’un frappe à la porte, c’est rassurant de le voir s’accroupir derrière la fenêtre afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un dangereux psychopathe armé d’un lance-flamme qui viendrait nous exterminer à 16h00 un dimanche après-midi. Et quand un doute subsiste, c’est vachement rassurant de le voir se munir discrètement d’un couteau de cuisine avant d’aller ouvrir.
Par exemple, quand vous regardez un film de vampires le soir, c’est vachement rassurant de le voir aller allumer toutes les lumières de la maison au bout de 5 minutes et surtout, de le voir revenir en ayant la présence d’esprit de bien vérifier qu’il n’y a personne derrière lui à chaque fois qu’il passe devant un miroir.
Par exemple, quand tu te réveilles au milieu de la nuit à cause d’un cauchemar, c’est tellement rassurant d’entendre le bruit régulier et apaisant de ses ronflements puissants à travers la cloison.
Bref, rien ne vaut la présence rassurante d’un homme…
1 commentDialogue d’expatriés
A vivre dans un pays anglophone, pratiquant moins ta langue maternelle, tu “perds” à une vitesse incroyable. Tu te mets à faire des fautes de construction, à perdre du vocabulaire et à utiliser des mots anglais, voire leur traduction littérale. Bref, ça devient plus compliqué de parler correctement (d’écrire aussi d’ailleurs, l’orthographe devient plus difficile à maîtriser. Oui… c’est pour ça…).
Du coup, se développe une sorte de langage spécial entre expatriés. Oui, parce que l’autre expat, il fait les mêmes fautes que toi et il comprends ce que tu veux dire quand tu mélanges tout… Donc tu fais vachement moins d’efforts avec lui que quand tu parles à ta mère. Mais t’essayes quand même d’en faire un peu.
Et ça donne des trucs comme ça :
- Hey ! Salut, ça va ?
- Yep et toi ? T’as eu une bonne journée ?
- Bof… entre mon boss qui me fait chier et mon computer qui déconne, c’était un peu galère. Je pouvais même pas checker mes emails !
- Ouais moi aussi j’ai eu une journée chiante. Mais merci Dieu, j’ai d’autres choses dans mon esprit !
- Ah oui ! Alors c’est quoi l’histoire ? Tu déménages, c’est ça ?
- Oui ! J’en ai marre de mon aire. Je vais me tirer de là, je voudrais un truc mieux locater.
- Oui, sûr. C’est un peu dodgy par là bas. T’as apply-er à des annonces déjà ?
- Oui, oui, j’ai commencé… Mais c’est fucking chiant.
- Yeaahh… M’en parle pas, ça me rappelle seulement des mauvais souvenirs.
- Oh God, oui ! Au bout de trois jours je suis déjà malade de ça. C’est une grosse peine… d’appeler les gens comme ça.
- Pff ouais… Tiens t’as pas une fag à me passer ?
- Ah non, désolée, je suis dans une semaine cigarettes-free.
- Waou ! Fair enough… Je pense pas que j’en serais capable.
- Bon, à la fois t’es déja dans une période men-free, non ? No men, no peine, c’est ça ? On peut pas tout faire dans le même temps.
- Non, c’est pour sur ça ! Pff, c’est un peu de la bullshit en fait ce truc de Men-free Summer, mais bon… n’en parlons pas, ça me depresse. En plus que j’essaye de limiter ma consommation d’alcool, aussi.
- Ah ? Marre d’être hangover tous les week-ends ?
- Yep ! Et marre de prendre en poids à cause de cette saloperie de bière. Faut que je sois raisonnable et que je ne boive que du whisky à partir de maintenant…
- Aaaah ! Parle pas de prendre en poids ! Je supporte plus mon belly moi en ce moment. Je suis en train de me transformer en réelle Irish Girl.
- No !! No, no. Dans mon opinion, t’as encore carrément de la marge !
- Pff ! De toutes façon, I don’t give a shit. Je m’en fous total en fait. C’est nul de céder comme ça aux dictats de la mode.
- Ouais, c’est sur. Mais bon… Tient, on pourrait se mettre au “Pairenoood”, au Ricard quoi. Il parait qu’il y a que 15 calories par verre. C’est l’alcool le plus regime-friendly de la terre.
- Oui, encore faudrait-il en trouver sans que ça nous coûte “the eyes of the head”.
- Ah, Ah ! Oui, ou on va se trouver avec “the ass between 2 chairs”. Diet ou ruine ? Quel est le meilleur ?
- C’est clair que ça revient cher d’essayer de rester healthy dans ce pays ! Entre les trucs organics pour pas se tuer à petit feu et les trucs fair-trade, pour pas avoir trop de morts sur la conscience, ça devient nightmaresque tout ça…
- Oh fuck, oui ! Une grosse peine, une très grosse peine in my arse…
- Bon allez, Pint !!! Fuck off le régime, la planète et le hangover !
- Yeaaah ! Let’s go !
Voyager seul en Chine (sans Robert et Simone)
En cette période estivale, il est dur de ne pas penser aux vacances et aux grands voyages.
Moi, ma passion c’est l’Asie. C’est toujours là que j’ai envie d’aller. L’Asie du Sud-Est particulièrement. Mais il y a aussi la Chine qui me fascine, sa culture millénaire et cette mutation extraordinaire qui secoue le pays (et le monde en passant). J’aimerai bien voir à quoi ça ressemble de mes propres yeux, me faire ma propre idée.
Le problème de la Chine, c’est qu’une énorme majorité des chinois parle aussi bien l’anglais que moi le mandarin, et lit aussi bien le chinois écrit dans notre alphabet (comme dans mon guide) que moi leurs idéogrammes.
Ça implique donc, en général, de devoir partir en voyage organisé et souvent, avec un groupe.
Or le mot groupe, spécialement en vacances, moi ça m’a toujours fait frémir d’horreur.
Me lever tous les jours à 6h00 pour suivre un programme dément, qui t’emmène exactement aux mêmes endroits, aux mêmes moments, que tous les autres touristes de la terre, je ne peux pas.
Attendre Monique pendant 3 plombes parce qu’elle hésite entre le pot en céramique rouge et le pot en céramique bleu, au magasin-piège à cons qui est sous contrat avec ton tour opérateur et où tu te tapes donc 2h00 de “quartier libre”, je ne peux pas.
Subir les commentaires racistes et franchouillards de René à propos des autochtones à chaque repas, je ne peux pas.
Devoir poser sur 130 photos par jour parce que Jean-Michel n’aime pas les photos sans personne dessus et trouve ça génial pour l’esprit de groupe, je ne peux pas.
Avoir à écouter chaque matin, au petit-dej’, la description détaillée des problèmes intestinaux de Colette qui ne supporte décidément pas la nourriture asiatique, je ne peux pas.
Devoir rejoindre ma chambre d’hôtel tous les soirs à 20h30 parce que quand même, tout le monde est fatigué et que demain, on se lève tôt, je ne peux pas.
Me trimbaler partout avec des gens collés à mes basques en permanence qui me demande si j’ai déjà vu un truc pareil ou si je sais comment s’appelle cet arbre, je ne peux pas.
Subir les blagues pourries et les remarques graveleuses de Marc toute la journée, en plus des regards haineux et des réflexions perfides de sa mocheté de femme, je ne peux pas.
Etre prise en amitié par Marcelle, vieille fille de 58 ans, qui me raconte sa vie à longueur de trajet et a décidé de faire tout exactement comme moi, de s’asseoir toujours à côté de moi et d’acheter exactement tous les même trucs que moi, je ne peux pas.
S’arrêter avec le bus toutes les 45 minutes parce que Louise a le mal des transports et parce que Roger a la prostate qui le lâche, je ne peux pas.
Bref… les groupes, je ne peux pas.
Ça me rend méchante.
Au bout de 2 jours je pète les plombs, ça me gâche les vacances, voire celles des autres…
Moi j’aime faire la route tranquille, avec une ou deux personnes, prendre le temps de m’arrêter, voire de rester, là où je me sens bien, ne pas aller là où je n’ai pas envie d’aller, ne pas avoir de programme trop déterminé, suivre les occasions qui se présentent, etc. Quitte à me taper quelques galères…
Mais voilà… pour la Chine c’était un peu compliqué pour l’instant, parce que pour ce genre de trip, un minimum de communication est nécessaire. Pour savoir si tu vas plutôt dans la bonne direction ou si t’as pris le train dans le sens inverse. Pour connaitre la composition de cette spécialité culinaire au nom bizarre qui a effectivement l’air délicieuse mais tu voudrais quand même bien savoir ce que c’est (du chien ? Du scorpion décortiqué ?). Pour que le chauffeur de taxi t’emmène au bon Club, celui où t’a donné rendez-vous Bruce, le bel américain expatrié rencontré l’après-midi même sur la plage. Pour pouvoir réserver une chambre avec des vrais toilettes après 5 jours dans les rizières, sans devoir te lancer dans un mime ridicule et plutôt embarrassant à 2h00 du mat’. Bref… pour se simplifier un tout petit peu la vie… quand même.
Or voilà, une bande jeunes gens malins, charitables et épris de liberté vient de lancer un service qui rend tout cela enfin possible : un service de traduction par téléphone !
C’est hyper simple. Il suffit d’acheter des minutes de crédit sur leur site Internet, et quand vous faites face à un problème majeur d’incompréhension mutuelle totale (Si ! Je rejoindrai Bruce, il n’y a pas moyen que tu me fasses manquer l’américain, petit homme !), d’appeler le numéro. Là, vous tombez directement sur un interprète (qui parle même français) qui va gentiment expliquer au chauffeur de taxi comment vous emmener directement et rapidement dans les bras de Bruce.
N’est ce pas génial ?!
En plus, il parait que ça marche super bien (j’ai des sources sûres au pays qui fait trembler le monde).
Ça s’appelle Tongo et l’adresse c’est ici (je tiens d’ailleurs à préciser, si c’était nécessaire, que ça n’a rien à voir avec Facebook, Skype, Techcrunch ou Seesmic…).
Donc voilà, Bonjour la Chine !!!
Moi, je crois que je vais commencer par une semaine à Pékin cet hiver, l’esprit libre et le cœur léger, ouverte à toutes opportunités, surtout si elles s’appellent Bruce.
Et si vous allez en Chine, ou que vous connaissez des gens qui y vont (ça marche bien pour les trips Business aussi apparemment et pensez y quand même si vous partez avec un groupe et que vous ne voulez pas vous coucher à 20h30 ou que vous tentez d’échapper à Marcelle lors d’une journée auto-décrétée “quartier libre”), n’hésitez pas à transmettre ! Vous pourriez leur rendre un fier service…
Je ne t’aurais jamais aimé plus
Ça y est. Les démons dans ma tête se sont calmés.
Depuis quelques temps, mon esprit est apaisé, j’ai les idées claires, je suis guérie.
C’était l’histoire d’un homme qui avait accaparé mes pensées, foutu le bordel dans mon cerveau et déstabilisé mon être intime…
Pour conjurer le sort définitivement et faire preuve d’un peu de pragmatisme (pour une fois), j’ai décidé de m’inspirer de ma nouvelle héroïne de la chanson, Soko (et notamment de sa chanson “I will never love you more“) pour dresser une liste claire, nette et précise, afin de remettre en perspective, et dans la réalité, cette histoire qui m’a exagérément décontenancée.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un massage balinais sur la plage.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon Eau d’été Sweet Sun de Dior
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un concert de Patrice avec Marion.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon iPod branché à mon MacBook.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que bronzer au soleil dans mon rêve de Provence.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un dimanche sous la couette avec un bouquin de Sophie Kinsella.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que quand ils me disent que je suis belle.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un CaïpinArak préparé par Ganesha.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que hurler “Casser la voix” à 3h00 du mat’ avec Laure lors de nos soirées Revival Adolescence quand ses enfants dorment.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un repas de Noël avec ma famille.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un après-midi shopping quand j’ai des sous.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que danser en transpirant sur un bon set au Whelans.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que les pommes de terre sautées de ma grand-mère.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un premier baiser et mon coeur qui bat.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une bière en sortant du boulot avec Anne.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que les rues de Bangkok.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une coupe de champagne sur la terrasse avec mes parents.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une nuit de putain de bon sexe.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que les chansons de Bob Marley.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon séjour à Budapest avec Patty
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que quand mon Boss me dit que j’ai fait du bon boulot.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un apéro sur les quais de Rhône, à Lyon, au soleil couchant.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que prendre la route avec Tonton pour traverser notre île.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un film avec Brad Pitt, George Clooney et Johnny Deep.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un tour en Méhari, les cheveux au vent, direction l’Estagnole.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que fumer un pétard en refaisant le monde avec mes potes, le soir, quand la fraîcheur envahit enfin la ville.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que plonger dans les vagues puissantes des plages de Kuta.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’avoir le corps de Kate Moss.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que le jour où on m’a embauché en Irlande.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que de m’engueuler avec ma soeur et de me reconcilier en lui disant “Mais c’est parce que je t’aime !”.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une baguette tiède et craquante tartinée de Saint Marcellin et accompagnée d’un pot de Côte.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que lire une BD de science-fiction jusqu’à 2h du mat’ quand il y a boulot le lendemain.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que signer un gros contrat au boulot.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que quand Brotha revient en Europe.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un arc-en-ciel dans la lumière magique de Dublin.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que regarder un film de surf avec Kelly Slater, Rob Machado et les chansons de Jack Johnson.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que glisser sur une pente enneigée des Alpes.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que de pouvoir porter cette petite robe sublime au mariage de ma soeur.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un éclat de rire étouffé devant mon ordi au boulot quand je chat avec ma cops.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que “Corazon Espinado” chantée secrètement pour moi dans un rade à l’autre bout du monde.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que me sentir belle et conquérante quand je sors le soir.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que regarder Grey’s Anatomy avec Claire.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que faire la roulade arrière dans la piscine.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que de pouvoir assister à un concert de Nirvana.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que la première cigarette du matin, juste après avoir fait l’amour.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’aller manger au resto de l’Hermitage à Monaco.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une discussion avec mon grand-père.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon mascara qui me fait des beaux yeux.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’écrire des conneries sur mon blog que personne ne lit.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’écouter de la musique allongée sur le canapé.
- Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un coucher de soleil sur ma plage.
Je ne t’aurais jamais aimé plus.
1 commentMediterranean kif
Que c’était bien les vacances !
Pas de grand voyage, pas d’immersion dans une culture inconnue, pas de paysages exotiques cette année… mais la langueur nonchalante de la côte méditerranéenne…
Et tous ses petits bonheurs estivaux :
- La douce brûlure du soleil qui mordille ta peau sur toute la surface de ton corps abandonné
- Le spectacle de la mer dont le bleu varie de mille nuances envoûtantes en fonction de l’avancée du jour
- Le balai des petits bateaux blancs qui se croisent à l’horizon, découpant leurs voiles miniatures sur le ciel évanescent
- Le sel qui cristallise en zébrures légères sur ta peau séchant après le bain
- Le goût de l’anis arrangée s’écoulant dans ton palais asséché par une sieste matinale au soleil
- L’explosion de couleurs flamboyante des lauriers rouges et roses s’entremêlant harmonieusement à la majesté des rois palmiers
- Les grains de sables qui chatouillent coquinement la plante de tes pieds lorsque tu dégustes ton mojito au bar de la plage admirant le soleil couchant
- La goutte de sueur qui s’écoule lentement le long de ta colonne vertébrale quand il est temps de plonger dans l’eau
- La sensation incomparable de plaisir intense et presque douloureux quand ton corps chauffé à blanc s’immerge soudainement dans l’eau fraîche et légèrement chlorée de la piscine turquoise
- L’odeur des merguezs grillées au barbecue qui envahit petit à petit l’air chaud de l’après-midi débutante
- La joie simple et sans prix de pouvoir vivre tes journées seulement vêtue d’un monokini et d’un sarong
- L’odeur de la crème solaire, du lait hydratant à la coco et du monoï qui flirte avec tes narines toute la journée durant
- Le bien-être implacable de somnoler mollement sur un matelas, en écoutant le bruit des vagues tandis qu’une douce brise marine caresse ta peau
- La symphonie des criquets à l’heure de l’apéro quand tu tartines ta baguette de tapenade et d’anchoïade en attendant que le saumon grille à l’unilatérale
- La vision réconciliée de ton corps intégralement bronzé et amincit
- La dernière clope, fumée le soir, sous le spectacle insensé de la voûte étoilée.
Aah… Cette somme de petits plaisirs incroyables qui rendent les vacances si belles…
Evidemment, on ne retiendra pas le virus qui t’a zombifié pendant 2 jours, les moustiques qui ont semblé apprécier ton sang de désormais Irlandaise, la balade manquée en Méhari ou les méduses envahissant la plage. Ce ne sont que des détails que l’histoire se chargera d’oublier rapidement…
2 commentsLe silence est d’or
Comme vous l’aurez sans doute remarqué, je ne suis pas très bavarde ces derniers temps.
J’ai du mal à exprimer ce qui me passe par la tête… donc je préfère m’abstenir.
Et comme c’est le temps des vacances, ça tombe bien. Tout le monde à des choses bien plus intéressantes à faire, comme griller des merguezs, s’épiler les jambes ou s’envoler loin, très loin.
Voici quand même quelques nouvelles, pour ceux que ça intéresse :
- J’ai une semaine de vacances cet été (sic) et c’est la semaine prochaine. Le programme est simple : faire dorer mon corps gracile sous le soleil provençal.
- Je suis en pleine remise en question concernant le désastre de ma vie sentimentale. J’essaye de trouver des réponses à des questions quasi insolubles. C’est assez éprouvant mentalement parlant, certes, mais nécessaire… A un moment donné, il faut arrêter de commettre inlassablement les même erreurs.
- Mes collocs, eux, ne se posent pas trop de problèmes quant à leur vie sexuelle, et le défilé des jeunes femmes traversant leur vie à une vitesse supersonique est toujours aussi impressionnant. Par contre, ils sont nuls en remplissage de lave-vaisselle (ça semble être un problème récurant).
- En ce moment, le temps est plutôt beau en Irlande, mais essentiellement entre 20h00 et 8h00 du matin.
- Professionnellement, ça va… Je viens de finir un énorme boulot sur le nouveau site web de ma boite. Je suis contente. J’ai bien mérité ma semaine de vacances.
- Je me suis achetée des jolies bottes en caoutchouc pour aller à Electric Picnic (l’équivalent Irlandais de Glastonbury) fin août. Et je les ai customisées moi-même avec de la peinture. Ça m’a pris 3h00. J’espère donc qu’il va vraiment pleuvoir (Normalement, ça va. Il y a peu de risques d’y échapper).
- Mon iPod va bien, merci.