Archive for September, 2008
Des conséquences de la crise
C’est la crise ! L’économie mondiale est dans la tourmente ! La situation est grave !
Enfin c’est ce que tout le monde dit. Parce qu’on ne comprend pas tous les détails. Mais ça fait peur quand même. Et on se demande quelles conséquences cela va avoir, à court terme, sur nos vies quotidiennes.
Voici mes premières déductions:
- Le samedi soir, au lieu d’avoir un débat sur la durée minimale acceptable d’une relation sexuelle avec un homme de plus de 30 ans, on va inévitablement parler de l’effondrement de la confiance à l’égard du système bancaire. Sujet sur lequel on a beaucoup moins de connaissances pratiques. Et sujet chiant comme la mort, qui va juste faire augmenter notre consommation de whisky, et ne risque donc pas d’améliorer notre vie sexuelle.
- On a un nouvel ennemi commun : les spéculateurs sans scrupules et les hedges funds. Ça change d’Al-Quaida et c’est bien un peu de changement de temps en temps.
- Les Traders ne sont plus des mecs bons à marier. Leur côte vient de s’effondrer brutalement. On a bien fait de résister à leur drague lourdingue à coups de bouteilles de champagne dans les bars trendy. On aurait l’air maligne maintenant à devoir l’aider à revendre la Ferrari sur Ebay. Sans parler de l’état de sa libido depuis quelques mois (surtout s’il a plus de 30 ans). Il nous reste donc les capitaines d’industrie, les informaticiens géniaux et les médecins, les agents immobiliers ayant été dégagés de la liste il y a quelques mois déjà et les commissaires aux comptes n’y ayant jamais figurés (on a certains standards quand même !).
- On a désormais une excuse toute trouvée pour ne pas faire de cadeaux à nos petites cousines pour Noël cette année : Ah bein c’est la crise ! Tu crois qu’ils ont eu des cadeaux les enfants en 1929, peut-être ? Bein non ! Et tout ça à cause des spéculateurs sans scrupules et des hedges funds !
- Ça redevient trendy d’être anti-capitaliste. C’est l’occasion ou jamais de lire Marx. Ça nous permettra peut-être d’avoir un truc à dire dans les nouvelles conversations du samedi soir.
- On pourrait se permettre d’appeler notre banquier pour lui dire d’un ton condescendant “Je crois qu’il y a un petit problème Monsieur Jean. Je constate comme une anomalie, à l’analyse de vos résultats… Vous rappelez vous du jour où vous m’avez dit qu’il ne vous semblait pas très à propos d’investir des sommes pareilles en crèmes de soin et cosmétiques ? Que dire de l’à propos de vos investissements à vous ? Les mots me manquent. Peut-on espérer une régularisation de la situation dans les 48 heures ? On ne voudrait évidemment pas avoir à en venir à des solutions désagréables pour tout le monde, Monsieur Jean. Vous comprenez ce que je veux dire ?”.
- Si c’est la crise, ça va peut être accélérer le retour de la mode Grunge. On pourra enfin ressortir nos 501 troués, nos chemises bûcheron et nos pulls gris informes en laine de moutons grecs qu’on garde depuis 15 ans. Et là, pour le coup, on sera vraiment vintage !
Playlist “Irish Crack”
Bon j’ai été malade comme un chien, le spécial remède Irlandais n’a pas suffit. Je commence juste a émerger, après avoir frôlé la bronchite, la pneumopathie et l’infection pulmonaire… (et je ne suis pas encore sure d’y avoir vraiment échappée).
Du coup je n’ai pas fait grand chose ces derniers temps à part rester tranquille chez moi en essayant de ne pas étouffer. J’ai écouté de la musique, traversant une période “Musique Irlandaise d’aujourd’hui”, redécouvrant les chansons de quelques groupes Irlandais actuels. Dont voici quelques extraits (les plus connus).
Il faut savoir que la musique est la base de la culture irlandaise. Les Irlandais sont des musiciens, guitaristes, chanteurs et song writers, tendance rock et tendance désespérés, voire complètement dépressifs. Les paroles sont souvent déchirantes, les mélodies mélancoliques. Ça parle d’oppression, d’exil, de solitude, de misère, de révolte et surtout, d’amours ratés ou impossibles ou impossiblement ratés (ce qui se vérifie effectivement dans la vie courante… enfin, d’après mon expérience).
Playlist “Irish Crack”
- Lonely Soldier - Damien Rice and Chrisrty Moore (écouter)
- Fitzcarraldo - The Frames (écouter)
- Chasing Cars - Snow patrol (écouter)
- Say it to me Now - Glen Hansard (écouter)
- Delicate - Damien Rice (écouter)
- Livin’ - Padey Casey
- Your Face/Redemption Song - The Frames (écouter)
- Dublin Town - The Blizzards (écouter)
- 9 crimes - Damien Rice (pas trouvée en écoute mais une de mes chansons tristes préférées… pour les jours de grand désespoir)
- Falling Slowly - Glen Hansard & Marketa Irglova (écouter)
- Open your Eyes - Snow Patrol (écouter)
Le château, le mariage et les clous de girofle
J’étais en France pour quelques jours et pour un grand événement : le mariage de ma petite soeur. Et comme je n’en ai qu’une, c’était forcément émouvant, d’autant que j’adore mon “Beauf” (à 2h du matin, après plein de champagne, il m’a autorisé à l’appeler comme ça à partir de maintenant).
C’était génial, un château magnifique sur la côte ouest, un couple trop beau, une super fête et plein de gens que j’étais très heureuse de revoir notamment ma famille et mes cousins (faut dire qu’on a des relations un peu fusionnelles dans la famille donc c’est toujours intense de se voir tous en même temps).
Bon le retour à été un peu dur, notamment parce que j’ai choppé un horrible rhume en France et que j’ai été une loque pendant 3 jours en rentrant. Heureusement le spécial remède irlandais (whisky chaud + miel + clous de girofle) fait des miracles.
Maintenant, fini les vacances. C’est définitivement la rentrée et de nouvelles aventures hivernales.
Les Irlandais, des gens bien inspirés
Je faisais une petite recherche de chansons “traditionnelles” Irlandaises sur Deezer, et j’avoue que j’ai bien rigolé en découvrant les titres et les chansons… C’est assez révélateur de la richesse culturelle de ce pays.
Edifiant…
- Whiskey, you’re the Devil (Ça, je suis bien d’accord… et tu fais mal à la tête)
- Home for a Rest (Je cite : “J’ai quitté la maison depuis un mois, et j’ai été saoul depuis que je suis parti, donc là je suis rentré me reposer…“)
- A drunken Night in Dublin (Trois soirs par semaine)
- Drunk Tonight (Forcément)
- Enniscorthy in a Bottle (une bien jolie ville Enniscorthy, surtout avec une bouteille)
- Whiskey in the Jar
- Seven Drunken Nights (Ah bein non ! Sept soirs par semaine)
- The Pub with No Beer (Evidemment… de la pure fiction)
- Drink it up Men !
- The Jug of Punch (Tiens du punch… une chanson exotique)
- Maloney wants a Drink (Ça m’aurait étonnée)
- Beer, Beer, Beer (Rien à ajouter)
- Too Ra Loo Ra Loo Ral (qui, à mon avis, avec un titre pareil, implique forcément de l’alcool)
- The Night Paddy Murphy Died (...à cause d’une bouteille de whisky d’après ce que j’ai compris)
- Whiskey on a Sunday (Celui, juste avant le whisky on the Monday)
- Irish Coffee (qui je vous le rappelle est un café allongé au… whisky)
- I know where I’m Going (J’ai comme un doute…)
Playlist “Missing Electric Picnic”
Cette semaine, j’ai été en pleine déprime Post-Picnic. Un syndrome bien connu et bien documenté, qui touche à peu près tout le monde de retour de ce festival.
J’ai donc fait une petite playlist, pour me rappeler quelques souvenirs ou écouter des trucs que j’aurai pu voir (si je n’avais pas été ailleurs à danser comme une folle… ce qui me vaut une belle lombalgie depuis dimanche soir… Oui, c’est pas beau de vieillir, je sais…).
Playlist “Missing Electric Picnic”
- Sigur Ros - Olsen Olsen (Ecouter)
- The Kills - Cheap and Cheerfull
- Christy Moore - Ride On
- George Clinton - Atomic Dog
- Tinariwen - Zin Es Gourmeden (Ecouter)
- Underworld - Born Slippy (Ecouter)
- Goldfrapp - Lovely Head (Ecouter)
- Elbow - Grounds for Divorce (Ecouter)
- Santogold - Lights Out
- Crystal Castles - Untrust Us
- Dengue Fever - Lost in Laos
- Ra Ra Riot - Dying is Fine
- Cut Copy - Future (Ecouter)
- Milosh - You Make me Feel (Ecouter)
- The Congos - Fisherman (Ecouter)
- The Gossip - Standing in the Way of Control (Ecouter)
Electric Paradise
Waou ! Je viens de vivre une grande expérience. J’en suis encore toute retournée…
Cet Electric Picnic est un truc absolument phénoménal.
J’ai passé trois jours de pur plaisir. Un week-end unique et intense.
Il y a tellement de chose à faire, entendre et voir et d’une qualité tellement pointue, que ton cerveau frôle en permanence le grillage par extase.
C’est, contre toute attente, un week-end extrêmement dépaysant puisque tu oublies tout de ta vie et de tes soucis à peine arrivé sur place et tu te contentes seulement de vivre avec délectation chaque minute.
Si le paradis existe, je voudrais qu’il soit exactement comme ça.
- Un lieu immense et idyllique dans les bois et la nature verdoyante.
- Des concerts toute la journée, sur 11 scènes différentes, tous les courants musicaux représentés, du rock électrique à la musique traditionnelle irlandaise, de l’électro entêtante au song writers avec leur guitare, des standards des années 20 au rythmes gypsy, des percussions africaines au gangsta-son américain, et tant d’autres… C’est un grand kif musical de tous les instants.
- Tout ça dans des décors fous et des installations hallucinantes où chaque détail est magnifique par sa réalisation et sa créativité… Tu vis donc des moments absolument surréalistes avec l’impression d’être projeté tantôt dans une fête païenne des âges druidiques, tantôt dans un monde futuriste post-apocalyptique déjanté, tantôt dans une full moon party ibizéenne, tantôt dans un asile de fou punko-burlesque, tantôt dans une communauté hippy ardéchoise, etc.
- Des performances artistiques en tous genres et par dizaines, aussi incroyables les unes que les autres, fusionnant les genres et les styles, émerveillant les yeux et emballant l’esprit.
- Une foule de gens vraiment cools, avec tout le monde sur la même vibration, voulant juste faire la fête et en profiter au maximum sans se prendre la tête, créant une énergie hors du commun.
- Et bien sûr, il y a tout le reste, venant ajouter une touche finale dans la diversité et la génialitude : les sushis, le chai-rhum, la scène de théâtre, le cinéma, des dizaines et des dizaines et petits bars et cafés à thème aux décors complètement fous, les débats, les spectacles d’humoristes, les poètes, les slamers, les ateliers macramé, le cirque, les forums écolo, les massages, les coiffeurs, les boutiques alternatives, et plein d’autres, c’est dur d’être exhaustif, je n’ai même pas pu tout voir.
Tout est beau, tout est fou, tout est étonnant…
Certains disent que c’est l’un des meilleurs festivals d’Europe (je cite : “Electric Picnic is like Ireland’s answer to Glasto - Glastonburry pour les intimes - but obviously much better cause it is in Ireland! “). C’est peut-être vrai… On est effectivement assez proche de la perfection…
Et si le paradis existe, j’aimerai vraiment qu’il soit exactement comme ça.
Sauf les toilettes.