31, le nouveau 25
Demain j’aurai 31 ans.
Et je m’en fous.
De toute façon, 31 ans, c’est le nouveau 25 ans.
Donc tout va bien.
Non vraiment, c’est pas grave.
- Ce n’est pas comme si : le monde était en train de collapser dans une grande crise financière horrible dont la contagion à l’économie “réelle” pourrait avoir des répercussions (bien réelles aussi) sur mon job.
- Ce n’est pas comme si : on avait un chien à la maison maintenant… et un très con.
- Ce n’est pas comme si : je m’étais récemment ridiculisée et définitivement grillée auprès du seul mec qui m’avait vraiment attiré ces 10 derniers mois.
- Ce n’est pas comme si : j’avais des crises d’angoisse de solitude depuis plusieurs semaines qui s’apaisent seulement avec à une consommation excessive de whisky.
- Ce n’est pas comme si : j’avais toutes mes fringues à repasser et donc plus rien à me mettre et qu’aujourd’hui j’avais dû porter une robe Yuki à paillettes pour aller bosser.
- Ce n’est pas comme si : c’était le début d’un hiver de 6 mois, glaçant d’humidité.
- Ce n’est pas comme si : je n’avais aucun espoir de long voyage sublime et dépaysant dans les 12 mois à venir, à moins que Richard Branson tombe subitement amoureux de moi lors d’un déplacement à Dublin et m’emmène vivre sur son île (pas celle d’en face, l’autre…).
- Ce n’est pas comme si : mon iPod commençait à montrer les premiers signes d’une mort annoncée et imminente.
- Ce n’est pas comme si : aucune de mes copines ne sera là demain pour fêter mes 25 ans avec moi.
- Ce n’est pas comme si : je culpabilisais désormais à chaque fois que j’achète une fringue, parce que la récolte du coton non-biologique tue chaque jour, et que ça devenait un problème parce que je n’avais plus rien à me mettre…
- Ce n’est pas comme si : j’étais une drama-queen pathétique, incapable de gérer ses coups de blues en silence, et que j’avais par exemple, passé des heures, samedi, à raconter toute ma vie sentimentale des 10 derniers mois à mon nouveau coloc, médusé d’horreur… qui, jusque là, me prenait pour une fille cool.
- Ce n’est pas comme si : j’avais oublié mon collier préféré chez un mec que je ne comptais absolument jamais revoir de toute ma vie, sauf par le plus horrible des hasards. Alors que je n’avais jamais oublié de collier (même moche) chez le mec que j’aimerai bien revoir tout le temps…
Ouais…
Bon…
Ça ira mieux demain quoi…
Comme d’habitude…