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Poésie Mix

October 20th, 2008 | Category: General, Me & MySelf, Trucs de Filles

J’ai “écrit” un poème.
Il a la particularité de ne pas rimer du tout, mais d’être composé exclusivement d’extraits de chansons d’amour bien connues (que vous reconnaîtrez peut-être… pour certaines. Celui, identifiant chaque chanson étant incontestablement, le spécialiste mondial de la chanson d’amour française).


Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle.
Des que je t’aperçois, je sens en moi, mon cœur qui bat.
Tes mains qui me frôlent et m’entraînent, c’est beau comme au cinéma.
Je suis toujours à la fête, quand tu me tiens dans tes bras.
La terre n’est pas assez ronde, pour m’étourdir autant que toi.

Nus sur les galets.
Comme la vague irrésolue, tu vas et tu viens, entre mes reins.
Ca brûle et ça monte à la tête.
Ma raison vacille et tangue, elle est prête à chavirer.
Pourvu que les secondes soient des heures.

Mais tu n’es pas un ange.
Et tant pis si je me détruis.
On dit que le destin se moque bien de nous. Qu’il ne nous donne rien.
Je me sens pas belle quand tu rêves. Tu rêves à quoi ?
Passe ma chance, tournent les vents, reste l’absence, obstinément.

C’est une histoire de dingue, une histoire bête à pleurer.
Peu à peu je me déglingue, victime de ta cruauté.
On me prend en pitié, car tout le monde sait bien que tu aimes entre tout, ta chienne de moto bien d’avantage.
Regarde en toi. Même pas l’ombre d’une larme.
Oh c’est pas juste. C’est mal écrit. Comme une injure, plus qu’un mépris.

Mais je ne vais plus pleurer, je ne vais plus parler.
Je m’en veux tellement de t’avoir tant voulu.
Parler me semble ridicule, je m’élance et puis je recule.
Tu m’en as fait du mal, tu n’es qu’un animal.
Toi qui ne te souviens de moi, qu’aux moments où ça t’arrange.

J’ai beau me dire qu’il faut du temps.
Je sens des “boum” et des “bang” agiter mon cœur blessé.
Y a t-il un soir, un moment, où l’on se dit “ce n’est plus pour moi” ?
Quand de peines en méfiances, de larmes en “plus jamais”, on apprend à se résigner.
A rêver nos désirs et vivre des “ainsi soit-il”.

J’ai beau savoir, ne plus y croire.
Non, je ne regrette rien.
Je veux juste une dernière danse, avant l’ombre et l’indifférence.
Puisque tu n’as qu’à ouvrir l’espace de tes bras pour tout reconstruire.

Mais on a vu souvent rejaillir le feu de l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux.
Alors prend garde à ce boomerang, il pourrait te faire payer, toutes ses tortures de cinglé , que tu m’as fait endurer.
Parce qu’il y a quelqu’un qui m’a dit, que tu m’aimais encore…

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