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Le château, le mariage et les clous de girofle
J’étais en France pour quelques jours et pour un grand événement : le mariage de ma petite soeur. Et comme je n’en ai qu’une, c’était forcément émouvant, d’autant que j’adore mon “Beauf” (à 2h du matin, après plein de champagne, il m’a autorisé à l’appeler comme ça à partir de maintenant).
C’était génial, un château magnifique sur la côte ouest, un couple trop beau, une super fête et plein de gens que j’étais très heureuse de revoir notamment ma famille et mes cousins (faut dire qu’on a des relations un peu fusionnelles dans la famille donc c’est toujours intense de se voir tous en même temps).
Bon le retour à été un peu dur, notamment parce que j’ai choppé un horrible rhume en France et que j’ai été une loque pendant 3 jours en rentrant. Heureusement le spécial remède irlandais (whisky chaud + miel + clous de girofle) fait des miracles.
Maintenant, fini les vacances. C’est définitivement la rentrée et de nouvelles aventures hivernales.
Les Irlandais, des gens bien inspirés
Je faisais une petite recherche de chansons “traditionnelles” Irlandaises sur Deezer, et j’avoue que j’ai bien rigolé en découvrant les titres et les chansons… C’est assez révélateur de la richesse culturelle de ce pays.
Edifiant…
- Whiskey, you’re the Devil (Ça, je suis bien d’accord… et tu fais mal à la tête)
- Home for a Rest (Je cite : “J’ai quitté la maison depuis un mois, et j’ai été saoul depuis que je suis parti, donc là je suis rentré me reposer…“)
- A drunken Night in Dublin (Trois soirs par semaine)
- Drunk Tonight (Forcément)
- Enniscorthy in a Bottle (une bien jolie ville Enniscorthy, surtout avec une bouteille)
- Whiskey in the Jar
- Seven Drunken Nights (Ah bein non ! Sept soirs par semaine)
- The Pub with No Beer (Evidemment… de la pure fiction)
- Drink it up Men !
- The Jug of Punch (Tiens du punch… une chanson exotique)
- Maloney wants a Drink (Ça m’aurait étonnée)
- Beer, Beer, Beer (Rien à ajouter)
- Too Ra Loo Ra Loo Ral (qui, à mon avis, avec un titre pareil, implique forcément de l’alcool)
- The Night Paddy Murphy Died (...à cause d’une bouteille de whisky d’après ce que j’ai compris)
- Whiskey on a Sunday (Celui, juste avant le whisky on the Monday)
- Irish Coffee (qui je vous le rappelle est un café allongé au… whisky)
- I know where I’m Going (J’ai comme un doute…)
Playlist “Missing Electric Picnic”
Cette semaine, j’ai été en pleine déprime Post-Picnic. Un syndrome bien connu et bien documenté, qui touche à peu près tout le monde de retour de ce festival.
J’ai donc fait une petite playlist, pour me rappeler quelques souvenirs ou écouter des trucs que j’aurai pu voir (si je n’avais pas été ailleurs à danser comme une folle… ce qui me vaut une belle lombalgie depuis dimanche soir… Oui, c’est pas beau de vieillir, je sais…).
Playlist “Missing Electric Picnic”
- Sigur Ros - Olsen Olsen (Ecouter)
- The Kills - Cheap and Cheerfull
- Christy Moore - Ride On
- George Clinton - Atomic Dog
- Tinariwen - Zin Es Gourmeden (Ecouter)
- Underworld - Born Slippy (Ecouter)
- Goldfrapp - Lovely Head (Ecouter)
- Elbow - Grounds for Divorce (Ecouter)
- Santogold - Lights Out
- Crystal Castles - Untrust Us
- Dengue Fever - Lost in Laos
- Ra Ra Riot - Dying is Fine
- Cut Copy - Future (Ecouter)
- Milosh - You Make me Feel (Ecouter)
- The Congos - Fisherman (Ecouter)
- The Gossip - Standing in the Way of Control (Ecouter)
Electric Paradise
Waou ! Je viens de vivre une grande expérience. J’en suis encore toute retournée…
Cet Electric Picnic est un truc absolument phénoménal.
J’ai passé trois jours de pur plaisir. Un week-end unique et intense.
Il y a tellement de chose à faire, entendre et voir et d’une qualité tellement pointue, que ton cerveau frôle en permanence le grillage par extase.
C’est, contre toute attente, un week-end extrêmement dépaysant puisque tu oublies tout de ta vie et de tes soucis à peine arrivé sur place et tu te contentes seulement de vivre avec délectation chaque minute.
Si le paradis existe, je voudrais qu’il soit exactement comme ça.
- Un lieu immense et idyllique dans les bois et la nature verdoyante.
- Des concerts toute la journée, sur 11 scènes différentes, tous les courants musicaux représentés, du rock électrique à la musique traditionnelle irlandaise, de l’électro entêtante au song writers avec leur guitare, des standards des années 20 au rythmes gypsy, des percussions africaines au gangsta-son américain, et tant d’autres… C’est un grand kif musical de tous les instants.
- Tout ça dans des décors fous et des installations hallucinantes où chaque détail est magnifique par sa réalisation et sa créativité… Tu vis donc des moments absolument surréalistes avec l’impression d’être projeté tantôt dans une fête païenne des âges druidiques, tantôt dans un monde futuriste post-apocalyptique déjanté, tantôt dans une full moon party ibizéenne, tantôt dans un asile de fou punko-burlesque, tantôt dans une communauté hippy ardéchoise, etc.
- Des performances artistiques en tous genres et par dizaines, aussi incroyables les unes que les autres, fusionnant les genres et les styles, émerveillant les yeux et emballant l’esprit.
- Une foule de gens vraiment cools, avec tout le monde sur la même vibration, voulant juste faire la fête et en profiter au maximum sans se prendre la tête, créant une énergie hors du commun.
- Et bien sûr, il y a tout le reste, venant ajouter une touche finale dans la diversité et la génialitude : les sushis, le chai-rhum, la scène de théâtre, le cinéma, des dizaines et des dizaines et petits bars et cafés à thème aux décors complètement fous, les débats, les spectacles d’humoristes, les poètes, les slamers, les ateliers macramé, le cirque, les forums écolo, les massages, les coiffeurs, les boutiques alternatives, et plein d’autres, c’est dur d’être exhaustif, je n’ai même pas pu tout voir.
Tout est beau, tout est fou, tout est étonnant…
Certains disent que c’est l’un des meilleurs festivals d’Europe (je cite : “Electric Picnic is like Ireland’s answer to Glasto - Glastonburry pour les intimes - but obviously much better cause it is in Ireland! “). C’est peut-être vrai… On est effectivement assez proche de la perfection…
Et si le paradis existe, j’aimerai vraiment qu’il soit exactement comme ça.
Sauf les toilettes.
Electric Préparatifs
Demain, je pars à Electric Picnic, un des grands festivals de l’été Irlandais. Ça dure trois jours. C’est à la campagne, au milieu de rien. C’est énorme. Il y a des dizaines et des dizaines de concerts toute la journée sur différentes scènes, des expos, des performances artistiques, des court-métrages, des forums associatifs, des débats sur l’écologie et l’avenir de la planète, des boutiques, des ateliers création de panier en osier ou taillage de pierre, du yoga, des massages, des sushis, des nouilles thaï, et… plein d’alcool.
C’est le rendez-vous, limite bobo, de la jeunesse (de mon âge) Irlandaise.
Ça implique donc qu’il faut camper (même si on se fait le camping version chic, en camping car).
Ça implique aussi qu’il y aura plein de monde, et aussi des beaux.
Ça implique donc que ce soir, il faut que je prépare mon sac, de manière extrêmement intelligente, afin de pouvoir parer à toutes éventualités.
J’ai donc fait une liste (même si on ne part pas au Pérou) :
- Ma veste de pluie. J’ai laissé tombé l’idée du poncho… trop moche. Tanpis. J’emmène ma petite veste courte, gris perle en toile cirée, Comptoir des Cotonniers et si il pleut trop, j’irai m’abriter.
- Mes Wellies (quand même… en cas de boue) que j’ai customisé moi-même en peignant le slogan “Peace, Love, Diamonds and Rock n’Roll”.
- Des sarongs (un noir “Chic”, un bleu turquoise “Vacances” et un rouge “Alter-mondialiste”), qui comme tout le monde le sait, sont les meilleures choses sur terre pour parer à toute éventualité, puisqu’ils peuvent servir de foulards, de couvertures, de serviettes de bain, de nappes, de torchons, de cordes et de vêtements.
- Un sweet Roxy (bien chaud mais sexy) s’il fait froid.
- Des tee-shirts cool pour faire cool.
- Une jolie petite robe de plage, ou cas où il y ait des jolis gens, suffisamment motivant pour me faire mettre une petite robe de plage. Et parce que, comme dit ma grand-mère, “C’est pas parce que les conditions sont difficiles qu’on doit être moche !“.
- Une tunique hippy, si je me sens d’humeur hippy (ce qui pourrait venir vite).
- Des petits tops dos-nus s’il y a un peu de soleil et que j’ai l’occasion de bronzer (c’est bientôt le mariage de ma soeur… il faudrait que j’ai une couleur décente).
- Une sélection de quelques top sexy si je veux m’habiller un peu plus le soir (“On ne sais jamais qui on peut rencontrer“… toujours dixit grand-mère).
- Plusieurs Jeans… au cas où le manque de poncho long ait été une erreur cruciale.
- Plein de chaussettes (pour les même raisons… et si en fait, je ne veux pas porter mes Wellies qui restent, même joliment customisées, contre mes principes modesques).
- Une serviette de bain… si j’arrive à prendre une douche.
- Des lingettes… si j’y arrive pas (et pour faciliter le démaquillage, donc le maquillage).
- Mes lunettes de soleil, pour me la péter comme une Irlandaise s’il y a un rayon de soleil.
- Mon bonnet, pour me la péter comme une Irlandaise s’il y a une goutte de pluie.
- Des boules Quies si j’ai envie de dormir et mes voisins, non.
- De l’ibuprofen si j’ai mal à la tête (ce qui pourrait arriver).
- De l’Actifed si j’attrape un rhume (Putain de poncho !).
- De l’Otipax si j’ai une otite (ce qui m’est arrivé une fois dans ma vie… mauvais souvenir).
- Une lime à ongle si je m’ennuie.
- Des capotes, si je ne m’ennuie pas.
- Des clopes et du cash (les basiques… qui normalement, te permettent de survivre à tout).
Voila… ça devrait être bon.
2 commentsEn passant
J’ai eu des visites, ces dix derniers jours donc mon temps a été bien occupé à faire autre chose que de me plaindre de la météo dans ces pages.
Ça aura été deux semaines riches en événements, émotions et enseignements quasi métaphysiques dont voici rapidement les principaux :
- Quand quelqu’un vient en Irlande en août, il est forcément déçu par le temps ou alors il décide de tout plaquer et de partir vivre en Inde.
- Il ne sert à rien de tenter d’expliquer ce qu’est l’érotisme au Irlandais, ils font un blocage et tu te fourvoies dans des explications douteuses.
- Tiken Jah Fakoly, en concert en plein air, a le pouvoir de faire apparaître le soleil. Et ça, c’est très fort… On pourrait se mettre à croire au dieu rasta.
- Les Anglais sont peut être super forts en Jeux Olympiques, mais quand ils ont trop bus, même les Irlandais avec leurs 3 médailles, ils ont la classe internationale, en comparaison.
- C’est quand même mieux d’aimer la bière, le whisky et les burgers si tu veux apprécier pleinement un séjour au pays des mois d’août dégueulasses.
- Les frères, c’est bien.
- Le saumon en papillote ne doit pas cuire 30 minutes sinon tu te tapes la honte et personne n’accepte de revenir dîner chez toi.
- Les visites, ça fatigue. Au bout de 5 minutes, t’as plus d’inspiration.
Playlist “Perfect Set au Whelans”
Il n’a jamais autant plu à Dublin.
Des déluges d’eau tombent du ciel morne et gris.
Une terrifiante humidité s’infiltre partout jusque dans les corps, glaçant cœurs et âmes.
On pourrait facilement se laisser aller au blues des jours malheureux.
Alors on pense aux choses qu’on aime de l’Irlande, pour tenir le coup, pour se donner du courage.
On pense à la chaleur qui n’est pas dans l’air mais dans les cœurs. Et dans la fête.
Cette fête où l’on se donne complètement, sans arrière-pensée, avec le naturel des gens d’ici.
On pense aux pubs, aux pints de bière qui claquent sur les comptoirs de bois usé. A la couleurs dorée du Jameson dans lequel s’entrechoquent les glaçons avec ce cliquetis si particulier.
On pense à la musique aux accents Indy Rock qui raisonnent partout ici, au son des guitares qui hurlent la révolte, l’amour ou le désespoir, au voix rauques et chargées des chanteurs anglo-saxons, à nos corps qui soudain se mouvent et tressautent, suivant le rythme des accord hystériques, comme si plus rien d’autre ne comptait.
On pense au Whelans, ce club un peu fou où parfois le DJ nous offre un set sur lequel, l’espace d’un instant, on oublie tout et on aime juste… être ici, maintenant.
Playlist “Perfect Set au Whelans”
- Rebellion - Arcade Fire
- Time to Pretend - MGMT
- Fans - Kings of Leon
- Common People - Pulp
- LES Artistes - Santogold
- Bodysnatchers - Radiohead
- Hang me up to Dry - Cold War Kids
- Seven Nation Army - The White Stripes
- Fight for your Right - Beastie Boys
- Break on Trough - The Doors
- Take me Out - Franz Ferdinant
- Chelsea Dagger - The Fratellis
- Advertising Heroin - Reader’s Wives
- Intervention - Arcade Fire
- Sunday - Sonic Youth
- Like a Rolling Stone - Bob Dylan
Le sport Français expliqué aux Irlandais
- Et vous alors, les Français, mis à part le foot (ils sont gentils quand même), vous êtes bons en quels sports ? C’est quoi vos chances de médailles ?
- Oh bein… Pas en grand chose apparemment. Il semble qu’on ait le mauvaise œil en sport en ce moment ou que les institutions du sports français soient obsolètes… Je sais pas, mais les français ne semblent pas très optimistes pour ces JO… Mais bon, normalement on n’est pas trop mauvais en natation par exemple.
- Ah bon ?! Je savais pas.
- Si, si. Mais tu sais, c’est parce que la France est entourée de mer, on a plein de côtes, plein de plages…
- Nous aussi, mais on n’est pas bon en natation.
- Oui mais nous, la mer est chaude !!! On peut se baigner dedans. Et il fait chaud l’été, donc il y a des piscines partout. Donc on apprend à nager très tôt. Et puis quand tu passes tout tes étés à la plage ou à la piscine municipale, tu t’emmerdes vite comme un rat mort… Donc tu fais la course pour passer le temps. Donc on nage vite…
- Ah oui, ça parait logique.
- Et oui ! Et pour presque les mêmes raisons, on n’est pas mauvais en Canoë Kayak. Ça c’est pour échapper à la foule sur la plage l’été. Tu prends ton Canoë et tu essayes de te trouver une petite crique déserte ou un rocher pénard quelques part. Et comme tu veux être le premier, tu y vas à fond… Super vite.
- Ah ok ! Intéressant. Et quoi d’autre ?
- Ah oui !! Normalement on est vachement fort en escrime !
- Aaaah !? L’escrime ??? Comme d’Artagnan !?
- Voilà !! Et bein oui, c’est exactement pour ça qu’on est bon ! On a pratiqué pendant des siècles et des siècles. On s’est battue à l’épée avec toute l’Europe. On se battait en duel partout dans les rues… On a une expérience ENORME !! On était des chevaliers, nous, des mousquetaires ! Des mousquetaires qui se battaient pour sauver l’honneur des femmes !!
- Oui forcément… D’Artagnan ça laisse des traces…
- Bein oui, c’est des raisons historiques tout ça… C’est ce qui explique aussi qu’on ait peut être des chances en tir. Parce qu’une fois que l’épée a été un peu dépassée, on s’est mis à se battre en duel à l’arme à feu. C’était hyper commun à l’époque : un verre de trop, un mot de travers, une histoire de femme encore, en général, et hop ! Paf, Paf, une paire de claques avec des gants et duel ! C’était le romantisme à la française…
- Et après ?
- Bein après, bizarrement on s’est mis au judo. On est plutôt bon en judo. Alors là… je n’ai pas trop d’explications… J’imagine que quand le port d’armes a été interdis, il a fallu que les hommes trouve un autre moyen de se battre pour les femmes… toujours le fameux romantisme… Ça a dû coïncider avec le moment où un explorateur est revenu du Japon en ayant appris le judo. Je vois que ça. C’était un moyen légal et un peu trendy de se battre à l’époque, je pense. Et puis tu peux aplatir ton adversaire en l’humiliant totalement, sans le tuer… ça correspondait certainement à un besoin engendré par l’évolution progressiste de la société française au 19ème siècle.
- Donc en fait, ce que tu me dis… c’est que si les Français gagnent des médailles au JO, c’est parce que vous êtes un peuple de plagistes romantiques nerveux ?
- Euuuh… oui voilà… c’est ça…
Playlist “Un dimanche après-midi à la campagne”
Je ne peux vraiment plus mettre du musique sur ce blog, ça ne marche pas et ça fait tout buger. Mais ça me manque atrocement.
Alors, j’ai décidé de mettre de temps en temps une petite playlist, une sélection, regroupant quelques chansons, autour d’un thème ou d’un style musical.
Evidemment, si ça vous inspire des suggestions, n’hésitez pas, je suis toujours avide de découvertes musicales.
Commençons donc par quelque chose de saison (en Irlande en tous cas, où les étés ressemblent plutôt à nos printemps… pour rester courtoise) avec une playlist “Un dimanche après-midi à la campagne”.
Là on s’imagine dans un vert paysage champêtre, au bord d’une petite rivière, sous un arbre majestueux, avec des papillons qui virevoltent dans la brise tiède. Une grande nappe étendue sur l’herbe, du bon pain, du saucisson de Savoie, des salades multicolores, et bien sûr du cidre doux et de la bière blonde. On commence à ressentir doucement l’effet de l’alcool. Autour de vous, vos potes rigolent à des blagues stupides et on hésite entre une partie de badminton ou une sieste tranquille…
“Un dimanche après-midi à la campagne”
- Sunny Afternoon - The Kinks
- 5 Years Time - Noah & The Whale
- Summer Day - Coconut Records
- The Good Old Days - Any Version of Me
- Oxford Comma - Vampire Weekend
- Chupee - Cocoon
- July - Natty
- Paper Aeroplane - Angus & Julia Stone
- The Galway Girl - Sharon Shannon & Steve Earle (ça c’est très Irish Afternoon)
- Out of Time Man - Mano Negra
Normalement, on trouve tout sur iTunes, voire ailleurs…
La présence rassurante d’un homme
Souvent, mes copines me demandent “Mais pourquoi as-tu choisi de vivre en collocation avec des hommes, puisqu’ils ne savent pas remplir un lave-vaisselle ?”.
Or la raison de ce choix audacieux est simple, presque évidente : c’est une question de sécurité.
Et oui, je trouve ça immensément rassurant de vivre avec un homme, voire deux.
Par exemple, quand on regarde tranquillement la télévision, le voir bondir sur ses pieds, tel un diable éjecté de sa boite, au moindre craquement ou petit bruit suspect, c’est vachement rassurant. Tel un héro des temps anciens, il adopte la position du Ninja, chaque sens en éveil, prêt à livrer un combat à mort, pour aller explorer la maison de fond en comble, à la recherche du pauvre fou qui selon lui s’est introduit dans notre caverne sacrée. Le voir se cacher dans l’escalier, avec sa crosse de hurling, tendant un piège fatal à l’intrus et guettant le moindre nouveau craquement révélateur, c’est vachement rassurant. Et ce n’est qu’une fois la certitude acquise que tout danger est définitivement écarté, qu’il reviendra s’asseoir pour savourer le repos du guerrier. Jusqu’au prochain craquement bien sûr… Il est toujours en alerte et le vrai guerrier ne se repose jamais tout à fait.
Par exemple, quand il découvre qu’une bête potentiellement dangereuse, telle une araignée, a vicieusement envahit sa salle de bain, sa réaction est immédiate. N’écoutant que son courage, il s’élance en courant à travers la maison afin d’aller se saisir de son arme funeste : l’aspirateur. Oui, il ne peut laisser aucune chance à son adversaire. A grand ennemi, grand moyen ! Le voir ainsi armé du manche télescopique de l’aspirateur, prendre d’assaut la salle de bain, tel un chevalier allant livrer son dernier combat, c’est rassurant. Et quand il pousse un grand cri rageur, pour se donner du courage, en mettant la dite machine en marche et en fracassant la tête aspirante sur le carrelage afin d’exterminer la bête, vous savez que rien ne peut vraiment vous arriver de mal dans cette maison.
Par exemple, quand une panne de courant plonge toute la maison dans le noir à 2h00 du mat’ un lundi soir, c’est vachement rassurant quand il vient tambouriner à votre porte en hurlant “T’inquiète pas, surtout !!!! C’est une coupure de courant. Je m’en occupe !”. Là, bravant l’obscurité tel le lynx, il gravit l’escalier et entreprend de bouger tous les meubles de la cuisine afin de créer un astucieux système lui permettant d’atteindre le boîtier électrique. Le deviner dans l’obscurité, et à travers vos yeux collés par le sommeil, accroché au mur comme Spiderman pour découvrir, fin technicien, que c’est un fait une panne de secteur, c’est vachement rassurant. Mais ce n’est par pour autant qu’il décide de renoncer. De son devoir de protection envers vous, il s’acquittera. A cœur vaillant rien d’impossible ! Il se lance donc à corps perdu dans la recherche de bougies, au risque de se briser le cou sur un objet invisible à chaque pas, sans jamais s’arrêter de parler très fort, afin de maintenir avec vous un contact rassurant. C’est donc complètement soulagée que vous allez vous rendormir, avec une bougie, “au cas où vous en auriez besoin.”
Par exemple, quand quelqu’un frappe à la porte, c’est rassurant de le voir s’accroupir derrière la fenêtre afin de vérifier qu’il ne s’agit pas d’un dangereux psychopathe armé d’un lance-flamme qui viendrait nous exterminer à 16h00 un dimanche après-midi. Et quand un doute subsiste, c’est vachement rassurant de le voir se munir discrètement d’un couteau de cuisine avant d’aller ouvrir.
Par exemple, quand vous regardez un film de vampires le soir, c’est vachement rassurant de le voir aller allumer toutes les lumières de la maison au bout de 5 minutes et surtout, de le voir revenir en ayant la présence d’esprit de bien vérifier qu’il n’y a personne derrière lui à chaque fois qu’il passe devant un miroir.
Par exemple, quand tu te réveilles au milieu de la nuit à cause d’un cauchemar, c’est tellement rassurant d’entendre le bruit régulier et apaisant de ses ronflements puissants à travers la cloison.
Bref, rien ne vaut la présence rassurante d’un homme…
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