Archive for the 'General' Category

Testostérone Land

April 30th, 2008 | Category: General, La vie à Trois

C’est un peu comme ça qu’on pourrait décrire ma nouvelle maison.
Pourtant habituée aux environnements masculins, il m’arrive parfois de me sentir déroutée dans cette nouvelle ambiance.

Quelques mots sur mes nouveaux colocataires.

Il a a d’abord le proprio de la maison que nous nommeront donc Coloc-proprio.
La quarantaine, Anglos-irlandais, c’est un personnage haut en couleurs, fantasque, à l’ego surdimensionné. Ex-propriétaire d’établissements de nuit, ex-joueur professionnel (poker), ex-alcoolique, il est désormais coach de joueurs et voudrait lancer un programme de télé-réalité autour du poker (?!). De toutes ses addictions passées, la seule dont il ne se soit pas affranchie est celle qui semble la plus prégnante : son addiction aux femmes. Comme tous les êtres hypersociable, il fait beaucoup de bruit, réclame beaucoup d’attention et ne vit que dans la séduction.
Fatiguant me direz vous ? Oui.
Heureusement il passe pas mal de temps à Las Vegas.

Il y a ensuite mon autre coloc, que nous pourront nommer coloquito, en rapport à ses origines méditerranéennes. 22 ans, Franco-portugais, c’est une pure illustration du jeune mec plutôt pas mal, qui se la pète à mort. Ayant fuit Paris juste à la fin de ses études, il travaille dans le Customer Service d’une grosse boite américaine. Il est plein de certitudes et d’idées toute faites sur la vie et sur tout en général. Comme tous les jeunes mecs un peu immatures, il prend peu de douches, se nourrit de crème glacée et aime à prendre au piège infaillible de sa séduction hors du commun tout être doté d’un sexe féminin.
Fatiguant me direz vous ? Oui.
Heureusement il passe pas mal de temps dans les soirées étudiantes.

Mais ils sont souvent parfaitement adorables. Même si quand ils se mettent à parler tous les deux de trucs de mecs (foot, voitures, meufs), je me sens un peu comme Candy aux pays des fleurs… très loin de la réalité… très loin de leur réalité.

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Premières réponses

April 27th, 2008 | Category: General, La vie à Trois, Me & MySelf

Après deux semaines dans ma nouvelle maison, j’ai quelques éléments de réponses aux questions que je me posais dans le post “Ecrire une nouvelle page”.

Est-ce qu’il y aura assez de pression dans la douche ?
Non. Pression n’est même pas un terme qu’on peut utiliser pour qualifier la manière dont ce médiocre filet d’eau dégouline du pommeau vieillissant.

Comment mettre la même quantité de fringues dans une armoire deux fois plus petite ?
C’etait physiquement impossible, la méthode a donc consisté en :
1- Jeter les choses trop vieilles, trop moches et trop abîmées (comme on aurait dû le faire depuis 6 mois, voire un an et demi, voire 4 ans).
2- Classer tous ses vêtements en deux catégories : ceux “qu’on met souvent” et ceux “qu’on met moins souvent”. Faire un tas avec ceux de la deuxième catégorie et les enfouir au fond de la dite armoire. Le risque étant que se crée une 3ème catégorie : “les vêtements qu’on ne met jamais parce qu’on a oublié qu’on les avait, vu qu’ils sont cachés tout au fond de l’armoire“.
3- Créer un nouveau concept décoratif : des grosses boites en acrylique transparent remplies de fringues (catégorie “qu’on met souvent”) posées sur les étagères.

Le fait qu’il y ait un abonnement au câble “spécial sport” n’était-il pas un signe rédhibitoire ?
Si, certainement (à vérifier, puisque Coloc-proprio, fan de sport, n’était pas là ces deux dernières semaines). Le problème pourrait aussi venir des 23 chaînes musicales, mon autre coloc semblant être amateur de clips des Girls Aloud et autres chantres de la bonne musique actuelle.

Est-ce que le chauffage marche bien ?
Oui et c’est une sacrée bonne nouvelle !

Combien de temps cela va prendre pour que je me sente à l’aise dans cette maison et avec mes colocs ?
Bein… ça prend un peu de temps, je suis en plein processus d’adaptation… Ça commence à aller mieux. J’ai quand même eu 4 jours de dépression intense en arrivant où j’ai même appelé ma mère en pleurant à moitié… Oui c’est la honte à mon âge…

Ma chambre n’est-elle pas un peu sombre ?
Si un peu, mais comme j’y suis principalement entre 23h00 et 7h00, c’est gérable.

Est-ce que la connexion Internet sera correcte ?
On verra quand on arrivera à se connecter… Bordel de merde de connerie fatale de wireless pourri qui pue la mort ! (Bon en fait, là j’ai réussi en me connectant directement au modem avec un câble, efficace mais pas hyper pratique mais mieux que rien).

Est-ce que la machine à laver fait aussi sèche linge ?
Oui mais la fonction sèche-linge ne fonctionne pas. Dommage pour mes chaussettes.
C’est un peu comme tout dans cette maison : c’est bien équipé et c’est plutôt joli, mais tout est un peu cassé. Comme si ça avait été entretenu par un homme irlandais…

A quelle heure le soleil inonde-il cette jolie terrasse en teck ?
Toujours pas réussi à percer ce mystère. Bizarre…
Jamais, peut-être.
Il s’appelle comment ton architecte qui a foutu la terrasse à un endroit où il n’y a jamais de soleil ?

La lumière de la salle de bain est-elle optimale pour le maquillage ?
Oui, ce n’est pas trop mal. Moins de risque d’arriver orange au boulot à cause d’un excès de Terracotta.

Le fait que mon nouveau coloc-proprio ait quelques ressemblances physiques avec mon ancien est-il mauvais signe ?
Va savoir. C’est le genre de chose que tu découvres toujours trop tard.

Etait-ce bien raisonnable de dire que j’aimais les enfants et que j’adorais cuisiner ?
Vu le niveau culinaire des autres, ça ne devrait pas me porter trop préjudice.
Concernant les enfants : bien penser à dire des trucs positifs si le sujet vient dans la conversation.

Est-ce qu’on apprend vraiment de ses erreurs ou y en a-t-il qu’on commet plusieurs fois avant de finir par comprendre ?
Va savoir. C’est le genre de chose que tu découvres toujours trop tard.

Est-ce que certains détails objectivement insignifiants (les meubles balinais, l’odeur d’encens, l’énorme écran plasma) n’ont-ils pas pris le pas sur des éléments déterminants (le montant du loyer) au moment de faire mon choix ?
Peut-être mais je ne regrette rien.

Est-ce que tu peux vraiment faire confiance à ton instinct ?
Un doute m’assaille.

Tout cela n’est-il pas une vaste erreur ?
Va savoir. C’est le genre de chose que tu découvres toujours trop tard.

Ma vie toute entière n’est-elle pas une vaste erreur ?

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Coincée dans les ténèbres…

April 24th, 2008 | Category: General

… du monde sans Internet.
Et oui, encore une fois.
Si un jour je peux me connecter directement en arrivant dans un nouvel endroit, je m’offrirais une bouteille de Veuve Cliquot pour fêter ça.
En plus, même au boulot, je n’ai pas vraiment le temps d’écrire des trucs perso… La honte.
Surtout que c’est pile le moment ou j’ai plein d’inspiration pour mon blog… Monde de merde.
Bref, c’est chiant mais j’espère revenir d’entre les morts webesques très très bientôt !
Remarquez, grâce à cette petite absence, j’ai presque battu mon record de commentaires. C’est au moins ça…

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Ecrire une nouvelle page

April 07th, 2008 | Category: General, La vie à Trois, Me & MySelf

J’ai investi le temps non passé sur ce blog pour trouver une nouvelle maison, d’où mon absence ces derniers jours.
Mais ça a marché, j’ai trouvé.
Ouf !
Il faut dire qu’il ne me restait plus beaucoup de temps avant d’être à la rue (ou sur le canapé d’une copine, pour être parfaitement honnête).
Je m’installe dans mon nouveau “Sweet Home” mercredi soir et je termine mon déménagement ce week-end. C’est une petite maison toute jolie, toujours dans le même quartier et je vous en dirais plus quand j’en saurais plus, notamment sur mes nouveaux colocataires…

Malgré le soulagement d’avoir à nouveau un toit à moi, je ne peux pas m’empêcher de ressentir plein de choses contradictoires depuis hier, entre la joie d’une nouvelle aventure qui commence, la tristesse de tourner une page somme toute très heureuse et l’appréhension face à l’inconnu de cette nouvelle situation.
On a beau se dire que tout va bien se passer, le fait est qu’on ne sait pas vraiment.
Et se mettre, du jour au lendemain, à vivre avec de parfaits inconnus, même si ton instinct t’a dit que ça pouvait le faire, c’est quand même toujours un peu flippant. Vont-ils m’aimer, pourrais je composer avec leur personnalités et eux avec la mienne, les immanquables compromis qui s’annoncent vont-il être compatibles avec la vie telle que je l’envisage, etc. ?
Bref, je suis en pleine crise d’angoisse, ça faisait longtemps…

J’ai plein de questions qui me trottent dans la tête en permanence, du genre :

  • Est-ce qu’il y aura assez de pression dans la douche ?
  • Comment mettre la même quantité de fringues dans une armoire deux fois plus petite ?
  • Le fait qu’il y ait un abonnement au câble “spécial sport” n’était-il pas un signe rédhibitoire ?
  • Est-ce que le chauffage marche bien (question toujours cruellement d’actualité ici) ?
  • Combien de temps cela va prendre pour que je me sente à l’aise dans cette maison et avec mes collocs ?
  • Ma chambre n’est-elle pas un peu sombre ?
  • Est-ce que la connexion Internet sera correcte ?
  • Est-ce que la machine à laver fait aussi sèche linge ?
  • A quelle heure le soleil inonde-il cette jolie terrasse en tek ?
  • La lumière de la salle de bain est-elle optimale pour le maquillage ?
  • Le fait que mon nouveau colloc-proprio (et oui encore un colloc-proprio…) ait quelques ressemblances physiques avec mon ancien est-il mauvais signe ?
  • Combien de temps avant que j’ose ramener un mec à la maison ?
  • Etait-ce bien raisonnable de dire que j’aimais les enfants et que j’adorais cuisiner ?
  • Est-ce qu’on apprend vraiment de ses erreurs ou y en a-t-il qu’on commet plusieurs fois avant de finir par comprendre ?
  • Est-ce que certains détails objectivement insignifiants (les meubles balinais, l’odeur d’encens, l’énorme écran plasma) n’ont-ils pas pris le pas sur des éléments déterminants (le montant du loyer) au moment de faire mon choix ?
  • Est-ce que tu peux vraiment faire confiance à ton instinct ?
  • Tout cela n’est-il pas une vaste erreur ?
  • Ma vie toute entière n’est-elle pas une vaste erreur ?

Aaaaaaahhhhhh !!!!

Faut que j’arrête, je vais vomir.
C’est pas le moment, j’ai “dîner d’adieux” avec mes désormais “ex-collocs”, ce serait mieux qu’ils ne se rappellent pas de moi comme d’une épave terrorisée et tremblotante.

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Noyer le poisson sur la balançoire

March 25th, 2008 | Category: General, Me & MySelf

J’ai passé ce week-end de Pâques à Zurich chez ma meilleure copine d’enfance, et j’ai pu passer un peu de temps avec sa fille, ma filleule, Inès, 4 ans.
Elle est adorable et on a eu de très bons moments toutes les deux. Mais, comme tous les enfants de son âge, elle pose parfois des questions embarrassantes… parce que sans réponse.


- Inès: Et toi, t’as des enfants aussi ?
- AL: Non. Marraine, elle a pas d’enfants. (Pensée personnelle et simultanée : Merci mon Dieu !)
- Inès: Pourquoi ?
- AL: Euuuh. … Bein… Parce que j’ai pas de mari. (Oh non ! Qu’est ce que je raconte ! Elle va croire qu’il faut se marier pour avoir des gosses !!! Voilà que je lui donne une éducation traditionaliste…)
- Inès: Et pourquoi ?
- AL: Oh bein parce que. (Putain, c’est malin. Qu’est ce que je réponds à ça maintenant…)
- Inès: Parce que pourquoi ?
- AL: (Parce que personne n’a jamais voulu se marier avec moi/Parce que les hommes sont des cons/Parce que Marraine est super nulle pour trouver des mecs corrects/Mais on s’en fout parce que de toutes façons, je ne veux pas d’enfants !!!!!! Jamais !!!!!!!!! Je suis pas capable !!! Et rien que l’idée d’accoucher, ça me fait horreur, plus que la lèpres !!!).
- Inès: Hein ? Parce que pourquoi ?
- AL: Tiens, si on allait faire de la balançoire !!! C’est génial ça, la balançoire !

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Kayaking is good for you !

March 18th, 2008 | Category: General, Me & MySelf

Hier c’était la Saint Patrick, le fête nationale irlandaise.
Et j’avoue que j’ai décidé de la célébrer très différemment de la manière traditionnelle : pas d’alcool, seulement du sport (“very controversial”, comme ils disent ici).
J’ai fait du kayak toute la journée. C’était super, je me sens bien, je n’ai même pas de courbatures et ça m’a même inspirée un poème (oui, je deviens carrément poète, c’est incroyable l’effet de l’Irlande sur moi) :


Oh mon Kayak, que j’aime te chevaucher.
Sur des flots inconnus, avec toi voguer.
Au grès du roulis, tanguer, tanguer,
Sur les vagues hérissées, sentir la marée monter.

Telle Ariane, je ne perds pas le fil.
Et sans faillir tu m’amènes jusqu’à l’île,
Où la vie semble, un instant, s’arrêter…
Et j’y savoure, délicieusement, ma liberté.

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The F******** World

March 12th, 2008 | Category: General, Trucs de Filles

Samedi, c’était le 8 mars, la Journée Internationale des Femmes.
Je n’ai pas pu écrire à ce sujet et ce n’est évidemment pas l’envie qui m’en a manquée, mais le temps.
Avec Choice Irelande (l’assoc dans laquelle je m’investis), on organisait ce jour là un Feminist Walking Tour de Dublin, c’est à dire une visite, un parcours, dans le centre ville, commenté par une femme géniale (historienne de l’histoire des femmes Irlandaises et journaliste), retraçant l’histoire et l’oppression des femmes en Irlande. Le tour était suivi d’un petit événement festif très sympa, avec projection de films et musique (un groupe que j’ai adoré d’ailleurs, Heathers, 2 jumelles lunaires assez géniales, à découvrir ici ).
Le tour a été un grand succès (120 à 150 participants, ce qui est énorme pour du féminisme), c’était passionnant et ce jour là, je me suis sentie fière d’être une femme, fière d’être féministe même.

Et pourtant ce n’est pas facile.
C’est même difficile aujourd’hui de dire, “je suis féministe”.
On passe vite pour une folle extrémiste qui s’est trompée d’époque.
Les hommes, souvent, pensent que tu es, soit une frustrée aigrie, soit une lesbienne, voire plutôt les deux. Ils s’en vont en courant à la première occasion, se lancent dans une grande diatribe hyper insultante d’une agressivité étonnante ou se foutent gentiment de ta gueule.
Les femmes, souvent, te regardent avec condescendance, t’écoutent 2 minutes en faisant semblant de s’intéresser et changent de sujet. Et en général, à la question “Est ce que tu te considères comme féministe ?”, elles répondent “Non. Non, Non. Mais bon … je trouve normal que les femmes aient les mêmes droits que les hommes.”. (Faites l’expérience, si vous ne me croyez pas).


Le problème viendrait-il du sens du mot “féminisme” ?
Qu’est ce que les gens entendent exactement par féminisme ?

Parce que si on prend le dictionnaire, la définition est pourtant simple, limpide (je vous en ai même trouvée quatre, de quatre dictionnaires différents, pour être bien sure) :
- Mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique.
- Tendance préconisant l’indépendance des femmes et l’amélioration de leur situation.
- Doctrine qui vise à améliorer la situation sociale des femmes.
- Doctrine favorable à l’égalité des sexes.

Il n’y a rien de bien méchant là dedans, chaque être humain et chaque femme notamment, devrait être féministe. Il s’agit juste d’être pour l’égalité des sexes.
C’est rare quand même de croiser des gens qui voudraient que les femmes aient moins de droits, moins de libertés, juste parce qu’elles sont des femmes. Dans le principe, c’est difficile d’être contre. Ce serait comme être contre la démocratie ou les droits de l’Homme.

Alors pourquoi le mot féminisme fait-il peur ?
Pourquoi est-il devenu tabou, inopportun, sale ?
Pourquoi est-il malvenu de se déclarer féministe aujourd’hui quand on est une femme ?
Comment est-il devenu The F********* World (terme usuellement utilisé pour Fuck mais détournés par les anglo-saxons pour illustrer le tabou régnant actuellement autour du féminisme) ?


Faudrait-il comprendre que le féminisme a fait tant de mal qu’on n’aimerait plus trop à en parler.
C’est pourtant l’une des rares doctrine qui n’a aucun mort sur la conscience. Et qui pourrait remettre en question les droits durement gagnés par les générations précédentes (droit de vote, statut social, droit de travailler, droits à la contraception, etc.) ? Qui pourrait les trouver foncièrement mauvais ?

Faudrait-il adhérer à la pensée générale que le féminisme n’a plus droit de citée parce qu’il n’est plus nécessaire ? Faudrait-il accepter de croire que que le sexisme n’existe plus, que tout est gagné, que tout est parfait dans la situation des femmes, et surtout que tout est immuable, que jamais rien ne risque d’être remis en question ? Juste parce qu’on nous dit que “nous le valons bien” ?
Non sérieusement. Même en restant autocentrés sur nos petites sociétés plutôt libérées et libérales, il est difficile de se convaincre d’une telle absurdité.

Faudrait-il comprendre que l’image du féminisme a été tellement maltraitée qu’il inspire cette sorte de répulsion ? Parce que pour être féministe, il faudrait être en colère, moche, pleine de poils, habillée comme un sac, honnir Dior et Chanel, être sexuellement insatisfaite, professionnellement frustrée et surtout en guerre perpétuelle contre les hommes, tous les hommes ?
Non mais c’est une blague ? Quand on regarde qui ont été les grandes féministes françaises (par exemple), de Simone de Beauvoir, à Benoîte Groult, en passant par Élisabeth Badinter, elles n’ont rien à voir avec ça, rien de rien (allez vérifier dans Google Image, lisez leur bio dans Wikipédia). Il n’y a pas d’antagonisme entre féminité et féminisme. La beauté, l’équilibre, la sophistication et l’amour des hommes et de leur sexe n’ont jamais empêché d’avoir une certaine idée de la femme.


Mais alors, pourquoi ?
Pourquoi c’est devenu mal et ridicule d’être féministe ?

Je ne sais pas. Je n’arrive pas à trouver de réponses.
Mais ce grand mystère mérite bien qu’on y réfléchisse un peu, qu’on s’interroge chacun quelques minutes et peut être… qu’on change.

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1 an déjà

March 12th, 2008 | Category: General, Me & MySelf

Encore un anniversaire aujourd’hui.
Ce n’est pas celui de mon blog, ni celui de mon arrivée à Dublin cette fois, mais celui de mon actuel boulot. Cela fait exactement un an que j’ai commencé et j’avoue que je suis assez satisfaite de mon petit bilan :

  • J’arrive à peu près à comprendre ce qu’on me dit et surtout à me faire comprendre, même sur des détails techniques assez pointus impliquant du Foamex PVC, du thermo-pliage et du polissage à la flamme. J’arrive même à m’engueuler avec mes fournisseurs en Anglais maintenant, ce qui n’était pas le cas au début et source de grandes frustrations pour moi.
  • J’ai à peu près réussi à dompter le phénomène masculin qu’est notre chef de production et à gagner son respect, ce qui était de loin le plus grand défi (beaucoup plus dur que de se familiariser à un nouveau boulot, un nouveau marché, apprendre à faire des dessins, pleins de calculs et des devis). Ils s’avère que les mecs de la production ont même un peu peur de moi, ce qui n’est pas idéal je vous l’accorde mais moi j’ai toujours eu peur qu’ils ne me prennent pas au sérieux, apparemment si. Bon, il faut que je fasse vite ma formation en management pour arriver à une relation plus normale (j’aime pas trop faire peur aux gens quand même, même si secrètement c’est assez jouissif pour une petite femme comme moi de faire peur à une bande de grands mecs).
  • Ma stratégie Marketing commence à porter ses fruits et tous les changements souhaités sont en court de réalisation.
  • Mon chef m’adore, ma patronne aussi… et ça, c’est quand même vachement important.
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La femme parfaite

March 02nd, 2008 | Category: General, Trucs de Filles

Je viens de lire un truc tellement fou que ça mérite de figurer dans ces pages.
Extrait d’un magazine anglais des années 50, cela nous explique comment être une bonne femme pour son mari.
Nous parlons évidemment d’un temps où la “bonne femme” ne travaillais pas puisqu’il était de bon ton qu’elle dédit sa vie à son foyer. Et ces conseils, gentiment mais fermement, distillés font plutôt froid dans le dos.
Aujourd’hui, puisque nous avons gagné le droit de pouvoir exprimer nos talents et compétences autrement qu’un balai à la main et une casserole dans l’autre, tout ceci parait bien dépassé. Tout au moins, c’est ce que nous aimons à penser. Qu’en est-il vraiment de la réalité ? Ne portons-nous toujours pas, plus ou moins inconsciemment, ce lourd héritage ?

The good wife’s guide - Housekeeping Monthly - 13 May 1955 :
(Je vous l’ai traduit de l’anglais. Et je n’ai rien ajouté, c’est vraiment ça qui est écrit. Oui, oui. C’est parfois difficile à croire.)

  • Le dîner doit être prêt. Il aura même été planifié la veille, afin d’avoir un délicieux repas prêt à temps. C’est une manière de faire savoir à votre mari que vous avez pensé à lui et que vous vous sentez concernée par ses besoins. La plupart des hommes ont faim quand ils rentrent à la maison et la perspective d’un bon repas (notamment son plat préféré) fait parti de l’accueil chaleureux qu’il mérite.
  • Préparez-vous. Prenez 15 minutes pour vous reposez afin d’être fraîche quand il arrive. Retouchez votre maquillage, mettez un ruban dans vos cheveux et ayez l’air détendue.
  • Soyez gaie et montrez-lui de l’intérêt. Il a besoin de détente après son ennuyeuse journée de travail et c’est à vous de la lui fournir.
  • Rangez les pièces principales de la maison juste avant que votre mari n’arrive.
  • Pendant l’hiver, vous devriez préparer un feu dans la cheminée afin de relaxer votre mari. Il va en effet ressentir qu’il a bien mérité un havre de paix et d’harmonie. Et ce sera bon pour vous aussi. Après tout, mettre tout en œuvre pour son confort va vous apporter une immense satisfaction personnelle.
  • Préparez les enfants. Lavez-les, coiffez-les, mettez-les en pyjama. Ils sont de petits trésors et ils ont leur rôle à jouer. Eliminez tout bruit de la maison (lave-linge, aspirateurs, etc.) et quand votre mari arrive, essayer d’inciter les enfants à être calmes.
  • Soyez heureuse de voir votre mari.
  • Accueillez-le avec un sourire chaleureux et montrez de la sincérité dans votre désir de lui faire plaisir.
  • Ecoutez-le. Vous avez certainement une douzaine de choses importantes à lui dire mais le moment de son arrivée n’est pas le bon. Laissez-le parler en premier, rappelez-vous que ses sujets de conversation sont plus importants que les vôtres.
  • La soirée est la sienne. Ne vous plaignez jamais s’il arrive en retard ou s’il sort dîner ou s’amuser sans vous. Non, essayez plutôt de comprendre le monde de stress et de pression dans lequel il vit et son besoin réel de se relaxer.
  • Votre but : vous assurez que la maison soit un lieu de paix, d’ordre et de tranquillité où votre mari peux renouer avec lui-même, dans son corps et son esprit.
  • Ne l’ennuyez pas avec des plaintes et des problèmes.
  • Ne vous plaignez jamais s’il rentre tard ou s’il reste dehors toute la nuit. Considérez ça comme mineur, en comparaison à ce qu’il a dû affronter toute la journée.
  • Mettez-le à l’aise. Faites-le asseoir dans un fauteuil confortable ou s’allonger dans la chambre à coucher. Ayez une boisson fraîche, ou chaude, prête pour lui quand il arrive.
  • Arrangez son coussin et proposez-lui de l’aider à enlever ses chaussures. Parlez d’une voix basse, douce et plaisante.
  • Ne lui posez pas de questions sur ses actes ni ne remettez en cause son opinion et son intégrité. Rappelez-vous : il est le maître de la maison et en tant que tel, il va toujours exercer sa volonté avec justesse et vérité. Vous n’avez aucun droit de le remettre en question.
  • Une bonne femme sait toujours où est sa place.

Si ça a été écrit par des hommes, on peut dire qu’ils était très très fort (le coup du “ne vous plaignez pas s’il découche”, c’est quand même le pompon). Il ne manque que la petite pipe en rentrant pour parfaire le tout, mais c’est quasi suggéré, non ?

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La Frogy Girl en Germany

February 26th, 2008 | Category: General, Me & MySelf

Je suis rentrée hier soir d’un week-end de 3 jours à Düsseldorf où j’allais, avec mon Boss, pour assister au Salon Euroshop, le plus grand salon mondial pour tout ce qui concerne l’aménagement, l’architecture et le design des magasins, la PLV-Marketing et le Visual Merchandising.

Je vous livre donc mes passionnantes impressions sur ces trois jours assez mémorables :

  • Partir en week-end Business avec un Irlandais, c’est comme aller au Pub avec un Irlandais : très mauvais pour le foie.
  • Je me suis fait traiter de “Frog” par des Anglais dans un pub Irlandais en Allemagne et défendre par des Gallois (lors d’un marathon bière de 6 heures devant 3 match de Rugby. Oui parce que samedi on n’a pas été au salon, il y avait Tournoi. C’est quand même plus important…).
  • Même si j’ai passé un super soirée avec mon Boss et cette bande de Gallois, je suis déçue d’avoir rater la nuit où des milliers d’hommes en kilt avaient envahi Dublin et où les Irlandais ont fêtés dignement leur très belle victoire. “Legendary” apparemment.
  • Düsseldorf, c’est pas moche et il a même fait beau.
  • La bière allemande, c’est bon, mais ça fait mal à la tête.
  • Tous les Irlandais que j’ai croisé dimanche m’ont dit : “C’est carrément fou tous ces Allemands qui font du sport le dimanche matin ! A Dublin, il n’y personne dans les rues à ces heures. Tout le monde dort et a la gueule de bois. Ils sont bizarres, hein?”. Certes. C’est donc ce qui expliquerait cette grande différence de morphologie…
  • Il y avait plein de gens hyper importants à ce salon : patrons de chaînes de magasins, équipes marketing entières, designers, organisateurs d’événements, architectes d’intérieurs, créateurs des nouvelles technologies qui vont révolutionner les habitudes de shopping, etc., venus de toute la planètes. Et une évidence s’imposait : il y avait très peu de femmes. Monde de merde, va !
  • Il y a un marché dont je ne soupçonnais pas l’importance, mais aux vues de la taille et de la magnificence extravagante des stands (si on peut encore appeler comme ça des espaces de cette taille), ça doit représenter des millions et des millions. Ce marché, c’est celui des mannequins de magasin (les faux personnages en plastoc qu’on met dans les vitrines pour présenter les fringues). Incroyable ! Mais ils en font vraiment des super beaux, des qui bougent même. Et j’ai remarqué que la tendance, pour les mannequins féminins, était aux petits seins. Ouf. Mais bon, la tendance est toujours à 1,78m, super mince. Re-Monde de merde, va !
  • Pour finir la soirée samedi, mon Boss a absolument voulu aller danser et quand on est entré dans le club, il passait “Neun und neunzig Luftballons” (vous savez, LA chanson allemande des année 80 que vous connaissez tous), j’ai cru que c’était une blague. Mais non. Ils écoutent bien de la musique de merde… Le reste était pire.
  • Hier soir à l’aéroport, j’ai pensé qu’après 3 jours sans nouvelles de la France, j’avais sûrement raté un truc de fou de la part de notre président. Bingo ! J’avais raté le cours de langage et de maîtrise de soi au salon de l’agriculture. Ah non, mais il est définitivement plus passionnant de suivre la vie de Nicolas que celle de Britney. Chaque jour amène son lot de conneries pitoyablement désopilantes.
  • Ce petit séjour en Allemagne, aussi sympathique fut-il, m’a fait réaliser tout ce que l’Irlande et les Irlandais avaient de fabuleux et à quel point j’aimais vivre ici, à cette période de ma vie.
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