Archive for the 'Hors d’Atteinte' Category

Extension du domaine de ma lutte

October 13th, 2008 | Category: A voir, General, Hors d'Atteinte

En ces temps incertains de morne crise, ne restons pas inactifs.
Arrêtons de lire les articles déprimants de la presse mondiale et préparons nous.
Cela parait être le moment où jamais d’étendre le domaine de nos compétences.
Et pourquoi donc ne pas apprendre une nouvelle langue, dés fois que la nécessité nous pousse vers d’autres contrées ?
Après l’Anglais, le Chinois semble un choix relativement logique… Certainement pas le plus facile certes, mais si plus d’un milliard d’êtres humains y arrivent, pourquoi pas nous ?
Or depuis peu, un nouveau Podcast crée le buzz sur la toile : le “Podcast pour parler chinois” de Tongo.asia, qu’on trouve sur iTunes, Seesmic et ici.
Un bon moyen pour débuter tranquillement, à mon avis…
Il y en a un nouveau chaque mercredi et ça dure environ 8 minutes (pas le temps de se lasser).
C’est bien fait, c’est ludique, c’est cool : deux charmant jeunes hommes (un Français et un Chinois) répètent un petit dialogue, en décomposant ensuite phrase par phrase et en vous expliquant le vocabulaire et la grammaire. On peut donc pratiquer sa prononciation et sa compréhension.
Il y a des petites digressions pour apprendre des trucs sympas et enrichir sa culture générale.
Il y a une fiche de vocabulaire super bien faite qui accompagne chaque podcast (à télécharger sur leur site, ici) pour bosser l’écrit et réviser tranquille.
Sur Seesmic, on peut même poser des questions par vidéo.
Et apparemment on peut pratiquer directement en dialoguant avec des vrais chinois, mais là, je n’ai pas encore compris comment ça marchait (et je suis pas encore prête, je crois…).
Voilà… donc plus d’excuses pour ne pas essayer…


C’est la classe, depuis que j’ai commencée, je sais dire:

  • Je vais bien et toi ? (même si à mon avis, en Chine, il est utile de savoir dire aussi : Oui, je vais bien, mis à part ces légers problèmes intestinaux. Et toi ?)
  • Je m’appelle Brice et toi ? (oui… Ce sera mieux de changer de prénom de toute façon. Même les Irlandais n’arrivent pas à prononcer le mien, alors les chinois…)
  • Non, je ne suis pas chinoise, je suis Française. (au cas ou quelqu’un aurait un doute…)
  • J’aime la nourriture chinoise. (D’ailleurs, ce serai bien, la prochaine fois, qu’on apprenne la suite, à savoir : Mais où est le MacDo le plus proche ?).
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Voyager seul en Chine (sans Robert et Simone)

July 21st, 2008 | Category: A voir, General, Hors d'Atteinte

En cette période estivale, il est dur de ne pas penser aux vacances et aux grands voyages.
Moi, ma passion c’est l’Asie. C’est toujours là que j’ai envie d’aller. L’Asie du Sud-Est particulièrement. Mais il y a aussi la Chine qui me fascine, sa culture millénaire et cette mutation extraordinaire qui secoue le pays (et le monde en passant). J’aimerai bien voir à quoi ça ressemble de mes propres yeux, me faire ma propre idée.

Le problème de la Chine, c’est qu’une énorme majorité des chinois parle aussi bien l’anglais que moi le mandarin, et lit aussi bien le chinois écrit dans notre alphabet (comme dans mon guide) que moi leurs idéogrammes.
Ça implique donc, en général, de devoir partir en voyage organisé et souvent, avec un groupe.

Or le mot groupe, spécialement en vacances, moi ça m’a toujours fait frémir d’horreur.
Me lever tous les jours à 6h00 pour suivre un programme dément, qui t’emmène exactement aux mêmes endroits, aux mêmes moments, que tous les autres touristes de la terre, je ne peux pas.
Attendre Monique pendant 3 plombes parce qu’elle hésite entre le pot en céramique rouge et le pot en céramique bleu, au magasin-piège à cons qui est sous contrat avec ton tour opérateur et où tu te tapes donc 2h00 de “quartier libre”, je ne peux pas.
Subir les commentaires racistes et franchouillards de René à propos des autochtones à chaque repas, je ne peux pas.
Devoir poser sur 130 photos par jour parce que Jean-Michel n’aime pas les photos sans personne dessus et trouve ça génial pour l’esprit de groupe, je ne peux pas.
Avoir à écouter chaque matin, au petit-dej’, la description détaillée des problèmes intestinaux de Colette qui ne supporte décidément pas la nourriture asiatique, je ne peux pas.
Devoir rejoindre ma chambre d’hôtel tous les soirs à 20h30 parce que quand même, tout le monde est fatigué et que demain, on se lève tôt, je ne peux pas.
Me trimbaler partout avec des gens collés à mes basques en permanence qui me demande si j’ai déjà vu un truc pareil ou si je sais comment s’appelle cet arbre, je ne peux pas.
Subir les blagues pourries et les remarques graveleuses de Marc toute la journée, en plus des regards haineux et des réflexions perfides de sa mocheté de femme, je ne peux pas.
Etre prise en amitié par Marcelle, vieille fille de 58 ans, qui me raconte sa vie à longueur de trajet et a décidé de faire tout exactement comme moi, de s’asseoir toujours à côté de moi et d’acheter exactement tous les même trucs que moi, je ne peux pas.
S’arrêter avec le bus toutes les 45 minutes parce que Louise a le mal des transports et parce que Roger a la prostate qui le lâche, je ne peux pas.

Bref… les groupes, je ne peux pas.
Ça me rend méchante.
Au bout de 2 jours je pète les plombs, ça me gâche les vacances, voire celles des autres…

Moi j’aime faire la route tranquille, avec une ou deux personnes, prendre le temps de m’arrêter, voire de rester, là où je me sens bien, ne pas aller là où je n’ai pas envie d’aller, ne pas avoir de programme trop déterminé, suivre les occasions qui se présentent, etc. Quitte à me taper quelques galères…

Mais voilà… pour la Chine c’était un peu compliqué pour l’instant, parce que pour ce genre de trip, un minimum de communication est nécessaire. Pour savoir si tu vas plutôt dans la bonne direction ou si t’as pris le train dans le sens inverse. Pour connaitre la composition de cette spécialité culinaire au nom bizarre qui a effectivement l’air délicieuse mais tu voudrais quand même bien savoir ce que c’est (du chien ? Du scorpion décortiqué ?). Pour que le chauffeur de taxi t’emmène au bon Club, celui où t’a donné rendez-vous Bruce, le bel américain expatrié rencontré l’après-midi même sur la plage. Pour pouvoir réserver une chambre avec des vrais toilettes après 5 jours dans les rizières, sans devoir te lancer dans un mime ridicule et plutôt embarrassant à 2h00 du mat’. Bref… pour se simplifier un tout petit peu la vie… quand même.

Or voilà, une bande jeunes gens malins, charitables et épris de liberté vient de lancer un service qui rend tout cela enfin possible : un service de traduction par téléphone !
C’est hyper simple. Il suffit d’acheter des minutes de crédit sur leur site Internet, et quand vous faites face à un problème majeur d’incompréhension mutuelle totale (Si ! Je rejoindrai Bruce, il n’y a pas moyen que tu me fasses manquer l’américain, petit homme !), d’appeler le numéro. Là, vous tombez directement sur un interprète (qui parle même français) qui va gentiment expliquer au chauffeur de taxi comment vous emmener directement et rapidement dans les bras de Bruce.
N’est ce pas génial ?!
En plus, il parait que ça marche super bien (j’ai des sources sûres au pays qui fait trembler le monde).
Ça s’appelle Tongo et l’adresse c’est ici (je tiens d’ailleurs à préciser, si c’était nécessaire, que ça n’a rien à voir avec Facebook, Skype, Techcrunch ou Seesmic…).

Donc voilà, Bonjour la Chine !!!

Moi, je crois que je vais commencer par une semaine à Pékin cet hiver, l’esprit libre et le cœur léger, ouverte à toutes opportunités, surtout si elles s’appellent Bruce.
Et si vous allez en Chine, ou que vous connaissez des gens qui y vont (ça marche bien pour les trips Business aussi apparemment et pensez y quand même si vous partez avec un groupe et que vous ne voulez pas vous coucher à 20h30 ou que vous tentez d’échapper à Marcelle lors d’une journée auto-décrétée “quartier libre”), n’hésitez pas à transmettre ! Vous pourriez leur rendre un fier service…

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Mediterranean kif

July 18th, 2008 | Category: General, Hors d'Atteinte

Que c’était bien les vacances !
Pas de grand voyage, pas d’immersion dans une culture inconnue, pas de paysages exotiques cette année… mais la langueur nonchalante de la côte méditerranéenne…
Et tous ses petits bonheurs estivaux :

  • La douce brûlure du soleil qui mordille ta peau sur toute la surface de ton corps abandonné
  • Le spectacle de la mer dont le bleu varie de mille nuances envoûtantes en fonction de l’avancée du jour
  • Le balai des petits bateaux blancs qui se croisent à l’horizon, découpant leurs voiles miniatures sur le ciel évanescent
  • Le sel qui cristallise en zébrures légères sur ta peau séchant après le bain
  • Le goût de l’anis arrangée s’écoulant dans ton palais asséché par une sieste matinale au soleil
  • L’explosion de couleurs flamboyante des lauriers rouges et roses s’entremêlant harmonieusement à la majesté des rois palmiers
  • Les grains de sables qui chatouillent coquinement la plante de tes pieds lorsque tu dégustes ton mojito au bar de la plage admirant le soleil couchant
  • La goutte de sueur qui s’écoule lentement le long de ta colonne vertébrale quand il est temps de plonger dans l’eau
  • La sensation incomparable de plaisir intense et presque douloureux quand ton corps chauffé à blanc s’immerge soudainement dans l’eau fraîche et légèrement chlorée de la piscine turquoise
  • L’odeur des merguezs grillées au barbecue qui envahit petit à petit l’air chaud de l’après-midi débutante
  • La joie simple et sans prix de pouvoir vivre tes journées seulement vêtue d’un monokini et d’un sarong
  • L’odeur de la crème solaire, du lait hydratant à la coco et du monoï qui flirte avec tes narines toute la journée durant
  • Le bien-être implacable de somnoler mollement sur un matelas, en écoutant le bruit des vagues tandis qu’une douce brise marine caresse ta peau
  • La symphonie des criquets à l’heure de l’apéro quand tu tartines ta baguette de tapenade et d’anchoïade en attendant que le saumon grille à l’unilatérale
  • La vision réconciliée de ton corps intégralement bronzé et amincit
  • La dernière clope, fumée le soir, sous le spectacle insensé de la voûte étoilée.

Aah… Cette somme de petits plaisirs incroyables qui rendent les vacances si belles…

Evidemment, on ne retiendra pas le virus qui t’a zombifié pendant 2 jours, les moustiques qui ont semblé apprécier ton sang de désormais Irlandaise, la balade manquée en Méhari ou les méduses envahissant la plage. Ce ne sont que des détails que l’histoire se chargera d’oublier rapidement…

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Balade à Amsterdam #2

October 29th, 2007 | Category: Hors d'Atteinte

Mais Amsterdam, c’est avant tout une atmosphère.

Quelque chose qui flotte dans l’air.

Quelque chose d’étonnant pour une ville d’Europe.

Du cool.

C’est peut-être parce que le fameux pragmatisme hollandais a affranchi le pays de certains des interdits qui pèsent lourds dans nos sociétés.

Le sexe et les drogues douces décomplexés rejoignent l’alcool dans le monde des “autorisés” et il règne ici une ambiance hédoniste des plus agréables à vivre.





Amsterdam Chill out



Qu’il fait bon glander dans cette ville.

On la croirait faite pour ça parfois. Organisée juste pour qu’on s’y sente bien et surtout, qu’on prenne le temps de s’y sentir bien.



Il y a tous ces endroits au bord des canaux où chacun peut choisir sont mode de “petits plaisirs” personnel.



A la roots, façon hippie, allongés sur des tapis au bord de l’eau par exemple.







Ou plus chic, comme au Café de Jaren, une terrasse assez magique pour petit-dej inoubliable…





(Photo : www.amsterdam.info)







Il y a les cafés bruns…









Alors que la plupart des touristes se jettent dans les coffeeshops, ils passent à côté de l’institution n°1 aux Pays-Bas : les cafés bruns (brown cafés) et leur bière non moins brunes. Ils tiennent leur nom de la couleur nicotinique qui imprègne les murs.

Les Néerlandais de tous âges se retrouvent dans cette ambiance marron pour boire leur bière forte et délicieuse, ainsi que pour fumer un maximum de cigarettes (Oui, le “Smoker Ban” n’est pas encore d’actualité ici. Merci mon Dieu !). La déco est souvent faite de bric et de broc. Les lumières sont chaudes, comprenez “jaune”, l’atmosphère est intimiste et chaleureuse. Tout un aspect de la culture néerlandaise y est visible : solidarité, proximité, simplicité, hédonisme. On se croirait presque dans la cale d’un bateau en train de voguer.

Et les Hollandais sont de grands brasseurs, comme leurs voisins belges et allemands, le choix est donc au rendez-vous.











Amsterdam Transgressif



Libéraux, les hollandais ont accepté la nature humaine et ses penchants, même les plus tabous (pour faire des affaires bien sûr… le pragmatisme, toujours le pragmatisme…).





Le sexe dans le quartier rouge



Chaque port a son quartier où les marins venaient dépenser leur solde en sexe et en alcool.

Amsterdam a l’un des plus connus au monde, le « Walletjes » (les petits murs), célèbre sous le nom de Red Light District ou Quartier rouge.







Le quartier abrite de nombreux sex-shops, maisons closes, théâtres et cinémas. Il se serre pour l’essentiel autour de l’Oude Kerk, la plus ancienne église d’Amsterdam.





(de jour)



Ici, les prostituées sont en vitrine et proposent leur charme aux passants. Une petite lumière rouge affiche leur disponibilité. Ceci n’est pas une nouveauté. Déjà au 17 et 18ème siècles, les femmes abandonnées pendant des mois par leurs marins de maris se baladaient dans les rues avec une petite lumière rouge indiquant qu’elles vendaient leurs charmes contre les quelques pièces qui leur manquaient tant. On dit aussi qu’elle s’affichait dans devant leurs fenêtres, d’où la “tradition” des vitrines.





(Photo : www.amsterdam.info)



C’est évidemment un peu perturbant, notamment pour nous les femmes. On y va pour jeter un œil (voyeur ? Pas sûr… Pas dans la mentalité d’ici, semble-t-il.), se faire une opinion, et parce que c’est plutôt joli finalement toute ces lumières rouge la nuit…

Mais on ne s’y sent pas très à l’aise et on y reste peu de temps.

Ça a le mérite en tout cas d’interroger notre rapport au sexe et à la prostitution ainsi que nos convictions quand à sa légalisation.

Personnellement, ça m’a moins choquée que je n’aurais pu le croire. Ça m’a moins choquée que les dizaines de camionnettes sordides dans certains quartiers sordides de Lyon et ça m’a moins choquée que certaines rues de Bangkok.

Ici les filles semblent plus en sécurité, leurs conditions de travail plus “convenables” et le regard porté sur elles infiniment plus tolérant.

Mais bon, ça reste de la prostitution…





(Petit monument pour le respect des travailleuses du sexe, juste devant l’église Oude Kerk. Et ça dit : Belle - Respect Sexworkers all over the world.).







Les drogues douces dans les Coffeeshops



Les Coffeeshops en Hollande sont autorisés à vendre de petites quantités de cannabis, et sont strictement taxés et règlementés par l’Etat.





(Photo : www.amsterdam.info)



Il y a 5 règles d’or (loi adoptée par le parlement en 1996 - mais la dépénalisation date des années 60-70) :

- Pas de drogues dures

- Pas de publicité

- Respect de l’ordre public

- Interdiction de vendre aux mineurs

- Pas plus de 5 g vendus par transaction et par personne



Les licences ne sont plus renouvelées en cas de fermeture, la municipalité voulant réduire le nombre de coffee shops au moins de moitié.

La culture, la vente et la consommation de cannabis sont toujours interdites par la loi, et tout détenteur et consommateur de cannabis risque en théorie une amende et une mise en garde à vue. L’Union européenne tente de freiner cette législation permissive, l’importation de drogue provenant des Pays-Bas causant un réel souci aux pays limitrophes. La légalisation pure et simple du cannabis n’est donc pas à l’ordre du jour.



C’est cette règlementation tolérante, qui dans les années 60 ramène Amsterdam au premier plan de l’actualité et en fait une ville de prédilection pour la génération hippie.







Dans la plupart des coffeeshops se trouvent un bar, proposant des boissons non alcoolisées, et un petit comptoir discret où se tient le vendeur de cannabis.

Chaque coffeeshop offre sa propre sélection d’herbe et de haschisch (il y a même un concour chaque année récompensant le meilleur). On peut en choisir la variété et la quantité sur un menu.

Attention, les avertissements des guides ne sont pas à prendre à la légère. Les variétés qu’on trouve ici sont plus (voire beaucoup plus) fortes que celles qu’on trouve usuellement sous nos latitudes. Il faut donc un peu d’humilité, sinon on ne retrouve pas son hôtel en sortant (surtout le premier soir !).





(Photo : www.amsterdam.info)





Les coffee shops abondent à Amsterdam, et présentent une large palette de styles et d’ambiances. Certains offrent une ambiance détendue, avec de la musique relaxante, d’autres une atmosphère plus psychédélique et rock’n’roll, voire techno à fond.









C’est donc sans hypocrisie que j’avoue y être allée. Et ce serait bien dommage à mon avis de manquer ça, même si on n’est pas un fumeur d’herbe. Mais ici, elle est vraiment bonne.

Et puis pourquoi en Thaïlande on devrait bouffer des cafards grillés, en Chine des scorpions en brochette et en Angleterre de la Gelly verte fluo, pour la découverte culturelle et l’ouverture sur le monde et ici passer à côté de ce joli petit pétard d’herbe cultivée avec amour et talent ? Hein pourquoi ? Et oui, aucune raison valable.

Et puis, en vous rappelant vos premiers joints, fumés en cachette, dans le noir, voire le froid, vous ressentez ici un grand sentiment de liberté… Rare…

Donc je vous conseille notamment le De Dampkring (29 Handboogstraat) pour son décors délirant et son ambiance authentique de petit coffeeshop de quartier. En plus, il y a Brad Pitt, George Clooney et Matt Damon qui y sont venus (pour tourner une scène de Ocean Twelve) et c’est un sentiment assez grisant de s’asseoir au même endroit que Brad, je vous jure (surtout que ça ne m’était jamais arrivé avant)…



Il faut aussi ajouter les “smart shop“, notamment spécialisés dans la vente de champignons hallucinogènes et autres substances détonantes. Mais je n’y suis pas allée, je ne peux pas vous en dire plus, en tout cas, c’est marrant à voir.











Voilà… que vous dire de plus… A part d’aller vous faire votre propre opinion sur tout ça, dès que possible.





Et pour finir, mes conseils pratiques pour un week-end à Amsterdam :

- Rembrandplein est un quartier idéal où loger (bien que peut-être pas le meilleur marché mais au diable l’avarice !). Central pour rayonner partout à pied, pleins de restos, bars et boîtes pour sortir le soir, desservi par le Tram qui arrive de la gare centrale (là où on arrive en prenant le train depuis l’aéroport).

- Prenez la carte I Amsterdam qu’on achète à l’office du tourisme (celui de la gare centrale par exemple). Elle vous donne droit à tous les transports en commun, les entrées dans les musées, une ballade en bateau sur les canaux, etc. pendant 24, 48 ou 72 heures (50 euros pour 3 jours par exemple… et on les rentabilise).





Source d’informations pour écrire ce billet : http://www.amsterdam.info/fr et http://www.vanupied.com/amsterdam.htm


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Balade à Amsterdam #1

October 29th, 2007 | Category: Hors d'Atteinte







Capitale des Pays-Bas, Amsterdam est une ville des plus extraordinaires. De ses canaux à ses musées mondialement célèbres en passant par ses multiples curiosités et richesses historiques, c’est l’une des capitales européennes les plus romantiques et les plus surprenantes.

Ville de tolérance et de diversité, Amsterdam combine tous les avantages d’une métropole : culture, histoire, divertissements (dont une vie nocturne intense), nombreux restaurants, et moyens de transport pratiques et variés, tout en étant une ville calme à taille humaine.

Ici le vélo remplace la voiture pour le plus grand bonheur de tous (voire pour le plus grand danger du touriste peu habitué à gérer en même temps les quelques voitures qui circulent, les tramways qui s’entrelacent et ces milliers de deux roues. On a quand même vite fait de s’en prendre un dans la gueule !).



Amsterdam, c’est entre autre : 738 763 habitants intramuros, 600 000 Vélos (d’où le danger), 165 canaux, 206 peintures de Van Gogh, 1 402 cafés et bars, 36 discothèques, 755 restaurants, 600 000 fleurs dans les parcs et les jardins publics, 10 334 magasins, 24 fabriques de diamants et 6 moulins.



Mais c’est d’abord :





Une architecture magnifique







C’est ce qui vous frappe en premier à Amsterdam, cette unité et cette beauté des bâtiments et immeubles (souvent penchés… qui se cassent un peu la gueule, qui s’effondrent lentement…).







Amsterdam est l’écrin de mille beautés architecturales, pas moins de 7000 maisons des 16ème, 17ème et 18ème siècles sont classées Monuments historiques.

Comme presque toute la ville, canaux compris, se trouve sous le niveau de la mer, les bâtiments anciens ou modernes sont posés sur pilotis qui s’appuient sur des couches de sable plus ou moins profondes.



La ville du 17ème et du 18ème siècle, presque entièrement préservée, compose le plus beau modèle d’urbanisme ancien que l’on connaisse au nord de l’Europe.

















Ces canaux enchanteurs







C’est une impression de calme et de sérénité qui vous envahit vite en vous baladant au bord de ces canaux qui sillonnent la ville.







Leur nombre extraordinaire a amené Amsterdam à être surnommée la « Venise du Nord ».

Le tour en bateau est un incontournable qu’il serait dommage de manquer, malgré son aspect hautement touristique.







Le centre historique est encerclé par quatre grands canaux en demi-lune parallèles les uns aux autres. Le tracé suit les rayons du soleil de façon à ce que chaque demeure soit ensoleillée à un moment donné de la journée.











Plein de choses à voir absolument



Le (fameux) port d’Amsterdam

Le 17ème siècle fut l’âge d’or d’Amsterdam. C’est à cette époque que la ville vit fleurir le commerce maritime avec l’Indonésie, le Brésil et l’Afrique, faisant du port d’Amsterdam la plaque tournante du commerce mondial.





(Ici, ce n’est qu’une prémisse du port)

On ne peut pas s’empêcher d’y avoir la chanson de Brel en tête et on imagine les marins avinés titubant dans les rues sombres aux bord des quais, à la fin de la nuit, dans la chaleur épaisse des langueurs océanes… C’est assez poétique finalement tout ça…





Le marché aux fleurs

Ce marché flottant est l’un des marchés aux fleurs les plus célèbres du monde.

Paradis pour amateurs de bulbes !









Le jardin botanique (Hortus Botanicus)

Fondé en 1638, c’est le plus ancien d’Europe et l’un des plus vieux du monde. De belles serres et de belles collections de plantes tropicales et médicinales (et même une serre pleine de papillons !).









Les musées

Amsterdam est bien sûr mondialement connue pour ses musées. La capitale hollandaise en recense plus de 50. Parmi les plus célèbres, le Rijksmuseum (avec notamment les peintures de Rembrandt et Vermeer – la laitière), le musée Van Gogh, le Stedelijk (musée d’Art Contemporain), la Maison d’Anne Frank, mais aussi de plus originaux comme le musée du Sexe ou celui du Cannabis (bon, ceux là je ne les ai pas vus… Un grand manque à ma culture j’imagine… la prochaine fois).



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Source d’informations pour écrire ce billet : http://www.amsterdam.info/fr et http://www.vanupied.com/amsterdam.htm


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I AMsterdam

October 22nd, 2007 | Category: Hors d'Atteinte

Que dire de ces 4 jours à Amsterdam ?

Les mots me manquent…



J’ai juste A-DO-RÉ.

Tout.

La ville… magnifique.

L’ambiance… libertaire.

Les gens… beaux.



Et j’avoue que je ne m’attendais pas à aimer autant.

Je ne sais pas si c’est ma tendance excessive à m’emballer complètement sur certains trucs ou si c’est à cause de cette tendresse particulière que j’ai pour les lieux à forte Hippy-itude… Mais j’ai adoré.



J’ai trouvé que ça s’approchait pas mal de la ville européenne idéale.



C’est beau, vraiment beau, avec partout ces immeubles typiques si jolis et ces canaux sublimes.

Il y a plein de choses à visiter, à voir et à faire. La vie culturelle semble intense, variée et intéressante.

Ce n’est pas trop grand, on peut faire beaucoup de choses à pied ou par les canaux même, mais il y a quand même de nombreux quartiers aux charmes singuliers.

Il flotte dans cette ville comme un vent de liberté, de non jugement et d’ouverture d’esprit pragmatique. La société semble moins oppressante, moins normative, plus Free-style.

Les gens sont gentils, bien fringués et plutôt classes, bien loin de l’image du gros bourrin plein de bière que j’avais en tête. Et il y a des milliers de beaux mecs… C’est assez incroyable d’ailleurs. Ils sont grands, minces, bien foutus, souvent blonds foncés aux yeux clairs… Une sorte de réserve à beaux gosses ! Hallucinant !

Il semble y avoir beaucoup de bons restaurants (et pas hyper chers), il a des bars et des clubs absolument époustouflants et pleins de petits cafés et vieux bars où il fait bon squatter des heures.

Il y a des milliers de très beaux magasins de fringues et de décos et les prix sont très raisonnables.

Il y a ces fameux coffeeshops, et ça… c’est vraiment sympa.

Il y a même des pubs Australiens et Irlandais où tu peux voir le rugby.

Pour trouver un point négatif, il y a certainement le temps qui doit être un peu moyen parfois, je ne sais pas (ce week-end, il a fait beau).



J’avoue que si il n’y avait pas cette langue qui semble un peu compliquée à apprendre, je serais bien tentée par l’aventure néerlandaise (et ça me fait bizarre d’écrire un truc pareil…).



Bref, un petit goût de paradis urbain pas loin de chez vous.

Je vous conseille donc vraiment d’aller y faire un petit tour, si ce n’est déjà fait.

En week-end de fille c’est génial. En week-end de mec aussi, à mon avis. Et en couple également, c’est un endroit très romantique, à forte teneur aphrodisiaque…



Je vais mettre quelques photos très bientôt, parce que ça le vaut bien.





Et pour commencer, juste une illustration du sourire un peu béat que j’ai eu en permanence sur le visage tout le week-end (rien à voir avec l’agriculture locale, bien sûr…).









Et donc, si vous avez envie d’aller y passer un week-end et que vous cherchez quelqu’un pour vous accompagner…

Je suis partante !

C’est quand vous voulez.


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Un peu de douceur…

January 22nd, 2007 | Category: Hors d'Atteinte

… dans ce monde de brutes…



C’est nécessaire de temps en temps.



Et quand je parle de monde de brutes, je parle surtout de monde brutal, en référence au temps qu’il fait ici aujourd’hui.

Certes un joli soleil brille… Mais c’est normal, les nuages ne peuvent pas vraiment rester en place, ils sont propulsés par un vent déchaîné.

La tempête fait rage, toute sortie se transforme en lutte pour sauver ta vie et il y a des vagues énormes juste en face de la maison…



C’est beau mais ça fait peur… et surtout ça vous donne envie d’être ailleurs… loin très loin…

En Amérique du sud, en Polynésie ou en Jamaïque par exemple !



Mais ce rêve peut devenir réalité !

Si, si !!!

Grâce à Jack Johnson et ses potes qui nous offrent un nouveau film de surf, “A Brokedown Melody“.

Encore une petite merveille !

L’idéal pour échapper quelques instants à la réalité en rêvant d’une autre vie, sous d’autres cieux…



De très belles images, du beau surf, des paysages magnifiques, des surfers qu’on adore (Kelly Slater, Rob Machado, Gerry Lopez, CJ Obgood, the Malloys, etc.), de la bonne musique… Tout ce qu’il faut pour transformer un petit DVD en grand plaisir !

Je vous conseil donc de le voir absolument (on peut l’acheter sur Surfsession par exemple… moi j’ai déjà commandé chez eux, c’est nikel).



Voici quelques images, juste pour le plaisir.



A Brokedown Melody - Trailer









Et si comme moi, vous devenez fan des productions de Jack Johnson & Co (Thicker than Water est un de mes films préférés), aller donc faire un petit tour sur leur site, ici.





Et merci à Jérémy pour ses très bons conseils !


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Marché flottant en Thaïlande

January 09th, 2007 | Category: Hors d'Atteinte

Un petit tour au marché flottant de Damnoen Saduak en Thaïlande !



Cette petite bourgade se situe à une centaine de kilomètre au sud-ouest de Bangkok.

Comme beaucoup d’autres villages en Thaïlande, il est construit sur un réseau de petits canaux (des khlongs). Tout le monde se déplace en pirogues et le marché se fait aussi sur des pirogues… Les vendeurs proposent des fruits, des légumes, du poissons séchés, des plats cuisinés directement sur leurs embarcations.

Ces marchés sont très typiques de la Thaïlande.



Quelques images :








On découvre ces marchés en pirogues, c’est une balade plutôt sympa.

Pourtant, si vous allez en Thaïlande, je ne sais pas si je dois vous conseiller cette excursion.

C’est vraiment hyper touristique et la masse les voyageurs l’appareil photo vissé sur le nez gâche un peu le truc…



Vous voilà prévenus… à vous de décider…


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Au bout du monde (Episode 2 : En partir, c’est dur)

December 20th, 2006 | Category: Hors d'Atteinte







Nous voilà donc à Gili Trawangan.

Débarqué sur une grande plage de sable blanc au soleil couchant.



Le “centre” de l’île est juste derrière : un petit chemin de sable bordé de cahutes restaurants, cahutes bars et cahutes hôtels.









C’est ce qu’on appelle ici un endroit touristique, ça ressemble à une île thaïlandaise… le même charme, avec quand même, vachement moins de monde…

On y croise un peu la même faune : beaucoup de jeunes, surtout des mecs d’ailleurs, des routards, des surfeurs, des hippies de l’époque au cerveau liquéfié par la drogue échoués ici depuis des années…

Une espèce d’ambiance alternative, néo-baba cool… Ici, on aime la mer, les fleurs et la musique, on ne se prend la tête avec rien…









Après ce trajet limite éprouvant, la première étape est obligatoirement un bar… un peu d’alcool pour avoir une explication logique à ce sentiment de vertige et de plénitude qui vous a envahit depuis que vous avez posé le pied ici.



Il fait donc nuit noire quand vous vous mettez en quête d’un hôtel et comme finalement, vous êtes près à mettre quand même environ 10€ dans une chambre (vous avez économisez toute l’année pour ce voyage… et après cette journée, vous rêvez d’un certain confort), vous vous retrouvez tout au bout de l’île, vraiment au milieu de rien cette fois, dans charmant hôtel.

Pour l’atteindre, il faut prendre une petite carriole tirée par un tout petit cheval (un cimodo) et faire tout un périple en priant pour que ce mini canasson résiste à votre poids. Mais c’est le seul moyen de transport de l’île avec quelques vélos… mais dans le noir total et dans le sable, vous avez jugé plus prudent d’éviter le 2 roues, dès fois que votre karma vous lâche au dernier moment.



A peine installée, vous avez remarqué avec soulagement que les blattes étaient peu apparentes dans votre chambre (l’essentiel étant toujours de ne pas les voir, même si vous savez qu’elles sont là), à part un cadavre dans la salle de bain. Mais rien à foutre. Vous rêver tellement d’une douche… repensant à tous ces cafards qui vous ont marché dessus pendant des heures, à ses sueurs froides lors de votre rallye automobile et à toutes ces vagues qui se sont fracassées sur vous…

Vous vous jetez donc sous l’eau et vous vivez votre dernier grand moment de solitude de la journée quand au bout de quelques secondes, vous vous rendez compte que c’est de l’eau salée qui coule dans cette jolie douche… Aaaaaaaahhh.

La douche à l’eau tiédasse, voire froide, vous pouvez… Mais l’eau salée, c’est carrément horrible. Vous comprenez mieux maintenant pourquoi il y a 4 bouteilles d’eau minérale dans la salle de bain avec un adorable petit mot de la direction vous annonçant qu’elle vous sont gracieusement offertes.



Mais bon, vos capacités d’adaptation sont énormes.

C’est donc avec un look très “Caribean Hippie” (le cheveu hirsute, collés en paquet par le sel), totalement en accord avec l’ambiance locale (Waou ! Je pense que ça t’irait bien les dreadlocks !) que vous vous jetez dans votre première soirée gilienne.

Gili Trawangan est en effet la plus « festive » des trois îles (Gili Meno et Gili Air sont encore plus désertes)… sa vie nocturne y est réputée dans la région… Vous rejoignez donc la civilisation à l’aide de votre fidèle destrier à pompons…









Le lendemain c’est l’extase.











De nuit, vous n’aviez pas bien pris la mesure du paysage qui vous entourait.

Vous êtes au bord d’une immense plage déserte où vous ne croiserez strictement personne pendant trois jours.









C’est assez bizarre cette sensation que vous ressentez, perdu sur votre bout de plage.

Vos sentiments sont partagés, entre l’angoisse du pauvre occidental citadin peu habitué à tant de solitude et la joie absolue de vivre un fantasme universel en s’imaginant tel Robinson sur son île.

Il faut donc un peu de temps pour s’habituer à ce vide sidéral.









Puis… tout va bien, merveilleusement bien.

Vous vous faites très rapidement à votre nouvel environnement et appréciez chaque détail avec une intensité décuplée.



















Mais, à un moment donné, vient l’heure du départ… et vous n’avez pas dutout envie de partir…











Mais vous reviendrez… forcément.


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Au bout du monde (Episode 1 : Y aller, c’est dur)

December 19th, 2006 | Category: Hors d'Atteinte

Abandonnons quelques instants l’esprit de Noël !



Parce que c’est bien beau Noël, mais c’est quand le même toujours le sujet d’un certain stress.

La famille sortira-t-elle indemne du traditionnel débat politique du repas de Noël ? Mes cadeaux, dénichés avec un budget relativement ridicule, ont-ils une chance de plaire à leurs destinataires ? Les gens à qui je n’ai pas pu en faire ne s’en offusqueront-ils pas trop ? Ma situation professionnelle désespérée, ma vie sentimentale chaotique ou mon addiction à la nicotine ont-ils une chance de n’être le sujet d’aucune conversation familiale ? Vais-je réussir à limiter ma consommation de produits gras et sucrés afin de garder une ligne acceptable sans me faire traiter d’anorexique ? Ma mère va-t-elle pouvoir garder son calme en voyant ma grand-mère tenter une crème anglaise au micro-onde (elle est perfectionniste ma mère en cuisine…pas ma grand-mère) ? Mon grand-père survivra-t-il à sa tentative annuelle d’assister à la messe de Noël dans une église à -5°C ? Une tempête ne viendra-t-elle pas dévaster la maison le matin de Noël (ah… le 25 décembre 1999, un grand souvenir !) ?



Bref, je pense que chacun d’entre nous a ces petites préoccupations personnelles, plus ou moins angoissantes, à propos de cette grande fête du bonheur…



Changeons-nous donc les idées !

A bas les sapins, les bonhommes de neige et les petits anges !

Evadons-nous quelques instants vers d’autres latitudes !











Je vais donc vous emmener dans un endroit qui m’a laissé une des plus fortes impressions dans ma petite vie de voyageuse : les îles Gili.

Je n’ai jamais ressenti, avec autant de force, ce sentiment d’être perdu sur une île déserte, au milieu de rien… au bout du monde.



Les Gili Islands sont trois petites îles, situées au large de Lombok, dans l’archipel indonésienne.









Comme tous les endroits un peu fous, celui-ci se mérite

Et pour l’atteindre, il vous en coûtera quelques moments difficiles.





Ça commence par un départ à 7h00 du matin du petit port balinais de Padang Bay.



Photo 3





Et c’est parti pour 5 heures de traversée sur un ferry plus que douteux.

Après une grosse panique intérieure quand vous avez jaugé la carlingue et fait un bref calcul du nombre de canots et bouées de sauvetage par rapport au nombre de passagers agglutinés, vous décidez finalement que peu importe… si vous devez mourir dans un drame maritime, c’est que tel était votre karma et au moins, vous aurez eu le mérite de mourir dans un endroit exotique.









Vous vous installez alors dans les gros sièges verts à l’aspect relativement confortable et décidez, innocemment, de profiter de ces quelques heures pour dormir un peu.









Tout va bien jusqu’à ce que vous soyez réveillé par un chatouillement persistant dans votre cou et dans votre dos… Et c’est là que vous vous rendez compte, avec une certaine horreur (là c’est un euphémisme évidemment, il en faut peu pour que votre cerveau ne vrille totalement et que vous sombriez dans l’hystérie, si ce n’est dans la folie pure), que le bateau et notamment ces jolis sièges verts sont en fait infestés de cafards et de blattes et que c’est eux qui courent sur vous allègrement depuis 1 heure.

A partir de là, le trajet vous semble très très long…



Mais bon, vous finissez par arriver et après une ou deux heures d’attente à l’entrée du port, qui forcément, ne peut accueillir qu’un ferry à la fois, vous débarquez à Lombok.



Là, comme vous avez quand même un peu organisé votre voyage (avec un mec rencontré sur la plage de Padang Bay), vous retrouvez le chauffeur chauffard qui est chargé de vous faire traverser une partie de Lombok et de vous emmener à un autre port (en face des Gili).

L’homme est charmant mais il a décidé que vous étiez en retard pour le prochain bateau.



Commence alors une course contre la montre infernale sur les minuscules routes en lacet de Lombok, en pleine forêt tropicale, à flanc de falaises et de précipices… L’homme a décidé de doubler tout ce qui bouge, utilisant la bonne vieille méthode asiatique du Karma : je double et si je suis toujours vivant à l’arrivée c’est que je ne devais pas mourir aujourd’hui, dans le cas contraire, c’est pas grave, avec un peu de chance, je me réincarnerai en quelque chose de mieux.









Vous arrivez donc en un temps record (2 heures au lieu de 4) à votre prochain port d’embarquement, une plage paumée en fait, et n’avez donc plus qu’à attendre 3 heures que le prochain bateau arrive. Mais bon, c’est joli et les lombociens sont beaucoup plus sympas que ne le disent les balinais. Ils ont passé leur temps à vous faire plein de blagues super drôles et à rire comme des baleines en touchant vos cheveux et en vous appelant « Fried noddle Hair » (ouais, le blond bouclé, ils ont eu du mal à s’en remettre).









Bref, il est donc environ 17h30 quand le bateau arrive.

Votre pote de la plage de Padang Bay vous avait promis un gros bateau pour 20 personnes. Bêtement, vous vous étiez imaginé une sorte de vedette à moteur (vous vous demandez bien ce qui peut vous passer par la tête de temps en temps), c’est donc avec un certain désarroi que vous voyez arriver une espèce de bateau de pécheur rafistolé avec des bouts de ficelle partout et une sorte de mini-moteur antédiluvien.

Mais bon… finalement, ça fait plusieurs années que vous fréquentez l’Indonésie, vous savez qu’ils sont très forts en petites réparations qui font peur mais qui tiennent vachement bien… Et puis, il y a toujours cette fameuse histoire de karma… A priori, vous avez déjà survécu au ferry de l’horreur et au rally de Monte Carlo dans Lombok… pourquoi pas le bateau de pécheurs avec 20 personnes dedans !









Parce que, à ce sujet, votre ami avait raison… Effectivement, ils font monter dans chaque embarcation, à peu près 20 personnes et leurs bagages, ce qui devient problématique quand on s’aperçoit que les autres sont essentiellement des routards avec des sacs contenant toutes leurs affaires pour un an de voyage ou des surfeurs avec deux à trois planches chacun.



Vous voilà donc parti, pour l’étape finale de votre trip pour les îles Gili, coincé entre un massif surfeur australien et une anglaise qui à l’air carrément paniquée par la situation. Tentant de faire bonne figure et de représenter votre pays dignement, vous prenez un air détaché, l’air de la fille qui fait ça chaque été, et vous occultez totalement les bruits inquiétants qui émanent du moteur, et les paquets d’eau qui vous arrivent en pleine face à chaque vague…

Puis les vagues deviennent des creux et vous vous rappelez soudainement que depuis que vous avez failli mourir dans un naufrage à l’age de 17 ans (dans une mémorable traversée de la Manche), vous avez le mal de mer… et que la Nautamine que vous avez pris à 7h00 du mat ne fait certainement plus effet.

Votre estomac commence à présenter les premiers signes du danger de vomissement imminent et l’anglaise à côté de vous pousse des petits gémissements horribles (elle aussi, elle a dû frôler la mort sur la Manche)… même les surfeurs font la gueule…



Et là, le miracle se produit…

Le soleil commence à décliner et en quelques instants, le paysage et les couleurs deviennent tellement magnifiques que vous oubliez tout

Abasourdi par tant de beauté, vous vous consacrez entièrement à essayer de fixer ces images, à jamais, dans vos souvenirs…









Au loin, vous voyez ce profiler cette petite île perdue…

Voilà, vous y êtes…au bout du monde.


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