Archive for the 'Irish Stew' Category

O comme “Oh non, elle l’a dit!”

February 03rd, 2009 | Category: General, Irish Stew, Me & MySelf

Bon, je n’ai pas du tout tenu mes résolutions de début d’année.
Si, une seule en fait… mais pas celle d’écrire plus régulièrement dans ce blog, comme vous l’avez peut être constaté si vous passez encore par ici de temps en temps.

On dira que c’est la faute à plein de choses : le mois de janvier, les vampires, la récession, le système de santé Irlandais, les hommes qui partent, la neige, les questions métaphysiques, the sex qui est dead… le manque de disponibilité d’esprit quoi, et donc d’inspiration.

Mais quand même, aujourd’hui, j’ai réalisé, lors d’un grand moment de solitude dans ma pratique de l’Anglais, qu’il y a quelque chose dont je n’ai pas parlé dans mon précédent Post, quelque chose qui me pose encore problème : épeler les mots.

Souvent au boulot, au téléphone notamment, je suis amenée à épeler des mots, noms propres, adresses, etc. Le problème n’est pas tant de dire les lettres, ça j’y arrive, mais plutôt que mon interlocuteur les comprenne… quelque chose à voir avec mon accent à priori (Mon accent ? Mais quel  accent ?). Donc parfois on me demande de préciser, du style : D comme Dog ou T comme Tango? (Non, D comme Débouche tes oreilles, connasse !)
Or je suis particulièrement mauvaise à cet exercice d’associer un mot à une lettre. Dans la panique, le premier mot qui me vient à l’esprit, n’est jamais approprié, ni à la situation  (professionnelle donc), ni à l’interlocuteur (Directeur Marketing de Big Company, souvent).

Ça donne donc des trucs assez gênants, où j’entends mon boss s’étouffer derrière moi, du genre:

L comme Led Zeppelin
A comme Abortion
U comme Ugly Betty
R comme Red Wine
E comme Ebriety

D comme Domination
I comme Indiana Jones
S comme Sex
P comme Peni. … euuuuh non, P comme Pub !
L comme Love
A comme Addicted
Y comme… Why !?
S comme Super

Ou encore, en vrac, certains de mes plus beaux souvenirs :
O comme Orgasm
J comme Jameson
F comme Fromage, Frog and French, as you preffer…
M comme Mojito
C comme Cow Boy
H comme Herb
B comme Brad… or Bikini
V comme Vendetta

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Ma langue + ta langue

January 12th, 2009 | Category: General, Irish Stew, Me & MySelf

Une question que tout le monde me pose quand je suis en France : “Et l’anglais, ça va ? Tu le parles bien ?
Ça fait toujours bizarre quand quelqu’un te demande ça, surtout quand tu vis dans un pays anglophone depuis plus de 2 ans.
Bein oui, quand même. Il faut bien que je parle !
Mais la question n’est pas si bête. Elle revient à se poser la même question que se pose, à un moment donné, chaque expatrié : pourrais-je jamais être aussi à l’aise dans cette langue que dans ma langue maternelle ?

C’est évident qu’au bout de deux ans, tu parles ce qu’on appelle “couramment” la langue du pays dans lequel tu vis, tu travailles, tu as tes amis, tes amants, ta vie.
En gros, ça veut dire que tu comprends tout ce qu’on te dit, téléphone compris, même s’il t’arrive encore de faire répéter certaines phrases. Tu décroches parfois encore de la télé sur certains accents, types “surfeur californien”, “vieillard du Kerry” ou “Aussie Girl en état d’ébriété”.  Tu arrives à dire tout ce que tu veux, certes avec quelques fautes par-ci par-là, certes avec un brin d’accent, mais 96% des gens te comprennent sans aucun problème (le problème, justement, venant des 4% restants, qui viennent régulièrement te pourrir la vie en te faisant répéter 15 fois le même truc).

Voilà, en gros, après deux ans, c’est pas mal. Les conversation sont faciles et plus profondes. Ça demande beaucoup moins d’efforts, c’est moins fatiguant. Tu apprends encore : les subtilités, des prononciations, le vocabulaire familiers, etc. Tu testes des nouveaux mots, tu emploies les mêmes expressions que tout le monde (pas celles des années 80, que t’as apprises ton prof d’anglais de 4ème, trentenaire anti-américaniste fan de Queen, qui se trouvait super cool). Tu te fais plaisir (ce qui n’a pas été vraiment le cas la première année, et pas toujours la deuxième). Et pour répondre à une autre question très popultaire : Oui, tu penses, tu rêves et tu te parles à toi-même en Anglais. Mais pas tout le temps (pas quand tu viens de parler ou d’écrire le Français pendant 2 heures pas exemple), ton cerveau passe de l’un à l’autre selon la situation, à la limite de la schizophrénie parfois.

Et puis au bout d’un certain temps, tu commences à bien connaître les autochtones et ce qui leur fait de l’effet. Et là, tu peux jouer un peu. Jouer avec ton accent, que tu sais particulièrement redoutable : tu peux troubler les hommes et intimider les femmes (un jeu auquel on prend goût). Jouer aussi avec certaines fautes de grammaire qui ont un “charmant” effet, sur des défauts de prononciation, sur des gimmicks ou des mots inventés. Brefs, plein de petits trucs qui te permettent de pimenter chaque conversation ou de faire rire ton interlocuteur.
Bref, parler une autre langue, mais pas comme si c’était la tienne, ça a plein d’avantages.
On t’accorde plus d’attention quand tu parles. Tu peux désamorcer plein de situations (Ouh, j’ai eu peur l’espace d’un instant. J’ai cru que tu m’avais appelé Pussy. J’ai failli te prendre pour un gros macho de merde.). Tu peux changer d’avis et toujours avoir une excuse parfaite en disant que tu n’avais pas compris (ah tu m’avais demandé de te rendre le rapport demain ? Ah bein non,  moi j’ai compris Thursday, pas Tuesday.) ou en accusant les autres de s’être mépris sur tes paroles (Je n’ai JAMAIS dit qu’on ne devait plus coucher ensemble. Non, non, t’as mal compris).

Mais il y a aussi les côtés sombres : dans certaines discussions compliquées, ne pas arriver à faire comprendre exactement ce qu’on voudrait, perdre ses mots quand on perd ses moyens, qu’on est intimidé, manquer de nuances et de poésie, être “mal traité” par les misogynes racistes qui te prennent pour une gourde dès que tu parles avec un accent ou que tu fais une  faute, etc.
Dans les relations amoureuses, la question de la langue est particulièrement prégnante. Exprimer des sentiments, des choses complexes, des concepts, des imprécisions, des implicites, des flous, c’est difficile dans une langue qui n’est pas la tienne. On a l’impression de ne jamais s’être bien fait comprendre et on a l’impression de manquer des trucs venant de l’autre. Et on s’engueule sur des quiproquos, on se prend la tête sur les sms, on ne saisit pas toujours les sous-entendus, on n’arrive jamais au bout des conversations, on se fait des fausses joies ou des drames inutiles. Bref, tout devient un peu plus compliqué, un peu plus incertain.

Je me rappelle quand j’hésitais encore à venir m’installer en Irlande, tout le monde en France, me disait  “Oh, mais c’est facile d’apprendre une langue. Il suffit d’aller s’installer dans le pays et au bout de quelques mois, c’est bon. Ça vient tout seul !”.
Je n’irai pas jusque là. C’est une vision un peu simpliste des choses, comme si la connaissance d’une langue flottait naturellement dans l’air d’un pays et qu’elle venait toute seule s’incruster dans votre cerveau. Non, ça ne vient pas “tout seul”, mais ça finit par venir (avec un peu de travail et beaucoup de pratique… et certains sont plus doués que d’autres, ce qui n’est pas mon cas à la base).

Il n’empêche que c’est un plaisir infini de maîtriser une autre langue, dont je n’avais jamais soupçonné l’intensité. On finit donc par oublier les moments de galère et de ridicule.

Bref, c’est une grande expérience, qui vous apprend l’humilité, la patience, la persévérance et le doute. C’est une expérience qui change aussi pour toujours le regard que vous portez sur toute personne qui ne vit pas dans son pays de naissance, devant parler quotidiennement une langue différente de celle qu’il a apprise originellement, une langue différente de celle de ses parents.

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Playlist “Irish Crack”

September 29th, 2008 | Category: General, Irish Stew, My Ipod is happy !

Bon j’ai été malade comme un chien, le spécial remède Irlandais n’a pas suffit. Je commence juste a émerger, après avoir frôlé la bronchite, la pneumopathie et l’infection pulmonaire… (et je ne suis pas encore sure d’y avoir vraiment échappée).

Du coup je n’ai pas fait grand chose ces derniers temps à part rester tranquille chez moi en essayant de ne pas étouffer. J’ai écouté de la musique, traversant une période “Musique Irlandaise d’aujourd’hui”, redécouvrant les chansons de quelques groupes Irlandais actuels. Dont voici quelques extraits (les plus connus).

Il faut savoir que la musique est la base de la culture irlandaise. Les Irlandais sont des musiciens, guitaristes, chanteurs et song writers, tendance rock et tendance désespérés, voire complètement dépressifs. Les paroles sont souvent déchirantes, les mélodies mélancoliques. Ça parle d’oppression, d’exil, de solitude, de misère, de révolte et surtout, d’amours ratés ou impossibles ou impossiblement ratés (ce qui se vérifie effectivement dans la vie courante… enfin, d’après mon expérience).


Playlist “Irish Crack”

  1. Lonely Soldier - Damien Rice and Chrisrty Moore (écouter)
  2. Fitzcarraldo - The Frames (écouter)
  3. Chasing Cars - Snow patrol (écouter)
  4. Say it to me Now - Glen Hansard (écouter)
  5. Delicate - Damien Rice (écouter)
  6. Livin’ - Padey Casey
  7. Your Face/Redemption Song - The Frames (écouter)
  8. Dublin Town - The Blizzards (écouter)
  9. 9 crimes - Damien Rice (pas trouvée en écoute mais une de mes chansons tristes préférées… pour les jours de grand désespoir)
  10. Falling Slowly - Glen Hansard & Marketa Irglova (écouter)
  11. Open your Eyes - Snow Patrol (écouter)
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Les Irlandais, des gens bien inspirés

September 08th, 2008 | Category: General, Irish Stew

Je faisais une petite recherche de chansons “traditionnelles” Irlandaises sur Deezer, et j’avoue que j’ai bien rigolé en découvrant les titres et les chansons… C’est assez révélateur de la richesse culturelle de ce pays.
Edifiant…

  • Whiskey, you’re the Devil (Ça, je suis bien d’accord… et tu fais mal à la tête)
  • Home for a Rest (Je cite : “J’ai quitté la maison depuis un mois, et j’ai été saoul depuis que je suis parti, donc là je suis rentré me reposer…“)
  • A drunken Night in Dublin (Trois soirs par semaine)
  • Drunk Tonight (Forcément)
  • Enniscorthy in a Bottle (une bien jolie ville Enniscorthy, surtout avec une bouteille)
  • Whiskey in the Jar
  • Seven Drunken Nights (Ah bein non ! Sept soirs par semaine)
  • The Pub with No Beer (Evidemment… de la pure fiction)
  • Drink it up Men !
  • The Jug of Punch (Tiens du punch… une chanson exotique)
  • Maloney wants a Drink (Ça m’aurait étonnée)
  • Beer, Beer, Beer (Rien à ajouter)
  • Too Ra Loo Ra Loo Ral (qui, à mon avis, avec un titre pareil, implique forcément de l’alcool)
  • The Night Paddy Murphy Died (...à cause d’une bouteille de whisky d’après ce que j’ai compris)
  • Whiskey on a Sunday (Celui, juste avant le whisky on the Monday)
  • Irish Coffee (qui je vous le rappelle est un café allongé au… whisky)
  • I know where I’m Going (J’ai comme un doute…)
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Electric Paradise

September 01st, 2008 | Category: General, Irish Stew, Me & MySelf

Waou ! Je viens de vivre une grande expérience. J’en suis encore toute retournée…
Cet Electric Picnic est un truc absolument phénoménal.
J’ai passé trois jours de pur plaisir. Un week-end unique et intense.
Il y a tellement de chose à faire, entendre et voir et d’une qualité tellement pointue, que ton cerveau frôle en permanence le grillage par extase.
C’est, contre toute attente, un week-end extrêmement dépaysant puisque tu oublies tout de ta vie et de tes soucis à peine arrivé sur place et tu te contentes seulement de vivre avec délectation chaque minute.


Si le paradis existe, je voudrais qu’il soit exactement comme ça.

  • Un lieu immense et idyllique dans les bois et la nature verdoyante.
  • Des concerts toute la journée, sur 11 scènes différentes, tous les courants musicaux représentés, du rock électrique à la musique traditionnelle irlandaise, de l’électro entêtante au song writers avec leur guitare, des standards des années 20 au rythmes gypsy, des percussions africaines au gangsta-son américain, et tant d’autres… C’est un grand kif musical de tous les instants.
  • Tout ça dans des décors fous et des installations hallucinantes où chaque détail est magnifique par sa réalisation et sa créativité… Tu vis donc des moments absolument surréalistes avec l’impression d’être projeté tantôt dans une fête païenne des âges druidiques, tantôt dans un monde futuriste post-apocalyptique déjanté, tantôt dans une full moon party ibizéenne, tantôt dans un asile de fou punko-burlesque, tantôt dans une communauté hippy ardéchoise, etc.
  • Des performances artistiques en tous genres et par dizaines, aussi incroyables les unes que les autres, fusionnant les genres et les styles, émerveillant les yeux et emballant l’esprit.
  • Une foule de gens vraiment cools, avec tout le monde sur la même vibration, voulant juste faire la fête et en profiter au maximum sans se prendre la tête, créant une énergie hors du commun.
  • Et bien sûr, il y a tout le reste, venant ajouter une touche finale dans la diversité et la génialitude : les sushis, le chai-rhum, la scène de théâtre, le cinéma, des dizaines et des dizaines et petits bars et cafés à thème aux décors complètement fous, les débats, les spectacles d’humoristes, les poètes, les slamers, les ateliers macramé, le cirque, les forums écolo, les massages, les coiffeurs, les boutiques alternatives, et plein d’autres, c’est dur d’être exhaustif, je n’ai même pas pu tout voir.

Tout est beau, tout est fou, tout est étonnant…
Certains disent que c’est l’un des meilleurs festivals d’Europe (je cite : “Electric Picnic is like Ireland’s answer to Glasto - Glastonburry pour les intimes - but obviously much better cause it is in Ireland! “). C’est peut-être vrai… On est effectivement assez proche de la perfection…
Et si le paradis existe, j’aimerai vraiment qu’il soit exactement comme ça.
Sauf les toilettes.

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Le sport Français expliqué aux Irlandais

August 11th, 2008 | Category: General, Irish Stew

- Et vous alors, les Français, mis à part le foot (ils sont gentils quand même), vous êtes bons en quels sports ? C’est quoi vos chances de médailles ?
- Oh bein… Pas en grand chose apparemment. Il semble qu’on ait le mauvaise œil en sport en ce moment ou que les institutions du sports français soient obsolètes… Je sais pas, mais les français ne semblent pas très optimistes pour ces JO… Mais bon, normalement on n’est pas trop mauvais en natation par exemple.
- Ah bon ?! Je savais pas.
- Si, si. Mais tu sais, c’est parce que la France est entourée de mer, on a plein de côtes, plein de plages
- Nous aussi, mais on n’est pas bon en natation.
- Oui mais nous, la mer est chaude !!! On peut se baigner dedans. Et il fait chaud l’été, donc il y a des piscines partout. Donc on apprend à nager très tôt. Et puis quand tu passes tout tes étés à la plage ou à la piscine municipale, tu t’emmerdes vite comme un rat mort… Donc tu fais la course pour passer le temps. Donc on nage vite…
- Ah oui, ça parait logique.
- Et oui ! Et pour presque les mêmes raisons, on n’est pas mauvais en Canoë Kayak. Ça c’est pour échapper à la foule sur la plage l’été. Tu prends ton Canoë et tu essayes de te trouver une petite crique déserte ou un rocher pénard quelques part. Et comme tu veux être le premier, tu y vas à fond… Super vite.
- Ah ok ! Intéressant. Et quoi d’autre ?
- Ah oui !! Normalement on est vachement fort en escrime !
- Aaaah !? L’escrime ??? Comme d’Artagnan !?
- Voilà !! Et bein oui, c’est exactement pour ça qu’on est bon ! On a pratiqué pendant des siècles et des siècles. On s’est battue à l’épée avec toute l’Europe. On se battait en duel partout dans les rues… On a une expérience ENORME !! On était des chevaliers, nous, des mousquetaires ! Des mousquetaires qui se battaient pour sauver l’honneur des femmes !!
- Oui forcément… D’Artagnan ça laisse des traces…
- Bein oui, c’est des raisons historiques tout ça… C’est ce qui explique aussi qu’on ait peut être des chances en tir. Parce qu’une fois que l’épée a été un peu dépassée, on s’est mis à se battre en duel à l’arme à feu. C’était hyper commun à l’époque : un verre de trop, un mot de travers, une histoire de femme encore, en général, et hop ! Paf, Paf, une paire de claques avec des gants et duel ! C’était le romantisme à la française
- Et après ?
- Bein après, bizarrement on s’est mis au judo. On est plutôt bon en judo. Alors là… je n’ai pas trop d’explications… J’imagine que quand le port d’armes a été interdis, il a fallu que les hommes trouve un autre moyen de se battre pour les femmes… toujours le fameux romantisme… Ça a dû coïncider avec le moment où un explorateur est revenu du Japon en ayant appris le judo. Je vois que ça. C’était un moyen légal et un peu trendy de se battre à l’époque, je pense. Et puis tu peux aplatir ton adversaire en l’humiliant totalement, sans le tuer… ça correspondait certainement à un besoin engendré par l’évolution progressiste de la société française au 19ème siècle.
- Donc en fait, ce que tu me dis… c’est que si les Français gagnent des médailles au JO, c’est parce que vous êtes un peuple de plagistes romantiques nerveux ?
- Euuuh… oui voilà… c’est ça…

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Dialogue d’expatriés

July 24th, 2008 | Category: General, Irish Stew

A vivre dans un pays anglophone, pratiquant moins ta langue maternelle, tu “perds” à une vitesse incroyable. Tu te mets à faire des fautes de construction, à perdre du vocabulaire et à utiliser des mots anglais, voire leur traduction littérale. Bref, ça devient plus compliqué de parler correctement (d’écrire aussi d’ailleurs, l’orthographe devient plus difficile à maîtriser. Oui… c’est pour ça…).
Du coup, se développe une sorte de langage spécial entre expatriés. Oui, parce que l’autre expat, il fait les mêmes fautes que toi et il comprends ce que tu veux dire quand tu mélanges tout… Donc tu fais vachement moins d’efforts avec lui que quand tu parles à ta mère. Mais t’essayes quand même d’en faire un peu.

Et ça donne des trucs comme ça :

- Hey ! Salut, ça va ?
- Yep et toi ? T’as eu une bonne journée ?
- Bof… entre mon boss qui me fait chier et mon computer qui déconne, c’était un peu galère. Je pouvais même pas checker mes emails !
- Ouais moi aussi j’ai eu une journée chiante. Mais merci Dieu, j’ai d’autres choses dans mon esprit !
- Ah oui ! Alors c’est quoi l’histoire ? Tu déménages, c’est ça ?
- Oui ! J’en ai marre de mon aire. Je vais me tirer de là, je voudrais un truc mieux locater.
- Oui, sûr. C’est un peu dodgy par là bas. T’as apply-er à des annonces déjà ?
- Oui, oui, j’ai commencé… Mais c’est fucking chiant.
- Yeaahh… M’en parle pas, ça me rappelle seulement des mauvais souvenirs.
- Oh God, oui ! Au bout de trois jours je suis déjà malade de ça. C’est une grosse peine… d’appeler les gens comme ça.
- Pff ouais… Tiens t’as pas une fag à me passer ?
- Ah non, désolée, je suis dans une semaine cigarettes-free.
- Waou ! Fair enough… Je pense pas que j’en serais capable.
- Bon, à la fois t’es déja dans une période men-free, non ? No men, no peine, c’est ça ? On peut pas tout faire dans le même temps.
- Non, c’est pour sur ça ! Pff, c’est un peu de la bullshit en fait ce truc de Men-free Summer, mais bon… n’en parlons pas, ça me depresse. En plus que j’essaye de limiter ma consommation d’alcool, aussi.
- Ah ? Marre d’être hangover tous les week-ends ?
- Yep ! Et marre de prendre en poids à cause de cette saloperie de bière. Faut que je sois raisonnable et que je ne boive que du whisky à partir de maintenant…
- Aaaah ! Parle pas de prendre en poids ! Je supporte plus mon belly moi en ce moment. Je suis en train de me transformer en réelle Irish Girl.
- No !! No, no. Dans mon opinion, t’as encore carrément de la marge !
- Pff ! De toutes façon, I don’t give a shit. Je m’en fous total en fait. C’est nul de céder comme ça aux dictats de la mode.
- Ouais, c’est sur. Mais bon… Tient, on pourrait se mettre au “Pairenoood”, au Ricard quoi. Il parait qu’il y a que 15 calories par verre. C’est l’alcool le plus regime-friendly de la terre.
- Oui, encore faudrait-il en trouver sans que ça nous coûte “the eyes of the head”.
- Ah, Ah ! Oui, ou on va se trouver avec “the ass between 2 chairs”. Diet ou ruine ? Quel est le meilleur ?
- C’est clair que ça revient cher d’essayer de rester healthy dans ce pays ! Entre les trucs organics pour pas se tuer à petit feu et les trucs fair-trade, pour pas avoir trop de morts sur la conscience, ça devient nightmaresque tout ça…
- Oh fuck, oui ! Une grosse peine, une très grosse peine in my arse…
- Bon allez, Pint !!! Fuck off le régime, la planète et le hangover !
- Yeaaah ! Let’s go !

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Les Pubs de Dublin # Le Triangle Infernal

March 03rd, 2008 | Category: Irish Stew

Je me suis aperçue que j’avais commencé, il y a quelques mois, une série intitulée : Les Pubs de Dublin. Ceci afin de partager ma petite expérience d’expatriée (ou d’alcoolique, au choix) avec mes compatriotes venant passer un week-end dans la capitale du pays où la bière n’est pas verte.
Et j’en suis restée à l’introduction (ici), va savoir pourquoi. Premiers symptômes ?

Pour me faire pardonner, je vous livre donc mon Top 3 du moment, les endroits que je préfère, ceux que j’adore particulièrement et où je passe d’excellents moments, voire des soirées mystiques.
Il se trouve qu’ils sont géographiquement situés de manière cohérente, tels une sorte de Triangle des Bermudes du Pub d’où, par définition, l’on ne peut pas sortir indemne.
Je vous conseille donc, si votre temps à Dublin est compté, de les enchaîner lors d’une soirée, les uns à la suite des autres, à l’irlandaise…


The Globe (site)
11 South Great Georges St - Dublin 2
Un endroit parfait en tout début de soirée, entre 17h30 et 20h00 (un bon after-work quand on habite ici), quand c’est encore calme. On peut en effet apprécier l’ambiance chaude et feutrée du lieu. Une belle salle toute en bois et briques, très tradition Irlandaise. Une magnifique tête de Bouddha en pierre ajoute une touche incongrue de spiritualité zen qui fait qu’on se sent bien ici. La sélection musicale est bonne et le niveau sonore vous permet d’avoir une discussion passionnante.
C’est là que je retrouve ma copine Anne tous les jeudis soirs (avant d’aller à notre réunion féministe… Oui, le féminisme c’est bien, mais après 2 bières, c’est encore mieux…) et on passe toujours un excellent moment… Il y a de la magie ici.
Si jamais vous restez captivés par le pouvoir du Bouddha, à 23h30, le Globe communique directement avec Rí-Rá, l’un des clubs les plus connus de Dublin. Mais d’après mes sources, la musique y est un peu pourrie maintenant, très RnB. Mais enfin, chacun ses goûts, si vous êtes amateur de RnB, ça vaut le coup apparemment.


Anseo (infos)
18 Camden Street Lower - Dublin 2
En descendant la rue vers le sud (c’est la même rue, mais elle change de nom 2 ou 3 fois) on arrive à la perle de Dublin, LE Pub où l’on peut écouter la meilleure musique de toute la ville. En arrivant en Irlande, j’ai traversé de long mois de tristesse sonore, n’arrivant pas à trouver un endroit qui passait de la putain de bonne musique. Le jour où je suis rentrée à l’Anseo (prononcez Ancho -c’est un mot Irlandais- sinon personne ne comprend), ma vie a changée et je me suis sentie plus heureuse.
Le lieu est un peu fou, tout petit, c’est un ancien pub traditionnel dont tous les murs sont tapissées d’affiches de concerts. Des petites ampoules de toutes les couleurs accrochées à des vieux fils électriques pendouillent aux murs. Un coté un peu crade, un peu pourri mais pointu. On y trouve une foule assez disparate, du vieux du quartier aux jeunes artistico-branchouille-alternatif, mués par un seul point commun et pas des moindres : l’amour du bon son. Le problème c’est qu’il y a beaucoup de gens qui aiment la bonne musique donc il faut arriver tôt (vers 20h00) pour se faire un petit trou, pas beaucoup de tables mais que tu finis donc par partager avec pleins de gens. Convivial. Vers 21h00, un DJ à la coupe de cheveux toujours improbable s’installe aux platines et là c’est parti… Un super kiff et toujours une bonne ambiance. Et il y a un joli Barman… ce qui ne gâche rien.


Whelan’s (site)
25 Wexford Street - Dublin 2
Une fois que votre cerveau est suffisamment en ébullition et que vous n’avez plus qu’une seule envie, bouger votre corps, il ne vous reste qu’à faire quelques pas en arrière et traverser la rue. Là, vous vous retrouvez dans l’un des endroits complètement mythiques de Dublin (voire du Monde si tu les écoutes) : le Whelan’s. Connu dans toute l’Irlande comme l’un des lieux de concerts les plus fameux (beaucoup de groupes aurait commencé leur carrière ici, et les grandes stars du rock y ont usé leurs guitares).
Il y a la partie pub ancien, très belle, ouverte aux horaires traditionnelles, puis la sombre petite salle de concert qui se transforme en club (vers 23h00). Il a subi un vaste agrandissement ces derniers mois (et cette dernière semaine) et maintenant, c’est carrément royal, il y a plusieurs salles, plusieurs bars, une grande terrasse fumeur à l’étage. Mais ça reste un lieu authentique, fou et génial, spécialement grâce à sa programmation musicale “Indie Rock”. Les Français que nous sommes sont peu habitués à bouger sur du rock, plus familiers aux rythmes électroniques, j’ai moi-même été un peu désorientée la première fois… Mais tu ne peux pas comprendre l’Irlande si tu ne te laisses pas envahir par son rock. Se déchaîner sur Arcade Fire, Nirvana, Radiohead, les Cold War Kids, The White Stripes, Franz Ferdinant, Pixies, c’est excessivement euphorisant. Hurler sur un bon vieux Led Zep, Doors ou Bob Dylan, et tu frôles l’extase. L’ambiance est électrique. On y trouve une faune éclectique, des coupes de cheveux bizarres et des styles vestimentaires improbables, entre Kelly Osbourne et Pete Doherty. Mais c’est nature, il suffit de se faire plaisir et de se laisser aller à la folie générale. Vers 3h00, à la fermeture, tu sors épuisés et heureux, dans une sorte d’état second, de descente d’adrénaline. Tu peux prolonger la soirée sur le trottoir, dans la foule imbibée des nuits dublinoises, et avoir une discussion sans logique avec des gens dans le même état que toi, voire pire souvent (genre des mecs qui viennent de se faire écrabouiller le coeur. Oui, oui…). La tradition veut que tu échoues à Eddie Rocket’s, le Burger Style 60’s d’en face, ou chez un indien à Temple Bar, histoire d’éponger un peu et de te coucher avec moins de 4 grammes dans le sang.


Bon.. il est certain que, physiquement, le lendemain sera un peu difficile mais un dimanche à Dublin, sans gueule de bois, n’est pas vraiment un dimanche…

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L’Irlandais, les chansons tristes et le sexe

February 19th, 2008 | Category: Irish Stew

J’ai lu aujourd’hui dans le Guardian (journal anglais), un article intitulé “Is Ireland the World’s friendliest place?” (ici), écrit suite à la publication en octobre dernier de la Blue List du Lonely Planet (le Top Ten des pays les plus friendly du monde).
L’Irlande pointe en effet fièrement première dans ce classement.
Cet article est suivi, dans les commentaires, d’un débat acharné, entre Anglais, Irlandais expatriés, moitié Irlandais, Ecossais (qui sont apparemment hyper sympas aussi, puisque qu’une Private Joke dit ici que les Ecossais sont, en fait, des Irlandais qui ne savaient pas nager), Irlandais du Nord, conjoints d’Irlandais, étrangers ayant vécu en Irlande, etc. Tout ce petit monde s’écharpant gentiment la gueule, tentant de répondre à cette cruciale question et arrivant à peu près à la même conclusion, c’est à dire OUI.

Les Irlandais ont donc la réputation d’être les gens plus sympas du monde, autant que nous, Français, avons celle d’être les moins sympas.
Sur l‘échelle de la sympathitude, nos deux pays tiennent donc les extrêmes (bien qu’un gentil intervenant du débat ait signifié qu’il pensait que les Suisses étaient pire que nous et d’autres que c’était surtout les parisiens qui étaient détestables. Hi, hi, hi).

Mais qu’en est-il vraiment ?
A vivre dans un pays, côtoyant ses habitants, tu apprends qu’autant il est impossible de faire des généralités faciles, autant il est difficile de nier certaines grandes tendances qui se dégagent immanquablement.
Voici donc mon avis très personnel et assez subjectif sur les Irlandais… parce qu’une chose est sûre : ils ne peuvent pas vous laisser indifférents.

  • L’Irlandais est gentil, amicale et accueillant. C’est vrai (moins à Dublin apparemment, mais c’est un problème de Capitale, dira-t-on). Toujours près à aider et à rendre service, avec le sourire en général. On est vite séduit par la chaleur du quidam moyen, surtout qu’il est d’abord facile, toujours près à échanger deux mots, sur le temps qu’il fait ou sur les résultats du dernier match de foot. On déchante aussi rapidement quand on découvre son côté faux-cul : il vous a sourit parce qu’il déteste le conflit, il vous a dit oui parce qu’il ne voulait pas vous contrarier, il vous a invité à venir passer le week-end dans sa famille à Galway parce qu’il était bourré. L’Irlandais est un peu le méditerranéen du monde anglo-saxon : il a beaucoup de gueule (et il est bordélique, voir feignasse, voir crado). Il n’en reste pas moins qu’une fois devenus amis, tu peux compter sur lui, il fera tout pour toi.
  • L’irlandais est calme et discret. Ce n’est jamais lui que tu entends hurler de rire dans le Tram ou raconter très fort sa vie privée dans son mobile. Certes. Du moins tant qu’il est sobre. A la deuxième pint, il se métamorphose en un gueulard invraisemblable, au point que tu ne t’entends même plus penser à côté. En général, à un moment donné, il se met même à chanter à tue-tête (il adoooore chanter), voir à danser comme un fou, puis s’il finit étalé dans le caniveau, ce sera toujours en hurlant des choses incompréhensibles. L’option “Irlandais qui regarde du sport”, n’est pas mal non plus au niveau sonore… on frôle le seuil de la douleur.
  • L’irlandais est drôle. Il a cet espèce d’humour noir cinglant qui te fait rire sinon tu pleures et l’auto-dérision facile et désopilante. Bref, il est plutôt hilarant, sauf quand il est triste. Parce qu’il est un peu instable au niveau de l’humeur, oscillant sans cesse entre moments d’euphorie et moments de désespoir profond… C’est certainement ce qui en fait un grand auteur de chansons dramatiquement tristes, voire suicidaires… Mais c’est parfois lourd à supporter.
  • L’Irlandais est fière. C’est un guerrier celte. N’allez jamais le qualifier d’anglo-saxon et le confondre avec un Anglais, ni avec un Gallois, à la rigueur avec un Ecossais, mais lui au moins… il sait nager. Il est fière mais ça dure 5 minutes parce qu’il est avant tout vachement défaitiste, ultra fataliste quand à lui-même et pas du tout sûr de lui. Il part en général perdant et il a tord d’office… ce qui est très pratique dans une discussion quand tu es Français, puisque tu penses exactement l’inverse.
  • L’Irlandais est nature. Il ne se soucie pas du Paraître. Pour lui l’essentiel est à l’intérieur (du Pub… ha ha ha). Ce non-jugement quant aux apparences est très agréable à vivre, surtout encore une fois, quand on est habitué aux standards français, où la couleur de tes collants est plus importante que le contenu de ta cervelle. Mais cette nonchalance décomplexée amène vite à la faute de goût. L’Irlandais n’est pas une bête de mode, c’est une certitude. Il cultive un style “non style”, alternant large chemise à carreaux et polo de rugby. Et l’Irlandaise, qui aime à s’habiller pour sortir le soir… tout un poème. On pourrait en écrire des lignes et des lignes. La voir tituber sur ses stilletos de 15cm, son corps laiteux boudiné dans une mini robe choucroute lamée or est un grand spectacle du samedi soir. La classe est rarement au rendez-vous, la vulgarité plus souvent. Mais “whatever”, elle assume fièrement et personne n’est là pour la juger. Et c’est la même que tu croiseras le lendemain en pyjama rose à la supérette…
  • L’Irlandais est patient. Il ne s’énerve jamais. Il fait la queue gentiment. Il attend “le bus qui n’arrive jamais” pendant des heures. Il ne se plaint pas. Cette grande qualité se transforme en pire défaut quant il s’agit de militer pour ses droits ou de faire progresser sa condition sociale. Il a attendu 1000 ans avant de se libérer de l’envahisseur anglais, il semble bien près à attendre encore 1000 ans pour avoir des politiciens non-corrompus, un système de santé digne de ce nom, un statut de la femme égalitaire ou des infrastructures correctes (pour ne citer que ça). Son côté “bigot” y est peut-être pour quelque chose, il est sur terre pour souffrir et en ça, il est super fort…
  • L’Irlandais est un Gentleman. Il sait se conduire avec les femmes. Il sait faire preuve d’une certaine galanterie et jamais il ne viendra vous importuner… Jamais. Sauf très tard dans la nuit, après beaucoup, beaucoup de verres de whisky. Le problème c’est qu’il en aura bu tellement qu’il sera incapable de faire quoi que ce soit, et spécialement du sexe. On pourrait le qualifier de nouveau-romantique. Ah bein oui, il ne couche pas le premier soir… il ne peut pas. Ni le deuxième d’ailleurs… Si l’on ajoute à ces problèmes mécaniques liés à une consommation excessive d’alcool, la lourdeur d’une éducation catholique particulièrement anti-sexe, le gentleman Irlandais perd nettement de sa superbe quand il approche un lit. Un certain choc des cultures…

Bref, l’Irlandais a beaucoup de bons cotés. Il serait encore mieux s’il entamait une petite révolution sexuelle dans son pays. Ça manque un peu et ça ferait du bien à tout le monde (notamment à moi…).

Allez Frères Irlandais !
Fiers guerriers celtes !
Battez-vous !
Luttez pour l’amour libre et le sexe décomplexé !
Faites l’amour, pas le foot gaélique !

3 comments

Et ça recommence, encore et encore…

February 04th, 2008 | Category: General, Irish Stew

- Patrick Murphy O’Brien (ou n’importe quel Irlandais) : Ah ! J’ai vu que votre Président s’est marié ce week-end !
- AL (ou n’importe quel pauvre Français) : Euuuh oui, oui… Et t’as vu que…
- PMO’B : Et bein c’était rapide ! J’ai lu qu’il l’a rencontré il y a 11 semaines !
- AL : Oui, oui, c’est ça… C’était “l’amour au premier regard” comme vous dites. Et t’as vu que…
- PMO’B : Ouais… Il pouvait peut-être attendre un peu quand même… C’est un certain manque de respect pour son ex-femme, pour sa fonction et pour les Français, non ?
- AL : Euuuh oui, oui… On peut dire ça comme ça, effectivement… Et t’as vu que…
- PMO’B : Et j’ai entendu ce matin, à la radio, qu’elle avait dit qu’elle considérait la monogamie comme la chose la plus ennuyeuse du monde…
- AL : Euuuh oui, oui, c’est vrai… Et t’as vu que…
- PMO’B : Il a pas peur le mec ! ça parait un peu instinctif et pas très réfléchi comme décision. Si c’est comme ça pour tout, vous êtes pas dans la merde…
- AL : Euuuh oui, c’est sur. Et t’as vu que..
- PMO’B : Oui, oui, j’ai vu les photos ! Après Disneyland, la croisière sur le Nil, la plage et Pétra, j’ai vu les photos du lendemain de la nuit de noce, au café… Il a besoin d’attention cet homme là non ?
- AL : Euuuh oui, oui, il semble bien… Et t’as vu que…
- PMO’B : En tout cas, vous avez l’air un peu cons quand même… A avoir voté pour un mec comme ça !
- AL : Euuh oui. Bon moi j’ai pas voté pour lui, mais t’as vu que…
- PMO’B : Ouais apparemment les Français, ils ont les boules quand même… Il s’est effondré dans les sondages avec toutes ces conneries…
- AL : Euuuh oui, oui, mais c’est pas que à cause de ça. Il avait fait des grandes promesses, les gens sont un peu déçus… Il a manqué d’humilité… Et t’as vu que…
- PMO’B : Ah c’est sûr que l’humilité c’est pas son truc… C’est un putain de Français de merde typique, qui se la pète à mort… avec ses Rayban et son mannequin sous le bras, il est pas près de revenir sur terre lui… Tiens, j’ai même lu qu’il avait dit à Blair, au resto, “Regarde ma meuf comme elle est belle, en plus elle en a dans le cerveau, ça va me changer.” Sympa pour son ex… C’est la “classe à la Française”, ça.
- AL : Euuuh oui… Bon tous les Français sont pas comme ça… Et t’as vu que…
- PMO’B : Ouais, c’est pas bien beau à voir en tout cas tout ça… Pas de chance pour vous.

- AL : Euuuh oui… Bon mais t’as vu que… ON A GAGNE AU RUGBY !!!!!!!!!
- PMO’B : Ah oui… Bon j’ai pas vu le match mais… Bravo hein, c’est bien.

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