Archive for the 'Irish Stew' Category

Petit manuel de propreté

January 27th, 2008 | Category: Irish Stew, La vie à Trois

… à l’usage des hommes qui vivent avec des femmes.

Même si vous n’êtes pas ultra maniaque, la vie quotidienne avec des hommes a souvent de quoi vous laisser sidérée d’horreur, voire au bord du vomissement, dés qu’il s’agit de l‘entretien de leur habitat régulier.
Les Irlandais semblent être des spécimen spécialement spéciaux en ce domaine. Ce serait un peu la faute de leur maman, la mummy irlandaise étant une exacte réplique, version “pomme de terre”, de la mama italienne. Donc en gros, en terme d’entretien ménager et de rangement, Le Fils n’en a jamais foutu une de toute sa vie.

En plus de cette inexpérience handicapante, et d’une fainéantise dans ce domaine qui a autant de limites que l’infini, l’homme semble aussi avoir une tolérance inouïe à la saleté et au bordel.
Ces trois éléments réunis peuvent donc rapidement transformer votre vie en enfer, pour peu que votre mère à vous, féministe et progressiste, vous ait inculquée le principe du “partage des taches” et ne vous ait pas élevée comme une future boniche.


Voici donc quelques règles de bases, à l’usage des hommes qui cohabitent avec des femmes, afin d’éviter que cette charmante expérience ne se transforme en guerre de tranchés (tout ceci est inspiré uniquement de faits réels, vécus par moi-même ou par mes copines) :

- Il est d’usage de tirer la chasse d’eau après avoir utilisé les toilettes, voire de nettoyer la cuvette et toute autre partie de la pièce (sol compris) que vous auriez dégueulassés par inadvertance. Il est aussi charmant (mais ça c’est carrément la cerise sur la gâteau) de rabaisser la lunette au cas où le prochain utilisateur soit une femme. Ceci lui évitera en effet (n’ayant pas pris la peine de vérifier - pauvre folle) de s’effondrer lourdement au moment où elle s’assoit, de se fracturer un doigts en tentant de se rattraper au lavabo et de finir parterre, à moitié nue, coincée entre le mur et la cuvette, le nez dans la brosse à chiotte.

- La règle “une éponge, un usage” ne peut pas être transgressée et est absolument non négociable, même au nom de la saine prolifération de vos défenses immunitaires. L’éponge de la vaisselle ne doit servir QUE pour la vaisselle. Chaussures, bottes de motos, casques de chantier, outils de jardinage ou tout autre objet ayant été en contact avec un caniveau doit être nettoyé avec une éponge différente. Il en est de même pour l’éponge des chiottes : elle reste l’éponge des chiottes et ne peut aucunement devenir soudain l’éponge de la vaisselle. En cas d’erreur d’inattention, il est primordial de prévenir les autres utilisateurs et de transformer l’éponge de la vaisselle en éponge à chaussures (si vous tenez vraiment à nettoyer vos chaussures à l’éponge). La règle s’applique également aux torchons et autres brosses.

- Il faut mouiller la serpillière avant usage. C’est comme ça que ça marche. Il est même recommandé d’ajouter un produit nettoyant à l’eau. Et quand l’eau est noire, la changer avant d’entamer le nettoyage d’une autre surface. Un vrai gentleman aurait même tendance à rincer la dite serpillière à l’eau claire après utilisation.

- Ceci compris, il est également essentiel d’intégrer le fait qu’une serpillière s’utilise exclusivement pour le lavage des sols. Toujours pour les mêmes raisons d’hygiène de base, elle ne peut en aucun cas servir à nettoyer l’intérieur du réfrigérateur et les vitres (ça ce n’est pas seulement de l’hygiène, c’est aussi du bon sens évident).

- Il existe d’ailleurs un produit spécial pour nettoyer les surfaces vitrée et autres miroirs, communément appelé “produit à vitres” (facile à mémoriser). Le Cif a en effet tendance à laisser de grandes traces blanches et à transformer la surface vitrée en surface opaque. L’autre utilisatrice du miroir par exemple, devra en effet passer 25 minutes à frotter comme une folle furieuse (hyper furieuse) le dit objet avec du “produit à vitres” pour avoir une chance d’arriver à se voir à nouveau dedans.

- Plus globalement, il existe un produit dédié à chaque usage. C’est toujours écrit sur la bouteille et même généralement illustré par un dessin. Quand il y a écrit “sol”, avec un dessin de sol et de serpillière, c’est un produit réservé au nettoyage du sol. Il pourrait s’avérer aussi contre-productif de l’utiliser pour nettoyer la vaisselle.Tout ceci reposant sur une science exacte, développée depuis des dizaines d’années par des escouades de chercheurs et d’ingénieurs.

- Le produit nommé “Liquide nettoyant pour les mains” que vous trouvez généralement près de l’évier de la cuisine n’est pas là par hasard. 100% des spécialistes mondiaux s’accordent en effet à dire qu’il est plus sain de se laver les mains avant de toucher un aliment ou après avoir manipuler des détritus. Son utilisation est donc plus que recommandée. Il en est de même pour celui stratégiquement placé sur le lavabo des toilettes.

- Il n’est pas utile de débrancher son cerveau au moment où l’on ouvre la porte du lave-vaisselle. Au contraire, son usage est largement requis. Pensez à Tétris. Le principe de base est le même : il suffit d’encastrer des objets de formes différentes les uns dans les autres en tentant de laisser le moins d’espaces vides possible. Normalement, vous performez bien Tétris, il n’y a pas de raisons que le lave-vaisselle vous résiste.

- La phrase “Tiens on devrait vider ce placard plein de merdes (toutes ces saloperies que tu gardes, défiant ainsi toutes les lois de la logique humaine) et tout jeter à la poubelle” ne signifie pas “Tiens on devrait faire un énorme tas de merdes juste devant le placard qui nous empêcherait de circuler dans toute la pièce et d’atteindre la sortie”. Non, quand on disait “jeter à la poubelle”, cela impliquait l’utilisation de sacs poubelles facilement transportables hors de la maison.

- Concernant l’utilisation de la poubelle de la cuisine, il n’est pas recommandé de la remplir à rabord, puis d’utiliser toutes les forces de son corps pour tasser un grand coup, gagner 20 cm et continuer à la remplir. Ceci a pour effet de ne laisser aucun centimètre de sac plastique disponible et de rendre sa fermeture impossible. Ceci pourrait aussi la rendre trop lourde ou faire exploser le sac directement. Non, il suffit de changer le sac quand il commence à être plein. Les sacs poubelle, c’est comme les éponges, ce n’est pas très cher, pas la peine de mégoter (et le fait de devoir en utiliser deux au lieu d’un parce que le premier aura implosé au milieu du salon au moment où vous tentez de l’évacuer, ne constitue pas une économie protectrice de la nature).

- Préparer une salade tomates mozarrella ne nécessite pas de saccager une cuisine. “Faire la cuisine” est un concept global qui implique le rangement de tout ustensile ou ingrédient utilisés et le nettoyage de toute surface ravagée. Attention, boîtes et bouteilles vides ne doivent pas être remises au réfrigérateur mais jetées directement à la poubelle. Il en est de même pour le bac à glaçon, il doit être rempli d’eau avant d’être replacé au congélateur, sinon aucun glaçon ne pourra se créer. Ceci suivant le principe physique de l’eau qui solidifie à basse température. Avec l’air, on n’obtient pas le même résultat.

- Le principe de “concept global” s’applique aussi au bricolage. Quand vous percez des trous dans le mur pour fixer les enceintes du système 5.1 de votre Home Cinéma, il est classe de passer un coup d’aspirateur à la fin et de ne pas laisser 5 tas de gravas et poussières également répartis dans la pièce.

- Quand vos lasagnes Marks & Spencer implosent dans le four à micro-ondes recouvrant chaque millimètre carré de sauce tomate, il est préférable de récurer immédiatement (et pas avec l’éponge des toilettes ni la serpillière, bien entendu). La sauce tomate mélangée à des morceaux de viande hachées a tendance à se transformer en une matière dure et absolument indésincrustable après 3 mois et 1067 chauffages à 300 degrés. Il en ai de même pour toute assiette et tasse sales : nul besoin de la laisser pourrir à l’air libre dans votre chambre pendant 2 semaines avant de la mettre au lave-vaisselle. En terme de nettoyage et de lutte contre la purulence bactérienne, le plus tôt est toujours le mieux.

- Quand vous utilisez un savon qui n’est pas le votre pour vous laver sous la douche, n’hésitez pas à désincruster les poils que vous laissez dessus après usage… c’est plus discret. De manière générale et même si c’est moins écologique, il est conseillé d’utiliser un gel douche qui permettra d’éviter ce genre de visions d’horreur aux autres utilisateurs de la salle de bain. Il est d’ailleurs urbain de tenter de faire disparaître tout poil ou cheveux des surfaces céramiques en utilisant le “rinçage à l’eau” avant de quitter la pièce, que ce soit pour la douche, la baignoire ou le lavabo.

- Ayant certainement dû vous-même constater votre incapacité inouïe à prendre une douche sans transformer toute la salle de bain en pataugeoire, il est important de réaliser que, en plus d’être franchement dangereux pour l’utilisateur suivant qui pourrait glisser et se fracasser le crâne sur la baignoire, c’est franchement détestable d’entrer dans un endroit où aucun centimètre carré de sol n’est sec. C’est là qu’une serpillière peut trouver toute son utilité, voire le tapis de bain si vous n’avez pas d’autre choix.


Voilà pour l’essentiel. Concernant les détails, on est vachement tolérante.

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Party Time

December 18th, 2007 | Category: Irish Stew

En rentrant chez moi, samedi soir, aux alentours de 3h30 du matin, j’ai réalisé pourquoi j’aimais vraiment vivre dans ce pays.

Entre 3 et 4, c’est l’heure où tous les bars, pubs et les boîtes ferment à Dublin.

Des milliers (et je n’exagère pas, cette fois) de gens se retrouvent donc dans la rue.

L’adage “4 h, 4 grammes, 4 pattes” se revèle ici encore plus vrai qu’ailleurs. Mais là n’est pas mon propos… De toute façon à cette heure si, pour peu qu’il y ait eu au moins un irlandais dans ton groupe de potes ou que tu aies pris leur bonne vieille habitude de la Tournée Générale, tu es toi même dans un état qui ne te permet pas vraiment de porter un jugement négatif sur les autres.

Non, ce qui était particulièrement impressionnant, c’était le nombre de personnes dehors à cette heure-ci (ce qui est déjà tard, si tu prends en considération l’heure moyenne à laquelle commence une soirée ici, c’est à dire tôt).

On se serait cru Rue de la Ré (à Lyon, pour les Nantais) par un jolie après-midi de printemps.

Une folie furieuse ! Des centaines et des centaines et des centaines de gens déambulant bruyamment, voire maladroitement, à la recherche d’un taxi, de la direction de leur maison ou de leur petite-copine…

Les éclats de rire avinés, les cris d’une joie alcoolisée, la satisfaction partagée d’une bonne soirée, l’euphorie du dernier verre qu’on aurait pas du boire… tout ça mêlé, créant une ambiance un peu folle, un peu borderline, free style, libératrice.



Mais plus que vivre dans un pays d’alcooliques, où chaque chose est prétexte à la fête, c’est le fait de vivre dans un pays jeune qui est particulièrement euphorisant.

Et c’est ce qui fait la plus grande différence avec la France.

Voir des jeunes (je parle aussi des jeunes comme moi), partout, tout le temps, dans la rue, dans le tram, dans les magasins, dans les bars, dans les restos, dans les parcs, dans ton entreprise, dans ton immeuble, dans ton assoc, dans ta soirée, etc… Et bein, putain, ça fait du bien ! ça change tout, même ! Tu te sens plus vivant, plus léger, plus à ta place, plus présent, plus … C’est difficile à expliquer même. Mais c’est grisant à vivre.

Alors quand en plus, les jeunes ont de l’argent. Tout devient un peu fou.

Bref, malgré le climat, malgré les effets pervers engendrés par trop d’argent, trop vite, dans une société, ça fait du bien d’être là



Après les années noires (voire les siècles), ici, c’est “Party Time” et c’est bon.


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Tres cher Noel

December 12th, 2007 | Category: Irish Stew

Ça fait 4 jours que je erre dans toute la ville à la recherche de mes cadeaux de Noël…

Et aujourd’hui particulièrement, toutes mes tentatives ont été de retentissants échecs. Je suis rentrée avec rien, nada, peau de zeb.

Déception intense.

Pourtant j’adore faire des cadeaux : tu peux dépenser plein de sous sans avoir mauvaise conscience, parce que c’est même pas pour toi… c’est pour offrir. Ah, ah, ah !

Et j’ai vraiment réussi à ne rien m’acheter. Une volonté de fer !

Bon, j’avoue. Ce soir j’ai failli craquer pour me consoler. J’ai juste tenu le coup parce que je portais trop de couches différentes de fringues sur moi, décembre dublinois oblige, et je n’ai pas eu le courage d’essayer ce magnifique petit pull.

Donc voilà, je suis rentrée sans un seul sac… et j’étais bien la seule dans ce cas là dans le tram.



Il faut dire qu’ici, Noël est une sorte de vaste hystérie collective.

L’Irlande est le pays européen où les gens dépensent le plus pour Noël, entre les cadeaux, la nourriture, l’alcool bien sur, la tenue parfaite et tous les accessoires qui vont avec… c’est impressionnant.

Le mois entier est entièrement consacré à ça…

D’ailleurs, au boulot on ne glande plus rien… Bein oui, c’est Noël. On a d’autres choses à faire que bosser !

Et puis les gens ont une soirée de Noël tous les deux jours : la soirée de ta boîte, la soirée de ton service, la soirée de la boîte de ton mec, la soirée de ton club de rugby, la soirée de ton assoc, la soirée avec tes voisins, la soirée de l’école, la soirée de la chorale, la soirée des magasins de ton quartier, la soirée de ton fournisseur principal, la soirée avec tes copines, la soirée avec tes potes du lycée, la soirée avec tes potes de la maternelle, la soirée avec les potes de ton mec, la soirée avec les potes de lycée de ton mec, la soirée avec les potes de la maternelle de ton mec, la soirée avec ta grand-mère, la soirée de la maison de retraite de ta grand-mère, etc.

Bref, tout le monde est dans un état lamentable. Ça coute des millions aux entreprises irlandaises à cause de l’absentéisme et de la non productivité des gens allant vomir toute la journée. Et quand tu bosses, c’est pour empaqueter les cadeaux de Noël de tes clients (mon programme personnel de demain)… Trop fou !



Enfin bon, je ne vais pas plaindre, ça me laisse plein de temps pour penser à mes propres cadeaux, j’ai même réussi à avoir une super idée pour ma grand-mère !!!!

Il ne me reste plus qu’à trouver en espérant être plus efficace que ce soir.


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Interdiction dans l’Eire*

November 11th, 2007 | Category: Irish Stew

Hier soir, j’étais à une soirée Féministe-Anarchiste.

Je vous passe les détails du choix de la tenue adéquate pour ce genre de réjouissance (Non, je ne vais pas mettre ce tee-shirt rose… Même s’il y a écrit “Lady’s Power” dessus…).

Bon, ce n’est pas que je sois devenue anarchiste dans la semaine, hein… D’ailleurs c’était de l’anarchisme à l’irlandaise, plutôt gentillet. Moi je me disais, Waou, Ni dieux, ni maîtres, on va peut-être pouvoir fumer ici (oui je suis bassement terre-à-terre parfois). Mais non ! Le Smoker Ban est bien respecté, même chez les anarchistes…

Non, c’est plutôt que ça se passait dans un endroit un peu fou, le Seomra Spraoi, un Centre Social alternatif où ont lieu toutes sortes d’activités et d’événements et qui sert de lieu de réunions et de travail à diverses associations et groupes (dont celui des Féministes Anarchistes). Pour moi, c’était plutôt l’occasion d’entrer en contact, via ma copine Anne, avec une autre cause qui me tient à cœur : le droit des femmes et notamment celui, fondateur, de disposer de leur corps.



Parce qu’il est un sujet, vous l’aurez peut-être remarqué, que je n’ai encore jamais abordé en parlant de l’Irlande, en presque un an de vie dans ce pays. Me serais-je moi-même laissée museler par la force du tabou qui règne ici ?

C’est le thème qu’on n’aborde pas, la discussion qu’on n’entame pas, le mot qu’on ne prononce pas.

D’ailleurs je crois que c’est une des premières choses qu’on m’a dite en arrivant ici quand j’en ai parlé avec des français « Attention à ce que tu dis en présence d’Irlandais, sois prudente, ils n’aiment pas trop en discuter… ».

Et ce sujet, c’est l’avortement.





L’Irlande possède en effet une des législations les plus dures d’Europe en matière d’Interruption Volontaire de Grossesse, avec la Pologne qui est revenue en arrière en 1997, l’interdisant à nouveau, Malte et Chypre (le Portugal, lui, a adopté en mars 2007 un projet de loi légalisant l’avortement jusqu’à la dixième semaine de grossesse, suite à un référendum).



L’avortement reste interdit en Irlande, au principe du «droit égal à la vie de la femme et de l’enfant à naître» (aux termes d’une loi datant de 1861). Il est autorisé dans le seul cas où la vie de la mère est en danger.

Lors d’un référendum organisé en 1993, 67 % des Irlandais ont rejeté la légalisation de l’avortement. Lors de ce référendum, ils ont toutefois reconnu le droit de pratiquer une IVG à l’étranger sans être passible de poursuites.

Depuis un jugement de la Cour suprême, en 1992, une exception avait pourtant été consentie (suite à l’histoire horrible d’une jeune fille de 17 ans violée par un membre de sa famille) dans le cas où l’aboutissement de la grossesse entrainerait, pour la mère, un risque de suicide. Sans le dire explicitement, une dérogation était ainsi ouverte en faveur des femmes enceintes à la suite d’un viol ou même d’un inceste.

En 2002, Bertie Ahern, le Premier Ministre du pays (il l’est encore aujourd’hui), convoque les électeurs, pour un nouveau référendum visant à réviser cet amendement et à écarter le risque de suicide comme motif légitimant l’avortement. Les Irlandais rejetterons de justesse cette proposition, à quelques voix.



La situation n’en demeure pas moins qu’une majorité d’Irlandais ne souhaitent toujours pas revenir sur l’interdiction de l’avortement. Sauf à l’extrême gauche, tout le monde s’accorde là-dessus. Le traité de Maastricht garantit d’ailleurs, par un protocole, la dérogation irlandaise. Cette exception culturelle reste une énigme. Le formidable décollage économique des années 1990 du «Tigre celtique» s’est pourtant accompagné d’un mouvement de libéralisation d’une société conservatrice, bridée par l’obscurantisme religieux. En 1993, les rapports homosexuels sont décriminalisés et la majorité sexuelle est fixée à 17 ans, comme pour les hétérosexuels. En 1995, un référendum autorise de justesse (50,5% des voix) le divorce. Les contraceptifs eux sont légaux depuis 1979, les préservatifs depuis 1992 et la pilule du lendemain depuis 2001.

Mais on refuse toujours aux femmes un droit primaire, celui d’avoir le contrôle absolu de leur corps, de leur grossesse et de leur fertilité.



Citons Margaret Sanger, militante américaine de la cause des femmes et créatrice de ce qui deviendra le Planning Familial en 1942 aux Etats-Unis. « Aucune femme ne peut être considérée comme libre si elle ne possède pas et ne contrôle pas son corps. Aucune femme ne peut être considérée comme libre si elle ne peut choisir, en toute conscience, si elle veut, ou non, être mère ».



Concrètement, une telle législation, envoie chaque jour 17 irlandaises se faire avorter en Angleterre, ayant réussies à trouver les 1200€ moyens nécessaires au voyage et aux frais médicaux.

Concrètement, une telle législation, c’est aussi ces adolescentes que vous croisez au supermarché, dans certains quartiers, tenant un bébé sous le bras, avec cet air absent qui fait froid dans le dos.



On a toute été en contact, direct ou indirect, avec l’avortement.

On sait la difficulté et la douleur d’un tel acte, dans un pays comme la France où les conditions de l’intervention sont bonnes, où les tabous sont moins forts et où les mouvements anti-avortement sont passibles de poursuites judiciaires (même si tout n’est pas parfait, même en France, évidemment).

Imaginez le traumatisme vécu ici par les femmes, obligées d’entamer un voyage vers un lieu inconnu, dans la solitude et la clandestinité la plus totale. Car si vous avez le droit d’aller avorter à l’étranger, vous avez tout intérêt à ce que personne ne le sache. La terreur d’être découverte est immense et le secret devra être gardé toute une vie. La parole est impossible, “interdite”. L’expérience déjà douloureuse de l’avortement prend donc souvent des allures de drame personnel, dont il est difficile voire impossible de sortir indemne (si tant est que ce soit possible bien sûr, même quand la législation est plus favorable).



Voilà donc dressé un bref tableau de la situation irlandaise.

M’intéresser de plus prêt à tout ça m’a profondément choquée et révoltée (surtout que je vous ai passé pas mal de détails sordides, notamment sur les agissements des groupes anti-avortement et religieux).

Je réfléchis donc sérieusement à m’impliquer plus concrètement.






  • Titre outrageusement piqué à un article de L’Express daté du 7 mars 2002 sur le référendum de 2002.


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Lost in Tradition

October 31st, 2007 | Category: Irish Stew

Pfou ! J’en peux plus.

J’ai dû courir au magasin acheter des bonbons…



Il y a des gamins déguisés en monstres qui frappent à ma porte.

Ils sont si excités qu’ils hurlent des trucs incompréhensibles avec des voix suraiguës, au-delà du seuil de la douleur.

My god ! Mais qu’est ce qui se passe ?!?



Ah oui, c’est halloween

C’est ce qui explique aussi les milliers de pétards qui explosent partout en ville, apparemment…



Oups !

Je n’avais pas vraiment anticipé l’importance de cette fête ici.



Mais maintenant me voilà prête.

Bien que ça ne me réjouisse pas des masses de collaborer à l’augmentation du taux d’obésité dans le pays. Ce n’est pas vraiment nécessaire d’en rajouter à mon avis…

Mais bon, je ne vais pas faire la rabat-joie.

Je vais peut-être juste leur lancer innocemment un petit message de prévention en distribuant mes bonbons, du genre « Et n’oubliez pas de manger 5 fruits et légumes par jours, hein ! ».


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Les pubs de Dublin # Introduction

October 03rd, 2007 | Category: Irish Stew

Bon aller, comme promis, parlons des Pubs dublinois… Parce qu’objectivement, si vous venez passer quelques jours dans la capitale du pays où la bière coule à flots (à très gros flots), les Pubs constituent l’une des attractions principales. En tout cas, l’une des plus sympathiques…



En arrivant à Dublin, on est évidemment toujours surpris par leur nombre, énorme. Mais aussi par leur taille, gigantesque en général. Si tu trouves un Pub petit, c’est que tu n’as pas vu la 2ème salle, puis la 3ème, puis l’étage, la cave et la cour… C’est souvent impressionnant, d’autant que l’extérieur est rarement révélateur de ce qui t’attend à l’intérieur.



Il faut dire que depuis une quinzaine d’années, de très grosses sommes d’argent ont été investies dans les pubs… On dira que l’offre s’est adaptée à la demande… Les Irlandais sont jeunes, ils ont de l’argent et le dépensent sans compter à coup de tournées générales. De plus, des masses de touristes débarquent chaque week-end à la recherche de sensations Guinessoises, les Américains « back to the roots », les Anglais cherchant de la bière moins chère, les Espagnols et les italiens à la recherche de fraicheur (c’est la seule explication que j’ai trouvé), les Français assoiffés de culture, etc.





On pourrait grossièrement classer les pubs en trois catégories : les pubs « traditionnels », les pubs « Trendy » et les pubs de quartier.



Les pub traditionnels, comme leur nom l’indique, sont comme on les imagine, dans la « pure tradition » irlandaise : avec du bois partout, un bar gigantesque alignant des dizaines de tireuses à bière, des centaines de bouteilles derrière, du vert et du rouge foncé sur les murs, des recoins partout, etc. C’est le pub irlandais par excellence, souvent touristique mais à ne pas manquer.



Les pubs « Trendy » sont les pubs modernes, les récents : « Concept bars » aux décors thématiques hallucinants, « dépouillés Zen » ou « Modern Irish » (le pub traditionnel relooké 21ème siècle) . On y croise la jeunesse dorée de Dublin, les jeunes actifs qui gagent du fric, des belles blondes en mini robes et des vieux beaux en Porsche, c’est un peu « Posh », un peu « People », mais ça vaut le détour.



Les pubs de quartier, c’est un peu le pub traditionnel mais sans les touristes. Il est souvent moins joli, mais vraiment authentique, dans le genre authentique un peu crado. C’est celui qu’on trouve à chaque coin de rue, dans tous les quartiers, partout. Ce serait un peu notre PMU à nous, avec ses habitués et ses piliers de comptoirs. Tout le monde s’y connaît, tout le monde s’y retrouve, le mardi soir, le mercredi soir, le jeudi soir, le vendredi soir, le samedi soir, le dimanche, etc. Il y a de la vieille moquette, de la tapisserie défraîchie, des photos de stars locales du foot ou du rugby aux murs, un match de Hurling à la télé, des vieux accoudés au bars et des grosses irlandaises habillées en Jogging rose… L’odeur de la bière macérée, imprégnée jusque dans les sièges, se mélange à celle de la graisse rance du Fish & Chips et ça sent même la clope (C’est bizarre je croyais que ça faisait plusieurs années qu’on ne fumait plus dans les pubs en Irlande ? Oui, oui, on ne fume plus… Jamais. Presque jamais…). Il faut y aller, c’est l’Irlande, dans toute sa réalité…



Et oui, vous n’allez pas vraiment avoir le temps de vous ennuyer à Dublin, ça fait beaucoup de choses à découvrir.

L’avantage, c’est que vous pouvez aller au Pub sans honte à partir de 17h00 le soir, voire 13h00 le samedi et le dimanche… Ça vous laisse donc pas mal de temps pour vous imprégner de la culture irlandaise…


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Dis à Chabal…

September 22nd, 2007 | Category: Irish Stew

Comme on me presse de questions depuis la France, je me sens obligée d’y répondre… Toutes mes excuses à ceux que ça désole de me voir parler Rugby dans ces pages, mais j’en remets une couche…



Donc, oui, j’ai fièrement représentée la France hier soir lors du choc entre mon pays à moi et mon pays d’adoption, tentant d’appliquer certaines des valeurs de ce sport : courage et abnégation.



De l’abnégation il en fallait.

Pour écouter sans broncher tout ce que j’ai entendu hier.

Et non, ce n’était pas facile. La journée a même été plutôt pénible. Les Irlandais affichaient une étrange confiance à toute épreuve. Moi j’avais décidé de garder profil bas. Je l’avais encore très mauvaise du lundi matin où je me suis faite ridiculiser par tout le monde après notre match contre l’Argentine alors que j’avais dit qu’on allait les écraser, c’est sûr…



Du courage il en fallait.

Pour passer la soirée dans un Pub, rempli à craquer d’environ 580 Irlandais (dont 460 mecs immenses et supers baraqués), en plein cœur de Dublin 4, fief historique du Rugby Irlandais (à côté, il y a le stade du Leinster et Lansdowne Park, pour les connaisseurs). On était trois françaises, avec nos copines irlandaises, et on savait d’avance que si la France perdait, personne ne nous ferait de cadeaux…





Mais quoi qu’il arrive, vivre un tel match dans un pub irlandais est une expérience assez unique. L’ambiance est complètement folle : chaque ballon, chaque passe, chaque action est accompagnée des cris de toute la salle. Tout le monde vit le match à fond et se met dans des états dingues. C’est intense et hallucinant. Et même le plus réfractaire se laisse immanquablement emporter dans cette grande hystérie collective.



Et comme on était arrivé à 17h00 pour avoir une place assise, on était déjà bien “en forme” quand le match a commencé ! Donc, oui, on a fièrement représenté notre pays, hurlant comme des folles, à contre temps de toute la salle.

C’est d’ailleurs une impression assez bizarre d’être en décalage complet avec tout le monde : pas contente alors qu’ils hurlent tous de joie parce que l’essai n’est (logiquement) pas validé et frôlant l’hystérie, dans un silence de mort, quand Clerc marque.



Donc voilà, 20 minutes avant la fin, ils avaient déjà perdu tout espoir C’est un peu le problème des irlandais d’ailleurs, ils se résignent à la défaite un peu trop rapidement…

Mais du coup, comme ils sont aussi très fair-play et pas hooligans pour un sou comme leurs « cousins » anglais, tu ne risques strictement rien à laisser éclater ta joie en fin de match. Même si, comme ils te font un peu de peine, tu te sens obligé de ne pas en faire trop quand même. C’est ça le problème… C’est là que par moments, tu regrettes un peu de ne pas être en France…



Mais tout est bien vite oublié, car pour les Irlandais, le remède est le même en cas de victoire comme en cas de défaite : bière à très haute dose !



Et puis jouer la France reste un de leurs grands plaisirs. Ils ont beaucoup de respect pour le rugby français et notre équipe. La Chabalmania, ça fait longtemps qu’elle existe ici. Ils l’appellent Caveman et n’ont toujours pas compris pourquoi Laporte l’avait laissé sur le banc quasiment tout le match contre l’Argentine (il fallait entendre le désespoir des commentateurs irlandais ce soir là). Et les Irlandaises trouvent nos joueurs absolument beaux, “Bein, oui, oui, c’est vrai qu’ils sont vachement beaux les français en général ” (loin de ton pays, tu perds le sens des réalités…) !



Donc la fin de soirée a été très sympathique, toute exaltée de bonheur que j’étais, malgré quelques petites blagounettes affectueuses des deux côtés : « C’est qui la fille avec les cheveux long qui joue dans votre équipe ? » ou « C’est vrai la rumeur comme quoi Chabal il est homosexuel ? … Oui, oui, c’est vrai. En fait tous les joueurs de l’équipe de France sont gays. Et Oui. En fait, vous vous êtes fait éclater par une équipe d’homosexuels ! »… (oui, ça vole pas haut… Pardon… Les effets de la bière…)



Ah, et puis, forcément… Puisque je suis française, il leur parait logique que je connaisse personnellement chaque joueur de l’équipe. Donc je suis chargée de dire à Seb, « Bravo, beau match ! » la prochaine fois que je rentre en France…


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Un week-end à Dublin ?

September 17th, 2007 | Category: Irish Stew

Dublin n’est pas une ville implacablement belle, comme Paris.

Dublin n’est pas une ville underground et “so trendy”, comme Berlin.

Dublin n’est pas une ville de mixité et de d’influences multiples, comme Londres.

Dublin n’est pas une ville de mode et d’élégance, comme Milan.

Dublin n’est pas une ville d’art et de créativité comme Barcelone.



Non… ça s’est sûr.



Mais Dublin est une ville vivante et vibrante.



Une ville d’ambiance, de moments partagés, de sentiments qui passent.

Une ville jeune et riche, où l’argent se dépense notamment la nuit.

Une ville qui se décomplexe et qui s’assume enfin.

Une ville qui entend tirer un trait sur une histoire et un passé douloureux et tenir désormais son rang de capitale européenne.

Une ville rock, dans tout ce que cela implique.

Une ville où les nuits sont plus belles que les jours.

Une ville à découvrir, absolument…



L’automne qui débute et l’hiver qui s’annonce sont parfaits pour ça.

Des températures plutôt clémentes, le soleil qui apparaît immanquablement au milieu des nuages et de quelques averses (parfois) créant des luminosités surréalistes et extrêmement photogéniques, le vent qui couvre votre visage des embruns salés de la mer si proche.



A Dublin, il faut se balader dans les différents quartiers et découvrir l’histoire passionnante et torturée de ce pays qui revient de loin.

A Dublin, il faut aller voir la mer, parce que trop de gens passent trois jours ici sans s’apercevoir qu’elle est juste là, au bout de la rue.

A Dublin, il faut s’abandonner corps et âme à la vie nocturne et découvrir tous ces Pubs : leur décor, leur foule, leur bière et surtout, leur ambiance.



Alors, pose ta RTT.

Vas sur Ryanair ou Aerlingus.com prendre un billet (le premier est moins cher mais le second est mieux).

Mets ton Damart, ton K-way, tes baskets imperméables et un top sexy (ou une belle chemise), voir deux, dans ta valise.

Pense bien à ta CB !

Oublie ton sac à dos Queshua qui te rendra trop identifiable par ces moqueurs d’expatriés français.

Et viens !





Oui, j’inaugure une sorte de série « Tourisme et Découverte », parce que je me suis dit qu’il était temps de partager un peu mon expérience de Dublin. Et puis parce que j’espère secrètement que ça donnera envie à certains (ou certaines) de me rendre une petite visite…

La prochaine fois : Les Pubs de Dublin


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Travailler en Irlande

September 03rd, 2007 | Category: Irish Stew

Ce matin, mon boss m’a offert un sac Fendi.

Et un beau en plus.



C’est peut-être parce que j’ai vraiment faillit m’étouffer la semaine dernière quand il m’a dit avoir offert un sac Chloé à sa belle-fille.

Je ne sais pas…



Mais en tous cas, dans ces conditions, je crois qu’il va être difficile de retourner travailler en France un jour. Et je crois que je vais pouvoir supporter le temps irlandais pendant encore un petit moment.


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6 mois plus tard…

July 12th, 2007 | Category: Irish Stew

En lisant ça sur le blog de Brotha, expatrié en Chine, je me suis fait la réflexion qu’effectivement, à baigner quotidiennement dans une culture différente de la tienne, tu changes… Ou en tout cas, tu perds certaines habitudes et tu en prends de nouvelles.

Petit à petit, tu commences à appréhender les choses différemment, à penser autrement



Voici les premiers changements qui ce sont opérés en moi… Même si, soyons honnête, le naturel reviens très souvent… au grand galop.



Donc… Tu sais que tu vis en Irlande depuis plus de 6 mois quand :



- Tu considères qu’il a fait plutôt beau un jour où le soleil est apparu trois fois dix minutes et où il n’y a eu que quelques averses.



- Tu ne te lèves plus cinq fois dans la nuit après avoir bu trois pints de bière.



- Tu n’as même plus envie de poursuivre puis de battre à mort le propriétaire de l’énorme 4×4 Mercedes qui vient de t’arroser de la tête aux pieds en passant à 100 km/h dans l’énorme marre d’eau qui s’est formée juste devant le passage piéton.



- Tu trouves normal qu’aucun mec ne vienne jamais t’adresser la parole à moins qu’il ait 4 grammes dans le sang, ce qui arrive en général aux allentours de 2 heures du mat’. Là, si tu n’est pas toi aussi dans le même état, tu évacues le bar de toute urgence avant de devenir la proie d’une meute soudainement incontrôlable.



- Tu as compris que quand quelqu’un te dit au téléphone « Mais oui, pas de problème, je m’en occupe et je vous rappelle aussi vite que possible », il veut en fait dire « Va mourir connasse, j’en ai rien à foutre de ta gueule » et tu sais que tu n’entendras plus jamais parler de lui à moins de le harceler d’appels, d’emails et de fax.



- Tu n’as plus aucune réaction quand soudainement, alors que tu marches tranquillement dans la rue, tu te retrouves sous une tempête de pluie ou au milieu d’une mini tornade.



- Quand tu vas à une soirée organisée par des français pour les français (ce qui est assez rare finalement), tu trouves tous les mecs absolument supers beaux. Waou, ils ne sont pas tous roux, gros et blanc-lavabo !!!!



- Tes marques de fringues préférées sont Benetton et Mango.



- Ça ne te choque pas de payer 2,85€ pour un café dégeulassissime. Au contraire t’es heureuse et même que tu le bois en marchant dans la rue.



- Aujourd’hui, t’as mis tes tongs et un top dos nus par ce que, waou, il fait 19°C, quelle chaleur !!!



- Tu n’as même pas pensé à envoyer une lettre de réclamation à la direction des transports en communs locaux pour leur demander d’arrêter d’envoyer systématiquement des contrôleurs dans le tramway aux heures de pointe, spécialement des contrôleurs obèses, s’il ne veulent pas avoir ta mort par étouffement sur la conscience et le procès qui va avec.



- Au restaurant, tu es heureuse de retrouver systématiquement, voire exclusivement, tes deux plats favoris : Burger ou Fish & Chips. Et si on ne t’apporte pas, dans les 5 minutes qui suivent, une assiette géante remplie à rabord de tonnes de trucs aussi gras les uns que les autres, tu cries à l’escroquerie puis à la famine !! (Non ça en fait, ce n’est pas mon cas, je crois que la vue d’un Burger pourrait même me faire vomir maintenant… Aaaah… Rien que d’y penser, j’en suis malade. Oui, bein ce sera Fish & Chips, alors…).


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