Archive for the 'Me & MySelf' Category
In May, je fais ce qui me play
Je vais bien. Pas d’inquiétudes.
Je fais juste un break de blog mais ça va.
Les premiers mois de l’année ont été durs. J’ai un peu paniquée. Et puis j’en ai eu marre de paniquer. Je me suis dit que je n’avais plus l’âge et qu’il fallait réagir avec lucidité et pragmatisme.
Donc je me suis organisée.
Contre la récession
J’ai renégocié mon loyer, recommencé à porter les fringues qui étaient tout au fond de mon armoire, limité les déplacements hors de mon île et travaillé sur un sublime CV.
Contre le temps qui passe
Je me suis remise au sport, à la natation plus exactement, histoire de muscler subtilement un corps qui n’a plus 23 ans, mais qui pourrait bientôt passer pour…
Contre les hommes mauvais pour moi
J’ai arrêté de me fier à mon instinct merdique et je fais une pause. J’assume mon indépendance avec bonheur et me fais un plaisir de repousser en douceur chaque mâle qui approche. Pas de mâles, pas de maux, pas de bobos. Ce qui me vaut, évidemment, un succès plutôt agréable à vivre.
Contre la morosité ambiante
Je fais plus la fête. Avec Le Crew, on passe des soirées folles et décadentes. Pleine de mischief… Il y a décidément plein de bons côtés à cette récession, tout est plus intense et plus vif. Et j’aime trop mon Crew.
Contre l’Irlanditude qui me gagne
J’ai investi dans un auto-bronzant progressif (la Gelée de Monoï de Dior)… et pourtant l’auto-bronzant, c’était contre ma religion (qui consiste à colorer abondamment et naturellement au soleil). Mais quand tu habites dans un pays où il ne fait jamais assez chaud pour passer plus de 10 minutes dehors en tee-shirt sans manche, la couleur de ta peau devient vite impossible à assortir avec rien… et là j’en pouvais plus.
Bref, ça va.
A chaque problème, sa solution.
Et on verra bien où tout cela va nous mener…
You gotta watch your back
Donc je n’ai toujours pas vraiment retrouvé l’inspiration.
Il faut dire que je j’essaye de trouver un plan B en réponse à mon problème du moment : Que faire de ma vie une fois que j’aurai perdu mon job ?
Le plan A, à savoir, “Tomber amoureuse d’un mec qui pourra me soutenir financièrement et moralement le temps que je retrouve un job génial” vient de tomber à l’eau lamentablement. L’amour, c’est mal fait, ne se commande pas, même en temps de crise. Tristes personnages que nous sommes.
Il faut donc que je trouve autre chose et ça prend un peu de mon temps.
Bon, je ne fais pas que ça non plus… Je regarde les séries géniales de HBO (The Wire, entre autres) et je profite de mes amis et de la vie irlandaise, au cas où ça s’arrête bientôt…
In the Gossip Girl Style
Gossip Girl here.
You’re one and only source into the scandalous life of the SouthSide’s elite.
Bonjour, bonjour… chers et fidèles amis,
Bienvenus au coeur de l’hiver Dublinois, où le froid et l’humidité engourdissent les corps et échauffent les esprits.
La question est : après l’intensité des derniers mois, les choses s’apaiseront-elles pour nos amis et quels scandales nous réservent encore les semaines à venir ?
- S, officiellement célibataire, tente d’oublier Lonely Boy et la fin pour le moins ambiguë de leur histoire, en fréquentant assidûment le Club W, noyant ses regrets comme d’autres noient leur peine.
- Le Captain gère ses affaires d’une habituelle main de fer, malgré la tempête économique qui souffle sur le SouthSide, mais refuse de prendre le virage dans son couple, risquant ainsi de finir brisé sur les récifs, pour l’instant invisibles à sa vue, de la solitude.
- B commence à perdre patience face à l’absence de réaction de son amoureux à ses avances sexuelles. Mais l’amour est solide et sincère, elle doit donc envisager des solutions alternatives, voire subversives, mettant ainsi à rude épreuve, les “nerfs” de certains de nos amis.
- Lonely Boy déploie une énergie hors du commun à détruire ce qui existait encore entre lui et S, cherchant à oublier le mal-être qui le caractérise dans les bras de créatures mystérieuses.
- J, après avoir sombré dans les abysses du chagrin amoureux sous les coups répétés du Captain, tente de refaire surface. Après avoir tout fait pour sauver la situation, elle réalise désormais qu’il lui reste peu de cartes en mains et que c’est au Captain de dévoiler son jeu. L’angoisse est difficilement supportable.
- Bel Inconnu semble avoir succombé au charme de S, il se consume à distance, ne sachant rien des drames qui se trame dans la scandaleuse vie de la belle, ne se doutant pas encore à quel point il lui sera difficile de dompter un tel animal. D’autres s’y sont casser les dents Bel Inconnu, sois prudent.
- Cutty Boy, le coeur très récemment saccagé par le départ de BB, et l’esprit embrumé par le whisky, a cru pouvoir venir chercher du réconfort dans les bras de S. Celle-ci a réussi de justesse à ne pas tomber dans le piège de son charme redoutable. Mais rien ne passe inaperçu dans l’univers clos du SouthSide, surtout pas pour Lonely Boy et son réseau de fidèles informateurs. La réaction de celui-ci sera-t-elle mesurée, compte tenu des liens familiaux qui l’unissent à Cutty Boy ? Il semble que S, sans le vouloir, ait mis un terme à ses espoirs de voir leur relation prendre un nouveau cap.
- V tente de laisser sa chance à Secret Boy, notamment par respect pour le rôle que S et B ont joué dans leur rencontre. Mais Secret Boy cache un vrai secret, un de ces secrets qui détruit les meilleures intentions… même celles de V, prête à tout pour trouver l’amour.
- Vus au Club W vendredi soir : J et Le Captain en plein “I love you. Me either”. Cutty Boy décidant qu’il avait son mot à dire dans les plans subversifs de B. S démasquée, faisant un scandale à Lonely Boy, excédé.
Il semble que l’hiver Dublinois soit loin d’être terminé et rien se nous prépare à ce qui peut encore arriver. Les paroles ne s’oublient pas. Les actes restent. Qu’adviendra-t-il de nos amis ? Les sentiments présents et futurs seront-ils plus forts que les erreurs du passé ?
Nobody can say. But I’ll be watching…
You know you love me.
x.o.x.o.
Gossip Girl
O comme “Oh non, elle l’a dit!”
Bon, je n’ai pas du tout tenu mes résolutions de début d’année.
Si, une seule en fait… mais pas celle d’écrire plus régulièrement dans ce blog, comme vous l’avez peut être constaté si vous passez encore par ici de temps en temps.
On dira que c’est la faute à plein de choses : le mois de janvier, les vampires, la récession, le système de santé Irlandais, les hommes qui partent, la neige, les questions métaphysiques, the sex qui est dead… le manque de disponibilité d’esprit quoi, et donc d’inspiration.
Mais quand même, aujourd’hui, j’ai réalisé, lors d’un grand moment de solitude dans ma pratique de l’Anglais, qu’il y a quelque chose dont je n’ai pas parlé dans mon précédent Post, quelque chose qui me pose encore problème : épeler les mots.
Souvent au boulot, au téléphone notamment, je suis amenée à épeler des mots, noms propres, adresses, etc. Le problème n’est pas tant de dire les lettres, ça j’y arrive, mais plutôt que mon interlocuteur les comprenne… quelque chose à voir avec mon accent à priori (Mon accent ? Mais quel accent ?). Donc parfois on me demande de préciser, du style : D comme Dog ou T comme Tango? (Non, D comme Débouche tes oreilles, connasse !)
Or je suis particulièrement mauvaise à cet exercice d’associer un mot à une lettre. Dans la panique, le premier mot qui me vient à l’esprit, n’est jamais approprié, ni à la situation (professionnelle donc), ni à l’interlocuteur (Directeur Marketing de Big Company, souvent).
Ça donne donc des trucs assez gênants, où j’entends mon boss s’étouffer derrière moi, du genre:
L comme Led Zeppelin
A comme Abortion
U comme Ugly Betty
R comme Red Wine
E comme Ebriety
D comme Domination
I comme Indiana Jones
S comme Sex
P comme Peni. … euuuuh non, P comme Pub !
L comme Love
A comme Addicted
Y comme… Why !?
S comme Super
Ou encore, en vrac, certains de mes plus beaux souvenirs :
O comme Orgasm
J comme Jameson
F comme Fromage, Frog and French, as you preffer…
M comme Mojito
C comme Cow Boy
H comme Herb
B comme Brad… or Bikini
V comme Vendetta
Ma langue + ta langue
Une question que tout le monde me pose quand je suis en France : “Et l’anglais, ça va ? Tu le parles bien ?”
Ça fait toujours bizarre quand quelqu’un te demande ça, surtout quand tu vis dans un pays anglophone depuis plus de 2 ans.
Bein oui, quand même. Il faut bien que je parle !
Mais la question n’est pas si bête. Elle revient à se poser la même question que se pose, à un moment donné, chaque expatrié : pourrais-je jamais être aussi à l’aise dans cette langue que dans ma langue maternelle ?
C’est évident qu’au bout de deux ans, tu parles ce qu’on appelle “couramment” la langue du pays dans lequel tu vis, tu travailles, tu as tes amis, tes amants, ta vie.
En gros, ça veut dire que tu comprends tout ce qu’on te dit, téléphone compris, même s’il t’arrive encore de faire répéter certaines phrases. Tu décroches parfois encore de la télé sur certains accents, types “surfeur californien”, “vieillard du Kerry” ou “Aussie Girl en état d’ébriété”. Tu arrives à dire tout ce que tu veux, certes avec quelques fautes par-ci par-là, certes avec un brin d’accent, mais 96% des gens te comprennent sans aucun problème (le problème, justement, venant des 4% restants, qui viennent régulièrement te pourrir la vie en te faisant répéter 15 fois le même truc).
Voilà, en gros, après deux ans, c’est pas mal. Les conversation sont faciles et plus profondes. Ça demande beaucoup moins d’efforts, c’est moins fatiguant. Tu apprends encore : les subtilités, des prononciations, le vocabulaire familiers, etc. Tu testes des nouveaux mots, tu emploies les mêmes expressions que tout le monde (pas celles des années 80, que t’as apprises ton prof d’anglais de 4ème, trentenaire anti-américaniste fan de Queen, qui se trouvait super cool). Tu te fais plaisir (ce qui n’a pas été vraiment le cas la première année, et pas toujours la deuxième). Et pour répondre à une autre question très popultaire : Oui, tu penses, tu rêves et tu te parles à toi-même en Anglais. Mais pas tout le temps (pas quand tu viens de parler ou d’écrire le Français pendant 2 heures pas exemple), ton cerveau passe de l’un à l’autre selon la situation, à la limite de la schizophrénie parfois.
Et puis au bout d’un certain temps, tu commences à bien connaître les autochtones et ce qui leur fait de l’effet. Et là, tu peux jouer un peu. Jouer avec ton accent, que tu sais particulièrement redoutable : tu peux troubler les hommes et intimider les femmes (un jeu auquel on prend goût). Jouer aussi avec certaines fautes de grammaire qui ont un “charmant” effet, sur des défauts de prononciation, sur des gimmicks ou des mots inventés. Brefs, plein de petits trucs qui te permettent de pimenter chaque conversation ou de faire rire ton interlocuteur.
Bref, parler une autre langue, mais pas comme si c’était la tienne, ça a plein d’avantages.
On t’accorde plus d’attention quand tu parles. Tu peux désamorcer plein de situations (Ouh, j’ai eu peur l’espace d’un instant. J’ai cru que tu m’avais appelé Pussy. J’ai failli te prendre pour un gros macho de merde.). Tu peux changer d’avis et toujours avoir une excuse parfaite en disant que tu n’avais pas compris (ah tu m’avais demandé de te rendre le rapport demain ? Ah bein non, moi j’ai compris Thursday, pas Tuesday.) ou en accusant les autres de s’être mépris sur tes paroles (Je n’ai JAMAIS dit qu’on ne devait plus coucher ensemble. Non, non, t’as mal compris).
Mais il y a aussi les côtés sombres : dans certaines discussions compliquées, ne pas arriver à faire comprendre exactement ce qu’on voudrait, perdre ses mots quand on perd ses moyens, qu’on est intimidé, manquer de nuances et de poésie, être “mal traité” par les misogynes racistes qui te prennent pour une gourde dès que tu parles avec un accent ou que tu fais une faute, etc.
Dans les relations amoureuses, la question de la langue est particulièrement prégnante. Exprimer des sentiments, des choses complexes, des concepts, des imprécisions, des implicites, des flous, c’est difficile dans une langue qui n’est pas la tienne. On a l’impression de ne jamais s’être bien fait comprendre et on a l’impression de manquer des trucs venant de l’autre. Et on s’engueule sur des quiproquos, on se prend la tête sur les sms, on ne saisit pas toujours les sous-entendus, on n’arrive jamais au bout des conversations, on se fait des fausses joies ou des drames inutiles. Bref, tout devient un peu plus compliqué, un peu plus incertain.
Je me rappelle quand j’hésitais encore à venir m’installer en Irlande, tout le monde en France, me disait “Oh, mais c’est facile d’apprendre une langue. Il suffit d’aller s’installer dans le pays et au bout de quelques mois, c’est bon. Ça vient tout seul !”.
Je n’irai pas jusque là. C’est une vision un peu simpliste des choses, comme si la connaissance d’une langue flottait naturellement dans l’air d’un pays et qu’elle venait toute seule s’incruster dans votre cerveau. Non, ça ne vient pas “tout seul”, mais ça finit par venir (avec un peu de travail et beaucoup de pratique… et certains sont plus doués que d’autres, ce qui n’est pas mon cas à la base).
Il n’empêche que c’est un plaisir infini de maîtriser une autre langue, dont je n’avais jamais soupçonné l’intensité. On finit donc par oublier les moments de galère et de ridicule.
Bref, c’est une grande expérience, qui vous apprend l’humilité, la patience, la persévérance et le doute. C’est une expérience qui change aussi pour toujours le regard que vous portez sur toute personne qui ne vit pas dans son pays de naissance, devant parler quotidiennement une langue différente de celle qu’il a apprise originellement, une langue différente de celle de ses parents.
1 commentRésolument 2009
Et bien voilà… après un mois de décembre über-festif à Dublin (c’est pour ça que je n’ai pas pu écrire… je n’ai jamais été vraiment en état), un super Noël en famille chez mes parents et quelques jours de rêve à Lyon pour le Nouvel An, nous voici en 2009.
Une année qu’évidemment, je vous souhaite bonne et prospère, autant que possible, en tous cas.
J’avoue que moi, j’entame cette année avec beaucoup d’incertitudes, étant donné que les risques que je perde mon job, à un moment donné, sont relativement élevés. 2009 a donc de grandes chances d’être pleine moments chiants.
Dans ces conditions, j’ai décidé de ne prendre aucune bonne résolution de type restrictif, genre “je fumerai moins”, “je ne mangerai plus de frites dégoulinante d’huile”, “je laisserai respirer ma peau plus souvent“, et autres poncifs hautement déprimants. Non. L’année va être suffisamment chiante pour que je ne me la gâche moi-même.
Voici donc mes résolutions pour 2009:
- Je sortirai plus, au moins 3 ou 4 fois par semaine.
- Les 3 seuls sports que je pratiquerai seront : la marche en faisant du shopping, la perte de contrôle hystérique sur Dance Floor et le sexe.
- Je boirai plus de whisky et j’arrêterai d’arrêter la bière.
- Je n’achèterai que des fringues de créateurs.
- Je dépenserai encore plus d’argent sur iTunes.
- Je ferai une donation au magazine/journal qui révélera le nom du père de la fille de Rachida Dati… parce que moi, ça m’intéresse de savoir (et que je suis pour la liberté de la presse).
- Je ne fumerai jamais moins de 12 cigarettes par jour.
- Je payerai des billets d’avion exclusivement pour des destinations inconnues (et je laisserai mes amis venir me voir à Dublin).
- J’écrirai plus de trucs stupides, sans intérêt et avec plus de fautes d’orthographe dans ce blog.
- Je ne mangerai jamais 5 fruits et légumes par jour, mais plus de pâtes et de charcuterie.
- Je ne lirai que des bouquins érotiques.
- J’ignorerai totalement mes problèmes d’engagement et je n’essayerai pas le moins du monde de les régler.
- J’arrêterai d’être sympa et j’exigerai le départ immédiat du chien qui vit actuellement à la maison (le chien de mon coloc), même si ça signifie pour lui “Exécution par Injection Létale”.
- En plus des français, je lirai aussi les magazines de gossip anglais, rien que pour le plaisir de voir 5 fois la même photo d’Obama torse-nu.
- J’assumerai totalement le fait de n’avoir aucun intérêt pour les enfants, sauf auprès des mecs beaux qui veulent en avoir et à qui je mentirai sans aucune dignité.
- Je ferai plus de drames, surtout pour des petits trucs sans importances.
- Je passerai toutes mes soirée libres à regarder des séries pour ado, sur Internet exclusivement.
- Je continuerai à choisir les mecs uniquement sur des critères physiques, même s’ils sont chiants/stupides/pauvres/glandos/malades mentaux/handicapés de l’engagement.
Mon téléphone, les bus de Dublin et les fantômes du passé
J’ai été victime d’un vol assez singulier ce week-end.
Ça s’est passé tard dans la nuit de vendredi, dans un bar où j’ai laissé mon sac sans surveillance quelques instants. Erreur fatale me direz-vous ? Certes, mais ici c’est assez fréquent parce que c’est plutôt sûr normalement… donc on prend de mauvaises habitudes.
Mais mon voleur était un être civilisé. Au lieu de prendre mon sac et de disparaître avec, il l’a juste fouillé et s’est servi, sélectionnant seulement certains items.
Ce qui me donne quelques indices, relativement troublants, sur sa personnalité et sa situation :
- Il n’y connaît rien en nouvelles technologies. Il a en effet subtilisé mon téléphone portable, modèle antédiluvien, qui ne fait même pas de photos, et qui partait en miette depuis un bon moment déjà.
- Il avait soif et souhaitait laisser un pourboire au barman. Il a en effet lessivé intégralement le contenu de mon porte-monnaie soit environ 24,50 euros dont plein de centimes. Sa malchance étant que j’avais encore plus soif que lui ce soir là et que je venais de payer une tournée de double whisky, me délestant moi-même de l’essentiel de ma fortune du jour.
- Il ne prend pas le tram, mon ticket hebdomadaire (représentant pourtant une certaine somme) étant la seule chose qu’il ait laissé dans mon porte-monnaie. J’en déduis donc que c’est un utilisateur du fameux réseau de bus dublinois, horrible fatalité qui, à elle seule, peut justifier d’en arriver à voler un vieux portable moche et des centimes pour finir de se bourrer la gueule le vendredi soir, après une semaine de galère immonde à attendre le “bus qui n’arrive jamais” dans un froid polaire.
- C’est un fumeur et il était dans la merde ce soir là, c’est à dire qu’il n’avait pas de briquet. Situation particulièrement chiante pour un fumeur, surtout quand tu ne veux pas passer pour un gros lourd sans aucune créativité dans les zones fumeurs. Il a effet pris toutes mes cigarettes et mes deux briquets Bic. Ça, ça m’a fait moins rire, parce que c’est qui la grosse lourde qui devait demander du feu à tout le monde après ?
- Il n’est pas bouddhiste et il n’aime pas la nature. Il m’a en effet laissé mon amulette thaïlandaise et mon coquillage porte-bonheur. OUF !!!
- Ce n’est pas un vrai méchant. Il n’a pas pris mes cartes de crédit, mes papiers et mes clefs.
- C’est un myope qui ne s’assume pas. Il n’a pas voulu de mes lunettes, et comme il a pris mon téléphone, on se doute pourtant bien qu’il a des problèmes de vue.
Bref, j’ai quand même échappé au pire, même si passer mon samedi à envoyer des emails à tous les gens dont j’ai l’adresse, pour leur redemander leur numéro de téléphone, est une épreuve dont je me serais bien passée.
Mais le plus triste, c’est quand même tous les gens dont je n’avais QUE le numéro de portable (et qui avait le mien) : tous ces beaux mecs, aventures d’un soir, histoires de vacances, brèves romances, tous ces gens qui ont traversé ma vie brièvement dont il est désormais sûr que je n’aurai jamais plus de nouvelles (même pas un petit “Bonne année !” une fois par an). C’est comme tout recommencer à zéro, être privé pour toujours du retour des “fantômes du passé”, perdre une part d’imprévu.
C’est nul, quoi…
Même si pour être tout à fait honnête, je suis bien contente que certaines personnes n’ait plus mon numéro. Tout n’est jamais QUE négatif.
“Anti Recession-Mood” Playlist
En ce moment, je n’ai aucune inspiration pour écrire autre chose que des trucs tristes, alors je m’abstiens.
Je pense que je souffre du syndrome de la récession.
J’ai le moral hyper fluctuant, je m’inquiète pour l’avenir, je me sens seule et vulnérable. J’ai juste envie de faire la fête, comme une folle, de passer du temps avec les gens que j’aime et de tout oublier.
Bon… j’ai de la chance, je vis dans la ville idéale pour ça et Noël, avec son lot de “Chritmas Parties” et son traditionnel rassemblement familial, arrive. Ouf !
En attendant et entre temps, j’écoute de la musique et en ce moment j’écoute à peu près toujours la même Playlist (qui ne varie que légèrement).
C’est une playlist sans thème particulier, sans logique apparente, juste une suite de chansons que je trouve belles, dans leurs genres bien différents et qui me font du bien. J’en déduis donc qu’elles conviennent à mon “Recession Mood”, voire plutôt, qu’elles participent à la lutte contre cette étrange mélancolie qui a tendance à nous envahir plus souvent que de raison ces derniers temps.
La voici donc (j’ai essayé de trouver chaque titre sur Deezer mais ils n’y sont pas tous. C’est bien dommage car certaines parmi les plus belles sont manquantes, mais on les trouve sur iTunes et sûrement ailleurs) :
“Anti Recession-Mood” Playlist
- Breakfast in Bed - Dusty Springfield (écouter)
- Dans la Merco Benz - Benjamin Biolay
- Around the Bend - The Asteroids Galaxy Tour
- No More Trouble - Bob Marley (écouter)
- Dead Man - Nitin Sawhney (écouter)
- Cannabis - Serge Gainsbourg (écouter)
- Psychotic Girl - The Black Keys (écouter)
- Sabali - Amadou & Mariam (écouter)
- Who’s Gonna Save my Soul - Gnarls Barkley
- William Blood - Grace Jones
- Ready for the Floor - Hot Chip
- Amsterdam - David Bowie (la version anglaise de la chanson de Brel, un pur bijou, qui vaut vraiment ces 99c)
- Walk this Way - Sheliyah
- La Mauvaise Réputation - Sandra Nkaké (écouter)
- Nantes - Beirut (écouter)
- Here’s To You (Acoustique) - Stéphane Pompougnac with Linda Lee Hopkins
C’est pas la chute qui fait mal, c’est l’atterrissage
Il semblerait que parfois, dans la vie, on ait besoin de toucher le fond pour mieux rebondir, pour passer à autre chose, pour tourner une page.
Parfois toucher le fond se résume à déprimer toute seule chez soi pendant plusieurs jours : on reste affalée sur son lit, on boit du vin, on mange des chips, on écoute sa playlist “Sad Songs”, on appelle une copine, on pleurniche, on se lamente, on réfléchit, on se désespère, on s’auto-flagelle intérieurement, on trouve la vie nulle, on n’a plus envie de rien, on croit que plus jamais rien ne sera bon, on voudrait presque mourir… Bref, on finit par toucher le fond. Et puis tout à coup, ça va mieux. Dans un état à moitié second, les sentiments doucereusement anesthésiés, on repart à l’assaut de notre vie, et les choses reprennent leur cours normal.
Parfois toucher le fonds vous emmène plus loin parce que la vie vous a heurtée si fort qu’il n’y a pas d’autres solutions : on prend un avion pendant 17 heures, on hante des temples à la recherche d’une forme de paix intérieure, on rencontre des fous, on cherche des réponses à des questions qui n’en ont pas, on perd pied avec sa réalité… Bref, on finit par toucher le fond. Et puis tout à coup, ça va mieux. Les questions s’effacent, on se sent comme reconnectée avec soi-même, à défaut d’avoir trouvé des réponses, on a trouvé des solutions, on change sa vie et on repart à l’assaut, et les choses finissent par reprendre leur cours normal.
Et puis parfois, toucher le fond prend des allures plus radicales, moins romanesques : on boit trop sans même sans rendre compte, on tient des propos pathétiques devant les personnes qu’on aime, on s’humilie en public, on s’attaque injustement à une innocente de 23 ans, on se bat quasiment avec un pauvre type, on dit des choses qu’on n’aurait jamais dû dire à personne, on se laisse emporter vers le côté le plus sombre de nous même. Bref, on finit par toucher le fond. Et puis tout à coup, ça va mieux. Ça prend un peu de temps, on prend quelques décisions et on repart à l’assaut de la vie. Après tout, il faut bien que les choses reprennent leur cours normal.
Il semblerait que parfois, dans la vie, on ait besoin de toucher le fond pour pouvoir repartir. Et l’atterrissage est toujours douloureux, même quand la chute a été douce…
3 commentsPoésie Mix
J’ai “écrit” un poème.
Il a la particularité de ne pas rimer du tout, mais d’être composé exclusivement d’extraits de chansons d’amour bien connues (que vous reconnaîtrez peut-être… pour certaines. Celui, identifiant chaque chanson étant incontestablement, le spécialiste mondial de la chanson d’amour française).
Ma folie, mon envie, ma lubie, mon idylle.
Des que je t’aperçois, je sens en moi, mon cœur qui bat.
Tes mains qui me frôlent et m’entraînent, c’est beau comme au cinéma.
Je suis toujours à la fête, quand tu me tiens dans tes bras.
La terre n’est pas assez ronde, pour m’étourdir autant que toi.
Nus sur les galets.
Comme la vague irrésolue, tu vas et tu viens, entre mes reins.
Ca brûle et ça monte à la tête.
Ma raison vacille et tangue, elle est prête à chavirer.
Pourvu que les secondes soient des heures.
Mais tu n’es pas un ange.
Et tant pis si je me détruis.
On dit que le destin se moque bien de nous. Qu’il ne nous donne rien.
Je me sens pas belle quand tu rêves. Tu rêves à quoi ?
Passe ma chance, tournent les vents, reste l’absence, obstinément.
C’est une histoire de dingue, une histoire bête à pleurer.
Peu à peu je me déglingue, victime de ta cruauté.
On me prend en pitié, car tout le monde sait bien que tu aimes entre tout, ta chienne de moto bien d’avantage.
Regarde en toi. Même pas l’ombre d’une larme.
Oh c’est pas juste. C’est mal écrit. Comme une injure, plus qu’un mépris.
Mais je ne vais plus pleurer, je ne vais plus parler.
Je m’en veux tellement de t’avoir tant voulu.
Parler me semble ridicule, je m’élance et puis je recule.
Tu m’en as fait du mal, tu n’es qu’un animal.
Toi qui ne te souviens de moi, qu’aux moments où ça t’arrange.
J’ai beau me dire qu’il faut du temps.
Je sens des “boum” et des “bang” agiter mon cœur blessé.
Y a t-il un soir, un moment, où l’on se dit “ce n’est plus pour moi” ?
Quand de peines en méfiances, de larmes en “plus jamais”, on apprend à se résigner.
A rêver nos désirs et vivre des “ainsi soit-il”.
J’ai beau savoir, ne plus y croire.
Non, je ne regrette rien.
Je veux juste une dernière danse, avant l’ombre et l’indifférence.
Puisque tu n’as qu’à ouvrir l’espace de tes bras pour tout reconstruire.
Mais on a vu souvent rejaillir le feu de l’ancien volcan qu’on croyait trop vieux.
Alors prend garde à ce boomerang, il pourrait te faire payer, toutes ses tortures de cinglé , que tu m’as fait endurer.
Parce qu’il y a quelqu’un qui m’a dit, que tu m’aimais encore…