Archive for the 'Me & MySelf' Category
Questions de mariage
Dans 10 jours, je vais à un mariage.
Et pas n’importe lequel, celui d’une des personnes les plus proches de moi : ma couz, avec qui j’ai grandi et qui habite à Dublin, elle aussi.
C’est donc beaucoup d’émotions en perspective.
Parce qu’un mariage, c’est toujours émouvant. Non ?
L’engagement fort que cela représente, les promesses d’amour éternel et d’entre-aide indéfectible, les fleurs partout, le champagne ?
Je ne sais pas.
Mais c’est émouvant. Difficile de rester insensible.
On pourrait même dire que cela représente une certaine épreuve pour les nerfs.
Spécialement quand vous êtes célibataire.
Spécialement quand vous y allez seule.
Spécialement quand votre vie amoureuse tourne au désert post-apocalyptique.
Et plus le grand jour approche, plus le trac monte.
Encore une fois, je ne peux m’empêcher de me poser certaines questions :
- Le fait d’avoir acheté des chaussures roses avant d’avoir trouver ma tenue n’était-il pas un pur non sens conduisant tout droit à la faute de goût ?
- Quand mon grand-père va me demander “Et toi, tu as un fiancé ?”, puis-je lui avouer la vérité crue, à savoir “Non, et je pense pas que j’en aurais un avant que tu meurs.”.
- Lors du repas, serais-je placée à côté de Scott, le surfeur californien, ou à côté de Jérôme, le demi-frère du cousin de ma tante, 23 ans et demi, étudiant en sciences économiques ?
- Serai-je suffisamment belle pour que les gens pensent “Quel dommage, une si jolie fille ! C’est incompréhensible. Aaaah les hommes d’aujourd’hui ! On ne les comprend plus.”, et non pas “Et oui, c’est triste. Mais ça a toujours existé… De mon temps, on appelait ça des vieilles filles.”
- Si le DJ passe “Corazon Espinado” ou “With or Without you” ou “In my Place” ou “Stand by my Woman”, vais-je réussir à ne pas éclater en sanglot en me remémorant toutes ces histoires ratées qui ont évidemment conduit à tout, sauf à un mariage ?
- Choisir une robe claire n’était-il pas surestimer de manière fantasmatique l’effet des pastilles de Beta-carotène que je gobe chaque jour depuis un mois dans l’espoir de foncer artificiellement la couleur déprimante de ma peau ?
- Vais-je pouvoir éviter de m’affaler pathétiquement sur la table à la fin de la soirée, complètement ivre, en déblatérant des horreurs sur le mariage, l’amour, les hommes et la vie en générale ?
- Puis-je omettre de me vernir les ongles ou, se faisant, vais-je passer pour une hippie alter-mondialiste lesbienne ?
- Suis-je vraiment suffisamment forte psychologiquement, suite aux derniers rebondissements pathétiques de ma vie sexuelle, pour supporter l’immanquable question “Alors, tu ne nous as pas ramené un petit Irlandais ?” sans vomir mon punch à la gueule du pauvre innocent qui aura prononcé ces mots ?
- Ma grand-mère va-t-elle me gratifier d’un fatal “Oh et bien tu as engraissée toi ! Tu devrais demander à ton oncle (médecin) de te mettre au régime. Regarde comme ça a bien marché sur ta tante et sur ta cousine. Un petit effort ! Il faut souffrir pour être belle.”
- Se jeter, de manière complètement préméditée, sur un pauvre californien que tu ne reverras jamais est-il vraiment une solution raisonnable pour tenter d’oublier, l‘espace d’une soirée, qu’on célèbre l’amour et que toi tu n’as rien à célébrer ?
- Ne serais-ce pas une bonne idée d’essayer de trouver du cannabis ?
- Est-ce que je vais tenir toute la soirée avec mes nouvelles chaussures roses ou dois-je apporter une paire de baskets, quite à terminer la nuit avec un look de Britney Spears des grands soirs ?
- Et les californiens, vous croyez qu’ils préfèrent les petites françaises blondes ou les grandes irlandaises brunes ?
Bad Period
Je me sens un peu perdue en ce moment.
J’ai l’impression de ne pas arriver à suivre le fil de ma vie.
D’être comme piégée dans une tempête de sable, sans arriver à voir quelle direction prendre pour me sortir de cette passe.
Un peu comme si tout échappait un peu à mon contrôle.
Impression désagréable d’être en roue libre.
Le pire étant évidemment qu’il n’y a pas de raison purement objective à cet état, pas de problème majeur, pas de drame évident. Juste une accumulation de petites choses apparemment anodines. Des histoires de dentifrice , des histoires de robes, des histoires de poules, des histoires de grincements, des histoires de tatouages celtiques, des histoires pathétiques…
Trop de sentiments différents qui s’emmêlent. Les nerfs à fleurs de peau.
Même pas capable d’écrire trois lignes correctes…
Premières réponses
Après deux semaines dans ma nouvelle maison, j’ai quelques éléments de réponses aux questions que je me posais dans le post “Ecrire une nouvelle page”.
Est-ce qu’il y aura assez de pression dans la douche ?
Non. Pression n’est même pas un terme qu’on peut utiliser pour qualifier la manière dont ce médiocre filet d’eau dégouline du pommeau vieillissant.
Comment mettre la même quantité de fringues dans une armoire deux fois plus petite ?
C’etait physiquement impossible, la méthode a donc consisté en :
1- Jeter les choses trop vieilles, trop moches et trop abîmées (comme on aurait dû le faire depuis 6 mois, voire un an et demi, voire 4 ans).
2- Classer tous ses vêtements en deux catégories : ceux “qu’on met souvent” et ceux “qu’on met moins souvent”. Faire un tas avec ceux de la deuxième catégorie et les enfouir au fond de la dite armoire. Le risque étant que se crée une 3ème catégorie : “les vêtements qu’on ne met jamais parce qu’on a oublié qu’on les avait, vu qu’ils sont cachés tout au fond de l’armoire“.
3- Créer un nouveau concept décoratif : des grosses boites en acrylique transparent remplies de fringues (catégorie “qu’on met souvent”) posées sur les étagères.
Le fait qu’il y ait un abonnement au câble “spécial sport” n’était-il pas un signe rédhibitoire ?
Si, certainement (à vérifier, puisque Coloc-proprio, fan de sport, n’était pas là ces deux dernières semaines). Le problème pourrait aussi venir des 23 chaînes musicales, mon autre coloc semblant être amateur de clips des Girls Aloud et autres chantres de la bonne musique actuelle.
Est-ce que le chauffage marche bien ?
Oui et c’est une sacrée bonne nouvelle !
Combien de temps cela va prendre pour que je me sente à l’aise dans cette maison et avec mes colocs ?
Bein… ça prend un peu de temps, je suis en plein processus d’adaptation… Ça commence à aller mieux. J’ai quand même eu 4 jours de dépression intense en arrivant où j’ai même appelé ma mère en pleurant à moitié… Oui c’est la honte à mon âge…
Ma chambre n’est-elle pas un peu sombre ?
Si un peu, mais comme j’y suis principalement entre 23h00 et 7h00, c’est gérable.
Est-ce que la connexion Internet sera correcte ?
On verra quand on arrivera à se connecter… Bordel de merde de connerie fatale de wireless pourri qui pue la mort ! (Bon en fait, là j’ai réussi en me connectant directement au modem avec un câble, efficace mais pas hyper pratique mais mieux que rien).
Est-ce que la machine à laver fait aussi sèche linge ?
Oui mais la fonction sèche-linge ne fonctionne pas. Dommage pour mes chaussettes.
C’est un peu comme tout dans cette maison : c’est bien équipé et c’est plutôt joli, mais tout est un peu cassé. Comme si ça avait été entretenu par un homme irlandais…
A quelle heure le soleil inonde-il cette jolie terrasse en teck ?
Toujours pas réussi à percer ce mystère. Bizarre…
Jamais, peut-être.
Il s’appelle comment ton architecte qui a foutu la terrasse à un endroit où il n’y a jamais de soleil ?
La lumière de la salle de bain est-elle optimale pour le maquillage ?
Oui, ce n’est pas trop mal. Moins de risque d’arriver orange au boulot à cause d’un excès de Terracotta.
Le fait que mon nouveau coloc-proprio ait quelques ressemblances physiques avec mon ancien est-il mauvais signe ?
Va savoir. C’est le genre de chose que tu découvres toujours trop tard.
Etait-ce bien raisonnable de dire que j’aimais les enfants et que j’adorais cuisiner ?
Vu le niveau culinaire des autres, ça ne devrait pas me porter trop préjudice.
Concernant les enfants : bien penser à dire des trucs positifs si le sujet vient dans la conversation.
Est-ce qu’on apprend vraiment de ses erreurs ou y en a-t-il qu’on commet plusieurs fois avant de finir par comprendre ?
Va savoir. C’est le genre de chose que tu découvres toujours trop tard.
Est-ce que certains détails objectivement insignifiants (les meubles balinais, l’odeur d’encens, l’énorme écran plasma) n’ont-ils pas pris le pas sur des éléments déterminants (le montant du loyer) au moment de faire mon choix ?
Peut-être mais je ne regrette rien.
Est-ce que tu peux vraiment faire confiance à ton instinct ?
Un doute m’assaille.
Tout cela n’est-il pas une vaste erreur ?
Va savoir. C’est le genre de chose que tu découvres toujours trop tard.
Ma vie toute entière n’est-elle pas une vaste erreur ?
…
Ecrire une nouvelle page
J’ai investi le temps non passé sur ce blog pour trouver une nouvelle maison, d’où mon absence ces derniers jours.
Mais ça a marché, j’ai trouvé.
Ouf !
Il faut dire qu’il ne me restait plus beaucoup de temps avant d’être à la rue (ou sur le canapé d’une copine, pour être parfaitement honnête).
Je m’installe dans mon nouveau “Sweet Home” mercredi soir et je termine mon déménagement ce week-end. C’est une petite maison toute jolie, toujours dans le même quartier et je vous en dirais plus quand j’en saurais plus, notamment sur mes nouveaux colocataires…
Malgré le soulagement d’avoir à nouveau un toit à moi, je ne peux pas m’empêcher de ressentir plein de choses contradictoires depuis hier, entre la joie d’une nouvelle aventure qui commence, la tristesse de tourner une page somme toute très heureuse et l’appréhension face à l’inconnu de cette nouvelle situation.
On a beau se dire que tout va bien se passer, le fait est qu’on ne sait pas vraiment.
Et se mettre, du jour au lendemain, à vivre avec de parfaits inconnus, même si ton instinct t’a dit que ça pouvait le faire, c’est quand même toujours un peu flippant. Vont-ils m’aimer, pourrais je composer avec leur personnalités et eux avec la mienne, les immanquables compromis qui s’annoncent vont-il être compatibles avec la vie telle que je l’envisage, etc. ?
Bref, je suis en pleine crise d’angoisse, ça faisait longtemps…
J’ai plein de questions qui me trottent dans la tête en permanence, du genre :
- Est-ce qu’il y aura assez de pression dans la douche ?
- Comment mettre la même quantité de fringues dans une armoire deux fois plus petite ?
- Le fait qu’il y ait un abonnement au câble “spécial sport” n’était-il pas un signe rédhibitoire ?
- Est-ce que le chauffage marche bien (question toujours cruellement d’actualité ici) ?
- Combien de temps cela va prendre pour que je me sente à l’aise dans cette maison et avec mes collocs ?
- Ma chambre n’est-elle pas un peu sombre ?
- Est-ce que la connexion Internet sera correcte ?
- Est-ce que la machine à laver fait aussi sèche linge ?
- A quelle heure le soleil inonde-il cette jolie terrasse en tek ?
- La lumière de la salle de bain est-elle optimale pour le maquillage ?
- Le fait que mon nouveau colloc-proprio (et oui encore un colloc-proprio…) ait quelques ressemblances physiques avec mon ancien est-il mauvais signe ?
- Combien de temps avant que j’ose ramener un mec à la maison ?
- Etait-ce bien raisonnable de dire que j’aimais les enfants et que j’adorais cuisiner ?
- Est-ce qu’on apprend vraiment de ses erreurs ou y en a-t-il qu’on commet plusieurs fois avant de finir par comprendre ?
- Est-ce que certains détails objectivement insignifiants (les meubles balinais, l’odeur d’encens, l’énorme écran plasma) n’ont-ils pas pris le pas sur des éléments déterminants (le montant du loyer) au moment de faire mon choix ?
- Est-ce que tu peux vraiment faire confiance à ton instinct ?
- Tout cela n’est-il pas une vaste erreur ?
- Ma vie toute entière n’est-elle pas une vaste erreur ?
Aaaaaaahhhhhh !!!!
Faut que j’arrête, je vais vomir.
C’est pas le moment, j’ai “dîner d’adieux” avec mes désormais “ex-collocs”, ce serait mieux qu’ils ne se rappellent pas de moi comme d’une épave terrorisée et tremblotante.
Noyer le poisson sur la balançoire
J’ai passé ce week-end de Pâques à Zurich chez ma meilleure copine d’enfance, et j’ai pu passer un peu de temps avec sa fille, ma filleule, Inès, 4 ans.
Elle est adorable et on a eu de très bons moments toutes les deux. Mais, comme tous les enfants de son âge, elle pose parfois des questions embarrassantes… parce que sans réponse.
- Inès: Et toi, t’as des enfants aussi ?
- AL: Non. Marraine, elle a pas d’enfants. (Pensée personnelle et simultanée : Merci mon Dieu !)
- Inès: Pourquoi ?
- AL: Euuuh. … Bein… Parce que j’ai pas de mari. (Oh non ! Qu’est ce que je raconte ! Elle va croire qu’il faut se marier pour avoir des gosses !!! Voilà que je lui donne une éducation traditionaliste…)
- Inès: Et pourquoi ?
- AL: Oh bein parce que. (Putain, c’est malin. Qu’est ce que je réponds à ça maintenant…)
- Inès: Parce que pourquoi ?
- AL: … (Parce que personne n’a jamais voulu se marier avec moi/Parce que les hommes sont des cons/Parce que Marraine est super nulle pour trouver des mecs corrects/Mais on s’en fout parce que de toutes façons, je ne veux pas d’enfants !!!!!! Jamais !!!!!!!!! Je suis pas capable !!! Et rien que l’idée d’accoucher, ça me fait horreur, plus que la lèpres !!!).
- Inès: Hein ? Parce que pourquoi ?
- AL: Tiens, si on allait faire de la balançoire !!! C’est génial ça, la balançoire !
Kayaking is good for you !
Hier c’était la Saint Patrick, le fête nationale irlandaise.
Et j’avoue que j’ai décidé de la célébrer très différemment de la manière traditionnelle : pas d’alcool, seulement du sport (“very controversial”, comme ils disent ici).
J’ai fait du kayak toute la journée. C’était super, je me sens bien, je n’ai même pas de courbatures et ça m’a même inspirée un poème (oui, je deviens carrément poète, c’est incroyable l’effet de l’Irlande sur moi) :
Oh mon Kayak, que j’aime te chevaucher.
Sur des flots inconnus, avec toi voguer.
Au grès du roulis, tanguer, tanguer,
Sur les vagues hérissées, sentir la marée monter.
Telle Ariane, je ne perds pas le fil.
Et sans faillir tu m’amènes jusqu’à l’île,
Où la vie semble, un instant, s’arrêter…
Et j’y savoure, délicieusement, ma liberté.
1 an déjà
Encore un anniversaire aujourd’hui.
Ce n’est pas celui de mon blog, ni celui de mon arrivée à Dublin cette fois, mais celui de mon actuel boulot. Cela fait exactement un an que j’ai commencé et j’avoue que je suis assez satisfaite de mon petit bilan :
- J’arrive à peu près à comprendre ce qu’on me dit et surtout à me faire comprendre, même sur des détails techniques assez pointus impliquant du Foamex PVC, du thermo-pliage et du polissage à la flamme. J’arrive même à m’engueuler avec mes fournisseurs en Anglais maintenant, ce qui n’était pas le cas au début et source de grandes frustrations pour moi.
- J’ai à peu près réussi à dompter le phénomène masculin qu’est notre chef de production et à gagner son respect, ce qui était de loin le plus grand défi (beaucoup plus dur que de se familiariser à un nouveau boulot, un nouveau marché, apprendre à faire des dessins, pleins de calculs et des devis). Ils s’avère que les mecs de la production ont même un peu peur de moi, ce qui n’est pas idéal je vous l’accorde mais moi j’ai toujours eu peur qu’ils ne me prennent pas au sérieux, apparemment si. Bon, il faut que je fasse vite ma formation en management pour arriver à une relation plus normale (j’aime pas trop faire peur aux gens quand même, même si secrètement c’est assez jouissif pour une petite femme comme moi de faire peur à une bande de grands mecs).
- Ma stratégie Marketing commence à porter ses fruits et tous les changements souhaités sont en court de réalisation.
- Mon chef m’adore, ma patronne aussi… et ça, c’est quand même vachement important.
La Frogy Girl en Germany
Je suis rentrée hier soir d’un week-end de 3 jours à Düsseldorf où j’allais, avec mon Boss, pour assister au Salon Euroshop, le plus grand salon mondial pour tout ce qui concerne l’aménagement, l’architecture et le design des magasins, la PLV-Marketing et le Visual Merchandising.
Je vous livre donc mes passionnantes impressions sur ces trois jours assez mémorables :
- Partir en week-end Business avec un Irlandais, c’est comme aller au Pub avec un Irlandais : très mauvais pour le foie.
- Je me suis fait traiter de “Frog” par des Anglais dans un pub Irlandais en Allemagne et défendre par des Gallois (lors d’un marathon bière de 6 heures devant 3 match de Rugby. Oui parce que samedi on n’a pas été au salon, il y avait Tournoi. C’est quand même plus important…).
- Même si j’ai passé un super soirée avec mon Boss et cette bande de Gallois, je suis déçue d’avoir rater la nuit où des milliers d’hommes en kilt avaient envahi Dublin et où les Irlandais ont fêtés dignement leur très belle victoire. “Legendary” apparemment.
- Düsseldorf, c’est pas moche et il a même fait beau.
- La bière allemande, c’est bon, mais ça fait mal à la tête.
- Tous les Irlandais que j’ai croisé dimanche m’ont dit : “C’est carrément fou tous ces Allemands qui font du sport le dimanche matin ! A Dublin, il n’y personne dans les rues à ces heures. Tout le monde dort et a la gueule de bois. Ils sont bizarres, hein?”. Certes. C’est donc ce qui expliquerait cette grande différence de morphologie…
- Il y avait plein de gens hyper importants à ce salon : patrons de chaînes de magasins, équipes marketing entières, designers, organisateurs d’événements, architectes d’intérieurs, créateurs des nouvelles technologies qui vont révolutionner les habitudes de shopping, etc., venus de toute la planètes. Et une évidence s’imposait : il y avait très peu de femmes. Monde de merde, va !
- Il y a un marché dont je ne soupçonnais pas l’importance, mais aux vues de la taille et de la magnificence extravagante des stands (si on peut encore appeler comme ça des espaces de cette taille), ça doit représenter des millions et des millions. Ce marché, c’est celui des mannequins de magasin (les faux personnages en plastoc qu’on met dans les vitrines pour présenter les fringues). Incroyable ! Mais ils en font vraiment des super beaux, des qui bougent même. Et j’ai remarqué que la tendance, pour les mannequins féminins, était aux petits seins. Ouf. Mais bon, la tendance est toujours à 1,78m, super mince. Re-Monde de merde, va !
- Pour finir la soirée samedi, mon Boss a absolument voulu aller danser et quand on est entré dans le club, il passait “Neun und neunzig Luftballons” (vous savez, LA chanson allemande des année 80 que vous connaissez tous), j’ai cru que c’était une blague. Mais non. Ils écoutent bien de la musique de merde… Le reste était pire.
- Hier soir à l’aéroport, j’ai pensé qu’après 3 jours sans nouvelles de la France, j’avais sûrement raté un truc de fou de la part de notre président. Bingo ! J’avais raté le cours de langage et de maîtrise de soi au salon de l’agriculture. Ah non, mais il est définitivement plus passionnant de suivre la vie de Nicolas que celle de Britney. Chaque jour amène son lot de conneries pitoyablement désopilantes.
- Ce petit séjour en Allemagne, aussi sympathique fut-il, m’a fait réaliser tout ce que l’Irlande et les Irlandais avaient de fabuleux et à quel point j’aimais vivre ici, à cette période de ma vie.
Google or not Google
Mis à part quelques fidèles lecteurs, il y a un gros trafic de “passage” sur ce blog : des gens qui échouent ici après avoir lancé une recherche, plus ou moins avouable, sur Google.
Et avec mon petit logiciel qui me dit quels mots clés les gens ont tapés pour arriver ici, je rigole vachement (quand je ne me désespère pas sur la nature humaine).
Voici quelques uns des mots récemment tapés, et franchement, je me dis que, parfois, Google déconne complet :
- Grassouillette
Mais quelle grassouillette ? Où ça une grassouillette ? Il n’y a aucune grassouillette dans les parages ! Monsieur Google, vous devenez carrément désobligeant. Faites attention.
- Blog de grassouillette sexy
Fait gaffe ta gueule, j’ai dit ! Une fois ça suffit. Viens me parler en face si t’as un problème. Je sais où t’habites en plus !
- Blog homme poilu
Ah bein non… C’est tout le contraire. J’ai pas de poils en plus ! Même que mon esthéticienne dit que j’ai une pilosité très peu développée… T’es un peu con-con parfois…
- Blog sur le plus gros pénis
Même chose en pire. Aucun gros pénis à l’horizon. Vraiment aucun. Et c’est pas faute de chercher…
- Comment pratiquer l’éjaculation rétrograde ?
Je sais même pas ce que c’est… Je risque pas de répondre à la question. Comment ça a pu te venir à l’idée que je pouvais savoir ça ? T’as trop d’imagination, toi.
- Blog body building
Alors là… Grand mystère. Quand on voit ma carrure… Ça m’avait l’air pourtant clair…
- Recette quiche Lorraine
C’est pas la bonne adresse pour avoir une quelconque recette. Ma dernière quiche Lorraine était tellement dégeu que j’ai dû jurer de ne plus jamais recommencer. C’est un peu vache quand même d’envoyer les gens ici pour ça…
- Mort brutale au bout d’un an chez les hamsters dorés
Bon, tu pouvais pas le savoir mais je hais les animaux. Tous. En général. Spécialement depuis que mon hamster Barnabé est mort d’un cancer de la vessie quand j’avais 4 ans et demi. Donc c’est un peu un sujet tabou. Prière de ne plus jamais l’aborder.
- Blog de mec passionné d’eau et de sport d’eau
Ah bein c’est pas ici, mais ça m’intéresse, si tu pouvais me donner l’adresse à moi aussi, ce serait sympa. La bonne adresse, quoi…
- Le comble de l’emmental
Alors là, je crois que t’as un sérieux problème, mec. Il va falloir revoir les codes de toute urgence. T’as un blême dans la formule mathématique.
Mais, mais, mais… Parfois Google fait aussi preuve d’une perspicacité confondante :
- Super belle mannequin
Bravo ! C’est bien ! Recherche ciblée, pertinente, parfaite. C’est tout moi ça !
- Fumeuse sexy
Et oui, je fume… Hi, hi, hi. Tu vas me faire rougir.
- Gauchère sexy
Ah, je t’avais dit que j’étais gauchère ? Je me rappelai pas.
- Blog jolie femme Irlandaise
Presque, c’est dommage… Je suis Française. Mais c’est pas bien grave.
- Seins énormes
Aaaaaah. Je savais bien qu’un jour quelqu’un saurait apprécier mes atouts à leur juste valeur !
- Accent français sexy
Et oui, c’est moi ! Définitivement.
- Phobique de l’engagement
Euuuuh ?! Comment t’as deviné ? Ca se voit tant que ça ??
- Si tu savais comme je t’aimais
Est-ce un message personnel qui m’était directement adressé ? Si oui, pourrais-tu, s’il te plaît Monsieur Google, avoir la gentillesse de m’envoyer l’adresse email de son auteur. Merci. Et sans rancune, hein ?
L’effet du Rhum
2h du Mat’ - Dublin City des alcooliques
“… Oh oui ! On dirait qu’on part s’installer à Tahiti. Il fait trop froid ici, ça n’a pas de sens.
On s’installe sur une plage et on se construit une maison toute en bambou. Et on fait tout nous même ! Parce que c’est ça qui est génial avec le bambou : tu peux tout faire avec. Ta maison, ton lit, tes tables, tes chaises, ta douche, tu peux même te construire un coin dressing ! Et des cintres ! Oui et puis je suis sûre que toi, avec un vieux moteur de voiture, tu peux nous brancher l’électricité ! Comme ça on peut même se maquiller… Bein oui, au moins mettre du mascara quand même, pour la fête du village.
Et on habiterait tous ensemble ! On formerait une communauté. On serait des hippies du 21ème siècle… On fumerait des joints en buvant du rhum coco tous les jours et à minuit on irait se baigner nus dans la mer. Tu connais le “Midnight Bath” ? Oui, on ferait l’amour dans la mer… Tiens on pourrait même se construire une piscine derrière la maison… pour faire l’amour sans les poissons ! Hi, hi, hi.
On pourrait pêcher, ramasser des noix de coco et des mangues, se faire des colliers de fleurs et des petites jupes en palmier ! Et on ferait du surf !!!!!! Oh oui, on pourrait même travailler parfois pour payer le rhum ! Toi tu serais Barman, tu servirais des bières, avec ton expérience d’Irlandais, il n’y aura aucun problème ! Oui et toi si tu veux, tu pourrais faire des photos de mariage et de voyages de noces, pas de problèmes… Ah et j’ai une idée géniale ! Nous, on pourrais lancer une marque de cosmétiques organiques ! On écraserait des fleurs pour faire du monoï, on ferait des crèmes hydratantes avec de l’huile de coco, des gommages avec du gros sel de mer, des huiles de massage, des huiles pour les cheveux, etc. Tout, fait mains… Et on irait tout vendre au marché !! Comme à Ibiza ! Avec un joli petit packaging, ! On utiliserait des coques de coco, des feuilles de bananier et…
Hein ?
Quoi ????
T’as perdu tes clés d’appart ??!!!!!??????”
Et bien en tout cas, je me sens beaucoup mieux aujourd’hui… Excepté ce léger mal de tête… Mais c’est cool. Anne a réussi à rentrer chez elle aujourd’hui en défonçant la porte et moi je m’en fous un peu de mes problèmes de logement, en fait… Je vais prendre mon temps pour trouver quelque chose…