Archive for the 'Safer Sex' Category

Sex is not a Crash Test

January 14th, 2008 | Category: A voir, Safer Sex

Si j’étais…

October 09th, 2007 | Category: Safer Sex













Un joli site qui flirt avec l’actualité pour nous faire réfléchir un peu, une jolie et triste Marseillaise, une grande cause… Un peu de votre temps ?


No comments

Papillomavirus Humain : Attention danger !

January 10th, 2007 | Category: Safer Sex

Changeons un peu de sujet, pour aborder quelque chose de plus « grave »… C’est moins marrant mais c’est important !



Le Papillomavirus Humain, couramment surnommée PHV, peut nous pourrir la vie, à nous les filles.

Et si je vous en parle, ce n’est pas juste pour mon plaisir (Non, non, je n’ai pas de passion particulière pour les virus sexuellement transmissibles !), mais parce qu’une sourde inquiétude m’étreint…

Depuis un certain temps, j’entends beaucoup parler de cette petite bestiole.

Un nombre significatif de mes copines ou des copines de mes copines ont choppé ce truc. Ça signifie que statistiquement, nos risques d’y passer ne sont pas négligeables. Nous nous devons donc d’être un minimum informées à ce sujet.



Et justement, de l’information à propos de ce papillomavirus, on en manque un peu.

On connaît vaguement son nom (AH oui ! Le Papillon virus ?!!), mais on ne sait plus trop comment il s’attrape, comment on s’en rend compte et si c’est grave. C’est le genre de trucs auquel on a tendance à s’intéresser quand il est déjà trop tard



Réparons donc cette erreur !



Je ne vais rentrer dans une explication très scientifique, mais voici juste quelques basiques à connaître, et vous pourrez en parler avec votre gynéco la prochaine fois que vous aurez le grand bonheur de le voir…



Donc :



- Il existe plein de papillomavirus différents dont certains donnent des infections génitales. Ceux-ci sont sexuellement transmissibles (c’est l’Infection Sexuellement Transmissible la plus fréquente sur la planète).



- Le risque de faire un jour une infection à PHV est de 80 à 85% chez les personnes sexuellement actives.

Chez la femme, le pic de prévalence (nombre de cas dans une population donnée) se situe entre 20 et 24 ans (donc une période critique où le multipartenariat, qui augmente évidemment les risques de contamination, est fréquent).



- Le virus infecte la paroi génitale par contact direct muqueuse/muqueuse (ou même peau/muqueuses).



- Le préservatif diminue significativement les risques de contamination mais ne l’annule pas complètement (on peut être infecté juste lors de contacts génitaux sans rapports sexuels).



- La période d’incubation est très variable (3 semaines à plusieurs mois en général).



- 80% des infections sont asymptomatiques (donc on ne s’en rend pas compte) mais guérissent sans traitement.



- Le problème, et c’est là que ça se gâte, ce sont les autres ! Elles peuvent dégénérer en cancer du col de l’utérus (au bout de 15 ans en moyenne) si elles ne sont pas traitées. Le PHV serait responsable de 80 à 100% des cancers du col (et inversement, le risque de cancer chez la femme non infectée est quasiment nul).



Ce petit virus peut donc avoir de graves conséquences, et étant donné sa prévalence, mieux vaut s’en méfier.

Il est donc impératif de se faire dépister.

Pour nous, les femmes, la meilleure façon de dépister une infection à papillomavirus est le frottis du col utérin. C’est une des raisons pour lesquelles il est très important d’aller régulièrement chez son gynéco faire des frottis (une fois pas an).



- Si des lésions sont découvertes, le traitement consiste à tenter de les détruire, au laser par exemple.





Voilà… Les deux mots à retenir sont donc encore une fois prévention (préservatifs) et dépistage (frottis)…



Si vous voulez des infos bien plus scientifiques et plus complètes, vous pouvez par exemple aller , ou .


2 comments

Sensations inédites

December 05th, 2006 | Category: Safer Sex

Une petite pub assez marrante qui a la mérite de rappeler que les capotes, ça peut être bien !!!!!!!!!

Mais bon, comme ça serait dommage de trop le dire quand même (dès fois que ça sauve des vies), cette pub n’a été diffusé qu’une fois.

Un collector donc…







Je voulais juste mettre la vidéo au départ mais finalement, c’est l’occasion d’aborder un sujet que je maîtrise… Les capotes.

Parce que finalement, il est loin le temps où il n’existait qu’un seul et même modèle, un peu tristounet…

Maintenant, c’est la fête et les occasions de varier les plaisirs sont désormais multiples.



Plus d’excuses bidons (ça me serre, je sens rien, c’est trop grand, c’est trop petit, c’est trop cher, c’est trop moche, ça pue, …), maintenant, il en existe à tous les goûts, de toutes les tailles (XL, XS, XXS et normales évidemment. Attention surévaluer la taille de son sexe peut entraîner des accidents aux conséquences graves. Soyez raisonnables messieurs, la taille classique convient à la majorité des hommes.), de toutes les formes, de toutes les couleurs, avec plein de textures hallucinantes (nervurées, rainurées, perlées, ultra fines…), provoquant des effets fous (chauffant, stimulant, retardant…), etc.



On peut les acheter à peu près partout, même chez les marchands de tabac maintenant (à 1€ les 5)… Elle est loin l’époque où, si la pharmacienne du village était une copine de votre mère, toute sexualité vous était interdite. Et pour les gros timides, vous pouvez les commander directement sur Internet, notamment sur ce site qui est génial, parce que vous pouvez trouver tous les modèles existants (donc c’est super pratique même si vous n’êtes pas timide) et il y a même des promos et sûrement des soldes, trop fort !



Gros progrès également dans les lubrifiants (à utiliser pour limiter les craquages de capotes en cas de rapports sexuels un peu longs… Oui, vous savez messieurs, les jours où vous êtes en forme ou vachement inspirés… Mais si, ça arrive !), qui deviennent eux aussi, des optimisateurs de plaisir (gel fraîcheur effet frissons, gel chauffant, gel excitant…), voir des jeux rigolos (lubrifiants comestible à la Pina Colada, à la pêche, à la menthe verte).



Donc voilà de quoi s’éclater pendant des mois !





Encore faut il savoir les utiliser correctement, ce qui apparemment n’est pas le cas de tout le monde.

J’ai subi une expérience traumatisante, récemment.

A l’occasion de la Journée Mondiale de Lutte contre le Sida, j’ai participé à des opérations de prévention avec AIDES. Dans le cadre d’actions assez globales (permettant d’aborder de manières différentes plein de sujets différents), j’avais la charge d’un « Espace Capotes », un atelier pratique en fait. J’ai donc passé deux jours à faire enfiler des capotes sur des godes à des gens (des jeunes surtout) pour voir comment ils s’y prenaient, leur expliquer la bonne méthode et leur permettre de s’entraîner un peu (notamment les filles). On avait en effet cru remarquer certaines lacunes techniques…

Effectivement j’ai tout vu !!!!!!!! Surtout très peu de gens faire ça correctement, s’exposant ainsi à des risques énormes de craquage (voire d’explosion) de capote.

Complètement hallucinant ! J’ai eu du mal à m’en remettre.

A mon époque, on nous avait bien expliqué, bien montré, on savait faire…

Maintenant, c’est le drame. J’ai vu des jeunes (et une bonne partie en age d’avoir ou ayant des relations sexuelles) enfiler ça comme des chaussettes, en utilisant exclusivement les ongles, sans jamais, pratiquement, pincer le réservoir afin de chasser l’air…



Donc, n’oubliez pas de bien pincer le réservoir, de dérouler la capote avec la longueur des doigts, d’en prendre une autre si vous avez commencé par la mettre à l’envers (on ne l’a retourne pas, on la jette), et d’ajoutez un petit peu de lubrifiant !



Allez… et profitez bien de vos achats sur Condozone ! Tentez vous une soirée “préservatif à anneau + gel effet frisson”, “Capote à la Benzocaïne + gel chauffant” ou “Double effet perlé/rainuré + gel comestible à la cerise”.


No comments

Où ça parle de stratégie sexuelle

November 09th, 2006 | Category: Safer Sex







Un jeudi sous le signe du sexe !

Non, ne vous emballez pas… je vais juste vous parler à nouveau de prévention et de Safer Sex.

Bon apparemment ça fait moins débat que le mascara mais c’est aussi important (Oui ! Un mascara, c’est vital !!!).

Je signale aussi que c’est une suite, pour les nouveaux c’est mieux d’avoir lu au moins ce post là pour tout comprendre.





Aujourd’hui, un thème central de la prévention :

Les préservatifs : décider de vraiment les utiliser.

Et comment convaincre un mec qui ne veut pas, d’en mettre un.



Donc je crois que tout le monde a compris qu’il était absolument vital d’utiliser un préservatif lors d’une relation sexuelle.

Le problème, et c’est là tout l’enjeu, voire la difficulté, de la prévention, c’est qu’il y a une grosse différence entre l’avoir compris et le faire !!!

Une différence énorme même !

C’est arrivé à strictement tout le monde de ne pas en utiliser, ne soyons pas hypocrites. Et pourtant, presque trentenaires, nous sommes d’une génération hyper informée : on a connu les années noires du sida, on nous a expliqué et montré des dizaines de fois comment utiliser les capotes (à la télé, à l’école, …), etc. Un avantage énorme sur les générations actuelles (et sur les plus anciennes, genre les ex-soihante-huitards qui ont connu la libération sexuelle).



Et pourtant, même pour nous, ce n’est pas si simple.

Parce que prendre la décision d’utiliser ou non un préservatif, ça tient à pas grand chose. Ça tient à une seconde, tout au plus, dans un moment où, en général, on a l’esprit occupé à autre chose et pas toujours envie de « casser l’ambiance » (ou de l’arrêter dans un truc assez sympathique…) en abordant cette question.

On se dit : « Oh, aller… tanpis. Pour une fois… », « Oh… il a l’air bien propre sur lui ce jeune homme ! », « On est jeune, on est beau, on ne risque rien ! », « S’il n’en parle pas… c’est qu’il sait qu’il n’est pas séropo… », etc.

Une série d’erreurs fatales !

En tout cas, d’erreurs qui furent fatales à beaucoup de gens que je connais (contaminés à 17 lors de leur première relation sexuelle, contaminés la seule fois où ils n’ont pas utilisé de capote, contaminés par BeauGosseMagnifique champion de rugby, etc.).



Donc, cette décision, il faut la prendre. Et la prendre soi-même !

Le choix de la prévention est une responsabilité individuelle.

Elle ne doit pas dépendre de l’autre.

Ce n’est pas aux séropos de nous protéger, ce n’est pas à notre partenaire de nous protéger, c’est à nous de nous protéger nous-même.

Chacun est responsable de sa propre protection.



Et pour prendre cette décision soi-même, il faut y avoir réfléchi.

Et oui, de temps en temps, il faut se poser et penser un peu (ça détend en plus, c’est sympa…).

Qu’est ce que je veux ? Quelle vie je veux ? Quels sont les risques que je suis prêt à prendre ? Quelles responsabilités je peux assumer ? Est-ce que je pourrais vivre ce que vivent les séropos (je vous en parlerai plus en détail… ça aide bien à intérioriser les messages de prévention) ? Pour une capote pas mise, est-ce que j’accepte de devoir en utiliser toute ma vie ? Pour 5 minute de plaisir (oui… je suis méchante), est-ce que j’accepte que ma vie se transforme en une ignoble course contre la montre avec pour seul espoir, celui qu’un jour on trouve un traitement qui puisse me sauver ?



Plein de questions comme ça qu’il faut s’être posées.

Il faut s’interroger sur nos pratiques, nos représentations, nos attitudes, nos peurs.



Après on prend une décision.

On décide d’adopter un comportement (safe ou pas… chacun fait ce qu’il veut. A partir du moment où tout le monde a bien compris qu’il était responsable de lui-même…).

Et le fait d’avoir pris une décision, d’avoir mis en place une stratégie personnelle de prévention, ça aide vachement à s’y tenir.

Si, si, je vous jure !



Bon, c’est vrai qu’il y a les cas extrêmes ! MecQuiTueTout et vous, une seule occasion (ce soir) et pas de capotes !!! Là c’est horrible, cauchemardesque, corneillien… J’ai pas vraiment de réponse à ça (enfin si j’en ai une, mais elle dure à entendre). Moi je suis prévoyante (parce que je suis balance… on est prévoyante nous les balances apparemment), ça ne m’est jamais arrivé…





Le problème est tout autre quand vous avez des capotes mais que MecQuiTueTout refuse d’en mettre.

Oui ça arrive !

Mais les mecs sont confrontés au même problème, mesdames. Ils n’ont pas le monopole de la légèreté sexuelle et les femmes ont tendance à croire que la pilule protège de tout.

Mais on va dire que nous ne sommes pas comme ça et que nous avons pris la décision de nous protéger systématiquement.



Quelle attitude adopter dans ce moment pénible ?

Bon, en général, à ce moment là, la déception énorme de découvrir que MecQuiTueTout est un peu con, ça aide. Ça nous refroidi d’un coup. Mais comme MecQuiTueTout tue tout, on lui laisse une dernière chance.



Stratégie n°1 : la nouvelle expérience sexuelle !

Bon ben tanpis… on arrête tout. C’est dommage j’avais très envie ! J’avais même envie de tenter la position du « canard laqué thaïlandais » ou le « Bilboquet javanais », tu connais ?

Bon s’il accepte de tenter quand même l’expérience, on est un peu dans la merde… Mais on peut arriver à s’en sortir très bien : Ben c’est vrai, t’as raison… le « Bilboquet javanais », finalement c’est pas si différent du missionnaire (ouais, je reste soft…).



Stratégie n°2 : la crise de larme

Toujours utile ! Avec souvent de bons résultats dans tout. On se met à pleurer comme une fontaine en hoquetant et en gémissant qu’on n’a jamais de chance nous… pour une fois qu’on était prête à faire le « Bilboquet javanais » ! (Ne pas hésiter à coupler plusieurs stratégies pour arriver à vos fins.)



Stratégie n°3 : l’allergie à la peau

Ben non, je peux pas ! Je suis allergique à la peau de pénis. Je suis obligée d’utiliser un préservatif en latex sinon je gonfle, je deviens toute rouge et je vomis !

Là… faut juste arriver à pas exploser de rire !



Stratégie n°4 : la menace de la paternité

Ouais mais bon, comme je prends plus la pilule (trop dangereux, je fume trop/j’ai trop de cholestérol) et qu’on est le 22 du mois, il y a quand même une chance énorme que tu sois papa dans 9 mois si on fait comme tu dis ! Mais remarque, moi ça me tente vachement maintenant que t’en parles. Tu imagines : nous deux dans ton F1 avec un petit bébé tout mignon qui pleure et qui coûte cher ! C’est trop romantique !!!!!!!!!! Se lever la nuit, devoir vendre la console mais être nous trois, ensemble, jusqu’à la fin de notre vie !!!!!!!!!!!!! Oh et puis tu dois être tellement mignon en train de changer une couche !! Mon dieu, ça me donne des envies de « Bilboquet javanais » tout ça !

Bon là c’est vrai qu’il y a un risque qu’il parte en courant et ne donne plus jamais signe de vie (à moins que le recours discret à la stratégie n°1 ait fait son effet) mais comme on a vu qu’il était un peu con de toute façon… On perd pas grand-chose.



Stratégie n°5 : la terreur

Ça veut dire que tu sais que tu n’es pas séropo, toi. C’est bien, t’as de la chance. Moi, en ce qui me concerne, je ne sais pas vraiment. Depuis que mon ex, qui était toxico (utilisez les vieux clichés, ça fait toujours son petit effet) est entré à l’hosto, j’ose pas aller me faire dépister. Et puis, il y a eu Moussa le taximan botswanais…

Bon effectivement, cette stratégie est encore plus risquée que la précédente. Là normalement il refuse même de dormir à côté de vous… C’est un peu la stratégie du dernier recours, celle qui sert surtout à le faire réfléchir, une bonne action quoi…





Bon j’ai plus d’idées en fait… mais si vous en avez, je suis preneuse !!!!

4 comments

Safer Sex #2 ou l’art de la fellation à moindre risque

November 02nd, 2006 | Category: Safer Sex







Aller ! Aujourd’hui un peu de Safer Sex ! C’est important !

Et un sujet qui nous passionne tous : la fellation !



J’avais promis de vous en parler plus en détail, suite à ce post. Et en plus, le mot fellation semble faire venir des gens sur mon blog… des gens par exemple qui ont tapé dans Google « Vidéo blog de fellation en voiture » ou « rue fellation Marseille sans préservatif ». Ah Ah Ah !





Donc la fellation sans préservatif présente des risques de transmission du VIH, notamment pour la personne qui la pratique.

Des risques relativement faibles, il est vrai, mais quand même.

Or il existe quelques trucs très simples qui permettent de réduire ces risques, donc autant les connaître.



Truc n°1 : Ne pas se laver les dents avant de pratiquer une fellation.

Ben oui, ça parait con mais c’est bien utile. Car en vous lavant les dents, vous créez des microlésions dans la muqueuse de votre bouche donc autant de portes d’entrée pour le virus.



Truc n°2 : Pas d’éjaculation dans la bouche.

C’est pareil, c’est l’évidence même. Il faut éviter le contact entre le sperme (qui contient le virus) et vos muqueuses.

Si possible (mais c’est possible, heureusement), évitez aussi l’éjaculation dans les yeux, étant donné qu’on a dit aussi que les yeux étaient des muqueuses perméables au virus.



Truc n°3 : Avaler et pas recracher.

Bon là, ça devient un peu gore mais il paraît que c’est mieux. En cas de présence de sperme dans la bouche (Ah, Ah, la jolie formule !), il serait plus Safe de l’avaler plutôt que de le recracher, parce que les mouvements nécessaires au recrachage seraient plus invasifs pour les muqueuses. Mais bon, là vous faite un peu ce que vous voulez… le mieux serait d’avoir respecté le Truc n°2.





Voilà… rien d’extraordinaire… Plutôt facile à mettre en pratique.

Il est à noter que l’application de ces petits trucs permet également de limiter les contaminations aux autres IST (et oui, on ne dit plus MST depuis un moment !)… Mais pas à toutes… Pour en éviter quelques une (comme certaines formes d’herpès par exemple) : le préservatif reste l’unique moyen !





Je terminerai par une petite citation, trouvée dans Wikipédia :

« Une fellation bien menée fait bosser près d’une trentaine de muscles faciaux et, alors, quel meilleur antiride ? Ne me remerciez pas. Ma générosité est sans limites. »

Patrick Delbourg





Ah la la…



La mauvaise foi masculine pouvant être énorme, la prochaine fois, j’essayerai de vous donner quelques trucs pour refuser «poliment» une relation sans préservatif et parer quelques arguments classiquement utilisés par les mecs pour ne pas en utiliser.

No comments

Safer Sex #1

October 17th, 2006 | Category: Safer Sex







Et on va commencer par le commencement. La base de la base… Le truc qu’il faut bien maîtriser si on veut comprendre tout le reste… Et le truc qu’en général, vous savez plus ou moins : les modes de contaminations.



Je vais vous faire la version simple (donc pas scientifique)… qui permet normalement à tout le monde de comprendre… Donc je vous encourage à l’utiliser pour expliquer à vos enfants ou à votre arrière grand-mère (en général, elle n’ose pas demander mais ça l’intéresse vachement et elle n’a rien compris à ce que lui a expliqué Jean-Pierre Pernaud, il y a 15 ans).





Attention parce que je vais devoir utiliser les mots justes, donc parfois crus… Ce billet serait donc qualifié d’«explicit» par un site américain… Mais c’est la clé de toute discussion ou explication sur la sexualité : pas de tabous !





Donc : Pour que le virus du sida se transmette d’un corps à l’autre… Là, normalement, il faut faire les gestes en même temps. C’est vachement important, ça aide à comprendre. Donc là, on fait un grand arc de cercle avec le bras, on mime un pont, un passage d’un point A à un pont B…

Je reprends… Donc pour que le virus se transmette d’un corps à l’autre: il faut qu’il sorte du premier corps et qu’il entre dans le deuxième corps. Il lui faut donc une porte de sortie (on mime la sortie) et une porte d’entrée (on mime l’entrée évidemment).



La porte de sortie : (Bon là, j’arrête le mime… vous trouverez les gestes tout seul.)

Comme porte de sortie, le virus utilise toujours un liquide corporel. Mais PAS n’importe quel liquide corporel.

Qu’est ce qu’un liquide corporel d’abord ?

Et bien ce sont tous les liquides produits par le corps. Par exemple le sang, l’urine, la sueur, les larmes, la salive, le sperme et le liquide séminal (la goutte) chez les hommes et les sécrétions vaginales ou le lait maternel chez les femmes…

Mais le virus n’est présent QUE dans certains liquides corporels : le sang, le sperme, le liquide séminal, les sécrétions vaginales et le lait maternel (pour être exacte, il est contenu dans les autres liquides aussi mais en quantité complètement minuscule donc rendant totalement impossible une contamination… Par exemple, pour être contaminé par de la salive, il faudrait avaler 7 seaux remplis de salive, ce qui n’arrive jamais, vous en conviendrez… Donc pour ne pas embrouiller les esprits, on oublie les autres liquides.).



On peut d’ores et déjà conclure que s’embrasser, se toucher, se pleurer dessus (ou autre), boire dans le même verre, faire la cuisine, s’occuper d’un enfant, aller aux toilettes, etc… ne présentent donc strictement aucun risque… Tous les gestes de la vie quotidienne sont complètement «safe» : vous pouvez donc vivre, travailler, manger… bref, tout faire avec une personne séropo !





La porte d’entrée :

Pour entrer dans un corps, le virus à deux solutions :

- Soit entrer directement dans le sang, mais c’est assez rare. C’est le cas par exemple quand vous faite entrer une seringue souillée de sang contaminé directement dans vos veines. C’est le cas aussi (mais plus en France) quand on vous transfuse du sang contaminé, de la mère à l’enfant par voix intra-utérine ou quand on nourrit un enfant au sein avec du lait contaminé.

- Dans le grande majorité des cas, le virus va utiliser comme porte d’entrée l’une de vos muqueuses.

Mais qu’est ce qu’une muqueuse ?

C’est la paroi qui recouvre l’intérieur de la bouche, l’intérieur de l’anus, l’intérieur du vagin chez la femme et le gland chez l’homme. Vos yeux aussi sont des muqueuses. Or ces parois sont très perméables et surtout elles sont très fragiles. Elles ont souvent des microlésions et la moindre activité un peu «violente» crée d’autres minies coupures (dont on n’a absolument pas conscience), comme par exemple, le fait de se laver les dents pour la bouche ou la moindre pénétration pour les muqueuses des organes sexuelles (y compris évidemment l’action de pénétrer pour les hommes) et encore plus pour celle de l’anus (qui à la base n’est pas prévue pour ça et dont le passage est plus étroit).



On comprend donc désormais aisément que lorsque votre gland, votre vagin, votre anus ou votre bouche, voire vos yeux, sont en contact avec du sperme (ou du liquide séminal) ou des sécrétions vaginales, le risque de contamination est très élevé.

On comprend également que le préservatif doit sont efficacité redoutable au fait qu’il isole ces liquides de vos muqueuses (ou vos muqueuses de ces liquides).

Evidemment, il y a une échelle des risques. Certaines pratiques et notamment les plus invasives pour les muqueuses (comme la sodomie) présentant des risques encore plus élevés que les autres.













En vrac (grand classique et petits détails) :



Peut-on être contaminé par un moustique ?

Non. Absolument pas. Essentiellement parce que le moustique ne vous injecte pas de sang mais vous en prend. Et c’est notamment lié au fonctionnement mécanique du dard de moustique (là je rentre pas dans les détails)… qui rend impossible tout contact avec un autre sang.



Si je rentre dans une douche remplie de sang, puis-je être

contaminé ? (la question un peu con)

Non. La peau est une barrière infranchissable par le VIH.



Et si j’ai une coupure au pied ? (le mec qui insiste)

A voir. Si vous avez une grande plaie béante et que vous patauger dans 20 cm de sang contaminé et frais (le virus du sida survit très peu de temps à l’air libre), et encore… Mais de toute façon, vous rentrez souvent dans une douche remplie de sang, vous ? Il est pourtant vrai qu’il faut éviter les bains de sang quand on a le corps lacéré… Et si vous saviez le nombre de questions ridicules, sur des situations complètement improbables, qu’on m’a posée…



La fellation est-elle risquée ?

Oui. C’est évident. Mais elle est moins risquée que les autres pratiques. L’idéal étant évidemment d’utiliser un préservatif. Mais on sait bien que la fellation sous plastique présente peu d’intérêt. Il y a donc des moyens de réduire les risques si l’on souhaite toutefois la pratiquer « à l’ancienne ». Ce sera l’objet d’un petit billet tout spécialement sur ce sujet…



Lors d’un rapport hétérosexuel, les risques sont-ils les mêmes pour l’homme et pour la femme ?

Non. Malheureusement mesdames, l’inégalité nous frappe encore ! Nous avons plus de risques de contamination que les hommes. Principalement parce que notre vagin est une très grande muqueuse (alors qu’en superficie, la muqueuse du gland est beaucoup plus petite)… Donc une porte d’entrée beaucoup plus grande… Et de manière plus générale, le fait d’étre pénétré présente toujours plus de risques.



Les risques sont-ils plus élevés lors d’un rapport « violent » (entendez brutal) ?

Evidemment. Parce que plus un rapport est violent, plus il créera de lésions dans les muqueuses.



Avoir des relations sexuelles pendant les règles augmente-t-il le risque de contamination ?

Oui, sans préservatif, le gland de l’homme sera directement en contact avec le sang donc les risques sont multipliés…







Bon, j’ai plus trop d’idées de questions… Mais n’hésitez pas, au cas où… et j’accepte même les questions ridicules, sur des situations complètement improbables.





Je conclurais donc en disant que les préservatifs sont les SEULS moyens de se protéger d’une contamination au VIH donc il FAUT les utiliser impérativement (sans parler de toutes les horribles autres IST et des risques de grossesses non désirées).

2 comments

Savoir pour Agir

October 17th, 2006 | Category: Safer Sex







Savoir pour agir.

C’est le principe même de la prévention en général et de la réduction des risques en particulier…

Avoir les connaissances suffisantes et nécessaires afin de pouvoir faire des choix éclairés et d’assumer ses responsabilités en toute connaissance de cause.





Je vais vous parler d’un sujet que je connais bien : la réduction des risques sexuels… histoire que mes années d’expérience à AIDES (je m’y suis occupée de la comm. pendant 5 ans) servent à tout le monde !

Quand on parle de réduction des risques sexuels, on parle évidemment d’éviter les contaminations au VIH, mais aussi à toutes les autres Infections Sexuellement Transmissibles (qui font des dégâts souvent redoutables même si elles ne sont pas toujours ou pas directement mortelles).





Ouuuuuuuuuh ! Je vous entends déjà râler !





Mais on sait déjà tout là-dessus !

Faux. Vous croyez bien maîtriser le sujet mais ce n’est pas le cas ! Vos connaissances sont dépassées, approximatives, incomplètes voir carrément fausses.



Mais moi, je m’en fous, je suis en couple !

Et alors… ça vous interdis d’apprendre des trucs ?

Et d’abord, vous ne serez peut-être pas toujours en couple. Ensuite, les «coups de folie» (pour dire ça poétiquement), ça peut arriver à tout le monde. Et enfin vous aurez certainement l’occasion d’avoir à en parler à vos enfants, frères, sœurs ou cousins (l’Education Nationale ayant définitivement lâché l’affaire… Actuellement on peut arriver au bac en n’ayant jamais entendu quoi que ce soit de sensé sur le VIH).



Ouais, ok… Mais on ne fait pas vraiment parti des « populations à risque » !

Pas vrai. Effectivement certaines personnes sont plus susceptibles d’être contaminées que d’autres. Mais le VIH a tendance à se contrefoutre de ce genre de considérations et autres statistiques et frappe sans distinction de sexe, d’âge, de classe sociale, d’identité sexuelles ou de statut matrimonial… J’ai croisé beaucoup de personnes séropositives, de 16 à 70 ans, et nombres d’entre-elles ne faisaient pas parti des « populations à risque »… On leur aurait même donné le bon dieu en confession et… notre corps sans concession…



Ok, ok. Mais c’est un peu chiant comme sujet, limite morbide…

Pas du tout. Vous allez même apprendre des petits trucs marrants et hyper utiles… Si, si je vous jure ! De quoi briller en fin de soirée dès que la conversation vire graveleuse (ce qui est fréquent, n’est ce pas ?) et vous faire passer pour un grand maître es sexualité, bourré d’expérience !





Bon ben alors, vas-y… On commence par quoi ?





Ah ben voilà qui est mieux…

A la demande générale… j’inaugure donc une nouvelle rubrique : « Safer Sex ».

1 comment