Jul 24

Dialogue d’expatriés

Category: General, Irish Stew by AL

A vivre dans un pays anglophone, pratiquant moins ta langue maternelle, tu “perds” à une vitesse incroyable. Tu te mets à faire des fautes de construction, à perdre du vocabulaire et à utiliser des mots anglais, voire leur traduction littérale. Bref, ça devient plus compliqué de parler correctement (d’écrire aussi d’ailleurs, l’orthographe devient plus difficile à maîtriser. Oui… c’est pour ça…).
Du coup, se développe une sorte de langage spécial entre expatriés. Oui, parce que l’autre expat, il fait les mêmes fautes que toi et il comprends ce que tu veux dire quand tu mélanges tout… Donc tu fais vachement moins d’efforts avec lui que quand tu parles à ta mère. Mais t’essayes quand même d’en faire un peu.

Et ça donne des trucs comme ça :

- Hey ! Salut, ça va ?
- Yep et toi ? T’as eu une bonne journée ?
- Bof… entre mon boss qui me fait chier et mon computer qui déconne, c’était un peu galère. Je pouvais même pas checker mes emails !
- Ouais moi aussi j’ai eu une journée chiante. Mais merci Dieu, j’ai d’autres choses dans mon esprit !
- Ah oui ! Alors c’est quoi l’histoire ? Tu déménages, c’est ça ?
- Oui ! J’en ai marre de mon aire. Je vais me tirer de là, je voudrais un truc mieux locater.
- Oui, sûr. C’est un peu dodgy par là bas. T’as apply-er à des annonces déjà ?
- Oui, oui, j’ai commencé… Mais c’est fucking chiant.
- Yeaahh… M’en parle pas, ça me rappelle seulement des mauvais souvenirs.
- Oh God, oui ! Au bout de trois jours je suis déjà malade de ça. C’est une grosse peine… d’appeler les gens comme ça.
- Pff ouais… Tiens t’as pas une fag à me passer ?
- Ah non, désolée, je suis dans une semaine cigarettes-free.
- Waou ! Fair enough… Je pense pas que j’en serais capable.
- Bon, à la fois t’es déja dans une période men-free, non ? No men, no peine, c’est ça ? On peut pas tout faire dans le même temps.
- Non, c’est pour sur ça ! Pff, c’est un peu de la bullshit en fait ce truc de Men-free Summer, mais bon… n’en parlons pas, ça me depresse. En plus que j’essaye de limiter ma consommation d’alcool, aussi.
- Ah ? Marre d’être hangover tous les week-ends ?
- Yep ! Et marre de prendre en poids à cause de cette saloperie de bière. Faut que je sois raisonnable et que je ne boive que du whisky à partir de maintenant…
- Aaaah ! Parle pas de prendre en poids ! Je supporte plus mon belly moi en ce moment. Je suis en train de me transformer en réelle Irish Girl.
- No !! No, no. Dans mon opinion, t’as encore carrément de la marge !
- Pff ! De toutes façon, I don’t give a shit. Je m’en fous total en fait. C’est nul de céder comme ça aux dictats de la mode.
- Ouais, c’est sur. Mais bon… Tient, on pourrait se mettre au “Pairenoood”, au Ricard quoi. Il parait qu’il y a que 15 calories par verre. C’est l’alcool le plus regime-friendly de la terre.
- Oui, encore faudrait-il en trouver sans que ça nous coûte “the eyes of the head”.
- Ah, Ah ! Oui, ou on va se trouver avec “the ass between 2 chairs”. Diet ou ruine ? Quel est le meilleur ?
- C’est clair que ça revient cher d’essayer de rester healthy dans ce pays ! Entre les trucs organics pour pas se tuer à petit feu et les trucs fair-trade, pour pas avoir trop de morts sur la conscience, ça devient nightmaresque tout ça…
- Oh fuck, oui ! Une grosse peine, une très grosse peine in my arse…
- Bon allez, Pint !!! Fuck off le régime, la planète et le hangover !
- Yeaaah ! Let’s go !

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Jul 21

Voyager seul en Chine (sans Robert et Simone)

Category: A voir, General, Hors d'Atteinte by AL

En cette période estivale, il est dur de ne pas penser aux vacances et aux grands voyages.
Moi, ma passion c’est l’Asie. C’est toujours là que j’ai envie d’aller. L’Asie du Sud-Est particulièrement. Mais il y a aussi la Chine qui me fascine, sa culture millénaire et cette mutation extraordinaire qui secoue le pays (et le monde en passant). J’aimerai bien voir à quoi ça ressemble de mes propres yeux, me faire ma propre idée.

Le problème de la Chine, c’est qu’une énorme majorité des chinois parle aussi bien l’anglais que moi le mandarin, et lit aussi bien le chinois écrit dans notre alphabet (comme dans mon guide) que moi leurs idéogrammes.
Ça implique donc, en général, de devoir partir en voyage organisé et souvent, avec un groupe.

Or le mot groupe, spécialement en vacances, moi ça m’a toujours fait frémir d’horreur.
Me lever tous les jours à 6h00 pour suivre un programme dément, qui t’emmène exactement aux mêmes endroits, aux mêmes moments, que tous les autres touristes de la terre, je ne peux pas.
Attendre Monique pendant 3 plombes parce qu’elle hésite entre le pot en céramique rouge et le pot en céramique bleu, au magasin-piège à cons qui est sous contrat avec ton tour opérateur et où tu te tapes donc 2h00 de “quartier libre”, je ne peux pas.
Subir les commentaires racistes et franchouillards de René à propos des autochtones à chaque repas, je ne peux pas.
Devoir poser sur 130 photos par jour parce que Jean-Michel n’aime pas les photos sans personne dessus et trouve ça génial pour l’esprit de groupe, je ne peux pas.
Avoir à écouter chaque matin, au petit-dej’, la description détaillée des problèmes intestinaux de Colette qui ne supporte décidément pas la nourriture asiatique, je ne peux pas.
Devoir rejoindre ma chambre d’hôtel tous les soirs à 20h30 parce que quand même, tout le monde est fatigué et que demain, on se lève tôt, je ne peux pas.
Me trimbaler partout avec des gens collés à mes basques en permanence qui me demande si j’ai déjà vu un truc pareil ou si je sais comment s’appelle cet arbre, je ne peux pas.
Subir les blagues pourries et les remarques graveleuses de Marc toute la journée, en plus des regards haineux et des réflexions perfides de sa mocheté de femme, je ne peux pas.
Etre prise en amitié par Marcelle, vieille fille de 58 ans, qui me raconte sa vie à longueur de trajet et a décidé de faire tout exactement comme moi, de s’asseoir toujours à côté de moi et d’acheter exactement tous les même trucs que moi, je ne peux pas.
S’arrêter avec le bus toutes les 45 minutes parce que Louise a le mal des transports et parce que Roger a la prostate qui le lâche, je ne peux pas.

Bref… les groupes, je ne peux pas.
Ça me rend méchante.
Au bout de 2 jours je pète les plombs, ça me gâche les vacances, voire celles des autres…

Moi j’aime faire la route tranquille, avec une ou deux personnes, prendre le temps de m’arrêter, voire de rester, là où je me sens bien, ne pas aller là où je n’ai pas envie d’aller, ne pas avoir de programme trop déterminé, suivre les occasions qui se présentent, etc. Quitte à me taper quelques galères…

Mais voilà… pour la Chine c’était un peu compliqué pour l’instant, parce que pour ce genre de trip, un minimum de communication est nécessaire. Pour savoir si tu vas plutôt dans la bonne direction ou si t’as pris le train dans le sens inverse. Pour connaitre la composition de cette spécialité culinaire au nom bizarre qui a effectivement l’air délicieuse mais tu voudrais quand même bien savoir ce que c’est (du chien ? Du scorpion décortiqué ?). Pour que le chauffeur de taxi t’emmène au bon Club, celui où t’a donné rendez-vous Bruce, le bel américain expatrié rencontré l’après-midi même sur la plage. Pour pouvoir réserver une chambre avec des vrais toilettes après 5 jours dans les rizières, sans devoir te lancer dans un mime ridicule et plutôt embarrassant à 2h00 du mat’. Bref… pour se simplifier un tout petit peu la vie… quand même.

Or voilà, une bande jeunes gens malins, charitables et épris de liberté vient de lancer un service qui rend tout cela enfin possible : un service de traduction par téléphone !
C’est hyper simple. Il suffit d’acheter des minutes de crédit sur leur site Internet, et quand vous faites face à un problème majeur d’incompréhension mutuelle totale (Si ! Je rejoindrai Bruce, il n’y a pas moyen que tu me fasses manquer l’américain, petit homme !), d’appeler le numéro. Là, vous tombez directement sur un interprète (qui parle même français) qui va gentiment expliquer au chauffeur de taxi comment vous emmener directement et rapidement dans les bras de Bruce.
N’est ce pas génial ?!
En plus, il parait que ça marche super bien (j’ai des sources sûres au pays qui fait trembler le monde).
Ça s’appelle Tongo et l’adresse c’est ici (je tiens d’ailleurs à préciser, si c’était nécessaire, que ça n’a rien à voir avec Facebook, Skype, Techcrunch ou Seesmic…).

Donc voilà, Bonjour la Chine !!!

Moi, je crois que je vais commencer par une semaine à Pékin cet hiver, l’esprit libre et le cœur léger, ouverte à toutes opportunités, surtout si elles s’appellent Bruce.
Et si vous allez en Chine, ou que vous connaissez des gens qui y vont (ça marche bien pour les trips Business aussi apparemment et pensez y quand même si vous partez avec un groupe et que vous ne voulez pas vous coucher à 20h30 ou que vous tentez d’échapper à Marcelle lors d’une journée auto-décrétée “quartier libre”), n’hésitez pas à transmettre ! Vous pourriez leur rendre un fier service…

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Jul 20

Je ne t’aurais jamais aimé plus

Category: General, Me & MySelf, Trucs de Filles by AL

Ça y est. Les démons dans ma tête se sont calmés.
Depuis quelques temps, mon esprit est apaisé, j’ai les idées claires, je suis guérie.

C’était l’histoire d’un homme qui avait accaparé mes pensées, foutu le bordel dans mon cerveau et déstabilisé mon être intime…

Pour conjurer le sort définitivement et faire preuve d’un peu de pragmatisme (pour une fois), j’ai décidé de m’inspirer de ma nouvelle héroïne de la chanson, Soko (et notamment de sa chanson “I will never love you more“) pour dresser une liste claire, nette et précise, afin de remettre en perspective, et dans la réalité, cette histoire qui m’a exagérément décontenancée.

  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un massage balinais sur la plage.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon Eau d’été Sweet Sun de Dior
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un concert de Patrice avec Marion.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon iPod branché à mon MacBook.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que bronzer au soleil dans mon rêve de Provence.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un dimanche sous la couette avec un bouquin de Sophie Kinsella.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que quand ils me disent que je suis belle.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un CaïpinArak préparé par Ganesha.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que hurler “Casser la voix” à 3h00 du mat’ avec Laure lors de nos soirées Revival Adolescence quand ses enfants dorment.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un repas de Noël avec ma famille.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un après-midi shopping quand j’ai des sous.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que danser en transpirant sur un bon set au Whelans.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que les pommes de terre sautées de ma grand-mère.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un premier baiser et mon coeur qui bat.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une bière en sortant du boulot avec Anne.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que les rues de Bangkok.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une coupe de champagne sur la terrasse avec mes parents.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une nuit de putain de bon sexe.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que les chansons de Bob Marley.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon séjour à Budapest avec Patty
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que quand mon Boss me dit que j’ai fait du bon boulot.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un apéro sur les quais de Rhône, à Lyon, au soleil couchant.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que prendre la route avec Tonton pour traverser notre île.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un film avec Brad Pitt, George Clooney et Johnny Deep.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un tour en Méhari, les cheveux au vent, direction l’Estagnole.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que fumer un pétard en refaisant le monde avec mes potes, le soir, quand la fraîcheur envahit enfin la ville.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que plonger dans les vagues puissantes des plages de Kuta.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’avoir le corps de Kate Moss.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que le jour où on m’a embauché en Irlande.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que de m’engueuler avec ma soeur et de me reconcilier en lui disant “Mais c’est parce que je t’aime !”.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une baguette tiède et craquante tartinée de Saint Marcellin et accompagnée d’un pot de Côte.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que lire une BD de science-fiction jusqu’à 2h du mat’ quand il y a boulot le lendemain.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que signer un gros contrat au boulot.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que quand Brotha revient en Europe.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un arc-en-ciel dans la lumière magique de Dublin.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que regarder un film de surf avec Kelly Slater, Rob Machado et les chansons de Jack Johnson.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que glisser sur une pente enneigée des Alpes.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que de pouvoir porter cette petite robe sublime au mariage de ma soeur.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un éclat de rire étouffé devant mon ordi au boulot quand je chat avec ma cops.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que “Corazon Espinado” chantée secrètement pour moi dans un rade à l’autre bout du monde.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que me sentir belle et conquérante quand je sors le soir.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que regarder Grey’s Anatomy avec Claire.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que faire la roulade arrière dans la piscine.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que de pouvoir assister à un concert de Nirvana.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que la première cigarette du matin, juste après avoir fait l’amour.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’aller manger au resto de l’Hermitage à Monaco.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’une discussion avec mon grand-père.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus que mon mascara qui me fait des beaux yeux.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’écrire des conneries sur mon blog que personne ne lit.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’écouter de la musique allongée sur le canapé.
  • Je ne t’aurais jamais aimé plus qu’un coucher de soleil sur ma plage.

Je ne t’aurais jamais aimé plus.

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Jul 18

Mediterranean kif

Category: General, Hors d'Atteinte by AL

Que c’était bien les vacances !
Pas de grand voyage, pas d’immersion dans une culture inconnue, pas de paysages exotiques cette année… mais la langueur nonchalante de la côte méditerranéenne…
Et tous ses petits bonheurs estivaux :

  • La douce brûlure du soleil qui mordille ta peau sur toute la surface de ton corps abandonné
  • Le spectacle de la mer dont le bleu varie de mille nuances envoûtantes en fonction de l’avancée du jour
  • Le balai des petits bateaux blancs qui se croisent à l’horizon, découpant leurs voiles miniatures sur le ciel évanescent
  • Le sel qui cristallise en zébrures légères sur ta peau séchant après le bain
  • Le goût de l’anis arrangée s’écoulant dans ton palais asséché par une sieste matinale au soleil
  • L’explosion de couleurs flamboyante des lauriers rouges et roses s’entremêlant harmonieusement à la majesté des rois palmiers
  • Les grains de sables qui chatouillent coquinement la plante de tes pieds lorsque tu dégustes ton mojito au bar de la plage admirant le soleil couchant
  • La goutte de sueur qui s’écoule lentement le long de ta colonne vertébrale quand il est temps de plonger dans l’eau
  • La sensation incomparable de plaisir intense et presque douloureux quand ton corps chauffé à blanc s’immerge soudainement dans l’eau fraîche et légèrement chlorée de la piscine turquoise
  • L’odeur des merguezs grillées au barbecue qui envahit petit à petit l’air chaud de l’après-midi débutante
  • La joie simple et sans prix de pouvoir vivre tes journées seulement vêtue d’un monokini et d’un sarong
  • L’odeur de la crème solaire, du lait hydratant à la coco et du monoï qui flirte avec tes narines toute la journée durant
  • Le bien-être implacable de somnoler mollement sur un matelas, en écoutant le bruit des vagues tandis qu’une douce brise marine caresse ta peau
  • La symphonie des criquets à l’heure de l’apéro quand tu tartines ta baguette de tapenade et d’anchoïade en attendant que le saumon grille à l’unilatérale
  • La vision réconciliée de ton corps intégralement bronzé et amincit
  • La dernière clope, fumée le soir, sous le spectacle insensé de la voûte étoilée.

Aah… Cette somme de petits plaisirs incroyables qui rendent les vacances si belles…

Evidemment, on ne retiendra pas le virus qui t’a zombifié pendant 2 jours, les moustiques qui ont semblé apprécier ton sang de désormais Irlandaise, la balade manquée en Méhari ou les méduses envahissant la plage. Ce ne sont que des détails que l’histoire se chargera d’oublier rapidement…

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Jul 2

Le silence est d’or

Category: General, Me & MySelf by AL

Comme vous l’aurez sans doute remarqué, je ne suis pas très bavarde ces derniers temps.
J’ai du mal à exprimer ce qui me passe par la tête… donc je préfère m’abstenir.
Et comme c’est le temps des vacances, ça tombe bien. Tout le monde à des choses bien plus intéressantes à faire, comme griller des merguezs, s’épiler les jambes ou s’envoler loin, très loin.

Voici quand même quelques nouvelles, pour ceux que ça intéresse :

  • J’ai une semaine de vacances cet été (sic) et c’est la semaine prochaine. Le programme est simple : faire dorer mon corps gracile sous le soleil provençal.
  • Je suis en pleine remise en question concernant le désastre de ma vie sentimentale. J’essaye de trouver des réponses à des questions quasi insolubles. C’est assez éprouvant mentalement parlant, certes, mais nécessaire… A un moment donné, il faut arrêter de commettre inlassablement les même erreurs.
  • Mes collocs, eux, ne se posent pas trop de problèmes quant à leur vie sexuelle, et le défilé des jeunes femmes traversant leur vie à une vitesse supersonique est toujours aussi impressionnant. Par contre, ils sont nuls en remplissage de lave-vaisselle (ça semble être un problème récurant).
  • En ce moment, le temps est plutôt beau en Irlande, mais essentiellement entre 20h00 et 8h00 du matin.
  • Professionnellement, ça va… Je viens de finir un énorme boulot sur le nouveau site web de ma boite. Je suis contente. J’ai bien mérité ma semaine de vacances.
  • Je me suis achetée des jolies bottes en caoutchouc pour aller à Electric Picnic (l’équivalent Irlandais de Glastonbury) fin août. Et je les ai customisées moi-même avec de la peinture. Ça m’a pris 3h00. J’espère donc qu’il va vraiment pleuvoir (Normalement, ça va. Il y a peu de risques d’y échapper).
  • Mon iPod va bien, merci.
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Jun 17

Le pays qui dit Non

Category: General by AL

Oh bein c’est merveilleux ! Tout le monde parle de l’Irlande depuis quelques jours.
Et cette fois, ce n’est pas à cause d’un ballon ovale, d’une vieille lutte indépendantiste ou d’alcoolisme de masse. Ça nous change…
Il aura quand même fallu un gros “NO” dans la gueule des dirigeants européens pour attirer un peu l’attention sur ce charmant pays peuplés d’êtres atypiques.

Européenne dans âme, ayant la chance de vivre au quotidien l’Europe dans ce qu’elle a de meilleure (la possibilité d’immigrer et de travailler facilement ailleurs qu’en France), cette nouvelle ne m’a pas forcément réjouit. J’avais même plutôt milité en faveur du oui.
Mais le fait est, que c’était prévisible à 100%. C’est même étonnant que les autres pays européens ait semblé si surpris.
Depuis quelques semaines j’avais l’impression de revivre exactement la même histoire qu’en 2005, lors du vote français :

  • Un référendum sur une question que personne ne comprend vraiment, à propos d’un traité relativement opaque, dont on a du mal à saisir les tenants et surtout, les aboutissants.
  • Une grande coalition bâtarde de tous les partis principaux, en faveur du oui, incapable de donner des arguments valables, à part “On va avoir l’air con si on vote non”.
  • Des tas de groupes et groupuscules d’obédiences diverses et variées, à tendances extrémistes de préférence, manipulant les peurs primaires des uns et des autres afin d’obtenir la victoire du non, usant d’arguments relativement limpides à défaut d’être honnêtes.
  • Un contexte mondialo-politico-économique inquiétant, pas vraiment propice à quoi que ce soit, surtout pas à un vote de confiance.

Donc voilà, tous les éléments étaient réunis pour une défaite dans les grandes largeurs, malgré un taux de participation élevé pour un référendum en Irlande.

Il y aussi un contexte local qui rend relativement évidente la victoire du non:

  • L’Irlande (maintenant tout le monde le sait je crois) est un pays de 4 millions d’habitants. De ceux-là même qui perde beaucoup de poids dans le système de prise de décision européen mis en place par le traité de Lisbonne. Ce n’était pas le cas pour la France, ce qui ne nous avait pas empêchés de voter non quand même.
  • L’Irlande a été un pays occupé, colonisé et maltraité pendant des siècles et des siècles. Ils ont retrouvé indépendance, liberté et libre arbitre en 1921. Ils ont craint de les perdre à nouveau.
  • L’Irlande est un pays neutre et pacifiste (un peu pour les mêmes raisons que précédemment), l’histoire d’une défense et d’une armée européenne commune, ça ne les enchante guère.
  • L’Irlande a vécu dans la misère pendant des siècles. Dans les années 80, elle était classé comme “pays du Tier Monde”. Elle doit en parti sont miracle économique à un système de taxation des entreprises favorable. Le fait de risquer de le voir remis en question leur a fait froid dans le dos. Ils ont envie d’être prospères un peu plus de 15 ans dans leur histoire.

Même si ces arguments peuvent paraître discutables, ils n’en sont pas moins compréhensibles, à mon avis.
Et il y certaines choses qui m’énervent profondément dans les réactions que je lis et que j’entends ces jours ci, venant d’un peu partout en Europe.
- “Ce n’est pas normal que 4 millions de personnes décident pour 495 millions.
C’est clair. Mais t’as vu ça où que 495 millions de personnes avait décidées ?
Tous les pays où il y a eu référendum (France, Hollande et Irlande) ont dit non. Si on organisait 26 autres référendums demain, on aurait 26 autres non.
- “Les Irlandais sont des égoïstes, ils ont touchés plus d’argent de l’Europe que n’importe qui et maintenant ils ne veulent pas payer pour les autres.”
Soit, ils ont reçu beaucoup. Mais au moins, ils ont réussi à en faire quelque chose de cet argent, contrairement à certains pays. Et ils sont partis de tellement bas que c’était un peu normal. De plus, on peut leur reprocher d’être alcooliques, soit, mais certainement pas égoïstes. Je n’en ai entendu aucun dire que ça le faisait chier de payer pour les autres. Là n’est pas leur problème.

Bref, espérons qu’une solution satisfaisante pour tout le monde puisse être trouvée.
Mais est-on en droit de se sentir confiant, sachant que c’est notre cher Président qui va diriger tout ça ?
C’est peut-être là l’erreur fatale des Irlandais : ils n’ont pas bien réalisé à qui ils allaient avoir à faire…

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Jun 10

Mon ami intime

Category: General, Me & MySelf, Trucs de Filles by AL

Quand l’homme avec qui vous avez une aventure dit (pas à vous directement bien sûr, c’est un homme délicat…) qu’il ne vous considère pas comme sa copine mais comme une “amie intime”, comment devez-vous le prendre ?

Très bien.
Une chose est sure, cet homme là n’envahira pas votre vie de sentiments mièvres.

Bien.
Vous pouvez considérer heureux d’avoir encore réussi à trouver un homme avec qui tout engagement est impossible et qui viendra bientôt rejoindre la longue liste de ces histoires sympathiques et stériles qui constituent l’essentielle de votre vie amoureuse.

Plutôt bien.
Il aurait pu dire “Fucking Friend” si il n’avait pas été aussi délicat. Vous pouvez donc vous féliciter de fréquenter un homme qui utilise des mots poétiques… Un poète, en somme.

Moyennement bien.
Si vous commencez à vous demander quel facteur pourrait soudainement vous faire passer du statut de “ami intime” à copine, quel critère vous ne remplissez pas pour avoir cet honneur, qu’est ce qu’il vous manque pour en arriver là.

Pas très bien.
Si en faisant un bilan rapide vous vous apercevez que depuis un moment peu d’hommes vous ont considérée comme leur copine. Loi des séries ? Envoûtement vaudou ? Mauvais karma amoureux ? Grave problème personnel dans le choix de vos partenaires ? Mystère opaque et complet.


L’esprit empêtré à ne pas savoir laquelle de ces réponses choisir, une seule certitude s’impose : vous vous sentez vexée.
Comme un poux même… Si l’on peut vraiment se permettre une si sotte expression qui impliquerai qu’un poux puisse se sentir vexé par quelque chose, qui plus est par quelque chose d’aussi important que vous.
Vexée, parce que bien sûr, vous aimeriez bien que les hommes avec qui vous partagez certaines choses, et notamment des choses sexuelles, vous considère mieux que ça. Vous souhaiteriez même qu’ils soient secrètement, voire publiquement, amoureux de vous. Ça flatterait votre ego. Ça vous ferai vous sentir comme les 2 milliards d’autres femmes de la planète en âge de fréquenter des hommes.
Vexée parce que, même si vous avez cette tendance pathologique à considérer les hommes comme des trophées sexuels, ça vous emmerde profondément qu’ils en fassent de même avec vous.
Vexée parce que ça vous fait encore vous sentir comme un mélange pathétique de Carrie Bradshaw et Bridget Jones, statut que vous ne souhaitez plus revendiquer depuis des années.
Vexée parce que si l’idée vous avait un instant traversée l’esprit d’essayer de donner une chance à cette histoire, vous vous êtes visiblement encore trompée.

Pff !
C’est tout pourri les mecs parfois.

Je suis trop impatiente de voir la gueule du prochain.
Ça va surement être drôle.
Encore une fois.

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Jun 3

Cher pays de mon enfance

Category: General, Me & MySelf by AL

Et non, je ne suis pas morte d’un abus de champagne lors du mariage de ma couz…
Me revoilà, fraîche et dispose, les idées un peu plus claires et un peu moins noires après ces petites vacances au pays joyeux des gens heureux.
Ce séjour en France m’a fait du bien. Revoir Lyon et les personnes importantes que j’avais laissées derrière moi, voire négligées depuis mon installation ici, a été comme une bouffée d’oxygène.

Pourtant cette visite m’a laissé comme un goût amer…
J’ai eu de la peine pour la France.
C’est assez horrible à dire… d’autant que je suis un brin chauvine, mais c’est vrai.

J’ai vu des restos et des bars vides à Lyon par un joli vendredi soir du mois de mai parce que le 23 du mois les gens n’auraient plus assez d’argent pour sortir.
J’ai vu 100% des personnes avec qui j’ai parlé, catastrophées par l’action de notre Président.
Je n’ai vu que des personnes avec des problèmes de fric, voire de boulot.
J’ai vu une ambiance tristounette, ratatinée, un peu glaçante et ce malgré des températures plus que clémentes et un soleil bien présent.

Bref, si l’idée t’avait un jour traversé l’esprit de rejoindre la mère patrie (ce qui n’est pas mon cas), il est sûr que ce genre d’expérience te refroidit illico. Il semblerai que Nicolas S. n’est pas près, non plus, de faire revenir les expatriés en France. Score=0 - Try Again.

Ça m’a rappelé un copain (expatrié lui aussi depuis bien longtemps) qui m’avait dit il y quelques années : “Si tu as des rêves à réaliser, ce n’est pas en France que tu pourras le faire. Pars.”. Sur le moment j’avais trouvé ça hyper cynique et tout à fait exagéré. Maintenant je me dis qu’il avait peut-être raison.
Et j’ai de la peine pour la France.

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May 15

Questions de mariage

Category: General, Me & MySelf, Trucs de Filles by AL

Dans 10 jours, je vais à un mariage.
Et pas n’importe lequel, celui d’une des personnes les plus proches de moi : ma couz, avec qui j’ai grandi et qui habite à Dublin, elle aussi.
C’est donc beaucoup d’émotions en perspective.
Parce qu’un mariage, c’est toujours émouvant. Non ?
L’engagement fort que cela représente, les promesses d’amour éternel et d’entre-aide indéfectible, les fleurs partout, le champagne ?
Je ne sais pas.
Mais c’est émouvant. Difficile de rester insensible.

On pourrait même dire que cela représente une certaine épreuve pour les nerfs.
Spécialement quand vous êtes célibataire.
Spécialement quand vous y allez seule.
Spécialement quand votre vie amoureuse tourne au désert post-apocalyptique.

Et plus le grand jour approche, plus le trac monte.
Encore une fois, je ne peux m’empêcher de me poser certaines questions :

  • Le fait d’avoir acheté des chaussures roses avant d’avoir trouver ma tenue n’était-il pas un pur non sens conduisant tout droit à la faute de goût ?
  • Quand mon grand-père va me demander “Et toi, tu as un fiancé ?”, puis-je lui avouer la vérité crue, à savoir “Non, et je pense pas que j’en aurais un avant que tu meurs.”.
  • Lors du repas, serais-je placée à côté de Scott, le surfeur californien, ou à côté de Jérôme, le demi-frère du cousin de ma tante, 23 ans et demi, étudiant en sciences économiques ?
  • Serai-je suffisamment belle pour que les gens pensent “Quel dommage, une si jolie fille ! C’est incompréhensible. Aaaah les hommes d’aujourd’hui ! On ne les comprend plus.”, et non pas “Et oui, c’est triste. Mais ça a toujours existé… De mon temps, on appelait ça des vieilles filles.
  • Si le DJ passe “Corazon Espinado” ou “With or Without you” ou “In my Place” ou “Stand by my Woman”, vais-je réussir à ne pas éclater en sanglot en me remémorant toutes ces histoires ratées qui ont évidemment conduit à tout, sauf à un mariage ?
  • Choisir une robe claire n’était-il pas surestimer de manière fantasmatique l’effet des pastilles de Beta-carotène que je gobe chaque jour depuis un mois dans l’espoir de foncer artificiellement la couleur déprimante de ma peau ?
  • Vais-je pouvoir éviter de m’affaler pathétiquement sur la table à la fin de la soirée, complètement ivre, en déblatérant des horreurs sur le mariage, l’amour, les hommes et la vie en générale ?
  • Puis-je omettre de me vernir les ongles ou, se faisant, vais-je passer pour une hippie alter-mondialiste lesbienne ?
  • Suis-je vraiment suffisamment forte psychologiquement, suite aux derniers rebondissements pathétiques de ma vie sexuelle, pour supporter l’immanquable question “Alors, tu ne nous as pas ramené un petit Irlandais ?” sans vomir mon punch à la gueule du pauvre innocent qui aura prononcé ces mots ?
  • Ma grand-mère va-t-elle me gratifier d’un fatal “Oh et bien tu as engraissée toi ! Tu devrais demander à ton oncle (médecin) de te mettre au régime. Regarde comme ça a bien marché sur ta tante et sur ta cousine. Un petit effort ! Il faut souffrir pour être belle.
  • Se jeter, de manière complètement préméditée, sur un pauvre californien que tu ne reverras jamais est-il vraiment une solution raisonnable pour tenter d’oublier, l‘espace d’une soirée, qu’on célèbre l’amour et que toi tu n’as rien à célébrer ?
  • Ne serais-ce pas une bonne idée d’essayer de trouver du cannabis ?
  • Est-ce que je vais tenir toute la soirée avec mes nouvelles chaussures roses ou dois-je apporter une paire de baskets, quite à terminer la nuit avec un look de Britney Spears des grands soirs ?
  • Et les californiens, vous croyez qu’ils préfèrent les petites françaises blondes ou les grandes irlandaises brunes ?
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May 11

L’enfer est peuplé de gros salauds (la Terre aussi)

Category: La vie à Trois, Trucs de Filles by AL

Quand ton coeur/ta fierté vient d’être écrabouillé(e) en morceaux par un homme qui tel un Kadhafi des sentiments s’en est servi comme d’un paillasson, la colère arrive vite, juste après le désespoir.

L’envie te prend soudain de poser les quelques questions que tu retiens depuis un moment à tes colocs, deux spécimens eux-mêmes psychopathes mentaux en relations amoureuses :

  • Ah t’as pas dormi ici cette nuit ? C’était bien ? Et dis voir, que signifiait exactement le “Mais il n’y a pas d’autres filles ! Ils n’y en aura jamais d’autres ! Je m’en fous des autres. Il n’y a que toi !”, que tu as hurlé au téléphone l’autre jour à ta copine en France, avec des trémolos et du désespoir dans la voix, que même moi, ça m’a fait dresser les poils sur les bras ?
  • Ça ne te pose pas de problèmes fondamentaux de draguer activement la meilleure copine de la fille avec laquelle tu viens de vivre une histoire de deux ans et à qui tu viens juste d’annoncer par sms que tu ne la rejoindrais pas vivre en Australie et que tout était fini entre vous ?
  • Tu trouves ça sain de passer toute une soirée avec une italienne que tu sais avoir un coup de coeur pour toi et dont “en fait tu n’as rien à foutre” et que tu ne trouves “même pas jolie” ? C’est quoi l’intérêt ?
  • Est ce qu’elles sont au courant, les trois filles différentes avec qui tu couches en ce moment de ta philosophieC’est toujours mieux d’avoir plusieurs filles en même temps, en attendant d’en rencontrer une qui te plaît vraiment”.
  • Quand tu lui a hurlé “Ne sois pas ridicule !” sur le pas de la porte quand elle est parti en courant après avoir découvert l’étendue de tes sentiments réels pour elle, tu pensais vraiment que c’était elle qui était ridicule ?
  • Etait-ce vraiment nécessaire de lui dire “Je t’appelle demain, on pourrait dîner ensemble”, alors que tu quittes le pays ce soir pour 7 semaines ?
  • Quand tu dis, “Je ne comprends pas qu’un mec puisse faire ça à une fille comme toi”, c’est juste une blague ou tu veux coucher avec moi ?

BANDES DE MALADES MENTAUX, va !

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